Votre panier est vide

Rubriques :
Concerts, festivals et tournées

Joshua Bell et Jeremy Denk, duo virtuose

Par Max Dembo |

Mendelssohn, Grieg, Franck et Gershwin sont au menu du concert parisien du violoniste Joshua Bell et du pianiste Jeremy Denk, à Pleyel, le 10 mai.

Jeudi 10 mai, le violoniste virtuose Joshua Bell et son complice pianiste Jeremy Denk joueront Felix Mendelssohn (Sonate pour violon en fa majeur), Edvard Grieg (Sonate n°2), George Gershwin (Trois Préludes) et César Franck (Sonate) à la Salle Pleyel.

Jouer son premier concerto à 14 ans avec un certain Riccardo Muti ne pouvait que présager un bel avenir. Aujourd’hui, Joshua Bell est devenu une véritable star aux Etats-Unis. Régulièrement à la une des magazines people, le violoniste a été amené à jouer en 2009 à la Maison Blanche devant le président Obama. Mais cette image glamour ne doit pas faire oublier les qualités musicales exceptionnelles de cet artiste. Connu pour ses interprétations des grands concertos romantiques, Bell défend également le répertoire chambriste. A Pleyel, avec Denk, il confrontera Schubert, Franck et Grieg dans programme sur-mesure pour lui, l’artiste toujours inspiré jouant sur un instrument d’exception : le Stradivarius « Gibson » de 1713, acheté près de 4 millions de dollars en 2001, après avoir revendu son Stradivarius, le « Tom Taylor » pour un peu plus de 2 millions de dollars ! Son archet, du XVIIIe siècle, est quant à lui l’œuvre de l’archetier français François Tourte.

En janvier, le tandem a signé un superbe French Impressions. Bell dont la virtuosité brillante (le Finale de la Sonate de Saint-Saëns !) n'égale que la finesse expressive, regroupait ici trois Sonates pour violon composées dans l’hexagone à la fin du XIXe et au début du XXe. Résultat : un Saint-Saëns d'une légèreté et d'un charme fou, ou encore un Franck, où l’Américain, exploitant tous les registres de son Stadivarius, d'une plénitude confondante, déploie des teintes plus ombrées, notamment en son "Recitativo", mélange subtil de nostalgie résignée et d'espoir.

C’est assurément l’un des violonistes américains les plus actifs à l’heure actuelle qui se produira à Pleyel. Après avoir gravé des versions remarquées des grands concertos romantiques, Joshua Bell enregistra aussi les incontournables Quatre saisons de Vivaldi. En parallèle, il poursuit une belle carrière dans le milieu du cinéma, interprétant de nombreuses bandes originales, notamment celle du film Defiance (avec Daniel Craig) sorti en 2008.

Pour autant, ce natif de Bloomington dans l’Indiana ne néglige pas les concerts plus traditionnels, avec orchestre (il a joué sous la direction des plus grands, de Muti à Salonen) ou en récital. Sa sonorité, moelleuse et élégante, sert un sens du phrasé toujours sensible et inspiré. Celui qui côtoie aussi bien le chef issu du mouvement baroque Roger Norrington que Sting possède une souplesse de jeu remarquable. En musique de chambre, Joshua Bell s’est notamment produit avec Pamela Frank, Steven Isserlis, Edgar Meyer, Sam Haywood, Frédéric Chiu, Yuja Wang ou Zoltan Kocsis. En mai 2011, l’Academy Of St. Martin In The Fields annonçait sa nomination au poste de directeur musical, pour succéder à Sir Neville Marriner, son fondateur.

Le public qui se pressera à son récital parisien regrettera seulement de n’avoir pas fréquenté le métro de Washington un jour de janvier 2007. Suivant l’idée d’un chroniqueur du Washington Post, Joshua Bell avait alors joué dans un couloir pendant un peu moins d’une heure. Sur le millier de voyageurs à être passé devant le violoniste, seulement sept s’étaient arrêtés et un seul l’avait reconnu…

Le site officiel de Joshua Bell

Le site de Jeremy Denk

Le site de la Salle Pleyel

 Lire aussi

À découvrir autour de l'article