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Dans la famille Van Halen, je voudrais le fils...

Par Charlélie Arnaud |

Avec Mammoth WVH, Wolfgang Van Halen marche brillamment sur les traces de son illustre père Eddie disparu l'an passé...

Décidément, le nom Van Halen aura fait grand bruit fin 2020, début 2021. Tout d'abord, bien sûr, pour la raison malheureuse que l'on sait : le décès du génial guitariste Eddie Van Halen le 6 octobre 2020. Ensuite, et c'est éminemment plus réjouissant, pour la sortie tant attendue du premier album solo de son fils Wolfgang.

Le terme « album solo » prend ici tout son sens, puisque le tout récent trentenaire y tient absolument tous les instruments et en a composé l'intégralité entièrement seul depuis 2015. Seule aide extérieure : le producteur Michael « Elvis » Baskette (Alter Bridge, Slash feat. Myles Kennedy & The Conspirators) qui s'est chargé de la mise en son évidemment irréprochable. Mais l'essentiel est ailleurs : au-delà de la performance musicale et vocale, c'est en premier lieu le sens de la mélodie qui saute aux oreilles. À l'instar d'un Dave Grohl (la comparaison fait sens puisque les deux partagent ce statut d'homme-orchestre), Wolgang Van Halen vise bien et tape juste avec des chansons fortes qui s'ancrent durablement dans le ciboulot.

Mammoth WVH transforme chaque titre ou presque en single potentiel, impeccablement balancé et prêt à chantonner toute la journée. Radio friendly ? Pas qu'un peu, mais jamais putassier pour autant : les arrangements vocaux sont luxuriants et aboutis, et l'instrumentation est au diapason. Wolfgang a compris que l'erreur majeure à proscrire, en tant que « fils de », était de marcher dans les traces de pas encore fraîches de Papa Edward. Ainsi, les solos de guitare (très réussis) restent occasionnels. Le multi-instrumentiste préfère explorer d'autres chemins.

Son expérience au sein de Tremonti a bien sûr eu une influence prégnante sur sa musique, mais on y trouve bien d'autres ingrédients qui ne déstabiliseront pas les fans de rock alternatif (au sens américain du terme, bien sûr) comme Queens Of The Stone Age, Sevendust et, évidemment, Foo Fighters. S'il flirte parfois avec le hard rock, c'est du côté d'Alice In Chains ou des productions les plus récentes de Winger qu'il faut aller chercher une référence (cf. You're to Blame), mais en remontant haut dans l'arbre généalogique de la musique du one-man band, il ne fait aucun doute que toutes les branches partent de « quatre garçons dans le vent » originaires de Liverpool.

Ce sens du hit, des chœurs et du timing parfait sait de qui tenir. Mammoth était le tout premier nom du groupe Van Halen. Wolfgang l'a choisi pour son projet avec la bénédiction de son illustre paternel et des autres membres de la défunte formation. C'est un bel hommage rendu à ses racines, mais il en est un bien plus beau encore : en attaquant sa carrière avec un album de cette qualité, réalisé seul, et affranchi de toute influence paternelle appuyée, Wolfgang Van Halen ne devra son succès (prévisible) qu'à son talent seul. Il continuera de faire briller ce nom mythique avec ses propres armes. Les curieux viendront voir, mais resteront écouter. C'est une certitude.

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