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Altin Gün, délices turcs et dancefloor

Par Stéphane Deschamps |

L'incroyable gang néerlandais expert en rock d'Anatolie et en folk psyché signe un nouveau trip fou lorgnant cette fois vers le disco, la house, le funk et la pop synthétique. Jouissif !

Nostalgie du temps où l’on dansait : qui n’a pas ondulé du bassin (méditerranéen), les bras en l’air comme des serpents charmés, en entendant Goca Dünya du groupe Altin Gün ? Avec ce tube qui a rendu plus exotique l’année 2017, ce groupe s’est imposé dans l’hommage à la pop turque des années 70, cette grande inconnue. En 2019, leur second album Gece leur a valu une nomination aux Grammy Awards dans la catégorie fourre-tout « world music ».

Mais le temps passe. Après les années 70 et le rock groovy psyché, voici venues les années 80 et leur révolution synthétique. Pour son troisième album, Altin Gün ne change rien sur le fond (les mélodies orientales, le chant en turc) mais remplace les guitares par des machines électroniques.

Yol a été conçu en 2020, en confinement, loin des scènes et des effusions collectives. D’où peut-être cette nouvelle orientation, cette musique qui peut s’écouter fort au casque en dansant tout seul. Toujours basé à Amsterdam, Altin Gün explore de nouveaux sons, empruntés au disco, à la house et à la pop synthétique vintage. C’est funky, léger, moins épique qu’avant, parfois mélancolique et souvent convaincant, sans qu’on sache si Yol est un simple pas de côté pour le groupe, l’amorce d’une prochaine évolution turbo-folk, ou simplement le meilleur moyen d’échapper à la catégorie « world music » pour la prochaine nomination aux Grammys.

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