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Jean-Claude Casadesus et Strauss, des héros à Lille

Par Isabelle Couillens |

Le 10 janvier, à Lille, l’Orchestre National de Lille dirigé par Jean-Claude Casadesus fête ses 35 ans avec un concert Mantovani, Mozart et Strauss. RETIREZ VOS PLACES AVEC QOBUZ EN ÉCRIVANT A : places@qobuz.com

L'Orchestre National de Lille dirigé par Jean-Claude Casadesus interprète, lundi 10 janvier, Postludium (reprise de création) de Bruno Mantovani, le Concerto pour violon n°5 « turc »de Mozart, et Une vie de héros, poème symphonique de Richard Strauss. Cette dernière œuvre à l’avantage de mettre en avant toutes les facettes d’un orchestre symphonique, et permet ainsi de célébrer complètement les 35 ans de l’ensemble.

L'Orchestre National de Lille a donné son premier concert avec Jean-Claude Casadesus à sa tête, en janvier 1976. Leur collaboration dure depuis 35 ans, ils la célèbrent avec un programme basé sur le thème de « l’artiste et son destin » ce qui permet d’aborder tous les styles, un signe de maturité de l’ensemble. La pièce de Mantovani en première partie de concert s’inscrit dans la continuité d'une programmation mise en place par Casadesus qui vise à favoriser la promotion de la musique contemporaine, avec la collaboration d’un compositeur en résidence.

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Strauss a composé ses Poèmes symphoniques alors que sa musique prenait déjà de la maturité. Ce type d’œuvre repose sur l’adaptation des formes musicales traditionnelles (forme de sonate, rondo, thème et variation) à un argument narratif, elle ne comporte en général qu’un seul mouvement de forme libre. Strauss garde un ancrage dans la tradition tout en adoptant les idéaux esthétiques de la jeune génération. A partir de Don Juan (en 1887-1888), chacun de ses neuf Poèmes symphoniques connut un réel succès. Une vie de Héros, interprété par l'Orchestre National de Lille, a été composé en 1898, il est le septième de la série et vient trois ans après le célèbre Ainsi parlait Zarathoustra. Le « héros » est en fait le compositeur lui-même dont il fait une description quelque peu martiale. La dernière partie de cette pièce comporte un certain nombre de thèmes de ses œuvres antérieures, ce qui en fait une pièce autobiographique.

Mozart a écrit la majorité de sa musique pour instrument à cordes entre 1773 et 1779 ; ses cinq premiers concertos pour violon furent composés dans la seule année 1775, laissant le piano de côté pendant quelques temps. Le dernier concerto de cette série est le plus abouti. Il reflète le parcours extraordinaire accompli par le compositeur en quelques mois. Le premier mouvement ouvre sur un thème orchestral typique de Mozart. Dans le rondo final, quelques passages font référence à de la musique turque, c’est de là que vient son surnom « le concerto turc ».

[ Ecouter notre podcast avec Jean-Claude Casadesus->https://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-PODCASTS/RENCONTRES/Rencontre-avec-Jean-Claude51907]

Site de l'Orchestre National de Lille

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