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Afrique - Paru le 10 mai 2019 | Buda musique

Distinctions 4F de Télérama
Comme l’atteste leur patronyme en quatre langues (zoulou, portugais, kiswahili et anglais), les membres du collectif Bantu Continua Uhuru Consciousness ne s’adressent pas uniquement à leur communauté du ghetto de Soweto. S’il témoigne des corruptions et inégalités sociales de leur environnement, leur message est universel, et prône la libération physique et spirituelle de l’homme, où qu’il soit. Les ingrédients de leur musique hybride, organique et essentielle sont simples et maîtrisés. La basse funky domine, ondule et caresse. Les tambours et les congas ouvrent la conscience et poussent irrémédiablement vers la danse. Les voix entre chant zoulou et flow hip-hop ouvrent l’esprit. Les flûtes shona ou la trompe mbomu appellent les ancêtres, les subtils effets sonores électroniques convoquent le présent. Il n’y a plus qu’à se laisser glisser vers une transe salvatrice. Si la puissance musicale de BCUC est particulièrement prégnante lors de leurs prestations scéniques, cet album, le troisième, leur rend parfaitement justice. Deux longues suites dépassant le quart d’heure où alternent de façon naturelle accélérations, ralentissements et breaks. Dans la seconde (Sikhulekile, “nous sommes libres” en xhosa) la présence de Femi Kuti, fils de Fela, l’inventeur de l’afrobeat, fait le lien entre les combats d’hier et ceux d’aujourd’hui. Ses improvisations au saxophone étincellent au cœur du flot énergétique et thérapeutique des sept sorciers sud-africains. L’album se clôt sur un troisième titre de 4 minutes Isivunguvungu (“l’orage”), pour lequel BCUC accueille le poète, slameur et activiste américain Saul Williams, parfaitement au diapason des objectifs du groupe. Au bout des 50 minutes de The Healing (“la guérison”), on ne peut que constater qu’il porte parfaitement son nom et s’étonner qu’il ne soit pas remboursé par la sécurité sociale. © Benjamin MiNiMuM/Qobuz
CD9,59 CHF

Musiques du monde - Paru le 9 mars 2015 | Believe digital

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Afrobeat - Paru le 10 janvier 2014 | La Cile

Le fils aîné de Fela Anikulapo Kuti, empereur de l’afro-beat, et « Black President » auto-proclamé d’un Nigéria gangrené par les luttes intestines et la corruption, n’a jamais souhaité offrir une copie fidèle des œuvres de son père, et ce bien qu’il se soit rodé en concert aux côtés de son géniteur. Le cinquième album de Femi Kuti, né à Londres mais élevé à Lagos, en est une nouvelle preuve éclatante. Disque politique, car dénonciateur des travers d’un pays, et d’un continent, livrés aux mains des affairistes, Day by Day est également un disque de joie, car de danse, offert par un musicien désormais sûr de son art et reconnaissant à des étoiles de la soul music tels Curtis Mayfield, d’avoir ouvert la voie d’une inspiration afro-américaine. Le groupe Positive Force, naturellement plus à l’aise dans la fièvre des concerts que dans l’apparente froideur des studios, parvient néanmoins à injecter ici cette pulsion si caractéristique de la danse hypnotique, crue et énergique, propre au genre. Femi a mis à profit quelques sessions parisiennes pour convier la chanteuse Camille à participer aux chœurs de la chanson-titre. Quant à Keziah Jones, il branche sa guitare flamboyante sur deux pièces. Et Sébastien Martel, guitariste explorateur, a décidé pour sa part de collaborer à l’ensemble de l’enregistrement. Le tout donne une coloration tout à fait roborative de fête militante, et concernée, aux mélodies et rythmes produits par Sodi, homme aux manettes derrière l'artiste depuis maintenant plus de quinze années. © ©Copyright Music Story Christian Larrède 2015

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Afrobeat dans le magazine