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Grâce au travail réalisé en amont avec les studios d'enregistrement, et en collaboration avec des labels de plus en plus nombreux, indépendants et majors (Plus Loin Music, Bee Jaz, Ambronay Editions, Zig Zag Territoires, ECM, Mirare, Aeolus, Ondine, Winter & Winter, Laborie etc.), Qobuz propose de plus en plus de nouveautés et une sélection croissante de son fond de catalogue en qualité Hi-Res 24 bits. Ces albums reproduisent à l'identique le son fourni par le studio en sortie de console, et offrent un confort d'écoute inégalé, supérieur à celui des CD (généralement \"réduits\" pour le mastering en 44,1 kHz / 16 bits). Les fichiers \"Qobuz Hi-Res\" sont sans DRM et sont 100% compatibles Mac et PC. Loin de la démarche du tout-MP3 qui s'est développée ces dernières années au détriment de la qualité sonore, Qobuz renoue ainsi avec l'exigence sonore pour faire bénéficier les mélomanes tout à la fois du confort de la musique en ligne et de l'exigence audiophile.

Note Les albums vendus par Qobuz en qualité Hi-Res 24 bits nous sont fournis par les labels directement. Ils ne sont pas ré-encodés depuis des SACD et nous garantissons leur provenance directe. Nous nous interdisons, pour faire grossir plus vite cette offre, les tripatouillages suspects.

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Classique - Paru le 12 janvier 2018 | Grand Piano

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On ne peut pas dire que les compositeurs croates sont légion : hormis Franz von Suppé, aucun n’a vraiment fait de bruit au-delà des frontières du pays. C’est le cas de Blagoje Bersa (1873–1934) qui, du haut de son impressionnant répertoire de musique symphonique, d’opéras, de mélodies (ou lieder), de musique de chambre et de pièces pour piano, reste pour le moment confiné dans sa contrée. Voici donc de quoi réparer cet état des choses. Entre 1896 et 1899, Bersa étudia à Vienne et en 1902 il fut nommé chef de l’Opéra de Graz. Dès la fin de la guerre, il rentra en Croatie et, de 1922 à sa mort en 1934, il enseigna à l’Académie de musique de Zagreb. Sa synthèse toute personnelle des influences méditerranéenne, méso-européenne et balkanique, est teintée d’architectures et d’idiomes plutôt classiques et romantiques, même s’il a largement accepté des éléments stylistiques de contemporains tels que Strauss, Mahler ou Debussy. Ce premier volume comporte environ la moitié de l’intégrale de ses œuvres pour piano, un répertoire écrit entre 1893 et 1924. Bien que l’on y décèle diverses tendances stylistiques, il n’apparaît pas d’évolution particulière, de sorte que le pianiste Goran Filipec a pu agencer son premier album selon son propre choix plutôt que de se fixer, par exemple, à une quelconque chronologie. Les formes de Bersa restent résolument classiques, strictes, son langage harmonique de dépasse pas la fin du Romantisme – avec quelques éclairages du premier Debussy –, de sorte que la beauté de sa musique ne se révèle certes pas dans une quelconque nouveauté. C’est plutôt du côté de la sincérité du propos, de la simplicité et pourtant de l’originalité que Bersa mérite une belle place parmi les compositeurs de son temps. La Sonate pour piano n° 2 en fa mineur de 1897, brahmsienne dans ses dimensions et son langage dramatique, présente une écriture pianistique dense qui reflète sans nul doute l’influence directe du grand maître. Na žalu (À la place, 1921) est une sorte de barcarole chopinesque, basée – comme la Berceuse de Chopin – sur une ligne simple, un accompagnement rythmique et harmonique ostinato. Quant au très original triptyque Airs de ballet, écrit entre 1905 et 1926, il est marqué « dans le style ancien », référence évidente à des genres musicaux du passé. Le pianiste croate Goran Filipec (né en 1981), récent lauréat du grand Prix du Disque pour son enregistrement des Études Paganini de Liszt, a étudié au Conservatoire Tchaïkovski de Moscou ainsi qu’au Conservatoire Royal de La Haye. Il se produit régulièrement en Europe, aux États-Unis, en Amérique du Sud et au Japon. En 2006, il fit ses grands débuts à Carnegie Hall, et depuis on a pu l’entendre au théâtre Mariinsky, à l’Auditorium de Milan, à la Philharmonie de Paris ou encore au Palais de Arts de Budapest. © SM/Qobuz