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Qobuzissime ? C’est la distinction décernée par Qobuz pour un premier ou second album.

Pop ou reggae, metal ou classique, jazz ou blues, aucun genre n’est mis de côté.

Artiste découverte, le plus souvent. Confirmé parfois, mais pour un disque ovni, un projet crossover ou décalé dans une discographie.

Seuls comptent la singularité, la sincérité et la qualité. Celle de l’enregistrement, du projet musical et de son identité.





Les albums

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Alternatif et Indé - Paru le 26 octobre 2018 | [PIAS] Le Label

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
Un dandy anglais à la voix nonchalante, un pionnier de la French Touch, et une riot girl, c’est la collaboration surprise de l’automne entre Baxter Dury, Étienne de Crécy et Delilah Holliday. L’histoire a démarré fin 2017 par le SMS d’un Baxter Dury désœuvré à Paris demandant à la moitié de Motorbass s’il n’avait pas quelques instrus qui traînaient. S’ensuivit un ballet entre Gare du Nord et Saint-Pancras avec l’ajout dans la boucle de la chanteuse du combo punk londonien Skinny Girl Diet, qui a démontré une vraie aptitude pour la soul/R&B sur sa première mixtape Lady Luck Vol.1 au printemps 2018. A chaque moment de libre, le trio se retrouve dans le studio de De Crécy avec comme mantra la simplicité de Sleaford Mods, créant finalement “un enfant mutant des 80’s qui ne se serait pas complètement développé”, selon les termes de Dury.Etienne de Crécy a ainsi enlevé toutes les fioritures, servant quasiment des démos à ses partenaires, des productions synth-pop pour la plupart réduites à une basse qui gigote, une boîte à rythme mixée bien au fond et un piano. Et ça fonctionne : le single White Coats prouve qu’il ne faut pas grand-chose pour faire une bonne chanson, tant qu’on a de bons chanteurs. Tout au long du disque, ce sont les voix qui créent l’ambiance, le timbre grave et indolent de Baxter Dury répondant aux refrains soulful de Delilah Holliday, sans laquelle ce disque aurait semblé un peu terne. “Etienne a créé un fond musical pour cette histoire confessionnelle et Delilah l’a poussée vers quelque chose de plus émotionnel, raconte Dury. C’est un mélange improbable qui marche parce qu’il est court, simple et honnête.” © Smaël Bouaici/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 21 octobre 2013 | [PIAS] Le Label

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Sélection FIP - Qobuzissime - Hi-Res Audio - Top du mois de Jazznews
La voix de Mélanie De Biasio fait bien plus que réchauffer les âmes et les ouïes. Avec No Deal qui parait chez Pias (un disque Qobuzissime !), la chanteuse belge qui vénère Nina Simone et Abbey Lincoln s’éloigne avec délicatesse des classiques sentiers battus du jazz vocal pour flâner vers la soul ou le blues, voire dans des cieux on ne peut plus planants. Dans ces instants en apesanteur, on ne sait plus si l’on est en terre trip hop ou sur la planète Pink Floyd… A l’arrivée, un superbe disque ovni, totalement fascinant et porté par une voix ne cherchant jamais la virtuosité gratuite ou la facilité de cambrures prévisibles. © MD/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 6 avril 2018 | Transgressive

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
Un voyageur. Un conteur. Un bricoleur. Un collectionneur. Et surtout, un auteur. Cosmo Sheldrake est tout ça. Et plus encore ! Homme-orchestre virtuose, maîtrisant un nombre indécent d’instruments, le jeune Britannique est l’artisan de petites symphonies magiques et apatrides. Des chansons qui évoquent aussi bien l’esprit de fanfare cher à Beirut (auquel on pense d’ailleurs souvent) que la musique répétitive et minimaliste, les musiques du monde, la pop baroque comme les Kinks de Village Green Preservation Society la concevaient à la fin des sixties, l’univers de l’iconoclaste Moondog et mille autres sons. Des sons que Cosmo Sheldrake s’amuse à collecter aux quatre coins du monde, un petit enregistreur toujours à portée de main. Mais la force de The Much Much How How and I est de ne jamais sombrer dans le bavardage expérimental. Bien au contraire ! La chanson, la vraie, avec un début, un milieu et une fin – refrain et mélodie inclus – reste son graal. Son album est touchant et beau car conçu avec ce but unique en tête. Avec le producteur électronique Matthew Herbert derrière la console, lui aussi habitué des collages ovnis, The Much Much How How and I a l’imagination foisonnante d’un texte de Lewis Carroll et toutes les couleurs sonores de l’arc-en-ciel. A coup sûr, le plus Cosmo-polite des Qobuzissimes ! © Marc Zisman/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 31 août 2018 | Jazz Village

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Qobuzissime
Mourir aujourd’hui. En créole, mo jodi. Tout est dit dans le titre du premier album de Delgres, impeccable trio qu’on pourrait vite réduire à des Black Keys ayant jeté l’ancre aux Antilles… Delgres pour Louis Delgrès, colonel d’infanterie abolitionniste né à Saint-Pierre, célèbre pour sa proclamation antiesclavagiste, haut fait de la résistance de la Guadeloupe aux troupes napoléoniennes qui voulaient rétablir la traite des Noirs. Ce Delgrès et ses 300 hommes se voyant perdus face aux soldats de Bonaparte préfèrera se suicider à l'explosif en vertu de la devise révolutionnaire “vivre libre ou mourir”… Ce nom chargé d’histoire n’enferme pourtant jamais Pascal Danaë, Baptiste Brondy et Rafgee dans le pesant trip du groupe « à message ». Delgres brandit fièrement son blase et les idéaux qui vont avec, mais fait avant tout du rock aux contours garage, biberonné au blues primitif, à la soul crue et aux sonorités venues de La Nouvelle-Orléans.En associant guitare dobro, batterie et surtout sousaphone, ce tuba atypique croisé dans les fanfares de carnavals aux Antilles ou à La Nouvelle-Orléans justement, le trio impose son originalité. Dans sa plume aussi, Danaë alterne, avec beaucoup de naturel, entre créole et anglais, histoire de brouiller davantage les frontières entre ses influences qu’il a toujours traitées avec goût dans son parcours de vieux routier (Rivière Noire, meilleur album de Musiques du monde aux Victoires de la Musique 2015, c’était lui notamment). Un kaléidoscope stylistique à l’image de la ballade Séré Mwen Pli Fo, chanté en duo avec Skye Edwards de Morcheeba. Dans ses instants nerveux comme ses séquences nostalgiques et touchantes, Mo Jodi parle d’histoire mais aussi d’espoir, tend des ponts entre les continents et les siècles et s’avère un périple jouissif de rock’n’blues’n’soul aux effluves de rhum arrangé qui prend aux tripes. © Marc Zisman/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 12 octobre 2018 | Kitsune Musique

Hi-Res Livret Distinctions Qobuzissime
L’histoire de Parcels est à la fois un vrai rêve de gosse et une belle aventure humaine. Fondé il y a seulement quatre ans, pour ce qui est “le premier vrai groupe” de chacun des membres, le quintet, gavé de musique et accro à Steely Dan, a vite affiché complet lors de ses premiers concerts du côté de Byron Bay, un spot de surf situé tout à l’est de l’Australie. Mais même à l’autre bout du monde, le parfum des nuits berlinoises les pousse à venir tenter leur chance en Europe. Bonne pioche : le hub de la musique internationale que constitue la capitale allemande les place sur le chemin du label parisien Kitsuné. Après deux maxis où ils démontrent toute leur osmose, Thomas Bangalter vient les féliciter et leur filer quelques conseils après un concert à Paris, produisant quelques mois plus tard leur single Overnight.Désormais affublés d’un totem “protégés de Daft Punk”, les Australiens présentent leur premier album en insistant sur le collectif – symbolisé par le titre du disque, Parcels –, une vague pop-funk qui ressemble à un album des Beatles avec Nile Rodgers à la gratte. Et au bout des douze pistes (dont trois singles ont déjà fait tourner les têtes, Tieduprightnow, Bemyself et Lightenup), on se rend compte que ce groupe est vraiment un groupe, et que ces types n’aiment rien d’autre que jammer. Les paroles de Lightenup ont ainsi été écrites collectivement, preuve que les Parcels ont envie de faire de la route ensemble (ou au moins que leur chanteur n’est pas trop mégalo). Et tant qu’ils garderont cet état d’esprit, on ne voit pas bien ce qui pourrait les faire dévier de leur autoroute du soleil. © Smaël Bouaici/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 3 juin 2016 | Marathon Artists

Distinctions Qobuzissime
Pas d’effet. Pas de superflu. Pas d’invité. Pas de etc. Juste des chansons, rien que des chansons. Max Jury a beau ne pas avoir dépassé le quart de siècle, son obsession reste intemporelle pour ne pas dire celle des anciens : l’écriture. Et comme le jeune Américain est homme de goût et que ses lubies semblent réunir Neil Young, Townes Van Zandt, Gram Parsons, Randy Newman, Paul McCartney, Harry Nilsson et Tony Joe White, il s’applique à atteindre la compo ultime, la chanson qu’on fredonnera jusqu’au bout de la nuit. Son premier album en réunit justement beaucoup des chansons fredonnables jusqu’au bout de la nuit. D’un classicisme de façade quasiment revendiqué, il enquille les mélodies sublimes et les arrangements raffinés. Comme son confrère Tobias Jesso Jr. auteur du magnifique Goon en 2015, Jury a opté pour le piano plutôt que la guitare. Sa plume, il la trempe dans les habituels sujets (l’amour en tête) sans pour autant copier ses illustres ainés. Son âme, il la rattache à la soul comme à la country. Car Max Jury sait bien qu’il fut un temps où les deux genres étaient siamois. Savoir cela, c’est bien. S’en rappeler, c’est mieux. En faire le cœur de son art, c’est jubilatoire. © Marc Zisman/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 7 octobre 2013 | Domino Recording Co

Hi-Res Livret Distinctions Qobuzissime - Hi-Res Audio
Avec son premier album éponyme de toute beauté, Anna Calvi s’est imposée comme bien plus qu’une simple nouvelle PJ Harvey… Toujours dotée d’un organe mystérieux à la Siouxsie, armée d’une guitare aux sonorités 50’s de Duane Eddy, lovée dans une production digne d’une improbable B.O. à la Morricone/Badalamenti, la jeune Britannique signe ici un second disque magistral car s’inscrivant dans la continuité de son prédécesseur, tout en faisant légèrement évoluer son art. Une fois de plus loin des modes et des sons propres à 2013, Anna Calvi appuie davantage ses courbes oniriques ou, en joli contrepied, ose des sonorités sales et puissantes (le génial et violent Love Of My Life où règne une distorsion inédite). Maîtrisant aussi bien l’écriture, l’interprétation, les arrangements et le chant, elle confirme surtout qu’elle est une artiste totale.
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Alternatif et Indé - Paru le 12 avril 2019 | Partisan Records

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Qobuzissime
A peine remis de Songs of Praise, premier album Qobuzissime des Londoniens de Shame, l’œil du cyclone rock’n’roll se déplace cette fois plus au nord, à Dublin. Là, un gang tout aussi teigneux baptisé Fontaines D.C. serre les dents très fort pour montrer comment le revival postpunk actuel a encore quelques gifles, mandales, coups de genou et autres uppercuts à distribuer. Si le premier album de ces Fontaines D.C., Dogrel, prend racine dans un terreau connu (The Fall, Joy Division, Gang Of Four, Public Image Ltd.), l’engrais est différent. Il y a d’abord cette singularité irlandaise qui transpire de ce disque pleurant un Dublin de carte postale éradiqué par la mondialisation et la gentrification. Dogrel se termine d’ailleurs par Dublin City Sky, ballade acoustique qui fleure bon le vieux pub, la Guinness fraîchement tirée, et qu’on jurerait échappée d’un disque des Pogues, leur groupe préféré. La bande de Grian Chatten a aussi la particularité de vénérer la littérature et la poésie autant que le rock’n’roll et la folk music. D’où cette sensation permanente d’entendre un brûlot de pur postpunk revendicatif jamais bas du front. C’est la force de Dogrel. Être lettré sans la ramener. Enervé et toujours audible. Sur le tubesque Big, Chatten hurle « my childhood was small, but I'm gonna be big » (mon enfance a été petite, mais je vais devenir grand). Big, Fontaines D.C. risque de l’être très très très vite… © Marc Zisman/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 30 septembre 2013 | Play It Again Sam

Hi-Res Livret + Vidéo Distinctions 4F de Télérama - Qobuzissime - Hi-Res Audio
Avec Aventine, Agnes Obel étoffe un peu plus l’univers intimiste, climatique et on ne peut plus onirique qui suintait de son premier album, le grandiose Philharmonics. Derrière un piano épuré emprunté à Erik Satie, la Danoise installée à Berlin étire ses miniatures vers davantage de grandeur. Comme d’immenses espaces sonores que sa voix réverbérée vient magnifier. On se laisse donc flotter dans cette sublime matière sonore. Dans ce rêve éveillé encore plus subtil que sur son prédécesseur. Moucheté par quelques violons ici. Ou par un violoncelle là. Un disque qui confirme le talent d’une musicienne hors du temps. © MD/Qobuz
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925

Alternatif et Indé - Paru le 27 mars 2020 | Domino Recording Co

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
Affirmer qu’un groupe ne ressemble à aucun autre est une manière de dire qu’il ressemble à tous les autres. Et comme l’époque adore flouter les frontières stylistiques et n’écouter qu’en mode aléatoire, Sorry, groupe 100 % 2020, est encore plus inétiquetable que ses contemporains… L’âme viscéralement rock, les idées aussi bien rangées qu’une chambre d’ado, Asha Lorenz et Louis O'Bryen signent l’un des premiers albums les plus étonnants et déroutants du moment. Le temps les a sans doute aidés à peaufiner ce 925 puisque les deux Londoniens se connaissent depuis le collège. Aucune grande rivalité, juste une intense complicité qui leur fait s’échanger le micro tout au long du disque. Se le partager aussi ; comme Sonic Youth au siècle passé.C’est d’ailleurs à une version soft voire moelleuse de leurs aînés new-yorkais à laquelle on pense parfois. Comme eux, Sorry ne sourit pas beaucoup et affiche une sorte de moue, une espèce de nonchalance paresseuse qui repousse plus qu’elle n’attire. Et pourtant, tout ça reste fascinant. Le quotidien The Guardian avait génialement cerné ce sentiment en titrant : “Sorry, le groupe qui rend l’ennui sexy”. Difficile de viser plus juste… Au grunge, Sorry a piqué l’attitude slacker, aux Pixies leurs guitares (Perfect), à Garbage la gouaille sexy (Snakes), aux Kills une certaine imagerie junky (More), à la no wave le saxo alcoolo et au courant post-punk la vision ombrageuse. Il faut surtout écouter et réécouter ce Qobuzissime pour en apprécier l’originalité et finir par être envoûté. Impossible de passer à côté ! Aucune excuse, Sorry. © Marc Zisman/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 19 juillet 2019 | Mr Bongo

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
De la samba lo-fi d’Anatolie chantée en anglais, en français et en turc ! Avec un tel programme ovni, Mantra Moderne a tout du disque culte de l’été 2019. Derrière cette BO d’indie world se cache le duo Kit Sebastian. Homme-orchestre de la maison, Kit Martin vit entre Londres et Paris, compose et interprète les pépites de ce premier album pour la voix de sa complice Merve Erdem, chanteuse stambouliote ayant jeté l’ancre dans la capitale britannique. L’époque adore les fusions stylistiques improbables et Mantra Moderne en est la preuve flamboyante. Du tropicalisme brésilien à la pop anglaise 60's, du psychédélisme turc à l’électro analogique, Kit Sebastian fait son petit marché dans ces musiques du XXe siècle comme avant eux Stereolab, Broadcast et Khruangbin… Avec une vaste quincaillerie entassant des instruments acoustiques, analogiques, des tablas, de la darbouka, une balalaïka, un oud, un Korg MS-20 et un orgue Farfisa, le tandem déroule une délicieuse symphonie minimaliste espiègle et typée 60's. Le Qobuzissime le plus dépaysant de l’année ! © Marc Zisman/Qobuz
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Punk - New Wave - Paru le 3 juillet 2020 | Duchess Box Records

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
Quelques secondes de Freier Geist suffisent à Sofia Portanet pour transformer 2020 en 1980. Avec son premier album Qobuzissime, la chanteuse allemande, qui n’a pourtant pas connu cette époque – elle est née fin 1989 –, signe un opus qui rallume la flamme de la Neue Deutsche Welle (Nouvelle Vague allemande). Cette époque où Nina Hagen régnait sur l’Europe new wave et post-punk avec folie et énergie et que Kraftwerk élargissait grandement son public. L’heure était alors aux rythmes martiaux de D.A.F., aux délires romantiques de Kate Bush, Toyah et Lene Lovich et aux décalages pop de Falco ou des Rita Mitsouko. Des artistes tous chéris par Sofia Portanet, née à Kiel, ayant grandi à Paris et désormais installée à Berlin. Chantant aussi bien en allemand qu’en anglais et en français, elle revendique aussi l’héritage de certaines grandes voix mêlant cinéma, théâtre et cabaret comme Ingrid Caven et Hildegard Knef. A l’arrivée, malgré cette avalanche de références, son envoûtant Freier Geist trouve l’équilibre parfait entre nostalgie 80’s assumée et étincelles plus modernes. C’est surtout la vigueur qu’elle insuffle à ce projet qui le rend enivrant. © Marc Zisman/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 2 mars 2018 | Domino Recording Co

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
Brouillage de pistes garanti ! Ils sont Australiens, Japonais, Néo-Zélandais, Anglais, Coréens et ont jeté l’ancre dans la capitale britannique. Aiment autant la pop d’hier que celle d’aujourd’hui. Et font du collage musical comme d’autres respirent. Et si Superorganism était LE groupe encapsulant le mieux l’ère du temps ? Ce jeune collectif de musiciens internationaux qui se sont rencontrés via YouTube, tous accros à la culture pop, a composé, enregistré et produit son premier album dans un studio de l’Est londonien, là même où ils vivent ensemble ! Et là même où est né leur disque solaire, arc-en-ciel d’indie pop minimaliste, synthétique et sautillante, aussi extravagante que kaléidoscopique et qui a séduit Frank Ocean et Ezra Koenig de Vampire Weekend. Certains penseront vite à des cousins éloignés de The Avalanches, The Go ! Team ou de I’m From Barcelona mais il y a chez Superorganism un lâcher-prise et une sensation onirique et apaisante qui leur sont propres et qui transforment ce premier album en Qobuzissime qui fait du bien. © Marc Zisman/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 29 mai 2020 | Animal 63

Hi-Res Livret Distinctions Qobuzissime
Une voix. On ne pense qu’à elle lorsque se referme le premier album de Meryem Aboulouafa. L’état d’hypnose dure 38 minutes durant lesquelles l’organe onirique de la chanteuse de Casablanca prend le contrôle des âmes et des ouïes embarquées dans un trip hybride mêlant soul, pop, électro, musique orientale et vraies fausses musiques de film. Mais comme chez ses contemporaines Kadhja Bonet (à qui l’on pense beaucoup), Weyes Blood, Jenny Hval ou Lana Del Rey, l’univers de Meryem Aboulouafa est aussi fait de sons, d’ambiances et surtout de mots… Son père lui a fait d’abord écouter tous les classiques (Beatles, Stones, Floyd, Dylan, Piaf, Brel, Brassens) avant qu’elle n’étudie le solfège et le violon au conservatoire, écrive ses premiers poèmes en arabe et en français et finisse par étudier l’architecture d’intérieur aux Beaux-Arts de Casa. Guitare en mains, la jeune Meryem signe ses premières chansons qui subjuguent Manu Barron du label Animal 63 (The Blaze, Myth Syzer, Johan Papaconstantino, Gabriel Auguste). Avec l’aide de Keren Ann, elle peaufine ses ébauches déjà bien consistantes que deux experts de la console, Para One et Ojard, habillent avec intelligence.« Para One apporte une dimension cinématographique qui me correspond car je visualise beaucoup mes textes et ma musique », explique la chanteuse. « Ojard est plus dans la mélodie, l’orchestration, l’élaboration de sonorités complexes et harmonieuses. » Ici un piano épuré. Là des cordes lyriques néoclassiques. Un peu plus loin une rythmique martiale. Là-bas, un assemblage électronique trip hop. Et toujours ce souci instrumental de coller à cette voix et ces paroles introspectives. The Friend évoque la prière musulmane et sa gestuelle poétique, Deeply s’interroge sur la complexité de l’âme humaine, Breath of Roma est une déclaration d’amour à la culture italienne, et ainsi de suite. Onze pièces d’un puzzle fascinant d’un bout à l’autre et d’une grande finesse émotionnelle. On évitera juste de réduire Meryem Aboulouafa à la fille cachée de James Blake et d’Oum Kalthoum car ce premier album (Qobuzissime !) est déjà l’œuvre d’une artiste à forte personnalité. © Marc Zisman/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 12 janvier 2018 | Dead Oceans

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Qobuzissime
Tendu comme un string XS sur un séant XL, Shame n’est pas là pour plaisanter. Et le concentré de post-punk qui est au cœur du premier album de ce quintet londonien impressionne par son charisme, sa violence et son originalité. Songs Of Praise sonne même comme la vraie fausse B.O. d’une Angleterre bien grise, passablement frustrée et carrément sur le qui-vive. Il y a beaucoup de The Fall, de Gang Of Four et de Killing Joke dans cette boule de nerfs sonore sans pour autant que l’affaire ne sonne rétro voire passéiste. Comme Fat White Family, Ought ou bien encore Vietnam, Shame vit bien en 2018 et cela s’entend ! En direct de Brixton, le chanteur Charlie Steen, les guitaristes Sean Coyle-Smith et Eddie Green, le batteur Charlie Forbes et le bassiste Josh Finerty produisent et encagent leur énervement qui semble viscéral dans des chansons bien évidemment coup de poing (Dust On Trial) parfois vénéneuses et lancinantes (The Lick) mais aussi plus avenantes (One Rizla). Sans honte et sans additif, Shame fait du rock sans concession. Une simple écoute de Songs Of Praise meurtrit le corps et pourtant on en redemande encore. © Marc Zisman/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 26 janvier 2018 | LasVegas Records

Distinctions Qobuzissime
Depuis la sortie de leur premier album Spanish Disco en 2015, la musique de Leyya tourne en boucle sur les radios autrichiennes. Les deux jeunes Viennois d’adoption, Marco Kleebauer, producteur et compositeur, et la chanteuse Sophie Lindinger sont complices depuis leur petite enfance et forment depuis 2014 un duo qui, en live, se transforme en quatuor. Leur style empreint de sonorités électroniques s’est développé pour ce deuxième opus, Sauna. Les sons de synthés de Marco se sont transformés en rêveries mélodiques de pop contemporaine. Des rêveries mises en valeur par la voix légère et fraîche de Sophie qui rappelle parfois celle de Feist. L’écriture des chansons s’est faite en 2017 durant leur tournée européenne, sans précipitation, car Marco et Sophie sont de vrais bricoleurs du son qui prennent le temps de la réflexion, une caractéristique qui ne concerne d’ailleurs pas que Sauna. L’artisanat de Leyya est proche de celui d’un peintre du son avec une tenue précise et perfectionniste du pinceau. Lieu de sueur et de rencontre, Sauna laisse couler les beats goutte à goutte (Oh Wow), stimule la chaleur (Heat, Drumsolo) et laisse même entendre des gargouillements (Candy). Après cette expérience sudorifère, difficile de ne pas vouloir glisser de l’arc-en-ciel. Leyya transforme l’hiver en été et colorie le brouillard. Un album qobuzissime qui sort pile au bon moment ! © SD/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 6 octobre 2014 | Play It Again Sam

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Qobuzissime
Avec Aventine, Agnes Obel étoffe un peu plus l’univers intimiste, climatique et on ne peut plus onirique qui suintait de son premier album, le grandiose Philharmonics. Derrière un piano épuré emprunté à Erik Satie, la Danoise installée à Berlin étire ses miniatures vers davantage de grandeur. Comme d’immenses espaces sonores que sa voix réverbérée vient magnifier. On se laisse donc flotter dans cette sublime matière sonore. Dans ce rêve éveillé encore plus subtil que sur son prédécesseur. Moucheté par quelques violons ici. Ou par un violoncelle là. Un disque qui confirme le talent d’une musicienne hors du temps. Cette édition Deluxe comprend onze titres inédits dont des versions live de ses classiques tels que Fuel To Fire ou Words Are Dead, deux remix signés David Lynch et David Matz ainsi que trois titres inédits : Arches, Under Giant Trees et September Song. De quoi prolonger un peu plus la magie… © MD/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 16 août 2019 | Human Season Records

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Qobuzissime
Dublin, épicentre d’un nouveau séisme post-punk. Après Fontaines D.C.  et Girl Band, avec qui ils ont partagé un espace de répétition, voici les cinq Irlandais de The Murder Capital et leurs angoisses claustro-urbaines. Ils sont postapocalyptiques, 80’s, tendres, furieux, émus et émouvants. Reprenant les codes de Joy Division, The Cure ou encore Fugazi, leur premier album s’intitule When I Have Fears d’après un poème de John Keats. Choix éloquent que le frontman James McGovern résume ainsi : « Ce serait trop facile d’écrire un album de 10 chansons de punk à 170 BPM […], ça doit être une réflexion de ce qui est dans nos têtes et il est impossible de rester énervé aussi longtemps ». À la source de ce manifeste de la nuance, partagé entre romantisme sulfureux et sursauts de rage déchaînée, les revendications sociopolitiques du chanteur, qui attribue l’origine de son projet à un évènement traumatique, le suicide d’un ami proche. « Nous voulions refléter la négligence à l’égard de la santé mentale en Irlande », affirme-t-il. La plume du baryton ténébreux puise dans l’héritage littéraire de l’île d’Emeraude pour dresser le tableau cinglant d’une jeunesse en pleine errance, dont les communautés fracturées sont marquées par l’alcoolisme et les drogues dures. Ses propos sont soulignés par des arrangements aiguisés, dépouillés au maximum pour communiquer un sentiment d’urgence des plus sinistres. Néanmoins, la batterie fracassante de Diarmuid Brennan – quel jeu de charley ! – dans Don’t Cling to Life, ainsi que le piano et les murmures fantomatiques de How the Streets Adore Me Now, démontrent que l’ensemble est capable de s’affranchir du cadre formel du post-punk des années 2000, en ce qu’il avait de binaire et de restrictif. When I Have Fears est 100 % dublinois, sublimant la misère et le froid sans jamais céder en sincérité et en puissance. Un Qobuzissime aussi fulgurant que sensible. © Alexis Renaudat/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 8 mars 2019 | Alice Phoebe Lou

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
Avec sa longue crinière blonde et son minois boudeur, Alice Phoebe Lou rayonne. Mais ce qui illumine encore plus chez elle, c'est cette voix cristalline qu'elle balade partout, des aigus aux graves légers, avec une facilité déconcertante. Blondie à Cape Town sur la côte sud-ouest de l'Afrique du Sud, la belle file dès sa majorité vers la grisaille berlinoise. C'est l'exotisme qui se dégage de la capitale allemande et un précédent voyage à Paris et Amsterdam qui attirent la jeune Alice, décidée à vivre de musique et d'eau fraîche. Avant de sortir son premier album Orbit (2016), dépouillement de jazz et folk, la vagabonde a parcouru son bout de chemin. Pour la suivre, elle et sa guitare, il suffisait d'aller de rue en rue, de bar à bar, à Mauerpark ou sur la Warschauer Strasse.« No rules, no rules », souffle-t-elle dans Something Holy. Son credo vaut aussi en musique. Dans la droite lignée d'Orbit, ce second effort nous emmène dans une autre galaxie, celle des rêveries folk, blues et jazz haut perchées d'Alice. Laissant respirer la voix, dix pistes dessinent un Paper Castles compact mais léger, travaillé à la force de synthés chatoyants. Basse et guitare discrètes ou xylophone (Ocean), envolées vocales ou notes expirées (Fynbos), production éthérée et tempos lents (Galaxies), tout semble touché par la grâce d'Alice. Merveilleux. © Charlotte Saintoin/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 6 octobre 2017 | Abbey Records

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
L’Angleterre possède une capacité unique à réinventer la roue rock’n’roll. Alors que tout semble avoir été dit et redit, elle enfante régulièrement de jeunes groupes apportant leur pierre unique à un édifice déjà solidement construit. Et même si les influences peuvent paraître évidentes d’entrée de jeu, la touche personnelle joue des coudes et prend le contrôle des hostilités. Pale Seas est de la race de ces combos qui explosent en bouche dès le premier album. Au bord de la mer, à Southampton, face à l’île de Wight, le chanteur Jacob Scott, le guitariste Graham Poole, le bassiste Matthew Bishop et le batteur Andrew Richardson ont puisé dans les premiers albums de Radiohead ou de Suede pour établir leur propre loi rock’n’roll. Mais si ce goût prononcé pour le rock anglais des 90’s saute aux oreilles tout au long de Stargazing For Beginners, la capacité que ce quartet anglais a à tisser de solides toiles guitaristiques rend son premier album réellement original. Essentiellement enregistré la nuit dans une ancienne abbaye, voilà un disque Qobuzissime qui titille l’instinct animal des fans de groupes à guitares. Une vraie révélation. © CM/Qobuz