Votre panier est vide

Rubriques :
Vidéo du jour

Kelsey Waldon, l'heure de la reprise

Par Stéphane Deschamps |

Le secret le mieux gardé de la country contemporaine, protégée de feu John Prine, publie un magnifique mini-album de relectures de chansons de ses artistes fétiches...

Kelsey Waldon, c’est le vrai truc, the real thing comme on dit en Amérique. Une chanteuse country née dans une communauté rurale du Kentucky, et partie à Nashville pour tenter sa chance. Après deux albums auto-produits que pas grand-monde n’a entendus, elle signait sur Oh Boy Records, le label très select du héros americana John Prine.

Sur ce disque, elle chantait sa vie dans le Kentucky, et c’était aussi bon qu’un recueil de nouvelles de Chris Offutt. Aujourd’hui, Kelsey Waldon sort They'll Never Keep Us Down, un mini-album de sept reprises, empruntées à Kris Kristofferson, Neil Young, Nina Simone, Dylan, John Prine et Hazel Jane Dickens. On aura une oreille émue pour le Sam Stone de Prine, puisque le chanteur, son mentor, est mort du Covid en avril 2020…

Kelsey Waldon est le vrai truc, et comme tout ce qui est vrai, ce n’est jamais simpliste ni caricatural. Elle est une excellente vocaliste country avec des textes personnels, mais sa musique va plus loin. Même dans ses reprises, elle a un son qui n’appartient qu’à elle : crépusculaire, hypnotique, avec des guitares au fond du canyon et une rythmique qui cherche à rattraper le soleil couchant.

C’est presque de l’alternative country comme en jouaient Hazeldine ou Jesse Sykes dans les années 2000. Mais c’est aussi une forme de soul psychédélique. La passion de Kelsey Waldon pour Nina Simone (deux reprises sur sept ici) en dit long sur l’idée qu’elle se fait de sa musique : un scalpel pour aller au fond de l’âme, du cœur et des tripes.

ÉCOUTEZ "THEY'LL NEVER KEEP US DOWN" DE KELSEY WALDON SUR QOBUZ

À découvrir autour de l'article