Votre panier est vide

Rubriques :
Vidéo du jour

Toujours une Benediction

Par Charlélie Arnaud |

Plus de trois décennies au compteur et le gang de Birmingham signe un 8e album de death metal toujours aussi efficace...

Benediction est ce qu'il convient d'appeler un « second couteau ». Pourtant présent dès les origines du death metal et plutôt bien noté à ses débuts, le combo de Birmingham s'est maintenu dans le peloton de tête européen jusqu'à l'excellent Transcend the Rubicon (1993) avant de voir ses concurrents d'alors s'échapper en tête de course, tandis que sa carrière entamait quelques années de sur-place malgré une salve d'albums exempte de reproches.

Après 12 années de silence discographique, les Anglais reviennent avec Scriptures qui ne fait aucun prisonnier. Dave Ingram, chanteur de 1990 à 1998, est rentré au bercail après le départ de Dave Hunt (également vocaliste d'Anaal Nathrakh) qui a tenu le micro durant 21 ans. Ce retour du fils prodigue, parti un temps chez Bolt Thrower, redore assurément le blason du groupe tant son chant colle à merveille à ce death metal de tradition.

Malgré la production très actuelle de Scott Atkins (Cradle of Filth, Vader...), le style de Benediction reste farouchement ancré dans les 90's, lorsque le « grand méchant death » se permettait encore d'assumer quelques influences thrash (cf. Progenitors of A New Paradigm) et groovait sans scrupules (cf. Scriptures in Scarlet et son couplet digne du Napalm Death d'Harmony Corruption).

Ce huitième album passe en revue tous les tempos connus dans le style, et présente une collection de riffs plus efficaces les uns que les autres. « Le death metal pour les Nuls », en quelque sorte. Peu de chance pour que cela suffise à transformer Scriptures en blockbuster et Benediction en groupe « bankable », mais sans aucun doute l'assurance de passer 46 minutes et 50 secondes à taper du pied et à secouer la tête en souriant de satisfaction. C'est déjà énorme.

Accessoirement, si cela pouvait enfin faire accepter à tous l'idée que Benediction est bien davantage que « le premier groupe de Barney Greenway, chanteur de Napalm Death », cette encombrante étiquette dont il est flanqué depuis 1990, ça rendrait certainement service à tout le monde.

ÉCOUTEZ "SCRIPTURES" DE BENEDICTION SUR QOBUZ

À découvrir autour de l'article