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Rock - Paru le 26 septembre 1969 | UMC (Universal Music Catalogue)

Hi-Res
Le testament. Le chapitre final. Abbey Road, qui paraît en septembre 1969, est bien le dernier véritable épisode discographique de la saga Beatles – Let It Be, qui sortira en mai 1970 ayant été enregistré antérieurement. Un adieu qui magnifie l'art de la composition, la maîtrise mélodique et les équilibres harmoniques malgré les dissensions entre John, Paul, George et Ringo. Une fois encore la palette est large, qu’il s’agisse de ballades bouleversantes ou de titres nettement plus percussifs (Come Together). Abbey Road rappelle aussi que derrière le tutélaire tandem Lennon/McCartney, George Harrison (Here Comes the Sun et Something) et Ringo Starr (Octopus's Garden) ne sont pas là pour faire de la figuration…Pour ses 50 ans, Abbey Road bénéficie du traitement Super Deluxe Edition. Une version 2019 portée par un nouveau mix signé Giles Martin (le fils du producteur George Martin, le « cinquième » Beatles) qui, dans sa version Hi-Res 24 bits 96.0 kHz, offre une ampleur sonore inédite. Cette réédition est évidemment accompagnée d’une vingtaine de démos et de prises alternatives, idéales pour détailler le processus de création des chansons. Sur Sun King par exemple, il est fascinant de comparer l’évolution de l’instrumentation choisie pour la prise proposée dans les bonus avec celle de la version finale. Les fans hardcore du groupe apprécieront… Ce chef-d’œuvre, comme son succès (c’est l’album des Beatles le plus vendu dès sa sortie, plus de 30 millions d’exemplaires !), n’empêchera pourtant pas les Fab Four de mettre fin à leur union. Un divorce officialisé en avril 1970. Et dire que le plus influent des groupes de toute l’histoire du rock’n’roll n’aura finalement passé que sept petites années en studio… © Marc Zisman/Qobuz
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Jazz contemporain - Paru le 27 septembre 2019 | Mi'ster

Hi-Res
Ibrahim Maalouf est un hyperactif polymorphe. En septembre 2018, il sortait son ambitieuse Levantine Symphony n° 1, et deux mois plus tard, il lançait sur le marché l’enregistrement de son live de fin 2016 à l’AccorHotels Arena. L’été suivant, il présentait sur les routes de France une création balkanique avec l’Haïdouti Orkestar. À l’automne 2019, son 14e album en douze ans, S3NS, s’aventure notamment en terre cubaine. La fameuse trompette quart de ton d’Ibrahim Maalouf ne connaît pas de frontières ni n’a le temps de refroidir. Au début de S3NS, le piano d’Harold Lopez-Nussa la précède d’une poignée d’accords tempérés avant qu’elle ne dessine le thème d’Una Rosa Blanca qui, au cours de son déroulement, laisse aux deux instruments le temps de s’envoler en un dialogue fébrile sur une rythmique caliente. La suite immédiate Happy Face pourrait se faufiler au centre d’une BO de film d’action signé par le compositeur argentin Lalo Schifrin (Bullitt, Mission Impossible, Starsky & Hutch…). Le morceau-titre est assez typique du lyrisme romantique du Libanais et se déploie de la saudade vers l’euphorie. Retour à Cuba sur Harlem, où le protégé de Chucho Valdès Irving Calao s’installe derrière le piano pour un latin-jazz pur jus. Le pianiste cède ensuite sa place de guest à la violoniste Yilian Canizares sur le joyeux Na Na Na où, au final, elle n’occupe pas beaucoup de place. Un nouveau pianiste de La Havane, Alfredo Rodriguez, vient ensuite imprimer son swing sur N.E.G.U. Gebrayel bénéficie de la présence du pianiste cubain Roberto Fonseca, mais aussi du pianiste belge Eric Legnini et de ses compatriotes François Delporte (guitare) et Stéphane Galland (batterie). Après cette effusion de latino, retour au calme avec le suave duo trompette-piano All I Can't Say, relevé juste à la fin d’une guitare acoustique. Piano et trompette se tiennent aussi la main au début de Radio Magallanes, une radio chilienne qui a soutenu la politique socialiste de Salvador Allende. Le morceau démarre sur une pointe de tristesse avant de reprendre de l’emphase au centre d’un torrent de guitares, cuivres et basse batterie et de laisser entendre la voix de l’ancien président renversé par le dictateur Augusto Pinochet. Tout au long de S3NS, la trompette d’Ibrahim Maalouf aura glorieusement fait résonner ses accents inimitables et sa verve reconnaissable entre toutes. © Benjamin MiNiMuM/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 30 août 2019 | Polydor Records

Distinctions Pitchfork: Best New Music
Le magnétisme de sa voix charnelle est intangible. Elizabeth Grant alias Lana Del Rey peut susurrer le mode d’emploi d’un aspirateur sans fil, voire inviter la Terre entière à ses fiestas (A$AP Rocky, The Weeknd, Stevie Nicks et Sean Lennon sur Lust for Life, son album de 2017), elle déambule invariablement sur sa petite planète bien à elle faite de lenteur et de mélancolie. C’est sa manière de causer de son époque, de ses contemporains, de l’american dream et, tant qu’à faire, d’elle-même… Avec son titre choc, sa pochette à l’esthétique pop (avec Duke Nicholson, petit-fils de Jack Nicholson, à bord d’un bateau s’éloignant d’une côte en feu) et son tempo particulièrement lent (que des ballades, pas de titres uppercut), Norman Fucking Rockwell! offre un ADN plutôt folk. Une grande tenture sonore dans laquelle se prélasse la chanteuse, plus mélancolique et évanescente que jamais. Un disque qu’elle a surtout étroitement conçu avec Jack Antonoff, auteur/producteur chouchou des pop stars comme Taylor Swift, St. Vincent, Lorde, Carly Rae Jepsen et Pink, qui habille son spleen avec autant de sobriété que d’efficacité. Ovni de ce bel album au ralenti dans ce monde de brutes, une reprise de Doin’ Time (1996) du groupe Sublime (elle-même sorte de relecture du Summertime de Gershwin), preuve supplémentaire de l’originalité du cas Lana Del Rey, bien plus complexe que certains voudraient le laisser croire… © Marc Zisman/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 13 septembre 2019 | Infectious Music

Hi-Res
« Pour moi, la musique et la performance, ce sont des actes théâtraux. Les sorcières et les fantômes, c’était assez bien pour Shakespeare, alors c’est aussi bien pour moi. » C’est ainsi que Frank Black alias Black Francis, leader des Pixies depuis plus de trente ans, définit son credo artistique. Credo qui informe la direction prise par le septième album studio du groupe préféré de feu Kurt Cobain : Beneath the Eyrie est un hommage à l’american gothic dans toute sa splendeur lugubre, truffé de références au folklore anglo-américain (St Nazaire, Daniel Boone, Silver Bullet) et aux cultures surf et skate (Los Surfers Muertos, Long Rider). On y retrouve les Pixies en forme, avec leur signature musicale : riffs de basse imposants, sonorités latino/surf et guitares acoustiques. A l’image de On Graveyard Hill, déjà un incontournable dans la discographie post-retrouvailles de ce groupe mythique. © Alexis Renaudat/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 20 septembre 2019 | Columbia

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Pitchfork: Best New Music - Qobuzissime
Tout le monde aime la soul et le funk vintage ! Si des héritiers de Curtis Mayfield, Al Green, Prince et autre Sly Stone naissent chaque jour, souvent, l’intérêt reste limité… Mais en seulement deux albums, le groupe Alabama Shakes a imposé son originale et torride version d’un funk garage sudiste. Sa botte secrète ? Brittany Howard, chanteuse au charisme XXL. Tellement charismatique qu’elle se lance déjà en solitaire avec ce premier opus choc. Un disque qui conserve les valeurs d’Alabama Shakes pour les embarquer sur des sentiers bien plus atypiques et bien moins sages. Howard signe ici un trip funk et psyché assez délirant, aux frontières de l’expérimental, comme sur le History Repeats d’ouverture avec une guitare à vif, une rythmique ivre et une voix chahutée.La native d’Athens s’est entourée d’un gang restreint composé de Zac Cockrell, bassiste d’Alabama Shakes, et de deux jazzmen prisés et eux-mêmes singuliers, le pianiste/clavier Robert Glasper et le batteur Nate Smith. Sur leur impeccable bande-son, riche dans le fond, minimaliste dans la forme, elle mêle autoportrait et étude de ses contemporains. Tout y passe ! L’homosexualité (Georgia), la mort (le titre de l’album, Jaime, est le nom de sa sœur aînée emportée par un cancer à 13 ans, quand elle n’en avait que 8), la religion (He Loves Me) et le racisme qu’elle-même, fille d’une mère blanche et d’un père noir, a souvent côtoyé (Goat Head relate ce matin où sa mère retrouva sa voiture avec les quatre pneus crevés et une tête de chèvre déposée sur la banquette arrière). On sort chamboulé de ce disque solo jamais lisse et très personnel. Ses valeurs, ses références et ses influences (Prince, Curtis et Sly, donc) sont connues – ou semblent l’être – mais le résultat, lui, est d’une très grande originalité. © Marc Zisman/Qobuz
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Folk - Paru le 20 septembre 2019 | Verve Forecast

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L’American dream est un sujet inépuisable. On l’aborde frontalement, de biais, par-derrière, dessus ou dessous, c’est le carburant ultime de hordes de songwriters ; même lorsqu’ils ne sont pas nés là-bas, aux Amériques. Comme J.S. Ondara. Ce jeune Kenyan que son label qualifie de « trait d'union entre Tracy Chapman et Michael Kiwanuka » (facile mais pas faux) y va donc de son petit essai personnel. En 2013, Ondara jette l’ancre chez sa tante à Minneapolis. Les bars, les clubs et même la rue, celui qui n’avait jusqu’ici connu que son Nairobi natal promène ses chansons portées par une simple guitare acoustique dans l’espoir de devenir un Bob Dylan du troisième millénaire peut-être. Le Dylan de  The Freewheelin’, son disque fétiche ; avec Nebraska de Springsteen… Mais se limiter à cloner de tels géants n’aurait pas grand intérêt. Et Tales of America évite cela. Déjà, J.S. Ondara a sa propre voix. Ce ton plaintif un brin androgyne qui marque sa différence. Côté instrumentarium, il ose quelques ajouts de goût avec l’aide notamment du grand Andrew Bird, de Griffin Goldsmith de Dawes ou encore de Joey Ryan du duo Milk Carton Kids. Dans une Amérique divisée et un monde secoué comme jamais, les chansons de J.S. Ondara sont plus que de simples pansements. Plutôt de puissants baumes qui pénètrent la peau et réchauffent le cœur. Un Qobuzissime nécessaire en quelque sorte… © Marc Zisman/Qobuz
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Blues - Paru le 27 septembre 2019 | Provogue

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La guerre dans sa tête ? Quel que soit l’état d’esprit de Beth Hart à l’automne 2019, la tigresse californienne a toujours affiché un vrai tempérament de battante, griffant à tout-va sans se vautrer dans les clichés. Avec l’album War in My Mind, elle peaufine son cocktail rock’n’blues’n’soul assez classique en abattant la carte de l’introspection et de la tempête sous son crâne. « Plus que sur n'importe lequel de mes précédents disques, je suis plus ouverte à être moi-même sur ces chansons. J'ai emprunté un chemin vers la guérison et suis désormais plus à l'aise avec mes ténèbres, mes côtés étranges et toutes ces choses dont j'ai honte, ainsi que celles qui me font me sentir bien. » Sur des compositions comme Bad Woman Blues, Let It Grow ou Woman Down, Hart vide son sac – sans overdose de pathos – et laisse sa voix surpuissante devenir, encore plus qu’à l’accoutumée, cet aimant imparable qui tracte chaque mot, chaque phrase et chaque refrain. Cerise sur le gâteau, Rob Cavallo, derrière sa console, trouve l’équilibre parfait pour signer une production efficace mais jamais racoleuse. © Clotilde Maréchal/Qobuz
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Jazz - Paru le 6 septembre 2019 | Sony Music CG

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Pas une semaine sans qu’un nouveau phénomène de la bouillonnante scène jazz anglaise ne surgisse. Ce jazz pluriel, mêlant tradition et sonorités soul, funk, rap, afrobeat, grime ou caribéennes, Ashley Henry ne le conçoit et ne le vit que comme ça. Né en novembre 1991 et diplômé de la Royal Academy of Music en 2016, le jeune pianiste londonien dont tout le monde cause a déjà travaillé avec des gens aussi recommandables et divers que le rappeur Loyle Carner, les chanteuses Christine & The Queens et Zara McFarlane mais aussi des épées du jazz telles Terence Blanchard, Robert Glasper, Jean Toussaint, Jason Marsalis ou Anthony Joseph. Pour son premier véritable album studio, baptisé Beautiful Vinyl Hunter, Henry signe un autoportrait musical sincère de son éducation et son héritage nourris de mixités. « Ma musique est une claire expression de ce que je suis, de ce qu’est Londres dans toute sa glorieuse mixité. L’immigrant en moi a des racines qui remontent jusqu’au XVIIe siècle. Il est important pour moi que ma musique aujourd’hui reflète ce lignage à travers différents genres musicaux et différentes générations. »Et c’est ce qu’il fait avec énergie et vigueur en compagnie des batteurs Luke Flowers (de Cinematic Orchestra) et Makaya McCraven, des trompettistes Theo Croker, Jaimie Branch et Keyon Harrold, du saxophoniste Binker Golding, du bassiste Dan Casimir, du batteur Eddie Hick, du percussionniste Ernesto Marichales, de la chanteuse Judi Jackson, du chanteur Milton Suggs et du rappeur Sparkz. Comme un Herbie Hancock du troisième millénaire, Ashley Henry répand un groove à la chaleur communicative et fusionne avec beaucoup de naturel tout ce qu’il touche ; même lorsque, au milieu de son disque, il glisse une reprise de Cranes (In the Sky) de Solange ! Pas de calcul, juste le plaisir pur et simple du partage. © Marc Zisman/Qobuz
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Variété francophone - Paru le 20 septembre 2019 | Universal Music Division Polydor

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Après des années difficiles ponctuées par un bras de fer juridique avec sa maison de disques, ainsi que des problèmes de santé, Stephan Eicher a concocté un magnifique album ayant la curieuse particularité d’être tantôt apaisé, tantôt acerbe. Certes, dans l’ensemble, c’est une sensation de douce harmonie qui surnage dans Homeless Songs : les mélodies simples et rayonnantes d’Eicher, renforcées par des arrangements pudiques et tendres (piano, guitare sèche, formation de cordes réduite…), fusionnent à la perfection avec les textes écrits en français, anglais et suisse-allemand. Ces derniers sont signés pour beaucoup par l’indéboulonnable Philippe Djian. Mais il ne faut pas toujours se fier aux apparences car certaines de ces tendres ritournelles étaient à l’origine un pied de nez à sa maison de disques – laquelle avait réduit de 60 % le budget de cet album, ce qui avait amené Stephan Eicher à lui livrer 12 chansons pour une durée totale de… 12 minutes !Quelques vestiges de cette querelle sont donc visibles dans Homeless Songs, notamment la chanson Broken, d’une durée de 43 secondes. Cette concision extrême ainsi que le titre du morceau expriment à eux seuls la souffrance et la colère du chanteur pendant cette période compliquée. Né un ver ressemble également à une charmante blague. Et dans Si tu veux que je chante, Eicher s'adresse frontalement à son label. D’autres chansons au format plus classique et à la tonalité plus sereine trament l’album. Ce sont très souvent de petits chefs-d’œuvre de simplicité et de délicatesse, destinés à passer à la postérité : Toi et ce monde, Monsieur - Je ne sais pas trop, Prisonnière. À noter également un trio avec Miossec et Axelle Red (La fête est finie). Quelques mois seulement après Hüh ! (album de reprises de ses tubes, revisités avec le concours d’une fanfare rock balkanique), Stephan Eicher retrouve ses musiciens habituels pour offrir un opus apparemment serein, mais qui cache en réalité un relief aussi contrasté que ses Alpes natales. © Nicolas Magenham/Qobuz
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53

Jazz - Paru le 27 septembre 2019 | Blue Note

Hi-Res
Son 15e sera 53 ! « Pourquoi ce titre ? Tout simplement parce que j’ai conçu et enregistré cette musique au cours de ma 53e année et qu’à cette occasion, j’ai voulu faire un disque qui me ressemble vraiment. C’est un âge pour un homme où l’on se sent dans une forme de maturité, en pleine possession de ses moyens, avec en plus un léger recul sur la vie qui permet une certaine lucidité. Avec ce disque, j’ai eu envie de me livrer totalement, de prendre des risques, tout en assumant mon parcours, mes choix artistiques, ma vie… et mon âge ! » Une feuille de route parfaitement suivie par Jacky Terrasson sur ce 15e disque en leader en quelque trente ans de carrière…Mais cette fois, ce maître de la reprise opte pour ses propres compositions (« Cette façon que j’ai de totalement m’accaparer un morceau en le faisant passer dans un processus de déconstruction formel et stylistique qui renouvelle la perception qu’on peut en avoir, j’ai toujours pris un malin plaisir à me livrer à ce genre de transformation, c’est ma griffe en quelque sorte. »). Seize plages aux formes volontairement ramassées à la manière de chansons et magnifiées par des arrangements denses et précis. Capable de flamboyances pyrotechniques comme de susurrements touchants au creux de l’oreille, le brillant Terrasson assume l’influence de ses grands maîtres comme Keith Jarrett dans le bien nommé Kiss Jannett for Me, ou Ahmad Jamal dès le The Call d’ouverture. Comme il alterne entre le groovy sur le très pop This Is Mine (d’après le thème de Charlie Chaplin Smile) et le lyrique avec la ballade La Part des anges. Mieux encore, Jacky Terrasson cite Mozart sur Lacrimosa d’après un extrait du Requiem. Quel éclectisme !Pour mieux souligner cette richesse kaléidoscopique, il s’offre plusieurs sections rythmiques : Géraud Portal/Ali Jackson, Sylvain Romano/Gregory Hutchinson et Thomas Bramerie/Lukmil Perez. Un besoin de diversité sans doute, pour donner corps concrètement aux différentes facettes de ses compositions. A se demander si Jacky Terrasson n’aurait tout simplement pas signé l’un de ses plus grands disques… © Clotilde Maréchal/Qobuz
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Jazz contemporain - Paru le 11 octobre 2019 | Warner (France)

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Impossible d’être déçu par un album d’Erik Truffaz tant chaque enregistrement du trompettiste est un périple sensoriel toujours dense, riche et surtout dépaysant. Et Lune rouge ne déroge pas à la règle, conçu avec ses fidèles Benoît Corboz, Marcello Giuliani et le batteur Arthur Hnatek. Sur les murs du studio d’enregistrement, ils ont accroché les vinyles du quartet depuis vingt ans. Pas comme des trophées mais plutôt les fragments d’une mosaïque en cours. « Pour ce disque, nous avions envie de choses nouvelles. Nous avons confié les clés à Arthur Hnatek et lui avons demandé de composer le matériel de base sur lequel le quartet a pu travailler le son, arranger puis déranger les éléments… Nous avons improvisé tout un tas de petites chroniques qui servent de charnières entre les compositions. » Le matériau final est trituré, étendu, coupé, remonté, jusqu’à obtenir cette envoûtante BO atmosphérique ponctuée de rock ici, de dub là ou d’ambient un peu plus loin. Une séquence répétitive s’éclipse pour un passage lyrique et Truffaz n’oublie jamais de faire rentrer beaucoup d’air et d’espace dans cette musique au ralenti qui déforme le temps, l’espace et les conventions stylistiques. Même son jeu se déconnecte du plancher des vaches pour toper le soleil. Et la filiation avec Miles Davis s’estompe encore plus qu’à l’accoutumée. Magique. © Max Dembo/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 29 mars 2019 | Darkroom - Interscope Records

« On n'est pas sérieux quand on a 17 ans. » Mais Billie Eilish a tout d'une fille sérieuse et, surtout, à prendre au sérieux. A 16 ans, elle publiait le très remarqué Don’t Smile at Me, un maxi concocté avec son grand frère comprenant les singles Copycat, Bellyache ou encore Ocean Eyes qu'elle postait sur SoundCloud deux ans plus tôt... soit à 14 ans. La critique découvrait la pop efficace parce que torturée d'une adolescente peroxydée, perdue dans des sweat-shirts XXL. Avec When We All Fall Asleep, Where Do We Go?, son titre étrange et sa pochette flippante, Eilish (et ses cheveux sombres) bascule encore un peu plus du côté obscur. Ce qui frappe d'abord, c'est cette production ultraléchée, toujours assurée par Finneas O'Connell, qui claque après une intro où l'ado rigole de son Invisalign, sorte d'appareil dentaire invisible. Puis Bad Guy balance des beats EDM qui viennent trancher avec la langueur de Xanny. Le reste sera de la même trempe : une alternance de douceur et de violence, mêlé de paroles mûres où celle qui a été diagnostiquée d'un syndrome de la Tourette à 11 ans parle de Xanax et de gentilles filles qui rôtiront en Enfer. Dans ce mélange de pop sombre aux basses trap et aux beats creepy, Eilish excelle. Une vraie révélation. © Charlotte Saintoin/Qobuz
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Jazz - Paru le 4 octobre 2019 | Blue Note Records

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Le label Blue Note a accueilli tant de musiciens précurseurs, géniaux et révolutionnaires, que l’arrivée de Bill Frisell dans la maison fondée en 1939 par Alfred Lion et Max Margulis n’a rien de vraiment surprenant. À 68 ans, le guitariste américain reste non seulement le plus passionnant de sa génération mais sans doute l’un des plus novateurs et influents. Au point que depuis plusieurs années, Frisell a ressenti le besoin naturel d’abattre les frontières stylistiques qui le cantonnaient au rayon jazz. Son répertoire mêle désormais tradition jazz et folk et il s’autorise des escapades en terres country voire rock. Ce premier album Blue Note est on ne peut plus à l’image de ce Frisell insaisissable, se laissant porter au gré des rencontres et surtout des envies. Avec son vieil ami violoncelliste Hank Roberts (ils étaient ensemble à la Berklee School of Music de Boston en 1975 !), la chanteuse Petra Haden, fille de Charlie avec qui il collabore depuis le début des années 2000, et le guitariste, bassiste et chanteur Luke Bergman, Bill Frisell a conçu cet Harmony comme un assemblage singulier de jazz folk chambriste porté par les harmonies vocales. Une lecture atypique et intime des musiques classiques américaines symbolisée notamment par la présence du traditional Red River Valley et du standard Lush Life de Billy Strayhorn. © Marc Zisman/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 4 octobre 2019 | Jagjaguwar

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Trois ans après My Woman sur lequel elle coupait de plus en plus le cordon avec ses tutélaires influences (Cat Power, Hope Sandoval de Mazzy Star, Kate Bush, PJ Harvey) et mouchetait son indie folk de grunge, d’Americana et de sonorités vintage, Angel Olsen signe un album plus soyeux, chatoyant, voire luxuriant. Aucune concession commerciale dans ce magnifique All Mirrors, mais plutôt l’envie de tremper son art dans des eaux… moins troubles ? Le son est nettement plus gros, les arrangements davantage travaillés et l’instrumentation va même jusqu’aux cordes, là aussi impeccablement dosées. Comme Annie Clark alias St Vincent, Olsen mêle puissante explosion de fureur et forte acceptation de soi, boostée par des mélodies impressionnantes. L’Américaine est aussi très à l’aise pour passer d’une ambiance sombre à une séquence presqu’enjouée. Une richesse stylistique qui s’apprécie au fil des écoutes. © Marc Zisman/Qobuz
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Rap - Paru le 21 juin 2019 | Universal Music Division Polydor

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Nekfeu la joue mélancolique sur ce troisième album. Désabusé par le succès, au bord de la dépression en France (suite à des problèmes de labels et d’amour) et bloqué sur une feuille blanche, il s’est envolé pour le Japon, les Etats-Unis et la Grèce (son pays d’origine), dans le cadre du tournage de son film documentaire racontant l’histoire du nouvel album, diffusé juste avant sa sortie. A la fin du dernier morceau de son précédent disque Cyborg, on entendait une voix japonaise nous invitant à Tokyo. Elle est reprise le long de ce nouvel opus et installe un fil rouge narratif. Il invite d’ailleurs en featuring la chanteuse japonaise Cristal Kay sur le morceau Pixels et même Vanessa Paradis sur le plus pop Dans l’univers. Parmi les autres guests, on trouve un morceau aérien avec Damso sur Tricheur, ou un titre plus technique avec Alpha Wann sur Compte les hommes, à la sauce de leur ancien groupe en commun 1995. Touche originale, dans Voyage léger, il convie la star du rap français Niska, connu pour ses gimmicks délirants, non pas pour un couplet mais uniquement pour les backs, ce qui a fait son petit effet sur les réseaux sociaux. Au final, Nekfeu sort un solide 18 titres, qui se révèle assez varié entre rap dur (Étoiles vagabondes, Ciel noir) et morceaux plus chantés (Dans l’univers, Alunissons), pour un public toujours plus brassé. © Armand Dupont/Qobuz
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Rock - Paru le 13 septembre 2019 | Caroline International (S&D)

Les fonds de tiroir de Peter Gabriel dissimulent quelques trésors... Mais pas que ! Flotsam and Jetsam n’est pas un nouveau « best of », mais pas vraiment une compilation de raretés non plus. Quelques mois après le très sommaire Rated PG, qui proposait des offrandes de l’artiste au cinéma, il s’agit plutôt d’une sorte de vide-grenier décliné en trois volumes plus ou moins chronologiques avec des titres archiconnus (Solsbury Hill, Sledgehammer, Biko, In Your Eyes...) et d’autres parmi les plus obscurs. Dans les années 80, les maxis 45 tours, puis les premiers CD singles étaient l’occasion de proposer, en face B, des inédits, ou des versions remixées et Peter Gabriel n’était pas le dernier à s’épancher sur ces formats. Il en profitait aussi pour refourguer des chansons uniquement disponibles sur des BO de films dont tous n’étaient pas forcément des chefs-d’œuvre ou des cartons au box-office. Cette compilation a donc exhumé des titres qui ne figuraient pas sur les albums officiels et on y retrouve quelques pépites qui aurait non seulement mérité une meilleure attention, mais même d’être défendus comme des « top objectifs » tant leur potentiel commercial paraît aujourd’hui évident : Digging in the Dirt (dans sa version rock), Walk Through the Fire (déjà sur Rated PG), Don’t Break This Rhythm, Curtains...Sur 62 titres et près de six heures d’écoute, nul ne vous en voudra de faire le tri, d’autant que plusieurs versions de certains morceaux sont proposées, là où une seule aurait largement suffi. Surtout quand ce sont les incontournables déjà disponibles sur les précédentes compilations, dont le déjà très complet Hit. Déjà, il faut être honnête et reconnaître que l’affaire s’engage très mal avec cette reprise iconoclaste du Strawberry Fields Forever des Beatles, extraite de la très discutable BO du film All This and World War II. Rares sont ceux qui auront le courage d’écouter plus d’une fois cette bizarrerie où le chanteur n’est guère à son avantage. En revanche, l’idée de rassembler quelques autres reprises éparpillées sur des tributes ou autres compilations thématiques était plus que bienvenue. On en retiendra notamment In the Sun emprunté à Joseph Arthur, Summertime de George Gershwin, avec l’harmonica de Larry Adler ou Suzanne de Leonard Cohen... Flotsam and Jetsam répare aussi quelques-uns des nombreux oublis de Rated PG, notamment les remarquables Signal to Noise ou The Tower That Hate People...Cette compilation relativement équilibrée offre ainsi un tour d’horizon sur les nombreux styles abordés par Peter Gabriel, du hard rock à l’électro en passant par le chill-out New Age, la pop new wave, le funk et surtout la world dont il reste l’un des plus ardents défenseurs. Mais le plus étonnant, c’est que, même avec ce nouveau déballage, il en manque encore beaucoup à l’appel (I Go Swimming, Lovetown, Baby Man, Out Out, While the Earth Sleeps…). © Jean-Pierre Sabouret/Qobuz
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Musiques du monde - Paru le 20 septembre 2019 | naïve

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Cet album, quasiment achevé au moment où Rachid Taha passait de l’autre côté du miroir, peut s’entendre comme le flash-back qui traverse l’esprit de celui qui affronte sa dernière heure. Je suis Africain compile les meilleurs moments de sa carrière et présente un inédit qui donne son titre à l’objet. On y retrouve intacts l’esprit, la poésie et les ingrédients stylistiques qui ont nourri l’œuvre de cet artiste unique et indispensable à son temps. Cet album en forme de retour aux sources est le fruit d’une connivence avec Toma Feterman, pilier des formations balkano-punk La Caravane Passe et Soviet Suprem, et accoucheur de ces ultimes chansons. On entend l’écho du leader engagé de Carte de Séjour dans le rythm'n'blues oriental d’ouverture (Ansit), où il pourfend les fachos en arabe dans le texte. Puis Aïta souligne le courage des migrants. On retrouve aussi le gardien de l’esprit de la chanson franco-maghrébine façon Mazouni (Ecoute-moi camarade) avec Minouche, ainsi que le pionnier de l’électro-rock arabe avec les brûlots Andy Whaloou et Like a Dervish.Comme avec Jeanne Added dans Zoom (2013), le rocker féministe pointe le futur en nous faisant découvrir le chant puissant et habité de la Suisse-Algérienne Flèche Love, qui hante le morceau Whadi. Dans le morceau-titre, le militant redessine la carte du panafricanisme en citant les héros de ce mouvement, nés aussi bien dans un des pays du continent premier qu’en Jamaïque, aux Etats-Unis ou en Europe. L’homme sincère à l’humour provocateur se met à nu dans Strip tease et, en éternel amoureux, clôt l’histoire sur un pied-de-nez avec Happy End. Maintenant que sa discographie officielle s’achève avec ce tonique et émouvant Je suis Africain, on peut affirmer que Rachid Taha n’a jamais produit de mauvais disque ni cessé d’évoluer tout au long de son remarquable parcours. © Benjamin MiNiMuM/Qobuz
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III

Alternatif et Indé - Paru le 13 septembre 2019 | Decca (UMO)

Hi-Res
L’histoire de la musique est remplie de one-hit wonders, ces groupes qui font un hit, avant de disparaître dans la nature. Les Lumineers – qui signaient l’un des plus gros tubes de 2012 avec Ho Hey – n’ont clairement pas l’intention de subir le même sort. Ce troisième album se divise en quatre EP. Il est édifié sur les fondations de son prédécesseur (Cleopatra, 2016) à la fois musicalement et thématiquement, et fait preuve d’une démarche artistique particulière : ses 13 pistes sont conçues comme la bande-son d’un court-métrage, par ailleurs présenté au Festival international du film de Toronto. Le sujet de cet ensemble, dont la filmographie est réalisée par Kevin Phillips, se place indirectement dans l’héritage des Rougon-Macquart de Zola : l’alcoolisme, l’addiction et leurs conséquences s’étalent sur plusieurs générations familiales, sur fond de précarité et d’isolation rurale. Il serait facile d’aborder ces thèmes avec l’œil d’un cynique – les jugeant comme une simple réaction du groupe à l’étiquette festive qui leur colle à la peau – cependant, il y a là les traces d’un vécu bien réel pour Wesley Schultz : l’alcoolisme d’un proche et l’overdose d’un de ses meilleurs amis en 2002 ont été autant de points d’inspiration précédant la réalisation de III. Musicalement, on retrouve un habillage folk-rock de guitares acoustiques et de piano, sur des cadences plus lentes ; à l’écoute de Left for Denver ou Old Lady, on pensera facilement à un autre auteur-compositeur du Midwest, ayant lui-même bataillé avec l’alcool : Jason Isbell. Celui-ci est le pendant de la douleur exprimée par Schultz : alors que le premier relate son expérience de victime prise au piège d’une spirale infernale, le deuxième n’en est que le spectateur impuissant. III dépeint ce rapport avec justesse, sans jamais verser dans des dualités simplistes. La reprise du Democracy de Leonard Cohen confirme la volonté des Lumineers de s’inscrire dans une démarche quasi documentaire : de décrire à la fois les noirceurs les plus profondes, les sommets les plus éclatants de l’Amérique, et tout ce qu’il y a entre les deux. Un régal de nuances qu’il faudra écouter accompagné de son court-métrage. © Alexis Renaudat/Qobuz 
CD20,49 CHF

Rap - Paru le 6 septembre 2019 | Universal Music Division Capitol Music France

HI-RES15,29 CHF17,99 CHF(15%)
CD10,19 CHF11,99 CHF(15%)

Classique - Paru le 4 octobre 2019 | Alpha

Hi-Res Livret
Reinoud van Mechelen excelle dans le répertoire baroque, auquel il se consacre avec son ensemble A Nocte Temporis depuis déjà plusieurs disques chez Alpha. Dans ce nouvel album, premier d’une trilogie Lully, Rameau et Gluck, il incarne non un personnage mais un tragédien et chanteur très connu en son temps, Dumesny. Ce dernier officie en cuisine quand Lully repère sa belle voix de haute-contre. Comme il ne sait pas lire la musique, il apprend ses airs d’oreille. Son intonation souvent imparfaite est heureusement compensée par un grand talent d’acteur. Sa tessiture rare – il s’agit d’une voix de ténor aiguë – sert de prétexte à une plongée dans l’univers français de la tragédie en musique du Grand Siècle. Dans le premier volet de ce projet en trois temps soutenu par le Centre de musique baroque de Versailles, la voix impeccable de justesse, d’articulation et de sentiment de Reinoud van Mechelen chante Lully et ses contemporains (Marais, Charpentier, Desmarest, Collasse, Gervais ou encore Destouches). Conçu comme une tragédie pour un chanteur, le programme fait entendre une riche collection d’airs : « cruels tourments » et « amoureuse inquiétude » forment un « charmant concert » et les musiciens d’A Nocte Temporis offrent au soliste le soutien dramatique qui convient aux drames qui se trament dans son chant. De quoi ravir les passionnés de la musique du Grand Siècle et les amoureux du baroque. © Elsa Siffert/Qobuz