Les albums

715 albums triés par Date : du plus récent au moins récent et filtrés par Classique, 4 étoiles de Classica et 10,00 CHF à 20,00 CHF
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Trios - Paru le 16 novembre 2018 | NoMadMusic

Hi-Res Livret Distinctions 4 étoiles de Classica
« [...] Composés pour le Trio Talweg, les Trois Moments de Tomás Gubitsch, célèbre figure du tango contemporain, viennent conclure ce programme. Les Talweg y creusent la veine rythmique : les attaques claires, nerveuses, et les silences chargés d’harmoniques se révèlent particulièrement adaptés aux exigences de ce répertoire. Des choix éclectiques et pertinents, un jeu ciselé d’une sobriété efficace, un équilibre sur le fil, entre contrôle et abandon : voilà les ingrédients de ce bel album, apport discographique appréciable, en particulier pour le Círculo de Turina. Chaudement recommandé. » (Classica, février 2019 / Fabienne Bouvet)
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Musique symphonique - Paru le 25 mai 2018 | NoMadMusic

Hi-Res Livret Distinctions 4 étoiles de Classica
Si, avouons-le, personne n’attend particulièrement un nouvel enregistrement de L’Oiseau de feu de Stravinski – même s’il s’agit de la Suite de 1945, plus rarement donnée que celle de 1919, archi-rebattue –, l’originalité de cet album de l’Orchestre National d’Ile-de-France réside dans un rare ouvrage de Milhaud : La Bien-Aimée, ballet de 1928 qui eut la considérable malchance d’être créé lors du même concert que le Boléro de Ravel – qui, bien sûr, éclipsa tout et tout le monde. Pourtant, cette Bien-Aimée ne manque pas d’attraits ; il s’agit en fait d’une série de pièces orchestrées d’après Liszt et Schubert, avec une partie pour Pianola ! Oui, le Pianola, ce piano pneumatique qui ne joue pas si « tout seul » que ça puisque l’interprète décide entièrement des tempi, des dynamiques, des équilibres. La difficulté étant de synchroniser parfaitement le Pianola et l’orchestre, bien sûr, mais l’exercice est ici parfaitement réussi. On s’amusera des orchestrations de Milhaud de cette musique de Liszt et Schubert, dans lesquelles Milhaud déploie parfois des éclairs de génie, parfois aussi un invraisemblable fatras orchestral sans queue ni tête mais qui, curieusement, ne manque pas de faire son effet, ne serait-ce que dans la cocasserie quasi circassienne. À découvrir ! © SM/Qobuz« La Bien-Aimée – c'est le titre d'une valse de Schubert – a pour cadre un ténébreux château romantique. Un poète repasse au cours d'improvisations au piano sa vie d'autrefois : ses amours avec les villageoises, ses plaisirs avec les grisettes, sa passion pour une femme fatale. Toujours la Muse surgit pour le consoler de ses déceptions douloureuses. Elle revient ce soir une dernière fois pour disparaître encore. M. Darius Milhaud a orchestré, d'une humeur fantasque, les textes de Schubert et de Liszt sur lesquels se joue cet argument à la Musset. Il y a ajouté un piano mécanique qui fait une profonde impression. Les pages d'écriture pianistique, toutes confiées au Pleyela [pianola de la firme Pleyel], servent à donner je ne sais quelle allure surnaturelle aux fantômes dressés devant le héros. » (Henry Malherbe, compte-rendu de la création de La Bien-Aimée, Le Temps, 28 novembre 1928)
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Musique symphonique - Paru le 1 novembre 2017 | Decca Music Group Ltd.

Hi-Res Livret Distinctions 4 étoiles de Classica
« [...] On a plaisir à découvrir cette nouvelle lecture sur le vif captée par Decca. Argerich compose ici pour la première fois avec une approche intermédiaire, ni traditionnelle ni vraiment à l'ancienne, tant Ozawa a su rééquilibrer son approche des classiques viennois vers des rythmes plus aiguisés et une pâte sonore aérée, merveilleusement ciselée, au point qu'on croirait entendre pendant l'introduction orchestrale du premier mouvement une sérénade mozartienne. Plutôt que de corseter la pianiste, cette approche lui inspire une véritable communauté d'esprit et même quelques libertés dans le phrasé et le rubato. Un vent de fraîcheur, un authentique plaisir de jouer, un immense sourire irriguent cette interprétation. [...] (Classica, mars 2018 / Yannick Millon)
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Musique de chambre - Paru le 26 janvier 2018 | Aeon

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4 étoiles de Classica
Musique lucide. Vivacité, esprit, intensité, plis et déplis de la matière pointilliste, embrassant la chose et sa contradiction – sensualité, drôlerie, danses, des abysses comme de soudains appels d’air. Mouvements d’allant comme de piétinement… Ça gifle, pince, mord, feutre, feule. Ici, Gérard Pesson revivifie ce qui pourrait être (déjà) son propre classicisme (Carmagnole) ; dessine de fines moustaches à Mozart, qui ne demande pas mieux (Transformations du Menuet K. 355) ; pousse son langage en de tels retranchements qu’il en paraît autre, et le devient sans doute, à la lumière intransigeante d’Opałka (Blanc mérité) ; langage qui se ramifie et scintille en Proust (Ne pas oublier coq rouge dans jour craquelé) ; se géométrise en Pérec (Neige bagatelle) ; se dépouille en les « enfantines » (Musica ficta). Partenaire fidèle du label, L’Ensemble Cairn sous la direction de son chef Guillaume Bourgogne nous entraîne dans des territoires drolatiques à souhait. © Aeon/Outhere
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Musique vocale (profane et sacrée) - Paru le 12 janvier 2018 | Alpha

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4 étoiles de Classica
Alpha poursuit sa collaboration avec le Festival d’Aix-en-Provence et son Académie qui fêtera ses vingt ans en 2018. Nous vous invitons à découvrir des interprètes de grand talent qui nous entrainent dans un voyage en Auvergne, Sicile, Arménie et Azerbaïdjan grâce aux Folk Songs de Luciano Berio, en Andalousie avec la Psyché de Falla sur un poème de Georges-Jean Aubry, et dans le monde de Jules Renard avec les Histoires naturelles composées par Ravel. Ces dernières sont ici enregistrées dans une version chambriste : « Ravel ayant autorisé Manuel Rosenthal à réaliser une transcription pour grand orchestre que nous trouvions un peu grandiloquente, nous sommes partis à la recherche d’un « chasseur d’images » (pour reprendre le titre d’une des Histoires naturelles), qui saurait transcrire cette oeuvre sans perdre son aspect intime et délicat […] Nous espérons que vous serez comme nous séduits par le travail d’Arthur Lavandier qui restitue à merveille les timbres et accents si raffinés de Ravel » dit Clément Noël, hautboïste et membre de l’ensemble suisse Labyrinth.Véritable révélation, Anna Stéphany interprète ce programme avec sa technique, sa sensualité et son émotion qui ont fait mouche au tout dernier festival de Glyndebourne où elle a véritablement triomphé, cette fois en terres mozartiennes. © Alpha Classics« La mezzo-soprano franco-britannique Anna Stéphany accompagnée du Labyrinth Ensemble propose un joli programme autour des lumineux Folksongs de Berio, composés en 1964. Cette œuvre conservant encore toute sa fraîcheur est parfaitement interprétée par Anna Stéphany qui déploie son timbre séduisant, aux graves charnus, au vibrato bien dosé. Black is the colour, Rossignolet du bois, Ballo..., autant de mélodies issues de divers folklores transformées par Berio en saynètes juvéniles très contrastées entre elles, toutes restituées avec une belle expressivité par la jeune mezzo, dans une veine moins théâtrale que sa spectaculaire créatrice Cathy Berberian (Sony) [...] » (Classica, mars 2018 / Romaric Gergorin
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Musique de chambre - Paru le 5 janvier 2018 | Chandos

Hi-Res Livret Distinctions 4 étoiles de Classica
« Né en Silésie, Johann-Gottlieb Janitsch entre en 1736 dans l'orchestre du prince-héritier de Prusse. Lorsque ce dernier devient en 1740 le roi Frédéric II, il le suit à Berlin et reste à son service jusqu'à sa mort. Collègue et ami de Carl Philipp Emanuel Bach, Janitsch lui est très apparenté musicalement. [...] Beau programme et belles interprétations, avec en prime une ouverture quadripartite, pas encore une symphonie.» (Classica, mars 2018 / Marc Vignal)
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Musique symphonique - Paru le 1 décembre 2017 | Evidence

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4 étoiles de Classica
« Ces enregistrements étaient depuis longtemps introuvables : les voici à nouveau disponibles en version remastérisée, avec en prime une pièce inédite, Ricercar pour quatuor de saxophones. [...] C'est peu dire que l'œuvre de Bartholomée implique pour ses interprètes un engagement de tous les instants. Virtuosité, densité de l'écriture, diversité des timbres, s'y conjuguent en un feu d'artifice sonore, pour le plus grand bonheur de l'auditeur. » (Classica, mars 2018 / Sarah Léon)
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Musique vocale sacrée - Paru le 27 octobre 2017 | Le Palais des Dégustateurs

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4 étoiles de Classica
Il ne faut surtout pas confondre Jacobus Handl avec le Haendel que tout le monde connaît. Notre Jacobus, qui porte également le nom de Jacobus Gallus Carniolus ou, dans la langue slovène de sa naissance, Jakob Petelin Kranjski, est né en 1550 et mort à Prague en 1591. Gallus-Handl-Kranjski est un considérable représentant musical de la contre-Réforme en Bohème, plus précisément à Prague qui était alors l’un des territoires habsbourgeois du Saint-Empire, mêlant le style polyphonique de la Renaissance tardive franco-flamande et le style polychoral vénitien. Ses œuvres couvent autant le genre sacré que profane, mais son œuvre principale reste le gigantesque Opus musicum publié en plusieurs volumes entre 1586 et 1591, une collection de trois cent soixante-quatorze motets couvrant les besoins liturgiques de l’année ecclésiastique complète – de plusieurs années même, eu égard à l’ampleur du travail. On trouve dans ce chef-d’œuvre une immense diversité de styles, d’atmosphères, de couleurs, où se mêlent les premiers accents baroques, ceux de la Renaissance bientôt achevée, et même des réminiscences du Moyen Âge tardif, preuve que Handl maîtrisait son sujet sur le bout des doigts. L’ensemble lyonnais Musica Nova a sélectionné dix-sept motets destinés aux périodes de l’Avent, de Noël, de la Semaine Sainte et de Pâques, démontrant précisément cette palette d’émotions que déploie Handl. Voilà bien un compositeur majeur de son temps, qu’il convient de découvrir. © SM/Qobuz
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Duos - Paru le 13 octobre 2017 | Mirare

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - 4 étoiles de Classica - 5 Sterne Fono Forum Klassik
« Quand après la soirée Verdurin, se faisant rejouer la petite phrase, Swann avait cherché à démêler comment à la façon d’un parfum, d’une caresse, elle circonvenait, elle l’enveloppait, il s’était rendu compte que c’était au faible écart entre les cinq notes qui la composaient et au rappel constant de deux d’entre elles qu’était due cette impression de douceur rétractée et frileuse ». C’est l’indication la plus précise que l’on puisse trouver quant à la « Sonate de Vinteuil », immortalisée alors qu’elle n’existe pas même, par Proust en 1913. D’aucuns pensent qu’il pourrait s’agir de la Première Sonate de Saint-Saëns, d’autant que dans une dédicace de Du côté de chez Swann à Jacques de Lacretelle, volontiers citée comme pièce à conviction, Proust confesse s’être inspiré – pour l’une, au moins, des évocations de la « petite phrase » – de « la phrase charmante mais enfin médiocre d’une sonate pour piano et violon de Saint-Saëns ». Autant pour le pauvre Saint-Saëns, et autant aussi pour Reynado Hahn qui, il est vrai, n’avait alors pas encore écrit sa sonate pour violon et piano qui devrait attendre 1927, cinq ans après la disparition de son cher Marcel. Les sœurs Milstein – NOOOON ! aucun lien de parenté avec un célèbre Nathan, le patronyme Milstein est fort répandu tout autour de la planète et tous ne sont pas violonistes, que diable – ont donc choisi, outre l’évidente Sonate en question de Saint-Saëns (qui est loin d’être aussi médiocre, on y trouve d’épatantes choses à la limite de la tonalité, dans une émotion rare), celle de Gabriel Pierné composée en 1900 et dédiée à Jacques Thibaud – une splendeur d’un compositeur dont la brillante carrière de chef d’orchestre et la modestie naturelle ont quelque peu éclipsé ses géniales compositions – puis, candidat peu probable à vinteuillisme, celle de Debussy écrite en 1917. Reynaldo Hahn, quand même, est représenté par deux mélodies transcrites pour violon et piano, le délicieux À Chloris au merveilleux parfum antique, et L’Heure exquise, le summum d’élégance de la mélodie de salon, ces salons dans lesquels Marcel et Reynaldo brillèrent si souvent. © SM/Qobuz« [...] Maria et Nathalia Milstein ont respectivement trente-deux et vingt-deux ans. Avec ce premier enregistrement pour la cadette qui remportait le premier prix au Concours international de piano de Dublin en mai 2015, et troisième pour l'aînée qui mène une belle carrière comme soliste et au sein du Trio van Baerle, les deux sœurs placent d’emblée la barre très haut. [...] la version de la Sonate pour violon et piano n° 1 de Camille Saint-Saëns atteint des sommets. Les sœurs Milstein font preuve d’une virtuosité à toute épreuve sans jamais se montrer tape-à-l’œil. Le deuxième mouvement lumineux, charmant, expressif et gracieux est un diamant taillé avec une précision d’orfèvre. [...] Ce récital mené avec une immense maturité musicale s’écoute d’un bout à l’autre avec délice.» (Classica, novembre 2017 / Aurélie Moreau)
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Extraits d'opéra - Paru le 6 octobre 2017 | BR-Klassik

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4 étoiles de Classica
« [...] Le début impressionne : l'air redoutable de l'Anaï de Moïse et Pharaon, qu'elle assume crânement, révèle à la fois une technique, un style et un tempérament. Certes la voix n'a pas beaucoup de rondeur, surtout dans l'aigu, mais elle a de la substance, des harmonies et des reflets, les registres se tiennent. [...] Marina Rebeka ne se contente pas de chanter son Rossini, elle le vit, nous faisant succomber à cet "Amor fatale". [...] » (Diapason, décembre 2017 / Didier Van Moere)« Voix spectaculaire comme il en est peu, la soprano Marina Rebeka rappelle Cristina Deutekom par sa puissance, par le métal et par le cisèlement des vocalises. Nul doute que les rôles de Mathilde (Guillaume Tell), Anaï (Moïse et Pharaon) ou Armida (Armida) lui vont comme un gant et mettent en valeur ses moyens vocaux hors du commun. [...] La tragédienne Marina Rebeka, enflammée, éblouit dans les scènes les plus dramatiques : le « Pour notre amour » de Mathilde ou le rondo d’Armida sont peut-être les seules versions enregistrées à ce jour à soutenir la comparaison avec Montserrat Caballé (EMI et RCA) : la lenteur du tempo, qui surprend au début, permet une exécution impeccable de la redoutable variation en triolets, avec des diminutions gravées dans le marbre, là où tant d’autres escamotent dans un flou peu artistique. Car Rebeka vocalise avec une santé vocale d’une rare insolence [...] C’est avant tout par son engagement et par sa force que la soprano lettone Marina Rebeka subjugue et éblouit dans un répertoire fascinant, à mi-chemin entre la tragédie lyrique et le grand-opéra naissant. » (Classica, novembre 2017 / Damien Colas)
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Musique de chambre - Paru le 29 septembre 2017 | Evidence

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4 étoiles de Classica - 5 Sterne Fono Forum Klassik - 5 Sterne Fono Forum Jazz
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Classique - Paru le 22 septembre 2017 | Deutsche Grammophon (DG)

Hi-Res Distinctions 4 étoiles de Classica
Après tant de gravures par d’autres avant lui, qu’est-ce qui peut bien pousser aujourd’hui un interprète à enregistrer des œuvres du grand répertoire romantique aussi célèbres que le Concerto pour violon ou les Variations sur un thème rococo de Tchaïkovski ? Pour Nemenja Radulović, tout nouvel enregistrement ne peut être que le fruit d’une démarche éminemment personnelle. Consacré exclusivement à Tchaïkovski, le nouvel album de Nemanja Radulović aurait pu tout autant s’intituler “Journey East 2”, en écho à l’avant-dernier opus du violoniste : ces deux albums procèdent d’une même approche introspective, une réflexion sur la musique intimement vécue et attachée à des racines culturelles profondes, quasi familiales. Le répertoire de Tchaïkovski a été présent depuis toujours chez lui : celui pour le violon, toute la musique de chambre. Et les Variations Rococo sont avant tout un merveilleux écho de son enfance, lorsque ses deux sœurs violoncellistes les travaillaient pour leurs concours. C’était aussi l’époque où le jeune Nemanja prenait autant de plaisir à travailler son violon qu’à jouer de l’alto ou parfois du violoncelle. D’où son envie de réunir les deux œuvres les plus importantes que Tchaïkovski ait composées pour les instruments à cordes et l'orchestre. D’où le choix d’évoquer cette enfance en enregistrant les variations à l’alto et avec son fidèle ensemble Double-Sens. Pour aller au bout de cette démarche inédite, Nemanja a fait appel à son complice Yvan Cassar, celui de l’album “Journey East”, qui lui a concocté un arrangement des plus convainquant pour instruments à cordes et piano. La conjonction de l’alto et de l’effectif réduit qui l’accompagne donne une légèreté et une énergie qui siéent parfaitement à la fantaisie toute néoclassique de l’œuvre de Tchaïkovski. Le concerto pour violon correspond plutôt à la période de l’arrivée de Nemanja en France, lorsqu’il entra au Conservatoire de Paris et rencontra son professeur Patrice Fontanarosa. Depuis, c’est un des concertos qu’il a le plus joués à travers le monde, faisant en particulier avec lui ses débuts à Paris, Londres et Tokyo. Là aussi, Nemanja aborde l’œuvre d’une façon toute personnelle : il explique que dans le premier mouvement, son intention est de préserver le romantisme de Tchaïkovski mais en « allégeant » le thème d’ouverture et en lui donnant un caractère plus féminin, serein et innocent. Avec le deuxième thème, le soliste se met au second plan et laisse les musiciens s'exprimer librement, leur permettant (harmoniquement et mélodiquement) de faire entendre de grandes phrases sans tomber pour autant dans l’emphase. Bien sûr, il s’agit d'un des concertos les plus virtuoses du répertoire, et Nemanja joue à changer régulièrement de caractère ainsi qu’il modifie certaines articulations à la fin du mouvement, pour conserver une fraîcheur de bout en bout, avec des sons des plus piqués aux plus ronds. Il estime aussi qu'en vibrant un peu moins, il obtient d'autres couleurs, comme si « l'archet prenait la responsabilité de l'expression ». Par contraste, Nemanja Radulović aime voir le deuxième mouvement comme une chanson, “Canzonetta”. Sans entrer dans le pathos, il cherche une véritable simplicité, un peu mélancolique, « en [se] rappelant des choses vécues avec des gens qu’[il] aime énormément et qui ne font plus partie de ce monde ». Pour Nemanja, le final est une fête ! Il imagine une soirée où serait donnée de la musique traditionnelle russe et fait vivre sous son archet cette ambiance festive – en particulier avec le deuxième motif qui se joue accompagné des violoncelles. Puis arrive le magnifique dialogue avec l'orchestre : soliste et musiciens se répondent à plusieurs reprises, par des phrases identiques mais dont l’expression n’est jamais la même, pour aller vers le coda où « la jouissance et la force le rendent enthousiaste comme si la fête était réelle ! » Nemanja Radulović va au bout de sa logique et de son cheminement personnel par le choix de ses complices pour l’enregistrement, qui n’a rien de fortuit. Depuis leur premier concert ensemble, il y a une véritable complicité entre lui, le jeune et enthousiaste Borusan Istanbul Philharmonic Orchestra et son chef Sascha Goetzel. Le maestro autrichien comprend immédiatement les intentions du soliste, qu’il accompagne alors avec ses musiciens dans le sens le plus noble du terme. Quant à Double Sens, on connaît déjà la fidélité qui existe entre tous les membres du groupe et leur leader, puisque Nemanja y a réuni ses plus proches complices des années du Conservatoire de Paris (quand il apprenait le concerto), et ceux de son enfance à Belgrade, lorsqu’il écoutait les Rococo. Une géométrie variable mais qui procède d’un même mouvement, placé sous le signe de la complicité et de la fidélité. Une fidélité aux autres et à soi-même. © Deutsche Grammophon/Universal Music France
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Musique vocale (profane et sacrée) - Paru le 22 septembre 2017 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 4 étoiles de Classica
Dans le cadre de l’Académie du Jardin des Voix qui se tient environ tous les deux ans depuis le début de ce siècle, une demi-douzaine de jeunes chanteurs soigneusement sélectionnés bénéficient d’une formation intensive et personnalisée dispensée par William Christie et Paul Agnew. Le Jardin des Voix offre également à ces jeunes talents l’occasion d’effectuer avec Les Arts Florissants une grande tournée internationale, dont voici un enregistrement réalisé – en public, s’entend – en mars 2017 à Melbourne en Australie. Cette année, le programme, une sorte d’immense « pasticcio », explorait le monde de l’opéra italien, ou plutôt en italien, puisque certains compositeurs – en l’occurrence Haendel, Haydn et de Waert – n’appartenaient pas à la sphère transalpine, mais l’italien était alors la langue préférée pour la scène. Le choix de William Christie s’est porté pour moitié sur le premier baroque, pour moitié sur la toute fin de l’époque ou même des premiers classiques. Outre le plaisir de découvrir des arias extraits de grandes raretés lyriques de ces compositeurs, on découvre bien évidemment les jeunes pousses de la scène de demain. Rappelons que parmi les « anciens » du Jardin des Voix, cuvée 2007, l’on compte par exemple Soya Yoncheva. © SM/Qobuz
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Musique vocale profane - Paru le 22 septembre 2017 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - 4 étoiles de Classica
Les théâtres londoniens étaient des centres vitaux pour la musique à l’époque de la Restauration – la Restauration de la monarchie des Stuart, rappelons-le, qui a suivi la dictature puritaine protestante de Cromwell. Revigorés par l’arrivée d’acteurs femmes et de décors somptueux, ils attiraient un large public, assoiffé d’un peu de divertissement après des années de rigueur religieuse et d’interdiction virtuelle des spectacles. Le compositeur le plus en vue au début de cette période était Locke et son expérience dans ce domaine date déjà de l’ère de Cromwell. Bien que les puritains aient fermé les théâtres, des pièces pouvaient parfois contourner cette interdiction, comme ce fut le cas du masque Cupid and Death d’après Ésope, musique de Gibbons, représenté devant l’ambassadeur portugais en 1657 – puis reprise en 1659 avec une musique additionnelle de Locke. Lorsque les théâtres rouvrirent en 1660, on exigeait de la musique dans chaque pièce, mais plutôt comme un ornement que comme un élément indissociable de l’intrigue. Chacune nécessitait un ensemble d’airs et de morceaux instrumentaux joués au début et entre chaque acte. Locke a écrit plus d’une vingtaine d’airs de ce type, sans que l’on puisse les associer à des œuvres spécifiques. La plupart de ses musiques de scène, comme Curtain Tune et Lilk, sont conservées dans divers manuscrits d’époque, présentant de la musique de scène pour des pièces données au cours de la dernière décennie du XVIIe siècle. Ce sont précisément ces pièces intercalaires, airs ou « levers de rideaux », que nous propose l’ensemble Le Caravansérail de Bertrand Cuiller – Cuiller, rappelons-le, fut disciple de Pierre Hantaï et de Christophe Rousset dans le domaine du clavecin. Son dernier album solo, l’intégrale de l’œuvre pour clavecin de Rameau, fut « Choc de l’Année de Classica 2015 ». Les airs sont ici confiés à la soprano écossaise Rachel Redmond, une grande habituée de la musique baroque. © SM/Qobuz« [...] Le soprano de Rachel Redmond se caractérise par sa fraîcheur, sa capacité à évoluer du gouailleur (Twas within a furlong of Edinboro’ town) au délire (Oh Jealousy !) en vertu d’une prononciation on ne peut plus native, même si sa lecture du célèbre O Solitude privilégie l’intime aux dépens du pathétisme (qu’on laissera aux contre-ténors).» (Classica, novembre 2017 / Jérémie Bigorie)
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Musique de chambre - Paru le 22 septembre 2017 | Alpha

Hi-Res Livret Distinctions 4 étoiles de Classica
Après un premier album consacré aux quatuors de Mozart (récompensé par un Choc de Classica et par un Diapason Découverte), le quatuor fondé par Nicolas Van Kuijk retourne à ses racines en abordant les oeuvres phares du répertoire français : les uniques quatuors de Maurice Ravel et de Claude Debussy ainsi que la Chanson perpétuelle d’Ernest Chausson, accompagnés par la mezzo-soprano Kate Lindsey, qui vient de rejoindre le label Alpha et le pianiste Alphonse Cemin, lui aussi habitué. © Alpha Classics 
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Piano solo - Paru le 22 septembre 2017 | naïve classique

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4 étoiles de Classica
« Le plaisir que procure l’écoute de ce programme tient pour beaucoup au caractère indomptable des lectures de Laure Favre-Kahn [...] "Vers la Flamme" trace un itinéraire rythmé et cohérent, aux transitions habiles (l’enchaînement entre Liszt et Borodine), aux humeurs remarquablement campées (Scènes d’enfant). Favre-Kahn mène Scarbo tambour battant, avec une nervosité exacerbée, tout en maintenant un souple va-et-vient entre jeu de timbre et jeu rythmique : les audaces, les éclats et les remous de l’écriture apparaissent ici en pleine force. Puis viennent les remarquables basses de Funérailles et le débit convulsif de Vers la flamme ; l’inflation progressive du son, merveilleusement calculée, emporte tout de suite l’adhésion. [...] Par l’acuité et la versatilité de son jeu, Laure Favre-Kahn donne au programme une cohérence inespérée. [...] » (Diapason, novembre 2017 / Julien Hanck)
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Messes, Passions, Requiems - Paru le 15 septembre 2017 | BR-Klassik

Hi-Res Livret Distinctions 4 étoiles de Classica
Pour Duruflé, l’invention musicale était – disait-il – le fruit de la persévérance et du labeur ; il affirmait qu’il composait avec difficulté et qu’il revenait cent fois sur ses manuscrits. Des doutes et des scrupules donc, ce qui explique sans doute en grande partie la taille modeste de son œuvre : on compte quatorze numéros d’opus, même s’il existe quelques pièces non-numérotées, mais quand même… Son langage reste imprégné de trois influences majeures : le chant grégorien, le romantisme tardif et l’ « impressionnisme » à la française. Dans son Requiem de 1948, Duruflé préfère suivre les traces de Fauré – qui avait lui-même adopté un ton plutôt contemplatif, évitant les affres du Jugement dernier, préférant se pencher sur la confrontation spirituelle de l’Homme avec sa mort, dans des sentiments de douceur et d’espoir. On est donc loin, très loin, des Requiems romantiques à la Berlioz et Verdi, de véritables « fresques de l’Apocalypse » ; comme Fauré avant lui, Duruflé se dispense de « Dies irae », plaçant la Résurrection au centre de sa conception. Et comme Duruflé, Respighi a adopté bien des influences du chant grégorien, dont des éléments se trouvent dans plus ou moins toutes ses œuvres à partir des années 1920. L’explication tient en partie au fait qu’à cette époque, le compositeur souhaitait s’éloigner tout à la fois des harmonies chromatiques et incandescentes des véristes d’une part, des post-wagnériens d’une autre, et que d’un autre côté il lui semblait impossible de glisser sur la pente de l’atonalisme, voire du sérialisme. C’est donc loin en arrière que Respighi trouva à la fois une consolation musicale et une puissante source d’inspiration : dans le caractère austère et archaïque du chant grégorien, dont il développa le potentiel avec tous les outils de la modernité. C’est ainsi qu’il intégra toutes ces sources dans son Concerto gregoriano pour violon et orchestre de 1921. À son grand regret, l’accueil ne fut pas des plus chaleureux et toute sa vie, il attendit – en vain – un interprète digne de son œuvre. Gageons que ce nouvel enregistrement signé Henry Raudales rendra pleinement justice à cet ouvrage rare et raffiné. © SM/Qobuz« [...] la vision de Repusic est nettement plus romantique que celle de Cleobury : le grandiose prend le dessus. Les effectifs sont impressionnants, au même titre que la prise de son, spectaculaire. Et la grande ferveur est au rendez-vous, au même titre que la perfection chorale et instrumentale. Si le couplage de ces deux concerts munichois peut surprendre, il se révèle finalement justifiable. La voix est désormais celle du violon de Henry Raudales, très convaincant [...] La discographie de ce Concertino gregoriano de Respighi étant globalement décevante, on accueillera celui-ci avec satisfaction. C'est toutefois la vision du Requiem qui fixera l'attention sur ce disque un peu hétéroclite, mais réussi. Une heureuse alternative à Cleobury.» (Classica, novembre 2017 / Xavier de Gaulle)
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Duos - Paru le 15 septembre 2017 | PentaTone

Hi-Res Livret Distinctions 4 étoiles de Classica
Le célèbre baryton états-unien Thomas Hampson se saisit ici d’une belle poignée d’airs « de salon » français (l’on met « de salon » entre guillemets, car le terme sonne un peu dégradant dans certains esprits, alors que ces mélodies sont tout autre que dégradées ou dégradantes !), de la finesse de Gounod et Bizet aux harmonies irisées de Chausson et Massenet. Oui, ces mélodies étaient conçues pour l’alcôve des salons parisiens, ce qui ne signifie nullement que les personnes qui tenaient salon étaient sourdes ; on y découvre des trésors de sophistication, d’ironie, de joies et de peines, des raffinements d’écriture du meilleur aloi – voire de grand génie. L’ « esprit français » y déroule son tapis, des plaintives beautés de Chausson et Massenet, de la délicieuse Danse macabre de Saint-Saëns, de l’irrésistible Villanelle des petits canards de Chabrier, jusqu’au charme hausmannien de la Sérénade ou de Ô ma belle rebelle de Gounod. Hampson, dont l’élocution française est un véritable délice y compris pour les puristes, est ici accompagné par le pianiste polonais Maciej Pikulski, autant à l’aise dans le répertoire du concerto et de la musique de chambre que dans celui, peut-être plus difficile encore, de l’accompagnement de mélodie. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 8 septembre 2017 | Alpha

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Gramophone Award - 4 étoiles de Classica
Delphine Galou est reconnue et appréciée pour sa musicalité et son timbre attachant. Elle a participé à de nombreuses productions baroques et à des enregistrements d’opéras (Vivaldi), mais voici son premier récital. Il est consacré à un programme de musique sacrée, motets, cantates et oratorios qui, au cours des XVIIe et XVIIIe siècles subissent l’influence de l’opéra, de plus en plus en vogue. Du célèbre « Agitata infido flatu » de Vivaldi, extrait de son oratorio Juditha Triumphans, qui répond à l’air d’une autre Juditha, cette fois composée par Jommelli, aux Lamentations de Stradella et au magnifique motet de Porpora « In procella sine stella », Delphine Galou dresse une galerie d’émotions spirituelles. Elle est accompagnée par l’excellente Accademia Bizantina et son chef et claveciniste Ottavio Dantone. Un Concerto de Gregori et une Sinfonia de Caldara complètent cet enregistrement dont plusieurs pièces n’ont encore jamais été enregistrées. © Alpha Classics« [...] Le terme Agitata mis en exergue de ce récital dévolu au répertoire sacré baroque n’est pas à prendre à la légère : certes, nous aurons droit à nos arie di furore et di tempesta, mais il s’agit avant tout de l’agitation de l’âme pécheresse, en butte aux doutes et aux affres de l’existence. [...] Delphine Galou s’attache à traduire les affetti sans ostentation, avec une grâce, n’était la thématique explicitement religieuse du disque, qui est l’apanage des grandes artistes.» (Classica, novembre 2017 / Jérémie Bigorie)
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Musique de chambre - Paru le 8 septembre 2017 | Challenge Classics

Hi-Res Distinctions 4 étoiles de Classica
Ce premier enregistrement de l’ensemble L’Estro d’Orfeo emprunte son titre Altri canti d’amor d’un madrigal tiré du Huitième Livre de Monteverdi. Le programme couvre le XVIIe siècle italien, plus précisément l’école d’Italie du Nord, plus précisément encore la sphère vénitienne – Monteverdi, Marini, Merula, Cavalli etc. On y trouve des pièces purement instrumentales, d’autres vocales – mais précisons d’emblée que toutes les pièces vocales sont ici données en version instrumentale. On peut s’étonner que des œuvres chantant l’amour soient confiées à des instruments et non pas à des voix : c’est justement là que les musiciens de L’Estro d’Orfeo sous la houlette de sa fondatrice, la violoniste franco-espagnole Leonor de Lera, souhaitent montrer qu’il y a mille manières de chanter l’amour. Le propos étant aussi de souligner combien, en cette époque-charnière, la musique instrumentale gagne en importance, quittant son seul rôle d’accompagnement pour embrasser celui, autrement valorisant, de musique à part entière, avec sa technique et sa virtuosité propres qui se développent à grand pas. Les parties vocales sont donc reprises soit par le cornet à bouquin, soit par les cordes. © SM/Qobuz

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Musique vocale profane dans le magazine