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Claire Diterzi voit rouge !

Par Eva Sauphie |

S'inspirant de l'icone marxiste Rosa Luxemburg, Claire Diterzi propose un projet original, Rosa la Rouge, qu'elle transporte sur scène en mai à Paris et en Province.

Derrière ce concept atypique, empruntant à l’icône marxiste, se cache une petite fleur en pleine éclosion, Claire Diterzi, qui sera entourée de ses musiciens pour une tournée française en mai, les 11, 12, 15 et 16, et du 18 au 22 à Paris au Théâtre du Rond Point, et en Province, le 1er à Marne la Vallée (Ferme du Buisson), les 4 et 5 à Douai (Hippodrome), le 7 à Villeneuve d’Ascq (Rose des Vents) et les 26 et 27 à Orléans (Carré Saint Vincent).

Ce projet de Claire Diterzi, lead vocal et guitariste, rassemblera Etienne Bonhomme, batteur et arrangeur aux machines, Delphine Ciampi, guitariste et bassiste, Anne Millioud, violoniste, et Nathalie Réaux et Diane Sorel, choristes, pour un univers pop alternatif, piochant des symboles ici et là, pour un rendu plutôt conceptuel.

L'univers est enfantin mais d’ores et déjà arrivé à maturité. Il est aussi caustique, n’hésitant pas à faire dans l’autodérision. Diterzi, c’est un timbre trafiqué comme ces petites souris de Cendrillon, et parfaitement maîtrisé lorsqu’il s’agit de chanter « réellement », usant d’une candeur et d’une fragilité dans la voix à l'exemple de la jolie reprise Knocking On Heavens Door de Dylan, qui se métamorphose en une balade minimaliste remplie de sensibilité, ou encore en voix de tête aux frontières du lyrique sur L’Odalisque enchanteresse.

Claire Diterzi use aussi d’un côté rétro assumé. Elle est tantôt La vielle chanteuse, tantôt La Princesse Arabe, puisant cette fois-ci dans la féérie des Mille et une nuit, et tantôt femme guerrière.

Rosa la Rouge le parfait continuum entre passé et présent, moyennant une modernité assez déconcertante. Ses lives promettent un résultat assez théâtral, misant autant sur la performance musicale que sur la scénographie, notamment avec danseuses, ombres chinoises et autre décorums fantaisistes voire surréalistes...

Les amateurs de la voix d’Emilie Simon et de ses comptines enchantées sauront apprécier cet atmosphère fantasmagorique qui s'installera au Théâtre du Rond Point à Parsi et se promènera sur les routes de France...

Rosa la Rouge est née de la rencontre entre Claire Diterzi et Marcial di Fonzo Bo, de leur admiration réciproque et de leur désir de travailler ensemble. Au départ, la figure charismatique de Rosa Luxemburg, militante cosmopolite née en Pologne, dirigeante révolutionnaire, femme amoureuse, écrivain, orateur, antimilitariste radicale, fondatrice de la ligue Spartakus et du Parti Communiste allemand, qui passera des années en prison avant d'être sauvagement assassinée.

Rosa la Rouge, c’est une femme d’ici et de maintenant, « qui n’a pas peur et qui veut tout », qui n’a peur ni de la bêtise ni de la violence extrêmes de la société actuelle qui assigne à chacun sa place, qui n’a pas peur de vouloir TOUT, l’intime et le collectif, l’amour et la rage, la foule des villes, la masse et la solitude de la nature, les oiseaux et les ciels.

Le site de Claire Diterzi



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