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Lykke Li, un cœur brisé

Par Nicolas Magenham |

Pour son 5e album "Eyeye", la Suédoise installée à Los Angeles ausculte la rupture amoureuse avec originalité...

Considérée comme l’artiste « rêveuse » par excellence, Lykke Li n’est cependant pas du genre à refaire les mêmes songes toutes les nuits. Après la folk alternative (Wounded Rhymes en 2011) ou bien la pop électronique (So Sad, So Sexy en 2018), la chanteuse-auteure-compositrice suédoise semble se réinventer à nouveau, en proposant un album-concept en forme de réflexion sur l’amour.

Enregistré dans sa chambre de Los Angeles avec l’aide de son complice Björn Yttling, Eyeye aborde toutes les émotions associées à cette thématique, de la passion au rejet, en passant par le désir et l’attachement. Mais au final, pour Lykke Li, tout cela ne semble être qu’un prétexte pour jouer à son jeu favori, celui consistant à faire se côtoyer dangereusement le rêve et la réalité.

Qu’elle prenne la couleur d’un film (5D, ü&i) ou d’une fête foraine (Carousel), la rêverie de l’interprète du tubesque I Follow Rivers se heurte constamment à une matérialité faite de fêlures manifestes. Ce jeu du chat et de la souris entre un certain bien-être artificiel et une réalité douloureuse se manifeste particulièrement dans Happy Hurts, un titre qui passe son temps à hésiter entre réconfort et inquiétude.

Quant au morceau Highway To Your Heart, il décrète la victoire du concret, dans sa facette la plus morose qui soit : « Get high, but it won’t last – I’m still alone ». Lykke Li se renouvelle sans se renouveler avec cet album-concept à la musique neurasthénique et fantomatique, dans lequel on retrouve son univers tourmenté et mélancolique.

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