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Beabadoobee, mais c'est qui ?

Par Marc Zisman |

A seulement 20 ans, la jeune Anglaise d'origine Philippine signe un premier album ressuscitant à la perfection le rock indé des 90's...

Quand Pavement, Liz Phair, Elliott Smith, Juliana Hatfield, Veruca Salt, Mazzy Star et autres Daniel Johnston rendaient hystériques les fans d’indie rock, durant les années 90 donc, Beatrice Laus alias Beabadoobee n’était même pas née. Tous ces noms nourrissent pourtant la musique de la jeune Philippine née en 2000 et devenue Londonienne au moment d’entrer à la maternelle.

Elle aurait pu n’être qu’un énième phénomène Kleenex boosté par TikTok (sur son single Death Bed, le Canadien Powfu a samplé Coffee de Beabadoobee : 213 millions de vues sur YouTube !), mais son premier album Fake It Flowers paru hier en fait déjà une valeur sûre du rock un brin underground. Surtout, elle passe d’une certaine forme de lo-fi capté dans sa chambre à un son plus maousse tirant parfois vers le grunge.

Underground, slacker et grunge, tous les marqueurs 90’s jalonnent Fake It Flowers qui ne tombe jamais dans le piège de la sur-production qui aurait anesthésié la naïveté ado qui colle à sa musique et sa personnalité. Beabadoobee donne même le mode d’emploi qui cerne impeccablement ce premier album : « Si vous êtes seul dans votre chambre et que vous vous sentez triste, c’est un excellent disque sur lequel danser en slip. Je fais ça tous les soirs. »

Un tel retour en force des guitares (le son de sa Jazzmaster est partout !) plaquées sur des mélodies accrocheuses mais pas racoleuses fait un bien fou. Et même lorsqu’elle chante « I’m scared he’s gonna leave me, ‘cause when I’m mad I get pretty scary, but he won’t because I’m pretty », on y croit sans aucun problème ! Addictif.

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