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Wilco c'est beau !

Les deux premiers albums de la bande de Jeff Tweedy ressortent en habits de lumière...

Par Marc Zisman | Vidéo du jour | 14 décembre 2017
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Au début des années 80, Green On Red, formation échappée de la scène Paisley Underground, réhabilite la country music la plus rebelle. Dans la foulée, quelques années plus tard, d’autres groupes de rock indé américains s’amusent à raviver la flamme de ce genre musical alors pestiféré. Filtré à l’air du temps et à une esthétique plus lo-fi, cette country alternative mêle l’héritage du Gram Parsons des Flying Burrito Brothers, de Neil Young, des Byrds période Sweetheart Of The Rodeo et des Rolling Stones d’Exile On Main Street. Emmené par Jay Farrar et Jeff Tweedy, Uncle Tupelo s’affirme comme l’un des représentants les plus doués du courant. Mais le binôme s’embrouille et Farrar part fonder Son Volt, Tweedy lançant l’aventure Wilco. Avec A.M., le premier brillant album de son nouveau combo qui paraît en mars 1995, le songwriter de l’Illinois confirme son talent dans l’art de fusionner toutes ces influences roots d’antan en leur donnant un son nettement plus brut et contemporain. Surtout, Jeff Tweedy possède une plume en acier trempé. Ainsi, la force de compositions comme I Must Be High, Casino Queen, Box Full Of Letters ou Passenger Side fait vite oublier les lourdes influences (Stones, Parsons, Young…) et souligne le talent du bonhomme...





Après ce premier opus assez magique de country alternative bien pêchue mais conçu au moment de la séparation turbulente d'Uncle Tupelo, Jeff Tweedy prend cette fois son temps pour accoucher du second album de Wilco. Déjà, l’œuvre est ambitieuse car double. Un format qui, mêlé à ses ressemblances musicales, fera écrire à pas mal de journalistes au moment de la sortie du disque en octobre 1996 que Tweedy signe avec Being There son Exile On Main Street. Comme pour le chef d’œuvre des Rolling Stones, l’éclectisme est de mise avec du rock’n’roll basic, du bluegrass, du country rock, du psychédélisme, du folk et de la soul moite. Avec des guitares lâchées en liberté, de la pedal steel, des cuivres et tout un instrumentarium illimité, le Wilco de Being There tisse une impressionnante toile entre les Stones de l’âge d’or, les Replacements, les Beatles et le Big Star de l’album Third. Alternant ballades et tempêtes électriques, Tweedy montre surtout qu’avec une base finalement assez classique et intemporelle, il rafle la mise avec ses chansons grandioses et ses compositions à l’architecture renversante…





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