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Classique - Paru le 7 juin 2019 | Kings College Cambridge

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L'œuvre d’Herbert Howells (1892-1983) est gigantesque ; il a abordé à peu près tous les genres. De par son chemin professionnel, son nom reste particulièrement lié au répertoire choral, et il a composé plusieurs services à destination des principaux « colleges » du Royaume-Uni, messes, psaumes, motets, etc. - sa musique sacrée se place ainsi au chœur du répertoire de toutes les chorales du pays. L'intérêt de ce double album proposé par le King’s College de Cambridge et leur directeur musical (depuis plus de trente années) Stephen Cleobury, est d'offrir un panorama passionnant de l’œuvre de ce compositeur qui, de ce côté-ci de la Manche, appartient à cette catégorie sur laquelle trôneront toujours des effluves de suspicion. Ni classique, ni moderne, empreint d'un lyrisme insulaire, mélange de mélancolie rédemptrice et de majesté rayonnante. En France, la modernité doit rester radicale. Ce ne sera jamais le cas d’Herbert Howells. A English Mass (1956), longue et magnifique partition, se situe directement dans le sillage de Vaughan Williams, en dépit de ses harmonies plus torturées, et de contours mélodiques parfois très grégoriens, mais à la différence d'un Duruflé, Howells les englobe dans un tissu polyphonique nettement plus compacte. Totalement inédit, très émouvant, le Magnificat de la fin des années 1910, qui conclut la première partie et ici proposé dans l’orchestration de John Rutter, sollicite les enfants de manière puissante, presque virile, en dépit de sa candeur initiale. Un moment inoubliable. Quelle bonne idée de poursuivre avec le Concerto pour violoncelle, qu’Howells avait commencé en 1933, mais jamais vraiment terminé de son vivant. Christopher Palmer et Jonathan Clinch en ont réalisé une édition complète, que voici enregistré par Guy Johnston, aujourd'hui violoncelliste, autrefois « chorister » au sein du King’s College. Les influences de Howells dans la musique orchestrale avec soliste viennent directement du continent ; ainsi le Concerto pour violoncelle mixe-t-il avec élégance les souvenirs du Don Quichotte de Strauss avec le modèle imposé par Elgar quelques années plus tôt, même si l’esprit, les atmosphères paraissent proches de celles d’une Ina Boyle, autre héritière de Vaughan Williams. Le portrait d’Herbert Howells se complète ici avec trois pièces pour orgue, interprétées magistralement par Stephen Cleobury lui-même. Véritables prières en sons, les deux pages issues des Six Pieces for Organ se distinguent par leur style grandiose, même roide en certains moments (Paean). Master Tallis's Testament offre une belle synthèse entre un style polyphonique hérité de J. S. Bach et les symphonistes français de la fin du XIXe siècle et un genre plus serein et méditatif. Une parution bienvenue où se distingue en premier lieu An English Mass. © Pierre-Yves Lascar/Qobuz