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Patricia Petibon voit rouge

Par Max Dembo |

Le 18 mai, la soprano Patricia Petibon chantera Scarlatti, Haendel, Sartorio et Stradella au Théâtre des Champs-Elysées pour un voyage à travers l’âme et l’exacerbation des sentiments.

Mardi 18 mai, Patricia Petibon est en récital parisien, Salle Pleyel aux côtés du Venice Baroque Orchestra dirigé par Andrea Marcon. S’inscrivant dans la série Les Grandes Voix, cette soirée permettra d’entendre la soprano dans des œuvres signées Alessandro Stradella (San Giovanni Battista, « Queste lagrime e sospiri»), Alessandro Scarlatti (Griselda , « Se il mio dolor t’offende », Sedecia re di Gerusalemme, « Caldo sangue »), Georg Friedrich Haendel (Giulio Cesare, « Piangerò la sorte mia », Ariodante, « Neghittosi, or voi che fate? », Alcina « Ah ! mio cor », « Tornami a vagheggiar ») et Antonio Sartorio (Giulio Cesare in Egitto, « Quando voglio »).

Patricia Petibon est connue et admirée pour ses interprétations fascinantes et audacieuses, où le jeu d’actrice importe autant que l’agilité vocale. L’opéra baroque italien était donc une évidence pour son récital parisien, qui coïncide avec la sortie de son nouvel album, Rosso, dont elle a sélectionné les airs elle-même. Dans ce disque, les sublimes « Lascia ch’io pianga » et « Ah ! mio cor » de Haendel sont entourés de perles rares de ses contemporains ou prédécesseurs (Vivaldi, Porpora…).

Avec les héroïnes de Rosso et de son récital, Petibon nous invite à « un voyage à travers l’âme et l’exacerbation des sentiments ». Le titre de l’album (rouge en italien) exprime à lui seul les émotions contrastées réunies sur ce disque : on passe du rire aux larmes, de la fureur à la douceur ou encore à la mélancolie.

Patricia Petibon est considérée comme l'une des sopranos françaises les plus talentueuses de sa génération. Licenciée en musicologie, elle a étudié au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris avec Rachel Yakar. Elle en est sortie avec un premier prix de chant en 1995. Elle fait des débuts très remarqués dans la production d’Hippolyte et Aricie de Rameau qui ouvre la saison 1996/97 à l'Opéra de Paris.

Dans le répertoire baroque, on l’entend avec William Christie et Les Arts Florissants dans les rôles de Phani et Zima dans Les Indes Galantes à l’Opéra de Paris en 2000, et avec Marc Minkowski dans le rôle de Dalinda dans Ariodante de Haendel.

En 1999, Petibon participe à la réouverture du Châtelet avec Orphée et Eurydice de Gluck dans la mise en scène de Robert Wilson, sous la direction de Sir John Eliot Gardiner. L’Opéra du Rhin l’invite pour sa première Blondchen dans L’Enlèvement au sérail, un rôle avec lequel elle fait ses débuts à l’Opéra de Zürich en 2003. Elle aborde ensuite avec succès Olympia des Contes d’Hoffman dans une nouvelle production de l’Opéra de Nancy.

En 2005 et 2006, Patricia Petibon connaît un immense succès dans le rôle de Giunia dans Lucio Silla au Theater an der Wien avec Nikolaus Harnoncourt. C’est également sous sa direction qu’on peut l’entendre en Mademoiselle Silberklang dans Le Directeur de Théâtre de Mozart à Salzburg et au Musikverein de Vienne, dans Armida et Orlando Paladino de Haydn à Vienne et au Festival Styriarte de Graz, ainsi que dans la Schuldigkeit des ersten gebots de Mozart au Theater an der Wien.

Parmi les grands moments de 2008, citons les rôles de Camille dans Zampa à l’Opéra Comique de Paris sous la direction de Christie ainsi que Sœur Constance dans Les Dialogues des Carmélites et Duqesa Carolina dans Luisa Fernanda au Theater an der Wien. Elle chante également dans des nouvelles productions des Contes d’Hoffman à Genève, d’Alcina à la Scala di Milan et dans Mitridate au Theater an der Wien.

En concert, Patricia Petibon chante Carmina Burana d’Orff avec l’Orchestre National de France dirigé par Charles Dutoir, et La Passione di Gesù de Caldara avec l’Accademia di Santa Cecilia dirigée par Fabio Biondi. On l’entend également au Festival de Salzburg dans des airs de Mozart au côté du ténor Michael Schade et de l’acteur autrichien Tobias Moretti. En outre, elle se consacre au Lied, et donne des récitals, entre autres, au Konzerthaus de Vienne, à Luxembourg, à Strasbourg et au Japon. En 2008, elle chante avec le Concentus Musicus de Vienne sous la direction de Nikolaus Harnoncourt, dans un programme d’airs de Haydn et de Mozart à Vienne et à Luxembourg. En 2009, on peut l’écouter sur des airs de Haendel avec l’Ensemble Amarillis au Théâtre des Champs Elysées dans la série des Grandes Voix, ainsi qu’au Festival de Salzbourg, où elle chante Despina dans Così fan tutte.

En 2010, Petibon fait ses débuts en Lulu à Genève, à Barcelone et au Festival de Salzbourg. Elle se produit dans Carmina Burana sous la direction de Daniel Harding à Munich, Il sogno di Scipione de Mozart avec Nikolaus Harnoncourt à Vienne, et elle interprète des airs baroques italiens avec le Venice Baroque Orchestra et Andrea Marcon à Schwetzingen et à Paris. Elle donne également des récitals à Vienne, Genève, Aix-en-Provence et Londres.

Parmi ses enregistrements figurent Armida et Orlando Paladino de Haydn avec Harnoncourt, L’Enlèvement au sérail, Werther ainsi qu’un premier récital d’airs baroques français. En 2008, Patricia Petibon signe un contrat d’enregistrement exclusif avec Deutsche Grammophon. Son premier album Amoureuses avec des airs de Mozart, Haydn et Gluck avec Concerto Köln et Daniel Harding, paru la même année, remporte en 2009 le BBC Music Magazine Award en tant que « meilleur album d’Opéra ». En 2010, sort Rosso, un album d’airs baroques italiens, enregistré aux côtés du Venice Baroque Orchestra sous la direction d’Andrea Marcon.

Le site de Patricia Petibon

Le site de la Salle Pleyel

Le site des Grandes Voix

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