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L'intimité de H-Burns

Par Clotilde Maréchal |

Un superbe album mélancolique signé Renaud Brustlein...

Deux ans après Night Moves, ballade dans un Los Angeles nocturne et inquiet, Renaud Brustlein alias H-Burns refait surface avec un album entre chien et loup intitulé Kid We Own The Summer. Un disque qui trace son chemin entre des boussoles ayant pour nom la Californie de David Lynch et de son compositeur fétiche Angelo Badalamenti, le Springsteen intime de Darkness On The Edge Of Town, le Suicide presque calme du second album ou la mélancolie toujours élégante de The National… Pour le composer, Brustlein a une fois de plus décidé de remettre en question sa méthode. Pas de configuration live ici, comme il l’avait fait en 2013 sur Off The Map, enregistré à Chicago en groupe et en une semaine chez le légendaire Steve Albini en format « orage électrique ». Pour Kid We Own The Summer, il a d’abord procédé dans son home studio en suivant le principe que c’est chez soi qu’on est soi. D’où est née une promenade mélancolique et presque cinématographique autour de ces histoires de couples qui se ratent, de ces non-dits qui finissent par bousiller la vie des gens, de cette recherche systématique de situations dangereuses, comme une élégie à l’adolescence qui s’en va… Nées autour d’un clavier, d’un piano et d’une boîte à rythme, les chansons de ce mélancolique Kid We Own The Summer ont ensuite été mises en lumière par des invités-amis impeccables – les cordes de Bertrand Belin et les claviers vaporeux de Denis Clavaizolle – avant d’être mixées par Rob Schnapf (Elliott Smith, Beck) et masterisées par Greg Calbi (Springsteen, Dylan, Paul Simon). Une nouvelle preuve qu’album après album, H-Burns impose un peu plus son intelligence, son envie de ne jamais stagner et tout simplement son talent.





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