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154414 albums triés par Meilleures ventes et filtrés par Soul/Funk/R&B
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Soul - Paru le 1 novembre 2019 | Polydor Records

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
En baptisant son troisième album du simple nom Kiwanuka, Michael Kiwanuka ne serait-il pas entré enfin en paix avec lui-même ? Depuis ses débuts en 2012, le Londonien n’a cessé de s’interroger sur sa place artistique, son rapport à ses influences musicales mais aussi son identité et même son rôle dans une société toujours gangrenée par le racisme… Dès son brillant premier disque, Home Again, Kiwanuka a été intronisé “nouvelle merveille de la soul contemporaine”. De cette soul consciente mâtinée de folk à la Terry Callier et fleurant bon les 70's. Certains le compareront même à Bill Withers, Otis Redding et Marvin Gaye, rien que ça… Sur son second album, Love & Hate, paru en 2016, le songwriter offrait une facette un brin plus rock sans pour autant renier ses influences gospel et soul, épaulé qu’il était par Danger Mouse à la production.Plus apaisé dans sa réalisation, toujours aussi engagé dans son propos et d’une grande richesse instrumentale, Kiwanuka marche dans les pas de ses prédécesseurs. Danger Mouse est à nouveau derrière la console mais il donne cette fois une ampleur et une force inédites à tout ce qui défile entre les oreilles : de la soul en cinémascope, du gospel grand format, des guitares wah-wah bien funky, des cordes sensuelles, des basses bigger than life, de longs passages instrumentaux, etc.. Un peu à l’image de You Ain't the Problem qui ouvre le disque, véritable chef-d’œuvre d’architecture de soul pure. Michael Kiwanuka n’a jamais caché sa passion pour le Marvin Gaye du début des années 70 et on pense ici très souvent à What’s Going On (son album préféré de tous les temps) et Trouble Man, même si les voix des deux hommes sont fondamentalement différentes. Ce troisième opus du Britannique âgé de 32 ans est surtout d’une densité inédite. Et chaque nouvelle écoute révèle un arrangement subtil, un mot soupesé ou un instrument à peine caché. Un grand disque. © Marc Zisman/Qobuz
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R&B - Paru le 20 mars 2020 | Republic Records

Hi-Res
Très attendu, Abel Tesfaye alias The Weeknd revient avec After Hours, quatrième album de R&B narcotique et sophistiqué dans la parfaite lignée de ces prédécesseurs. Après Starboy en 2016, suivi de l'EP My Dear Melancholy, le chanteur, perché en haut des charts à chaque sortie, a fait ses débuts d'acteur sur Netflix dans le thriller Uncut Gems aux côtés d'Adam Sandler. D'où, peut-être, l'envie de camper ce nouveau personnage au nez cassé, gant en cuir et smoking carmin arboré en pochette. Puis incarné dans le clip du single phare Blinding Lights, qui invoque à coups de synthé Take On Me de A-Ha, la new wave des années 80 comme son revival synthwave. « Je n'aime pas trop quitter ma maison, je ne sais pas si c'est une bonne chose mais cela m'aide à accorder une attention pleine et entière à mon travail. J'aime être un bourreau de travail, je pense, ou je suis juste accro. Même quand je ne travaille pas, je travaille toujours d'une manière ou d'une autre. Cela me distrait de la solitude, je suppose », confesse le Canadien. Aucun featuring ici, contrairement à Starboy, mais des productions ultra-léchées signées par les meilleurs : Metro Boomin sur l'épilogue Until I Bleed Out, Kevin Parker de Tame Impala sur Repeat After Me (Interlude), le fidèle Illangelo, le pionnier de la vaporwave Oneohtrix Point Never pour Scared to Live et même Max Martin (Taylor Swift, Britney Spears, Katy Perry) pour le très pop Save Your Tears, donnant à ces 14 pistes des nuances soul, R&B et synthwave idoines. © Charlotte Saintoin/Qobuz
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R&B - Paru le 31 janvier 2020 | Wagram Music - 3ème Bureau

Hi-Res
Son label lui a d’abord proposé un album de reprises, mais Ayo a trop de choses personnelles à exprimer pour accepter une telle offre. Tels des vestiges de cette première idée, trois chansons préexistantes sont toutefois présentes dans ce 5e opus de la chanteuse germano-nigériane : Né quelque part de Maxime Le Forestier, Throw It Away d’Abbey Lincoln et Fool’s Gold de la regrettée Lhasa. Celle qui se fit connaître en 2007 avec le tube Down On My Knees met ici au placard la guitare folk dont elle semblait pourtant inséparable, afin de se concentrer sur sa voix, laquelle est mise en lumière par les arrangements dépouillés de Freddy Koella. Ayo promène son timbre clair et son interprétation chaleureuse au sein de chansons infiniment délicates (Rest Assured, avec son piano hésitant), tendrement écorchées (Fix Me Up et ses guitares bluesy), mais aussi, à l’occasion, groovy (Afro Blue, dont l’orchestration ne comprend qu’une cymbale et une contrebasse pizz). Parmi les autres pépites de l’album, on trouvera également un slow à la fibre rétro (Just Like I Can’t) et un morceau étonnant qui mélange rythmique reggae et jazz nostalgique (I’m in Love). À la croisée de la soul et du folk, les mélodies gracieuses, sensibles et intimistes d’Ayo ne font absolument pas regretter son choix – royal – de nous présenter des chansons inédites. © Nicolas Magenham/Qobuz
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Soul - Paru le 1 janvier 2014 | Motown

Hi-Res Distinctions Discothèque Idéale Qobuz - Hi-Res Audio
Cloitré durant deux ans pour accomplir ce grand œuvre (un double album accompagné d’un EP !), Stevie Wonder atteint avec Songs In The Key Of Life qui parait en 1976 un pinacle de fusion entre soul noire et pop blanche. Au cœur d’un genre qu’il a créé à lui seul, le génie déploie sa poésie unique gorgée d’harmonies. Ces chansons renferment sophistication de l’écriture, union des genres qu’ils soient soul, funk, reggae, jazz, rock ou même classique, expérimentations instrumentales et éclectisme des thèmes abordés, légers ou graves. Un arc-en-ciel de saveurs, symphonie de tubes éclectiques, qui servira plus tard à de nombreux rappeurs. © MZ/Qobuz
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Soul - Paru le 30 novembre 1982 | Epic

Hi-Res Distinctions Discothèque Idéale Qobuz - Prise de Son d'Exception - Hi-Res Audio
Évidemment, s'il ne fallait en garder qu'un, beaucoup hurleraient en chœur : Thriller ! Michael Jackson fait à nouveau équipe avec Quincy Jones pour ce qui deviendra l'album le plus vendu de tous les temps ! L'ère est à l'apogée de MTV et Bambi rêve aussi bien de toucher les fans de funk que de rock et de pop. Véritable superproduction, le feu d'artifice de groove est total et les compositions tubesques à souhait : Billie Jean, The Girl Is Mine (où il s'offre un duo avec Paul McCartney), Thriller ou Beat It, Michael excelle à dompter ce funk rock emblématique des 80's. À l'assouplir quand il le faut. Ou l'enflammer si nécessaire. Dans tous ses excès, Thriller, qui sort le 30 novembre 1982, touche au génie. © MZ/Qobuz
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Soul - Paru le 1 janvier 1973 | Motown

Hi-Res Distinctions Discothèque Idéale Qobuz
A 23 ans, tout l’art de Stevie Wonder est dans ses novatrices Innervisions qui paraissent le 3 août 1973 : ses combats, ses phobies, ses passions… Jouant de tous les instruments (même si quelques invités comme Jeff Beck, Ray Parker Jr., David Sanborn et Buzz Feiten ont fait le déplacement), et avec une palette de thèmes évoquant drogue, ghetto, spiritualité, politique, racisme et évidemment l’amour avec un grand A, le génie du Michigan accomplit sa fusion ultime de la soul, du rhythm'n'blues, du funk et de la pop. Les sons de ses synthés, inédits pour l’époque, se mêlent à cette soul spirituelle et toujours assise sur des mélodies démentielles. L’Amérique trouve avec Innervisions la bande-son idéale de ses heures les plus tourmentées, à l’image de Living for The City où Stevie évoque les galères d’un jeune Noir du Mississippi monté à New York pour un travail qu’il n’obtiendra jamais avant de finir derrière les barreaux (pour rendre sa composition de 7 minutes encore plus réaliste, il intègre des enregistrements de rue, des bruits de sirène, des dialogues d’arrestation). Ou avec He's Misstra Know-It-All, une charge à peine masquée contre le président en place, Richard Nixon. Comme un parfait complément au What’s Going On de Marvin Gaye sorti deux ans plus tôt : adieu les bluettes, place à l’american dream brisé ! Mais cet instantané est très personnel pour Stevie Wonder qui fait graver en braille sur la pochette d’origine d’Innervisions : “Voici ma musique. C'est tout ce que j'ai à vous dire et ce que je ressens. Sachez que votre amour aide le mien à rester fort.” © Marc Zisman/Qobuz
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Soul - Paru le 17 juillet 2020 | Warner Records

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Après cinq ans de quasi-silence, Lianne La Havas rouvre son bec et c’est assez miraculeux. Blood, le sang, le sien. Elle avait ainsi baptisé son deuxième album (Qobuzissime) paru en 2015. Un mélange grec (son père) et jamaïcain (sa mère), avec quelques cellules made in England pour la chanteuse née à Londres. On la casa (trop ?) vite fait non loin des Sade, Lauryn Hill, Jill Scott, Erykah Badu et Alicia Keys… Mais Lianne La Havas ne proposait pas que du groove sensuel et feutré et dès Is Your Love Big Enough?, son premier opus de 2012, elle montrait une vraie attirance pour le folk, la pop, le jazz et même le rock. Entre ses deux albums, elle croisera même la route d’un certain Prince, charmé, qui l’invitera à gratouiller dans son antre de Paisley Park à Minneapolis…2020 a des allures de table rase pour Lianne La Havas. Et surtout de sincérité totale au point de donner son nom à ce troisième album. Un disque à l’âme presque plus folk que soul ; souvent porté par une simple ligne de guitare claire à peine voilée par le soleil. Avec l’épure dans le viseur et sans abus rythmique trop moelleux, l’Anglaise parle d’amour sur le ton de la confidence. Elle dit avoir beaucoup écouté Milton Nascimento et la filiation brésilienne saute parfois aux oreilles, plus pour le fond que la forme d’ailleurs. Sa voix est l’aimant de chaque instant. Comme sur Green Papaya et Courage où cet organe irradie les sons de tous les instruments. Chaque mot, chaque syllabe, chaque inflexion, chaque envolée, la sensation est hypnotique, proche de ce que provoquaient les disques du début des 70's de Joni Mitchell. A mi-parcours, Lianne La Havas glisse aussi une étonnante reprise de Weird Fishes de Radiohead qu’elle s’approprie en ralentissant le rythme à l’extrême. Ralentissement justement. Comme l’invitation générale d’un disque qui impose sa profondeur d’âme au fil des écoutes… © Marc Zisman/Qobuz
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R&B - Paru le 27 octobre 2006 | Universal-Island Records Ltd.

Hi-Res Distinctions Discothèque Idéale Qobuz
Avec sa disparition tragique et prématurée, finalement peu surprenante au regard du train de vie d’Amy Winehouse, c’est une voix à part de la soul contemporaine qui s’éteint le 23 juillet 2011. Une voix qui ne doit guère être zappée d’un revers de manche ni par cette vie chaotique d’étoile filante faisant la fortune des tabloïds britanniques, ni par les torrents d’alcool et de stupéfiants et encore moins par ces centaines de vidéos trainant sur YouTube de concerts ratés voire pathétiques… Lorsque le phénomène Winehouse explose réellement avec ce deuxième album, le sublime Back To Black bien supérieur à son premier disque Frank, la soul music n’est pas au mieux, offrant déesses R&B creuses et sirupeuses sur productions aseptisées. Ils sont alors peu nombreux à tenter de faire véritablement évoluer l’idiome sculpté par les Aretha Franklin, Ann Peebles, Nina Simone, Tina Turner, Dinah Washington et autres Marlena Shaw. Amy Winehouse offre alors une voix de panthère, de vraies chansons (qu’elle écrit, contrairement à 90% de ses consœurs), une production aux accents vintage (mais jamais passéistes) et un instrumentarium cuivré à souhait. Pour couronner le tout, même l’image est unique : choucroute 50’s, tatouages de bikeuse et attitude gouailleuse! Back To Black a beau avoir trusté le sommet des charts aux quatre coins du monde durant des mois et des mois, il n’en reste pas moins un vrai chef d’œuvre de soul music et de rhythm’n’blues. Quand l’avis critique rencontre l’avis populaire – phénomène assez rare pour être souligné – le plaisir n’est que décuplé… © Marc Zisman/Qobuz
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Disco - Paru le 27 octobre 2014 | Malligator Préférence

Hi-Res
Cet album réunit les trois premiers LP de Cerrone. Paru en 1976, Love In C Minor est celui par qui tout a commencé. Autoproduit par Cerrone, il recèle le premier morceau disco dépassant les seize minutes, lançant ainsi la folie des "versions maxi". Cerrone y reprend également Black Is Black en version disco. Culte. Un an plus tard, on ne change pas une recette gagnante et Cerrone's Paradise est porté par l'hymne éponyme d'une durée de seize minutes. Énorme carton, mais sentiments de redite… Toujours 1977 mais cette fois, l'album-concept de la confirmation ! Avec Supernature, Cerrone a connu LE succès planétaire, repris en chœur par l'enivrant Give Me Love, toujours diffusé dans les clubs et en radio. Méga culte. © PPG/Qobuz
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R&B - Paru le 1 novembre 2019 | Stones Throw

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
Plus de 10 000 kilomètres séparent Khartoum de Cleveland. Une distance gommée en deux coups d’archets par Brittney Parks alias Sudan Archives sur son splendide premier album, Athena. À 24 ans, cette Américaine autodidacte ayant grandi dans l’Ohio tend de solides et improbables ponts entre les sons et les continents. Et sa soul contemporaine, langoureuse et onirique, ne ressemble à aucune autre… Le violon, prédominant dans la musique soudanaise qu’elle aime tant, est son arme de prédilection. Un son qu’elle embarque dans des mailles électroniques et des beats vaguement hip-hop. En 2016, Sudan Archives s’était d’ailleurs amusée à revisiter le King Kunta de Kendrick Lamar (rebaptisé Queen Kunta) avec juste sa voix, ce violon et une petite pédale d’effet. Ses fusions atypiques sont en fait nées d’une révélation que la musicienne désormais basée à Los Angeles eut en écoutant les enregistrements du Camerounais Francis Bebey, extraterrestre disparu en 2001 qui mêlait musique africaine et électro minimaliste. Sur Athena paru sur Stones Throw, l’excellent label californien de Peanut Butter Wolf spécialisé en rap underground et en funk azimuté, Sudan Archives lorgne surtout l’héritage des reines de la soul underground (Erykah Badu, Solange) tout en conservant son originalité. Et son R&B afrofuturiste, mille-feuille de couches sonores, renferme assez de textures avant-gardistes pour se démarquer de la concurrence. Un doux choc mais un vrai choc. © Marc Zisman/Qobuz
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Soul - Paru le 1 janvier 2014 | Motown

Hi-Res Distinctions Discothèque Idéale Qobuz - Hi-Res Audio
Seulement sept mois après Music of My Mind, Stevie Wonder enchaîne avec Talking Book, un quinzième album qui sort le 28 octobre 1972. Il accentue ce qu’il a mis en place sur son précédent enregistrement. Comme un certain Paul McCartney, l’Américain est obsédé par les mélodies. Des constructions qu’il pense avant tout vocalement. Non pas que l’instrumentation soit anecdotique, mais la mélodie doit pouvoir tenir avec la force d’un simple chant. A l’image du tubesque You Are the Sunshine of My Life qui ouvre les hostilités et sur lequel il joute vocalement avec Jim Gilstrap et Lani Groves. Mais sa fascination pour les machines découvertes avec Margouleff et Cecil prend encore plus d’ampleur sur Talking Book. Sur Maybe Your Baby et surtout son chef-d’œuvre Superstition, le TONTO fait sauter les codes du genre. Le TONTO ? Cinq lettres qui cachent un immense orchestre de synthétiseurs conçu par les deux ingénieurs du son. Acronyme de The Original New Timbral Orchestra, le TONTO mélange des Moog, des SEM de chez Oberheim, des ARP 2600, des Clavinet de chez Hohner et d’autres machines fabriquées par Roland et Yamaha. Boostées par ce clavier polyphonique, les compositions de pop sucrée ou de funk percussif font des étincelles inédites. © Marc Zisman/Qobuz
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Soul - Paru le 1 janvier 2014 | Motown

Hi-Res Distinctions Discothèque Idéale Qobuz - Hi-Res Audio
Terrassé de chagrin suite à la mort de sa complice Tammi Terrell, emportée par un cancer le 6 mars 1970 à seulement 24 ans, Marvin Gaye se retire du business, sombrant dans une intense dépression. Il se lance dans le football et signe chez les Detroit Lions. En juin de la même année, il revient pourtant à la musique, poussé par la situation sociale et politique. Alors que l'Amérique se bat avec ses propres démons, intérieurs (la ségrégation) et extérieurs (le Vietnam), il publie un chef d'œuvre de soul consciente. Avec sa prose engagée, What's Going On qui parait le 21 mai 1971 sort le label Motown du gentil rêve américain pour le confronter aux réalités de son temps. Mais Marvin Gaye, poète entertainer avant tout, fait groover son serment politique et social comme nul autre. Une magistrale symphonie, savamment dosée, où les cordes hypnotisent le rythme et les chœurs. La pierre angulaire de la musique noire américaine qui ne fut pourtant guère aisée à poser tant Berry Gordy, le patron de Motown, craignait que cette ouvre très politisée ne casse l'image toujours très (trop ?) positive de son label et de son poulain. Avec What's Going On, Marvin Gaye oblige Gordy à regarder en face le conflit vietnamien, les tensions interraciales et la dégradation des grandes métropoles américaines. Le succès du disque est pourtant immédiat et impressionnant, What's Going On raflant des tonnes de récompenses. Pour la première fois surtout, un album Motown est conçu différemment, sans le contrôle total de Gordy. Marvin Gaye signe un nouveau contrat avec son label, cette fois d'un million de dollars, le plus important pour un artiste noir à l'époque. Quant à What's Going On, il restera comme l’’un des plus grands albums du XXe siècle. © Marc Zisman/Qobuz
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Funk - Paru le 25 septembre 2020 | Warner Records

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Évidemment avec ses plus de huit heures de musique, on se dit que cette réédition Super Deluxe de Sign O the Times s’adresse avant tout aux fans hardcore de Prince. Mais comme ce titanesque travail d’édition concerne l’un des plus grands albums du maître de Minneapolis, elle peut aussi servir de porte d’entrée aux novices. Sachant enfin que la star enregistrait quasiment en permanence toute la musique qu’elle jouait, ces huit heures peuvent paraître bien chétives… En 1986, l’album Parade est porté par Kiss, infernal hit ultra minimaliste qui plafonne au sommet des charts. Le nom de Rogers Nelson conserve une fois encore le haut de l'affiche et la famille princière tourne à travers le monde. Une famille pourtant en crise lorsque Prince dissout son groupe The Revolution pour s'enfermer dans son studio de Paisley Park afin de concocter en solitaire sa neuvième prophétie qui sort en avril 1987 : Sign ‘O’ The Times. Les fidèles amazones – Wendy à la guitare, Lisa au sitar et à la flûte et Sheila E aux percussions – sont les uniques invitées de sa nouvelle féerie blindée d’excès en tous genres. Son funk se minimalise grandement pour atteindre un concentré efficace (The Ballad of Dorothy Parker, Sign ‘O’ The Times, Starfish and Coffee) et opte rarement pour la soul d'antan (Slow Love). Le cerveau de Prince est plus que jamais en fusion et les idées se ramassent à la pelle à l'image de The Cross, hallucination sly stonienne aux saveurs arabisantes. Soul, funk, jazz, rhythm’n’blues, rock, pop, Sign ‘O’ The Times dynamite en fait toutes les frontières stylistiques.Cette gargantuesque édition Super Deluxe qui sort à l’automne 2020 propose déjà l’album d’origine remastérisé par le grand spécialiste Bernie Grundman. Côté bonus, les inévitables versions edit des singles et leurs faces B, versions maxi et même dub, sont toutes là. Clou du spectacle, 63 pistes inédites regroupées sous la bannière Vault Tracks. Surtout, 45 prises studios jamais entendues ! Pas vraiment des rogatons puisqu’à l’origine, Prince envisageait un Sign O the Times de 22 chansons, ce que refusera Warner Bros qui ne lui accordera qu’un double album… Dans cette marmite, des bribes de ses projets avortés The Dream Factory, Camille, Crystal Ball et The Dawn, des compositions écrites pour Miles Davis, Sheila E., Joni Mitchell ou Bonnie Raitt, et tout un tas d’autres raretés comme Can I Play With U? avec Miles Davis. Bref, un nombre improbable de pièces pour tenter de finir le puzzle Prince. Encore faim ? Cette réédition comprend aussi un live époustouflant enregistré à Utrecht le 20 juin 1987. © Marc Zisman/Qobuz
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Soul - Paru le 28 août 2020 | Verve

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R&B - Paru le 2 février 2018 | Ensoul Records

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Soul - Paru le 21 juin 2019 | ATO Records

Hi-Res
Il y a des albums qui vous font sourire dès la première chanson. Vous regardez à nouveau le titre, ou l’artiste, essayant de vous en rappeler – pour une autre fois. Puis arrive un moment de lassitude, ou peut être que votre attention vacille. Vous écouterez la prochaine chanson, mais pas celle d’après. Avec un sentiment de culpabilité vite dissipé, vous êtes déjà passé au disque suivant. Et le souvenir s’efface. Black Pumas ne fait pas partie de cette catégorie. En 2019, rares sont les œuvres capables de retenir l’attention pendant 39 minutes, 41 secondes – plus encore, de vous forcer à lâcher ce qui vous préoccupait il y a quelques instants, pour écouter comme si votre vie en dépendait. Il faut dire que dès les premiers mots de Black Moon Rising, on ose à peine y croire. La voix de Eric Burton, somptueux mélange entre Stevie Wonder, Bobby Womack et CeeLo Green pourrait faire office de révélation mystique, tant chaque syllabe, chaque inflexion semble évidente. Mais celle-ci ne représente qu’une moitié de Black Pumas. De l’autre, il y a Adrian Quesada, guitariste, compositeur et arrangeur, qui a joué avec Grupo Fantasma, Brownout, Prince et Daniel Johnston. Face à ces 10 chansons retro-soul – entre instrumentations Motown et rythmes hip-hop, tendresse et violence - il est clair qu’il a joué une part importante dans l’élaboration du disque, de l’écriture des chansons à son jeu de guitare éminemment rythmique, évitant le surjeu là où d’autres n’auraient pas laissé de place à la voix de Burton pour s’exprimer. Sur Touch The Sky, c’est un riff ultra-groovy qui va servir d’introduction, avant de se fondre dans le mix pour simplement doubler la mélodie vocale lorsque c’est nécessaire. Quesada sait qu’il n’est pas la star du spectacle – esprit de producteur oblige – et c’est sûrement ce qui fait la magie du duo. Burton dit à ce sujet : « C’est comme si nous étions frères musicaux d’une certaine façon […] C’est si facile de mettre en commun nos idées que désormais ce qui nous importe c’est de chercher de nouveaux sons ». Black Pumas a beau être un album de soul, cette démarche se fait ressentir sur le dernier titre Sweet Conversation, où un arpège de guitare acoustique se répète tel une berceuse psychédélique, pendant que Burton croone : « You know my heart's on the pavement / but my soul’s steady grooving ». Entre ces sonorités presque folk, et les rythmes saccadés de Know You Better marqués par des chœurs gospel et une progression d’accords inhabituelle, le duo met en chansons leurs propos, lorsqu’ils déclaraient « On ne voulait pas juste faire de la soul nostalgique et faire semblant que le hip-hop n’avait jamais pointé le bout de son nez.»  Démarche artistique à louer dans une époque où les pastiches rétro sont déjà trop nombreux. Le résultat est un album brillant, qui promet un futur radieux pour la paire Burton-Quesada dont nous n’avons surement pas fini d’entendre parler. © Alexis Renaudat/Qobuz
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Soul - Paru le 30 mars 2015 | Because Music

Hi-Res
Annoncé par le single éponyme, Reason commençait à se faire attendre. La chanteuse belge fait paraître ce deuxième album entre funk et soul, guitares cristallines, beats dynamiques et ballades intimistes. Princesse de la reine Lauryn Hill, Selah Sue clame haut et fort sa personnalité. L’omniprésence de sa voix nous éblouit d’autant plus que la maturité de ses chansons fait loi. Si l’écorchée vive dévoile une fois de plus sa voix tantôt douce, tantôt éraflée, c’est pour mieux nous ensorceler. Sans oublier les petits plus de l’opus, une collaboration avec Childish Gambino et 4 Bonus Tracks. © HR/Qobuz
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R&B - Paru le 1 mai 1971 | Columbia - Legacy

Hi-Res
Sorti en 1971, le premier album de Bill Withers, Just As I Am est souvent considéré comme le meilleur premier disque d’un artiste soul. Portée bien sûr par la chanson Ain’t No Sunshine qui a fait la renommée internationale du chanteur américain, cette galette contient bien d’autres titres qu’il serait fort dommage d’ignorer : Harlem et Better Off Dead sont de bons exemples de l’intensité et de la maturité qui caractérisent les compositions de Withers. Produit par Booker T. Jones qui s’occupe également des parties de clavier, l’album brille par sa simplicité et par l’ambiance feutrée qui s’en dégage, justifiant sans aucun doute les nombreuses congratulations qu’il reçoit régulièrement. © LG/Qobuz
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R&B - Paru le 15 mai 2020 | Because Music

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R&B - Paru le 18 septembre 2020 | RCA Records Label

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
En voyant la pochette et le nom de cet album, le message est clair : Alicia Keys va se mettre à nu, livrer un album très personnel pour montrer les différentes facettes de sa personnalité. Souvent, quand un artiste a besoin d’expliciter à ce point son introspection, c’est mauvais signe. A trop vouloir se découvrir, on finit par ne rien dire de très intéressant. Mais à chaque règle ses exceptions. ALICIA est en effet un album très singulier, qui parvient, contrairement à d’autres projets de la chanteuse, à s’aventurer dans de multiples chemins sonores, sans chercher en permanence à tirer la larme.Entre les influences jamaïcaines de Wasted Energy, ou celle de Solange, Alicia Keys parvient régulièrement à délaisser son piano, son instrument de prédilection, pour se concentrer non pas sur la performance vocale, sur les discours ultra-positifs, mais sur une sensibilité chère aux nouvelles modes R&B. En découlent de superbes pièces électroniques comme Authors of Forever ou Me x 7, en featuring avec Tierra Wack, qui signe un couplet court mais ravageur. Les invités, parlons-en. Une brochette de talents triés sur le volet, de Jill Scott (sur Jill Scott) à Sampha (3 Hour Drive) et Snoh Aalegra (You Save Me), en passant par des collaborations plus suaves, plus kitchs avec Miguel (Show Me Love) et Khalid (So Done). Tout en revenant occasionnellement aux basiques piano-voix avec Perfect Way to Die ou Good Job, Alicia Keys ne fait pas dans le fan service, mais bien dans le personnel. © Brice Miclet/Qobuz

Le genre

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