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Les Magnetic Fields tirent un coup

Par Yan Céh |

Avec l'explicite "Quickies", la bande de Stephin Merritt signe 28 chansons ultra-courtes de 2mn 35 à 17 secondes !

Avec l'album Quickies qui vient de paraître chez Nonesuch, Stephin Merritt, l’homme orchestre derrière le nom de The Magnetic Fields (hommage non pas à Jean-Michel Jarre mais aux Champs Magnétiques, livre des surréalistes français André Breton et Philippe Soupault) revient aux affaires, en cultivant toujours ce credo fait de décalages, d’ironie folk low-fi, dans la lignée d’un Beck ou d’un Adam Green (avec des titres du genre The Biggest Tits in History ou I Wish I Were a Prostitute Again).

Extrêmement prolifique, le Bostonien multiplie les avatars et les aventures (The 6ths, The Gothic Archies ou encore Future Bible Heroes), tout en gardant bien le cap sur l’absurde et la fantaisie. Après un dernier album festin intitulé 50 Song Memoir (2017) et comprenant donc cinquante morceaux pour autant d’années passées sur terre, Merritt se fait aujourd’hui plus léger avec ce Quickies, vingt-huit chansons extrêmement courtes (Death Pact (Let’s Make A) ne dure 17 secondes!), abordant les sujets les plus divers et variés.



Quickies est un titre à tiroirs et à double-sens, non dénué d’un côté sexuel (un « quickie », comme on dit en français « un petit coup », relation rapide, entre deux portes). Dans cet univers de douce déglingue, on trouve parfois des échos parodiques, sur le ton de l’humour, comme le très Dandy Warhols (I Want To Join) A Biker Gang ou plus émouvant, avec une voix très Scott Walker sur The Boy In The Corner et terriblement Leonard Cohen sur I Wish I Had Fangs And a Tail.



Bref, Quickies est aussi traitre que d’avaler une à une des cacahuètes : on ne peut plus s’arrêter.



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