Les albums

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Jazz - Paru le 1 mars 2019 | Full Rhizome

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
« Le jazz tourne-t-il en rond ? », s’interrogent régulièrement une poignée de ronchons. Une simple écoute de Montevago fermera le débat fissa ! Cette nouvelle embardée furibarde dans laquelle se lancent le pianiste Roberto Negro et le violoniste Théo Ceccaldi, plastique les étiquettes stylistiques. Le tandem cuisine ici un gombo ultrarythmique jouant aussi bien avec les motifs répétitifs que les folklores européens. Negro et Ceccaldi s’amusent aussi avec les textures sonores de leurs instruments respectifs mais surtout de l’accouplement de ceux-ci. Tantôt les mandales volent, puis les deux saltimbanques optent pour un temps calme. Et ainsi de suite. Surtout, leurs corps à cordes foisonnent d’idées. « Est-ce du jazz ? » Pas certain mais peu importe tant ces improvisations à 360° sont jouissives, ludiques et fascinantes. © Marc Zisman/Qobuz
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Jazz - Paru le 11 janvier 2019 | JMS Productions

Distinctions 4F de Télérama
91 ans et toujours aussi… joueur ? Martial Solal détaille lui-même la règle de ce jeu, la règle de son jeu, ici intitulé Histoires improvisées (Paroles et musique). « Elle consistait à improviser une vingtaine de pièces, plutôt courtes, inspirées par un nom ou quelques mots inscrits sur 52 petits carrés de papier contenus dans un chapeau. Je n’avais plus qu’à fermer les yeux et extraire un à un ces papiers qui me serviraient de points de départ. Le tout a été enregistré en une seule prise, ce qui peut expliquer quelques redites et le côté parfois débridé ou irréfléchi... J’ai joué de la même façon que je le ferais chez moi, le matin, juste pour divaguer sur le clavier. » Le résultat est à l’image de ce modeste géant du piano jazz ; voire du piano tout court. De délicieuses séquences, d’une ou cinq minutes c’est selon, racontant non seulement l’histoire d’un musicien, d’une ville, d’un instrument, d’un titre ou de n’importe quoi d’autre mais avant tout l’histoire de Solal lui-même. Et comme à l’accoutumée avec ses enregistrements, certains de ses confrères cadets feraient bien de tendre l’oreille à ces croquis d’improvisations d’une fraîcheur folle et d’une intelligence rare. © Marc Zisman/Qobuz
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Jazz - Paru le 26 octobre 2018 | Mack Avenue Records

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - 5 Sterne Fono Forum Jazz
Pour mêler une certaine virtuosité dont il est dépositaire et une énergie à l’instinct, Christian McBride s’est entouré de trois instrumentistes aussi indiscutables que lui : le saxophoniste Marcus Strickland, le trompettiste Josh Evans et l’incroyable batteur Nasheet Waits. Mais une belle affiche ne signifie pas obligatoirement une belle session. Avec Christian McBride's New Jawn, le contrebassiste de Philadelphie signe pourtant l’un de ses plus beaux disques. À 46 ans, McBride déballe un lâcher-prise assez salvateur. Le bien nommé Walkin' Funny d’ouverture suivi du débridé Ke-Kelli Sketch montrent un quartet fonçant tête baissée. Souvent le cas lorsque aucun pianiste n’est de la partie. Un gang déterminé à tirer sur tout ce qui bouge tout en gardant l’esprit bon enfant de la solide fratrie. Dans ce contexte, le jeu insaisissable de Waits est une colonne vertébrale surpuissante. Et Strickland et Evans alternent entre le souffle de la révolte et celui de la brise poétique. McBride, en maître de cérémonie, n’a plus qu’à slalomer entre les jambes de ses amis. De jouer au félin (Ballad of Ernie Washington) ou au sprinteur (Sightseeing) pour rendre son disque de hard-bop moderne réellement délicieux. © Marc Zisman/Qobuz
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Jazz - Paru le 19 octobre 2018 | Gazebo

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Comme un retour aux sources pour Eric Le Lann et Paul Lay. Á LA source même. Avec Thanks a Million, le trompettiste et le pianiste font un pèlerinage sur la planète Louis Armstrong. Ils ne sont évidemment pas les premiers à venir célébrer cette musique géniale mais leur approche tout en finesse et d’une grande pureté mélodique force le respect. Mais avant même l’élégance des relectures qu’ils proposent, Le Lann et Lay signent ici un pacte de complicité fascinant. Une profonde connivence qui donne à ces standards maintes fois entendus des teintes originales. Et puis les duos piano/trompette, surtout lorsqu’ils ont cette tenue, ne courent pas/plus les rues… Un superbe paso-doble qui se referme par Farewell to Louis, une composition originale gorgée de mélancolie. © Marc Zisman/Qobuz
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Jazz - Paru le 12 octobre 2018 | Sunnyside

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Même si le Quartette Oblique avance comme un seul homme, Dave Liebman a des allures de leader. Préciser que son nom figure sur plus de 300 albums et que son CV comporte notamment des piges chez Miles Davis ou Elvin Jones, pour n’en citer que deux, permet de cerner le calibre du saxophoniste de Brooklyn… Heureusement pour lui, Liebman, désormais âgé de 72 ans, réussira rapidement à imposer son nom, loin de ses illustres employeurs… Ici, avec le pianiste Marc Copland, le contrebassiste Drew Gress et le batteur Michael Stephans – qui est en fait le véritable instigateur de ce quartet –, il souffle un vent coltranien au possible sur un répertoire essentiellement composé de standards, dont trois sont signés Miles (Nardis, All Blues et So What) et un du Duke (In a Sentimental Mood). Enregistré en live au club de jazz Deer Head Inn de Delaware Water Gap en Pennsylvanie, voilà une merveilleuse fulgurance d’improvisations jamais sages ou convenues. Un tourbillon libertaire à déguster d’une traite. © Marc Zisman/Qobuz
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Jazz contemporain - Paru le 5 octobre 2018 | TRAIN FANTOME

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Indispensable JAZZ NEWS
Plutôt courageux de donner un titre comme L’Odyssée à son album. Mais Fred Pallem a toujours été un véritable aventurier du jazz contemporain, empêchant le genre de tourner en rond... Et son périple 2018 n’est qu’un nouveau trip osé et dense articulé autour de rythmes costauds et d’arrangements délicieux. Ici, Pallem, épaulé par son indéboulonnable Sacre du Tympan, construit des pièces à tiroirs, souvent très funky et très cinématographiques. Rien de surprenant quand on pense à Soul Cinema !, son album de 2017 autour de la Blaxploitation, et son hommage aux BO de François de Roubaix publié l’année précédente, deux disques qui déteignent sur cette Odyssée. Ici, on déambule comme on regarderait un vrai faux film mi-thriller, mi-comédie dramatique, avec une légère saveur vintage (70's surtout). Les arrangements sont millimétrés, les compositions blindées de clins d’œil et les interventions des solistes toujours originales. © Max Dembo/Qobuz
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Jazz contemporain - Paru le 21 septembre 2018 | Label Bleu

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Indispensable JAZZ NEWS
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Jazz - Paru le 31 août 2018 | ACT Music

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
Dire que Vincent Peirani a secoué la planète de l’accordéon jazz est un doux euphémisme… En 2015, son album Living Being libérait encore plus le piano à bretelles du carcan des stéréotypes. « Je voulais monter mon propre groupe, au sein duquel j’avais besoin de me sentir en confiance, expliquait alors l’accordéoniste. Je voulais me sentir en "famille". Pour ces raisons, j'ai fait appel à quatre musiciens, qui sont des amis de longue date. » Naturellement, Peirani s’entourait d’Emile Parisien, son binôme du duo Belle Epoque, et choisissait également le bassiste Julien Herné, le batteur Yoann Serra et le claviériste Tony Paeleman… Les compositions signées Peirani et les reprises de Michel Portal et Jeff Buckley faisaient de ce Living Being un laboratoire incroyablement organique. Une aire de jeu sur laquelle ces jeunes musiciens comblaient le fossé parfois existant entre composition et improvisation, harmonies classiques et rythmes jazz. L’écriture de Vincent Peirani sait être touchante et débordante d’imagination mais aussi surprenante et insaisissable. L’accordéoniste est d’une génération s’abreuvant à tant de sources musicales qu’on comprend l’origine d’une telle densité. Trois ans plus tard, avec les mêmes complices, Living Being II (Night Walker) est aussi sacrément dense. Et Peirani s’amuse là encore à faire le grand écart côté répertoire en glissant quatre reprises aux côtés de ses huit compositions : Bang Bang de Sonny Bono, What Power Art Thou extrait de King Arthur de Purcell et deux tubes de Led Zep, Kashmir et Stairway to Heaven. Sur ces relectures atypiques d’ailleurs, son approche est fascinante. Comme la manière avec laquelle son instrument s’approprie la partition de Jimmy Page et Robert Plant. Living Being II (Night Walker) est surtout la réussite d’une formation guidée par la complicité. L’osmose à son zénith. © Max Dembo/Qobuz
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Jazz vocal - Paru le 29 juin 2018 | Blue Note

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Pas besoin de siroter à la même source pour s’apprécier, voire cuisiner ensemble… La preuve avec cette rencontre entre une reine vénérée de la country alternative et un vieux sage respecté du jazz moderne : Lucinda Williams et Charles Lloyd, couple d’un jour épaulé par un casting cinq étoiles de musiciens dans lequel on croise le guitariste Bill Frisell, le maître de la pedal steel Greg Leisz, le bassiste Reuben Rogers et le batteur Eric Harland… En des temps anciens, chacun a fait la révolution dans sa propre maison. Ici, le tandem est plutôt là pour célébrer une certaine idée de l’Amérique avec un répertoire ouvert. Un menu hétéroclite mêlant jazz, blues, country et rock’n’roll, Lucinda ne chantant que sur la moitié des dix titres. Vanished Gardens offrent aussi bien du Jimi Hendrix (Angel) que du Thelonious Monk (Monk’s Mood), du Roberta Flack (Ballad of the Sad Young Men) mais aussi des pièces des deux intéressés (trois de Charles Lloyd, quatre de Lucinda Williams). Surtout, voilà à un album raffiné et profond, l’œuvre de deux auteurs/interprètes ayant su digérer avec intelligence des décennies de musique. © Marc Zisman/Qobuz
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Jazz - Paru le 6 avril 2018 | Okeh

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Qobuzissime
Ce superbe ovni ne s’appelle pas Nordub pour rien. Nor pour North, le Nord, incarné ici par Nils Petter Molvaer. En 1997, lorsque le label ECM publia l’étonnant album Khmer, ce trompettiste norvégien ébranla la planète jazz en intégrant de l’électronique à son univers sonore assez climatique. Nor, c’est aussi son compatriote le guitariste Eivind Aarset et le bidouilleur et DJ finlandais Vladislav Delay. Quant aux trois lettres de Dub, elles sont ici représentées par le duo le plus emblématique du genre : le batteur Sly Dunbar et le bassiste Robbie Shakespeare. En 2015, cette association on ne peut plus atypique entre le tandem jamaïcain et Nils Petter Molvaer s’est produite sur scène. De quoi s’échauffer avant d’entrer tous ensemble en studio, à Oslo. Par essence, l’univers de Molvaer a toujours été hybride, accueillant des textures jamais exclusivement jazz. Son jeu manipule différents leviers atmosphériques sans jamais délaisser la force créative de ses improvisations ou de ses compositions. Ici, le trompettiste laisse même entrer le son unique de Sly & Robbie avec beaucoup de naturel. Là réside sans doute la force de Nordub. Personne ne prend le dessus, ni ne cherche à étouffer l’autre. La fusion est totale et sincère. On sent même nos deux vieux routiers sexagénaires jamaïcains sortir de leur habituelle zone de confort pour participer activement à la musique qui prend forme. Tout comme le travail d’Aarset et Delay est lui aussi essentiel dans le résultat final. Ensemble, nos cinq aventuriers du son accouchent d’une belle symphonie planante de dub’n’jazz vraiment singulière. © Marc Zisman/Qobuz
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Jazz vocal - Paru le 6 avril 2018 | ODIN

Distinctions 4F de Télérama
15,99 CHF

Jazz - Paru le 6 avril 2018 | BMC Records

Distinctions 4F de Télérama - Choc de Classica
« Le contrebassiste hongrois Mátyás Szandai puise dans les créations musicales de Bartók, essentiellement les Mikrokosmos et les danses et chants de Noël, pour le répertoire de l’album qu’il interprète avec Mathias Lévy au violon et Miklós Lukács au cymbalum, dont la densité harmonique et le timbre font ici merveille. Ces Bartók Impressions donnent une impression de familiarité pour qui écoute souvent les Mikrokosmos ou même le Concerto pour orchestre, mais aussi une sensation de fraîcheur renouvelée sans trahir l’esprit du grand Béla. On assiste à un double phénomène : de même que Bartók reprend des airs populaires pour en faire sa propre matière, à leur tour, Mátyás Szandai et ses compagnons puisent dans les chromatismes et les modulations audacieuses de ses compositions la sève de la leur. Il y a là une voie originale et novatrice où l’écriture et l’improvisation excellent et dont le résultat musical est une esthétique passionnante et féconde. » (Classica, novembre 2018 / Jean-Pierre Jackson)
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Jazz - Paru le 23 mars 2018 | Columbia - Legacy

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Indispensable JAZZ NEWS - Pitchfork: Best New Reissue - 5 Sterne Fono Forum Jazz
Lorsque les noms de Miles Davis et John Coltrane se retrouvent à la même affiche, le frison est déjà à portée de main. Avec ce sixième épisode des Bootleg Series du trompettiste, il se transforme même – doux euphémisme – en extase. The Final Tour se concentre sur le dernier chapitre de la collaboration entre Miles et Coltrane. Sur quatre CD, il comprend des performances enregistrées dans le cadre de leur tournée européenne de 1960 – la dernière ensemble – avant la mort du saxophoniste en juillet 1967. On y retrouve les deux concerts de l’Olympia à Paris le 21 mars 1960, les deux du 22 mars à Stockholm et celui du 24 mars à Copenhague, le tout disponible pour la première fois à partir des bandes analogues ¼ pouces. Ces cinq concerts se déroulent un an à peine après la sortie du chef-d’œuvre Kind of Blue qui a violemment secoué la jazzosphère. La puissance nucléaire créative des protagonistes est ici telle que le quintet est à chaque seconde au bord de l’implosion. Avec le pianiste Wynton Kelly, le contrebassiste Paul Chambers et le batteur Jimmy Cobb, Miles comme Trane livrent des improvisations torrentielles dans lesquels la fusion comme l’opposition sautent aux oreilles. Mais miraculeusement, tout tient, rien ne s’effondre. Au contraire ! C’est la magie de ces cinq concerts : entendre à la fois l’individualisme de cinq géants et leur capacité à se tenir par la main pour rugir à l’unisson. Côté répertoire, ce coffret est une sorte de nirvana davisien avec les plus grands thèmes (pas toujours de lui) qui ont fait le succès du trompettiste : ’Round Midnight, Bye Bye Blackbird, On Green Dolphin Street, Walkin’, All of You, Oleo, So What ou bien encore All Blues… Enfin, The Final Tour se conclut par une étonnante interview donnée par Coltrane au DJ radio suédois Carl-Erik Lindgren. « Vous sentez-vous en colère ? », lui demande celui-ci. « Non, répond Trane. J’expliquais récemment à un ami que la raison pour laquelle je jouais tant de sons – et c’est pour ça que ça peut ressembler à de la colère –, c’est que j’essaie de dire beaucoup de choses en même temps. Et je ne les ai pas triées. » A l’écoute de ces concerts de 1960, on ne peut que crier : non au tri sélectif ! © Marc Zisman/Qobuz
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Jazz - Paru le 23 mars 2018 | Buda musique

Distinctions 4F de Télérama
Entre les 6 055 tuyaux et les 25 tonnes de bois et de métal du grand orgue symphonique de la Philharmonie maniés par Baptiste-Florian Marle-Ouvrard et les quelques centaines de grammes et les dizaines de centimètres de la clarinette de Yom, le duel semble inégal. Mais les deux virtuoses ne font pas dans l’esbroufe et leur prière commune est nuancée et harmonieuse. Cette pièce de 26 minutes, divisée en 10 parties continues (incantation, pèlerinage, méditation, doute, fatalité, lumière brûlante, Eyli Ata, méditation 2, incantation 2 et apothéose) est un dialogue partiellement improvisé dans lequel chacun montre le désir de communier avec l’autre. Les origines sépharades du clarinettiste et le rattachement de l’organiste à l’église Saint-Eustache de Paris, où il est cotitulaire des grandes orgues, n’orientent en rien cette pièce profonde vers une logique dogmatique. Tout autant imprégnée d’intentions sacrées que profanes, cette Prière commune s’élève du fond de l’âme humaine, en respectant les doutes et les profondeurs émotionnelles. Elle sera bénéfique à quiconque sait dresser l’oreille. © Benjamin MiNiMuM/Qobuz 
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Jazz - Paru le 9 mars 2018 | Intuition

Distinctions 4F de Télérama
Mieux que de savoir tout faire, ou plutôt tout jouer, Martial Solal pianote avant tout du Martial Solal. Et qu’il croque des scies certes géniales comme Body & Soul ou Night & Day ou qu’il emboîte le pas à la Marche turque de Mozart, il fait siennes toutes les partitions qu’il feuillette. Dans cet exercice de montage et de démontage de standards, l’une de ses marottes, il est surtout inégalable. Et même à 90 ans passés ! Ce qu'il propose en 2017, seul face à son Steinway, devant le public du théâtre de Gütersloh en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, est un nouveau tour du monde virevoltant. Un trip tout sauf nostalgique orchestré par des doigts toujours aussi agiles – si, si, si – et une inventivité perpétuellement renouvelée. Bref, certains de ses confrères cadets feraient bien de tendre l’oreille à cette heure de musique totale et d’une fraîcheur folle… © Marc Zisman/Qobuz
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Jazz contemporain - Paru le 2 mars 2018 | ONJ Records

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
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Jazz - Paru le 26 janvier 2018 | ACT Music

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - 5 Sterne Fono Forum Jazz
De l’amour et de la paix. Le programme de cet album de Joachim Kühn a le mérite d’être clair. Avec le batteur Eric Schaefer et le contrebassiste Chris Jennings (son trio formé en 2015), le pianiste allemand désormais âgé de 73 ans semble avoir trouvé un nouveau terrain de jeu sur lequel la force de ses mélodies s’avère centrale. Plutôt rangé dans la catégorie des musiciens avant-gardistes, voire free, Kühn, qui a toujours rejeté les conventions tout au long de sa longue carrière, n’est évidemment pas en train de sombrer ici dans une musique simpliste et lisse. Bien au contraire. A travers des thèmes assez concis, essentiellement originaux – à l’exception de pièces des Doors (The Crystal Ship), de Moussorgski (Le Vieux Château, extrait des Tableaux d'une exposition) et d’Ornette Coleman (Night Plans) –, il aère ses improvisations et prend le temps de jouer avec l’espace et même les silences. Publié en 2016, Beauty & Truth, premier disque du trio, offrait déjà à entendre ce Kühn un brin inhabituel. Avec Love & Peace, il a trouvé une paix intérieure qui rend sa musique encore plus touchante. © MD/Qobuz
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Jazz vocal - Paru le 20 octobre 2017 | Abalone Productions

Livret Distinctions 4F de Télérama
Elle a beau être « fille de », Claudia Solal n’a pas opté pour le piano comme son illustre père (Martial) mais pour le micro. Le clavier, elle l’a laissé à Benjamin Moussay. Avec ce vieux complice, elle avait signé un beau Porridge Days en 2005. Et leurs retrouvailles au disque, douze ans plus tard, sont assez… tétanisantes ? Les étiquettes ont beau être utiles pour poser des bases et s’orienter dans les magasins de disques (qui n’existent d’ailleurs plus), impossible d’en coller aux basques de ces onze compositions originales. Du jazz sans doute. De la pop aussi. Un brin de musique contemporaine aussi. Des improvisations, évidemment. On ne sait pas trop, mais qu’importe car la beauté de cette voix, lovée dans ces mélodies poétiques à souhait, sorties d’un piano, d’un Fender Rhodes ou d’un quelconque synthé, suffit à apprécier cet album hors du temps, hors des modes… On pense parfois à ce no man’s land dans lequel évolue Jeanne Added (avec qui Claudia Solal partage le même coiffeur) et l’on se dit qu’il fait bon vivre dans ce monde parallèle. © MZ/Qobuz
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Jazz - Paru le 1 octobre 2017 | Fremeaux Heritage

Distinctions 4F de Télérama
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Jazz vocal - Paru le 29 septembre 2017 | Mack Avenue Records

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Indispensable JAZZ NEWS
Album après album, Cécile McLorin Salvant rappelle qu’elle est tout sauf le cliché de la « chanteuse jazz ». Révélée au grand public en 2013 avec le somptueux WomanChild, elle avait haussé le ton, deux ans plus tard, avec For One To Love, un disque encore plus maîtrisé, plus complet et sur lequel sa voix faisait davantage de miracles. Celle qui vit le jour le 28 août 1989 à Miami en Floride et étudia le droit français, le baroque et le jazz vocal à Aix-en-Provence avant de remporter le Concours International Thelonious Monk en 2010 (à seulement 20 ans devant un jury composé d’Al Jarreau, Dee Dee Bridgewater, Patti Austin, Dianne Reeves et Kurt Elling !) était également une impressionnante compositrice comme le montraient les cinq chansons originales de cette cuvée 2015… Avec Dreams And Dagger, la Franco-américaine installée à Harlem signe un troisième album enregistré en concert dans la Mecque new-yorkaise du Village Vanguard et au DiMenna Center avec son fidèle trio (le pianiste Aaron Diehl, le contrebassiste Paul Sikivie et le batteur Lawrence Leathers) et, en invités sur certains titres, le Quatuor Catalyst et le pianiste Sullivan Fortner. Un vrai choix pour celle qui rêve de n’enregistrer que des albums live, là où le son de son groupe lui paraît le plus authentiquement représenté. Plus classique dans sa forme que ses deux précédents enregistrements, Dreams And Dagger est surtout la preuve de son aisance quel que soit le répertoire. Dans un standard comme My Man’s Gone Now où on ne compte même plus les milliers de versions existantes, elle embarque la mélodie et sa voix sur des sentiers inédits et l’effet est assez stupéfiant. Et puis Cécile McLorin Salvant fait aussi corps avec son trio qui n’est jamais un simple faire-valoir de son organe de feu mais un élément essentiel de son univers musical. Bref, elle trace, une fois de plus, un peu plus profondément son sillon loin de la sainte-trinité Billie/Sarah/Ella car comme l’a dit Wynton Marsalis, « des chanteuses comme ça, vous en avez une par génération ou toutes les deux générations… » © MD/Qobuz

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