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Free contre Hadopi : racolage aux pirates ?

Par Caroline Reinhart |

Le Ministre de la Culture est monté au créneau pour rappeler à l’ordre Free qui refuse de diffuser les mails d’avertissement Hadopi...

Free a décidé de jouer la carte de la désobéissance dans la mise en application de la loi Hadopi. L’opérateur télécom refuse toujours de diffuser les mails d’avertissement envoyés aux pirates depuis vendredi dernier. Et dans cette bataille, Free fait cavalier seul, les autres opérateurs ayant décidé de « collaborer ».

« Nous nous contentons juste de respecter la loi » s’est justifié un porte-parole de Free, invoquant le respect de la confidentialité des « données personnelles »...

Une position qui n’est pas sans risque pour les internautes. Pas prévenus par les mails d’avertissement, les internautes pourraient alors risquer une procédure. C’est en tout cas le point de vue de la présidente de l’Hadopi, Marie-Françoise Marais, mais aussi des autres opérateurs. « Bloquer les mails de lHadopi ne protège en rien les internautes… Recevoir un mail de l'l’Hadopi pour un internaute, c'est d'abord être informé d'un risque de procédure le concernant » , a estimé Numéricable. Le Syndicat National de l'Edition Phonographique parle d'une « conduite déplorable et inadmissible ». « C'est une volonté de racoler des internautes qui se livrent à des actes de piraterie » ajoute le syndicat.

Free a tout de même choisi de transmettre à l'Hadopi les adresses IP de ses abonnés qui téléchargent illégalement. Mais, avec une attitude proche de l’obstruction, l'opérateur les a fait porter par courrier, en mains propres, et non par email comme ses concurrents.

Et selon Frédéric Mitterrand « le revirement de Free est inacceptable » sur le dossier Hadopi. Le Ministre de la Culture l'invite à mettre un terme à cette situation « dans les meilleurs délais » sauf à « en supporter les conséquences judiciaires et financières »...

Le ton est donc clairement à la menace, Frédéric Mitterrand estimant ce nouveau cadre légal totalement justifié : « Ce dispositif -dont le ministère s'est attaché depuis un an à mettre en place toutes les composantes réglementaires- est fondateur pour la protection des oeuvres culturelles et de la création dans l'ère numérique ».

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