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Classique - Paru le 10 novembre 2017 | Evidence

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En s’associant en un duo violon et piano, Fanny Robilliard et Paloma Kouider sont parvenues à exprimer une cohérence parfaite de leurs deux personnalités, en parallèle de leurs parcours de chambristes au sein du Trio Karénine. Conçu avec un goût subtil teinté d’originalité, leur premier album paru en 2017 présente les sonates phares de Debussy et Ravel venant éclairer, et non écraser, des œuvres formant comme un contrepoint aux chefs-d’œuvre de ces deux géants de la musique française du début du XXe siècle. Composée par un Debussy malade et diminué, qui affirmait alors en pleine Première Guerre mondiale sa francité, la Sonate pour violon et piano rend hommage au XVIIIe siècle par son côté fantasque et rêveur, à travers un langage d’une intense modernité, qui n’a rien à voir avec la parodie ou le pastiche. Lassé de l’étiquette classique qu’on lui accolait, Ravel compose sa Sonate pour violon et piano (n° 2) dans les années 1920 sous l’influence du jazz qu’il avait découvert à New York en compagnie de George Gershwin. Épris de culture classique, Karol Szymanowski conçoit à la même époque ses trois poèmes Mythes, sorte de sonate déguisée, et inspirés par l’impressionnisme ambiant. D’une tout autre facture, le Nocturne de Reynaldo Hahn sert habilement de joint entre l’évocation d’une Antiquité rêvée et la modernité « américaine ». © François Hudry/Qobuz
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Musique de chambre - Paru le 7 octobre 2016 | Evidence

Hi-Res Livret
Quelques années avant son Incantation, sur lequel certains collègues du Royal Philharmonic Orchestra le rejoignaient pour défendre quelques grands tubes de la musique française pour violon, le premier album du violoniste Virgil Boutellis-Taft pour le label Evidence proposait un voyage assez insolite mêlant quelques œuvres bien connues du répertoire de la musique de chambre comme les Sonates de Janáček et Claude Debussy ou encore le Poème de Chausson. Mais l’intérêt réside évidemment dans les œuvres peu courantes de Komitas, André Hossein et même Philippe Hersant, qui a peu les honneurs de l’enregistrement. Partenaire attentif, le pianiste Guillaume Vincent peut témoigner ici de toute sa musicalité et ses dons de chambriste. © Qobuz
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Classique - Paru le 27 juillet 2010 | PentaTone

Livret Distinctions 5 de Diapason - 4 étoiles Classica - Prise de Son d'Exception
Aux commandes de l’Orchestre philharmonique de Strasbourg de 2004 à 2011, le chef d’orchestre allemand Marc Albrecht a choisi trois œuvres françaises inspirées par la littérature. En préambule, et clin d’œil aux origines du chef, Goethe et son fameux poème populaire Der Zauberlehrling (« L’Apprenti sorcier ») que la musique de Dukas et le film de Walt Disney ont popularisé pour des milliers d’enfants. Toujours proche et nostalgique de l’enfance, Ravel met en musique les Contes de ma mère l’Oye de Charles Perrault, qui lui permettent de déployer toute la magie de son orchestration et son attirance pour les paradis perdus. Mais l’attrait du présent programme réside davantage dans l’immense fresque symphonique Le Livre de la jungle, d’après le roman de Rudyard Kipling : le grand compositeur alsacien Charles Koechlin constitue une véritable énigme dans l’histoire de la musique, car sa puissance et son originalité restent totalement sous-évaluées alors qu’il se range aisément parmi les plus grands. © François Hudry/Qobuz
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Jazz - Paru le 25 juin 2012 | Fremeaux Heritage

Distinctions Choc de Classica
Avec 70 titres pour presque 3 heures et demie de musique, ce 4e volume de la somptueuse intégrale Charlie Parker dirigée par Alain Tercinet pour le label Frémeaux & Associés propose non seulement un répertoire 5 étoiles mais surtout un casting de même niveau. Sur ces enregistrements datant de 1947, Bird (qui n’a que 27 ans !) est en effet entouré de cadors nommés Miles Davis, Max Roach, Lennie Tristano, Ray Brown, Dizzy Gillespie, Fats Navarro et Buddy Rich, pour ne citer que les plus célèbres… Sur certains titres, Parker a même troqué son mythique saxophone alto contre un saxophone ténor. Le be-bop vit alors un âge d’or total durant lequel la virtuosité de ses maîtres se mêle à l’intelligence de jeu, la densité des improvisations et la beauté formelle des thèmes joués. Réunissant enregistrements d’émissions de radio, lives et sessions pour le label Dial, ce Volume 4 : Bird of Paradise met surtout en avant l’aisance et la facilité avec laquelle cette bande de génies jongle avec le swing. Et sur des titres comme Dizzy Atmosphere et Groovin’ High, les corps-à-corps entre le sax de Bird et la trompette de Dizzy sont juste décoiffants ! © Marc Zisman/Qobuz« L’année 1947 fut une des plus créatrices de Charlie Parker. Ce coffret présente le legs enregistré lors du second semestre de cette année féconde, de la première séance de Miles Davis sous son nom pour le label Savoy le 14 août 1947 à la séance pour le label Dial du 17 décembre, toujours avec Miles Davis mais cette fois sous le nom de Charlie Parker. [...] Entre ces deux monuments devenus des classiques maintes fois réédités et analysés sont collationnées trois autres séances pour Dial tout aussi essentielles où s’illustrent côte à côte Parker et Miles Davis. Véritable bénédiction, figurent aussi trois moments exceptionnels où cette fois c’est Dizzy Gillespie qui tient la trompette. [...] Le troisième moment exceptionnel offre la trace du concert donné au Carnegie Hall le 29 Septembre 1947 par un quintet emmené par Dizzy et Charlie Parker, où le piano est confié à John Lewis, futur pianiste du Modern Jazz Quartet. C’est dire que ce coffret de trois CD copieux soigneusement restaurés sont strictement indispensables, témoins d’une année dont l’écho musical ne cesse pratiquement de retentir 55 ans plus tard.» (Classica, avril 2012)    
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Blues - Paru le 1 janvier 1997 | Epm

Né dans les champs du Sud des États-Unis, le blues évolua rapidement grâce à la diversité de ses voix et de ses instrumentistes. Une vaste palette que met en lumière cette compilation où l’on croise parmi les plus essentiels bluesmen du début du XXe siècle comme de l’après-guerre. Sur une quarantaine de titres, Blues Greats permet d’entendre des génies nommés Leadbelly, Robert Johnson, Charley Patton, Bessie Smith, Muddy Waters, Lightnin' Hopkins, Blind Lemon Jefferson, Jimmie Rodgers, Blind Blake, Memphis Minnie, Sonny Boy Williamson, Big Bill Broonzy, Sister Rosetta Tharpe, T-Bone Walker ou encore Sonny Terry. Une ample et éclectique sélection – principalement acoustique – qui permet avant tout de savourer les évolutions de ce blues éternel et ses mutations géographiques. Indémodable. © Marc Zisman/Qobuz
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Jazz - Paru le 3 août 2009 | Fremeaux Heritage

Distinctions Qobuz Référence
Au cœur des années 20, Louis Armstrong ne chôme pas, comme le montre ce quatrième volume de l’indispensable intégrale que le label Frémeaux & Associés consacre au trompettiste. Les 68 pistes enregistrées entre novembre 1926 et décembre 1928 montrent un Armstrong leader, accompagnateur ou sideman qui grave alors pour un nombre incroyable de labels. Au sommet de cette somme trônent évidemment les pistes avec ses deux fameuses formations, le Hot Five et le Hot Seven, et qui constituent l’essentiel de cet album. Armstrong croise aussi sur ce volume la route de figures majeures ou cultes de son temps, comme le pianiste Jimmy Blythe, le washboarder Jimmy Bertrand, le pianiste Earl Hines, sans oublier la charismatique chanteuse Bertha Hill. © Marc Zisman/Qobuz
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Jazz vocal - Paru le 11 avril 1994 | Epm

Le volume 6 de cette série Masterpieces réunit des enregistrements de Billie Holiday essentiellement réalisés entre 1935 et 1940, pour la plupart en compagnie de son complice pianiste Teddy Wilson. A l’époque, Lady Day, qui commence à faire sensation, n’est certes pas encore la superstar qu’elle deviendra plus tard mais son génie transpire déjà de ces archives émouvantes. Dans des standards comme These Foolish Things, Night & Day ou Summertime, son grain de voix unique et singulier renferme déjà ses maux intérieurs comme son vécu. Et sa manière bien à elle d’improviser pour transmettre ses émotions est totalement révolutionnaire. Sommet de cet art, le mythique Strange Fruits, qui deviendra l’une des chansons phares de son répertoire. Ces Fruits étranges symbolisant les corps des Noirs pendus aux branches des arbres dans cette Amérique gangrenée par le racisme et la ségrégation. Bouleversant. © Marc Zisman/Qobuz
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Jazz - Paru le 22 février 2010 | Fremeaux Heritage

L’indispensable intégrale Django Reinhardt de chez Frémeaux & Associés est passionnante car elle souligne le caractère total de l’art du guitariste, soliste, accompagnateur ou leader. Si le jazz était le terrain de prédilection de l’illustre guitariste, Django fut aussi un acteur majeur de la chanson de son époque, accompagnant les voix les plus populaires (Jean Sablon) comme les plus anecdotiques (Nitta Rette, André Pasdoc, Jean Tranchant et Yvonne Louis). Sans surprise, les pièces les plus exquises de ce quatrième volume sont celles que le guitariste interprète avec le quintette du Hot Club de France (et le violon de feu de Stéphane Grappelli), Garnet Clark & His Hot Club’s Four (avec le guitariste Bill Coleman) ou bien encore l’octette de Michel Warlop. Et qu’il soit en retrait ou sur le devant, son style est, en ces années 1935/1936, un chant reconnaissable entre mille. © Max Dembo/Qobuz
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Classique - Paru le 22 septembre 2017 | HORTUS

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La Grande Guerre a été traversée d’un réel sentiment religieux dans tous les pays belligérants. Commémoration fraternelle, grand oratorio d’Alexandre Kastalsky (1856-1926) écrit en mémoire des soldats russes et de leurs alliés tombés au champ de bataille, en est une illustration emblématique. En écho, trois pièces pour orgue écrites par des compositeurs, appartenant à des nations opposées, renforcent l’appel ardent lancé par Kastalsky. Une musique étonnante que cette rareté qu'est Commémoration fraternelle, musique qui vous fera frémir, et vous obsédera pour la beauté de ses harmonies, si simples, et sa forte expressivité. L'ensemble des interprètes, sous la direction du chef Vladimir Degtiarev, est particulièrement investie. © Qobuz
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Afrique - Paru le 6 février 2014 | Sonodisc

Disparu en 2016 à 67 ans, Papa Wemba est reconnu comme le père de la rumba contemporaine et le pape de la SAPE, fameuse Société des ambianceurs et personnes élégantes, célèbre dans le monde entier pour la flamboyance des tenues vestimentaires de ses membres. Son chant succulent et haut perché a fait de son groupe Viva La Musica l’un des plus populaires d’Afrique. Ce double album (15 titres dont un copieux mix de 25 minutes) en restitue fidèlement les grandes heures. Des morceaux où son chant tendre volette sur des ambiances sobres et acoustiques comme Reférence ou sur des arrangements endiablés et digitaux comme le slogan absolu des nuits furieuses de la communauté congolaises Saï Saï (Tout le monde s’amuse). Des rumbas classiques telles Destin Ya Moto, cosigné avec Koffi Olomidé, aux mutantes comme Oldies Are Goodies qui, à grand renfort de synthés, boîtes à rythme et guitares saillantes préfigurent l’afrobeats actuel. Papa Wemba, ainsi nommé parce qu’il était le fils aîné d’une grande fratrie, mérite aussi son pseudonyme pour avoir inspiré une lignée toujours en vigueur d’allumeurs de soirées torrides made in Africa. © Benjamin MiNiMuM/Qobuz
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Musiques du monde - Paru le 14 février 2020 | EPM Musique

Sorti sur le label EPM, African Rumba compile huit titres importants de rumba congolaise des années 90. On y retrouve ainsi Malinga System, Géo Bilongo, Casimir Zoba alias Zao, le multi-instrumentiste Lokua Kanza, qui a collaboré avec le « roi de la rumba » Papa Wemba. A noter la présence du Zaïrois Solo Sita dès l’ouverture pour un morceau de soukous. © Qobuz
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Afrique - Paru le 29 mai 2019 | Sonodisc

Avant qu’elle n’atterrisse outre-Atlantique à Cuba, la rumba naît sur les côtes africaines des deux Congo et de l’Angola au XIXe siècle. Compilation importante pour le genre, Congo Fiesta Classical Pt.1 rassemble quelques acteurs essentiels de l’âge d’or de la rumba congolaise moderne des années 60, à l’aube de l’indépendance du Congo belge. Y officient, en lingala, Sam Mangwana, Tabu Ley Rochereau, Franco Luambo, TP OK Jazz,  Les Bantous de la Capitale ou encore l’Orchestre African Fiesta reformant l’African Jazz avec Tabu Ley Rochereau et Dr. Nico. © Qobuz
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Classique - Paru le 22 avril 2013 | harmonia mundi

Hi-Res Livrets Distinctions Hi-Res Audio
Depuis 2012, David Bates s’est affirmé comme un artiste régulier du catalogue harmonia mundi, et propose notamment ses relectures de standards devenus incontournables de l’ère baroque, comme les Leçons de ténèbres de François Couperin (2016), le Stabat de Pergolèse aux côtés de deux cantates avec alto de J. S. Bach (BWV 54 et 170, 2017), en parallèle de quelques ouvrages moins courus, comme Il pastor fido de Haendel. Ici, c’est un même texte, le « Dixit Dominus » (Psaume 110), mis en musique par deux compositeurs à peu près contemporains, Vivaldi (RV 803, il existe une autre mise en musique du Prêtre Roux, plus célèbre, le fameux RV 608 pour voix de contralto) et Haendel (HWV 232, révélé par Gardiner notamment dans les années 1970). Une expérience passionnante que d’écouter ces deux éclairages totalement différents, dans une langue et des moyens musicaux pourtant si proches. Deux moments typiques de chacun des compositeurs : chez Vivaldi, le Dominus a dextris tuis dont la ritournelle de cordes rappelle évidemment de nombreuses introductions de concertos ou arias d’opéras ; chez Haendel, le Juravit Dominus qui peut évoquer au sein d’une œuvre majoritairement baignée d’Italie, quelques chœurs plus tardifs (Hercules, Semele). Avec cette interprétation plutôt vivante de La Nuova Musica, David Bates se place dans la lignée d’un Gardiner, privilégie l’élégance des courbes plutôt que les emportements rythmiques. © Théodore Grantet/Qobuz
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Classique - Paru le 9 novembre 2018 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik
À l’exception d’un seul et unique Rossini – et encore, le texte n’est pas trop italien puisqu’il s’agit du « Duo des chats » dont l’unique texte est « miaou », un régal de drôlerie – l’intégralité de ce programme est consacrée à des œuvres françaises, vocales pour la plupart, quelques-unes pour piano seul. Sophie Karthäuser et Eugene Asti sont allés à la chasse au canard, au cochon, au dromadaire, au grillon, au corbeau et au renard, et tant d’autres bébêtes à poil, plume et écailles, auprès de Ravel, Chabrier, Offenbach, Hahn, Bizet, Poulenc, qui ont tous d’une manière ou d’une autre mis en musique des animaux grands et petits, réels et imaginaires. Bon, ils ont aussi remonté dans leurs filets quelques créatures assez peu zoologiques, telles que la Statue de bronze de Satie (même s’il y est question de grenouille, quand même), Le Petit Berger – en anglais dans le titre, The Little Shepherd extrait de Children’s Corner de Debussy. Petite rareté, on entendra trois mélodies du Bestiaire de Poulenc qui avaient été écartées de l’édition connue de nos jours : La Colombe, La Puce et Le Serpent. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 4 octobre 2011 | harmonia mundi

Le meilleur du catalogue harmonia mundi, paru pour la première fois entre 1987 et 2005 : cette compilation au cœur de la musique chorale, de Thomas Tallis à Arvo Pärt en passant par Beethoven, Mahler ou Fauré, vous conduira aux plus célèbres œuvres — de la Renaissance jusqu'au XXe siècle — par les interprètes les plus significatifs du label d’Arles. Paul van Nevel et son ensemble Huelgas ouvrent le bal avec leur enregistrement superlatif du Spem in alium, motet à quarante parties de Thomas Tallis. Marcus Creed enchante par ses phrasés si sensibles dans Komm, Jesu komm de Johann Sebastian Bach, les Clément Janequin (Les Cris de Paris) de Dominique Visse et son ensemble demeurent des incontournables, tout comme les œuvres plus contemporaines (Berberian, Pärt) par Paul Hillier. Une sélection parfaite et envoûtante. © Qobuz
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Jazz - Paru le 8 mai 2020 | ECM

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Pour souffler les 75 bougies de Keith Jarrett, son plus grand complice a réuni cinq titres sur cet album disponible exclusivement sur Qobuz. Ce proche, pour ne pas dire cet ami du pianiste américain, c’est Manfred Eicher, producteur et fondateur d’ECM, le label de Keith Jarrett depuis bientôt cinquante ans. Le 10 novembre 1971, Jarrett est seul face à son piano et Eicher est derrière la console pour graver dans la cire le tout premier disque ECM du pianiste : Facing You. « Je ne sais même plus combien nous avons fait de disques tous les deux », avait confié le producteur allemand à Qobuz il y a quelques années. « Mais le fait de regarder cet ensemble rétrospectivement, c’est un accomplissement assez merveilleux. La continuité ! Tout est dans la continuité ! C’est là que l’on peut créer de nouvelles choses et les développer. »Interactions de groupes dynamiques et improvisations solo d'une immense profondeur, cette Sequence de Keith Jarrett, ordonnée spécialement pour Qobuz par Manfred Eicher, met en lumière la créativité hors du commun du grand pianiste dans différents contextes musicaux. Choisir dans sa discographie fleuve n’a pas dû être facile et Keith Jarrett 75 propose de l’entendre en solo, en duo, en trio et en quartet… Tout commence par Never Let Me Go enregistré en janvier 1983 avec le contrebassiste Gary Peacock et le batteur Jack DeJohnette, extrait de Standards, Vol. 2. Les débuts d’un trio majeur qui ne cessera de se réinventer en revisitant à l’infini les grandes pages de l’histoire du jazz… Cet intense flot improvisé est suivi par Creation, Part VII, capté à l’Auditorium Parco della Musica de Rome le 11 juillet 2014 et extrait de l’album Creation. Comme une longue suite d’accords rappelant les liens tissés par Jarrett avec le répertoire classique…Coup d’œil dans le rétro pour le troisième titre, Personal Mountains, enregistré le 16 avril 1979 à Tokyo avec le saxophoniste Jan Garbarek, le contrebassiste Palle Danielsson et le batteur Jon Christensen, extrait de l’album Sleeper qui ne sortira qu’en juillet 2012. La rage comme le lyrisme imprègnent ce thème qui rappelle comment ces sidemen scandinaves ont permis à l’Américain de développer une sémantique originale. Avec No Moon at All enregistré en 2007 avec le contrebassiste Charlie Haden et publié trois ans plus tard sur l’album Jasmine, c’est la magie d’émouvantes retrouvailles après plus de trente ans de séparation qui saute à la gorge. Les ego à la cave, reste une conversation extraterrestre et sublime… Pour conclure cette célébration, Manfred Eicher revient au trio avec Peacock et DeJohnette avec Flying, Part 1, extrait de l’album Changes. Même s’il fut enregistré lors des sessions des albums Standards, Vol.1 et Vol. 2 en janvier 1983, il s’agit cette fois d’une improvisation sur un thème signé Jarrett, lequel amplifie son interaction avec sa rythmique à qui il laisse énormément d’espace. Un clap de fin magique pour un musicien dont l’univers semble infini. © Marc Zisman/Qobuz
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Pop - Paru le 22 novembre 2019 | Columbia - Legacy

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D’outre-tombe, Leonard Cohen nous revient avec Thanks for the Dance, trois ans après le crépusculaire You Want It Darker. Dedans, il y avait ces paroles dont la résolution gelait la peau (« I’m ready my Lord ») et dont la voix à la profondeur noire hérissait les poils, tout en résonnant sur des chœurs mêlés d’orgue. La nuit l’emporta une poignée de jours plus tard, le 7 novembre 2016. Mais le chanteur avait déjà dessiné son ambition pour l'au-delà : un album posthume. Pour accomplir ses dernières volontés, il a choisi son fils Adam, déjà à la production dans ce que tous pensaient être l'ultime œuvre du maître. « Je connais bien le lexique sonore de mon père et nous avions déjà beaucoup discuté des arrangements lors des sessions de You Want It Darker. »Rassemblant les neuf textes sciemment mis de côté par son père, nus ou avec guitare, Adam Cohen a fait appel aux fidèles pour les habiller. « Malgré tout, je suis passé par une phase de doute. J’ai alors décidé de faire appel à tous ces artistes talentueux qui se retrouvent sur le disque, à commencer par Javier Mas, le guitariste espagnol qui accompagnait mon père sur scène. » Feist, Beck à la guitare, Daniel Lanois, Damien Rice ou Patrick Watson officient aussi. Pièce testamentaire parfaitement alignée, l’opus déroule dans un décor sobre – guitare, mandoline, piano, chœurs – des beautés bouleversantes. The Hills et sa montée en puissance, la lumière perçante des percussions de The Night of Santiago, la fulgurance de The Goal ou l’humble invitation à la contemplation de Listen to the Hummingbird (« Listen to the Hummingbird, don't listen to me ») en clôture. Mais c'est avant tout la voix grave du Canadien qui sert de matière première, convoquant ses thèmes de prédilections : la solitude, la disparition, l'humilité, la judéité. Après le rideau tombé de You Want It Darker, les remerciements. Magistral. © Charlotte Saintoin/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 29 mars 2019 | Darkroom - Interscope Records

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« On n'est pas sérieux quand on a 17 ans. » Mais Billie Eilish a tout d'une fille sérieuse et, surtout, à prendre au sérieux. A 16 ans, elle publiait le très remarqué Don’t Smile at Me, un maxi concocté avec son grand frère comprenant les singles Copycat, Bellyache ou encore Ocean Eyes qu'elle postait sur SoundCloud deux ans plus tôt... soit à 14 ans. La critique découvrait la pop efficace parce que torturée d'une adolescente peroxydée, perdue dans des sweat-shirts XXL. Avec When We All Fall Asleep, Where Do We Go?, son titre étrange et sa pochette flippante, Eilish (et ses cheveux sombres) bascule encore un peu plus du côté obscur. Ce qui frappe d'abord, c'est cette production ultraléchée, toujours assurée par Finneas O'Connell, qui claque après une intro où l'ado rigole de son Invisalign, sorte d'appareil dentaire invisible. Puis Bad Guy balance des beats EDM qui viennent trancher avec la langueur de Xanny. Le reste sera de la même trempe : une alternance de douceur et de violence, mêlé de paroles mûres où celle qui a été diagnostiquée d'un syndrome de la Tourette à 11 ans parle de Xanax et de gentilles filles qui rôtiront en Enfer. Dans ce mélange de pop sombre aux basses trap et aux beats creepy, Eilish excelle. Une vraie révélation. © Charlotte Saintoin/Qobuz
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Pop - Paru le 12 juin 2020 | Blue Note Records

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Il y a parfois un malentendu Norah Jones. Comme si la Texane n’était qu’une agréable chanteuse de jazz light dont les albums servent de fond sonore indolore pour soirées de cadres sup propres sur eux. Dans son écriture, son jeu et ses collaborations éclectiques, elle a évidemment prouvé qu’elle était plus intéressante que ce cliché. Et cette cuvée 2020 est une nouvelle illustration de sa complexité. Déjà, comme souvent avec Norah Jones, Pick Me Up Off the Floor n’est pas vraiment jazz, pas vraiment pop, pas vraiment blues, pas vraiment country, etc.. Sa musique apatride est d’abord là pour servir des chansons. Ici, celles abandonnées après des sessions avec Jeff Tweedy de Wilco, Thomas Bartlett, Mavis Staples, Rodrigo Amarante et quelques autres.Le résultat n’est pas pour autant un collage factice. Les compositions sont toutes portées par un groove assez moelleux (présente sur six des 11 titres du disque, la batterie de Brian Blade fait des miracles de délicatesse) et un style feutré qui lui ressemble de plus en plus, entre poésie pure et réalité. « Ce sont toutes des chansons assez fortes de ces deux dernières années que je n’avais pas publiées. Et j’en suis tombée amoureuse, réécoutant leur mix brut sur mon téléphone pendant que je promenais mon chien. Bref, elles sont restées coincées dans ma tête et j'ai réalisé qu'elles avaient toutes ce lien surréaliste qui les traversait. Comme un rêve fou qui se déroulerait quelque part entre Dieu, le diable, le cœur, le pays, la planète et moi. » Rarement Norah Jones aura chanté avec une telle profondeur, comme sur I’m Alive où elle aborde la résilience des femmes ou sur How I Weep, sur laquelle elle chante la perte et le chagrin avec une grâce inégalée. © Marc Zisman/Qobuz
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So

Rock - Paru le 18 mai 1986 | Real World Productions Ltd.

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