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Ferré, c'était extra...

Par Max Dembo |

Il y a 20 ans disparaissait Léo Ferré...

Léo Ferré, disparu il y a 20 ans ce 14 Juillet, chantait la camaraderie et la voyait comme une fraternité distante et pudique avec son public. Il fut parfois harcelé parce qu'il chantait la révolution en faisant la vedette - mais sa révolution était un appel à la liberté, elle n'était pas soluble dans un système politique ou la discipline de groupe ! Parce que Léo Ferré était un artiste, c'est-à-dire "un voyant", son métier n'était pas de conclure mais d'exprimer. Talent énorme, dérangeant, marié à son époque et à la sensibilité son héritage artistique est un immense arc, une immense évolution, une immense suite de variations pourrait-on dire sur quelques thèmes constants : la poésie, la musique, les artistes, l'amour, la femme, l'anarchie comme projet individuel plus que collectif... Dans les moments les plus exaltés de sa deuxième vie, après 68, Léo Ferré déclarait et déclamait sa camaraderie avec Beethoven, Bartók comme avec Apollinaire ou Rimbaud. Cela a pu être mal compris. Et pourtant, Ferré en avait toute la légitimité. Il n'était pas un artiste de variétés - il était un artiste-artisan, à l'ancienne sous bien des aspects, dans son temps, avec des copains poètes et musiciens nés au XIXe Siècle ou bien avant. Et Léo Ferré a voulu conquérir, sa vie durant, sa liberté d'artiste.

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