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Ratking of New York ?

Par Marc Zisman |

Un jeune trio plastique le rap de la Grosse Pomme…

Comme disait Pierre Desproges, la nostalgie, c'est comme les coups de soleil : ça fait pas mal pendant, ça fait mal le soir… Ce qui tombe plutôt bien car point de nostalgie dans l’ADN de Ratking. Si New York n’est actuellement pas la Mecque la plus excitante du hip hop des années 2010, ce jeune trio pourrait bien remettre la Grosse Pomme au centre des hostilités. Hostilité il y en a dans la musique de Ratking. Jamais envieux d’un quelconque le rap new-yorkais, c’était mieux avant, Patrick “Wiki” Morales et Hakeem “Hak” Lewis (les deux MC) et Eric “Sporting Life” Adiele (leur DJ/producteur) puisent leur inspiration dans une éclectique palette allant de l’electro au rock indé en passant par la drum’n’bass, le jazz, le hardcore…. Le paysage sonore proposé ici – agressif à souhait – ne caresse jamais les oreilles dans le sens du poil et martèle sa philosophie urbaine à coup d’empilage de samples assassins et de bidouillages électroniques chaotiques. Ratking ne fait pas du neuf avec du vieux mais plutôt du neuf avec du neuf. Un peu comme les terroristes de Death Grips… Leur premier album, So It Goes, réussit ainsi à être un véritable instantané de leur vie de jeunes rappeurs glandeurs new-yorkais et non la sage copie d’élèves ayant bien appris leur leçon et venus là pour célébrer la sainte trinité new-yorkaise (Wu-Tang Clan/A Tribe Called Quest/Public Enemy). Le Londonien King Krule est même de la partie sur l’excellent single So Sick Stories. Au final, l’ouïe pleure, les sens se cabrent et le corps reste difficilement insensible à cette belle violence de bitume et d’électricité. Tient-on là les Beastie Boys de demain ?





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