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Orelsan, un prophète ?

Par Brice Miclet |

Avec son 4e album "Civilisation", le rappeur ausculte son temps avec une froideur fascinante.

Aurélien Cotentin alias Orelsan semble constamment égaré dans un monde qui file à toute allure, bien trop vite pour lui, dans une société qu’il voit partir dans tous les sens : violences, politique, écologie, racisme, réseaux sociaux… Le regard qu’il jette sur nos modes de vie est froid. Tel est le thème principal de son quatrième album, Civilisation, paru quelques jours après la sortie de Montre jamais ça à personne, documentaire retraçant sa carrière.

On y retrouve les sujets chers au rappeur caennais, comme la difficulté à dire « je t’aime » aux proches sur Shonen, sa détestation pour la culture du paraître sur Baise le monde et l’omniprésence des luttes sociales sur Manifeste ou L’Odeur de l’essence.

Produit par son fidèle beatmaker Skread ainsi que par Phazz, Civilisation propose une variété d’inspirations, détournant toujours les grandes tendances instrumentales pour se les réapproprier. Sur Rêve mieux, tout est calculé pour que le texte soit mis en avant, que chaque phrase choc ressorte au milieu de la production.

Orelsan invite son grande pote Gringe sur Casseurs Flowters Infinity, mais surtout le duo de producteurs légendaire The Neptunes sur Dernier Verre. Un titre qui voit briller les talents mélodiques de Pharrell Williams, et qui nous montre un Orelsan soucieux de tenir la dragée haute aux mastodontes en embrassant des thèmes que Drake n’aurait pas reniés.

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