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Neil Young, le géant vert

Avec l'écologique "Colorado", le Loner chevauche à nouveau Crazy Horse, sa formation la plus indomptable...

Par Marc Zisman | Vidéo du jour | 28 octobre 2019
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Sept ans après Psychedelic Pill, Neil Young réactive Crazy Horse. Dans la vaste palette du Loner désormais âgé de 73 ans, cette formation a toujours été la plus rustique, la plus crue, la plus sauvage. Une sorte de diamant brut se nourrissant de ses imperfections pour alimenter une sincérité rock’n’roll originelle.

Avec Crazy Horse, le vieux bison canadien tire sur tout ce qui bouge, qu’il s’agisse de rock massif, d’écarts « countrysants » ou d’envolées lyriques incontrôlées. Sa vieille rythmique complice – le bassiste Billy Talbot et le batteur Ralph Molina – est là pour maintenir la structure ébranlée par des guitares bien patibulaires, poisseuses et sans concession.

Sauf qu’à ce poste, le changement de casting influe sur le résultat final de cette cuvée 2019. Le délicat Nils Lofgren remplace le tueur Frank Sampedro qui préfère prolonger sa retraite ensoleillée à Hawaï. Colorado finit ainsi par être moins violent que ses prédécesseurs. Mais il reste un album de Crazy Horse.



Evidemment, Neil Young continue à brandir son poing pour rappeler que la planète à la gueule de bois. Résistant vert de la première heure, il ne lâche pas l’affaire et son militantisme reste intact comme sur le mélancolique Green is Blue.

Intactes comme ses convictions et son inspiration qui rappelle une fois de plus que le mieux placé pour faire du Neil Young c’est encore Neil Young

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