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Grâce au travail réalisé en amont avec les studios d'enregistrement, et en collaboration avec des labels de plus en plus nombreux, indépendants et majors (Plus Loin Music, Bee Jaz, Ambronay Editions, Zig Zag Territoires, ECM, Mirare, Aeolus, Ondine, Winter & Winter, Laborie etc.), Qobuz propose de plus en plus de nouveautés et une sélection croissante de son fond de catalogue en qualité Hi-Res 24 bits. Ces albums reproduisent à l'identique le son fourni par le studio en sortie de console, et offrent un confort d'écoute inégalé, supérieur à celui des CD (généralement \"réduits\" pour le mastering en 44,1 kHz / 16 bits). Les fichiers \"Qobuz Hi-Res\" sont sans DRM et sont 100% compatibles Mac et PC. Loin de la démarche du tout-MP3 qui s'est développée ces dernières années au détriment de la qualité sonore, Qobuz renoue ainsi avec l'exigence sonore pour faire bénéficier les mélomanes tout à la fois du confort de la musique en ligne et de l'exigence audiophile.

Note Les albums vendus par Qobuz en qualité Hi-Res 24 bits nous sont fournis par les labels directement. Ils ne sont pas ré-encodés depuis des SACD et nous garantissons leur provenance directe. Nous nous interdisons, pour faire grossir plus vite cette offre, les tripatouillages suspects.

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Classique - Paru le 12 février 2013 | Alpha

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Hi-Res Audio
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Classique - Paru le 12 février 2013 | Alpha

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Hi-Res Audio
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Classique - Paru le 3 septembre 2013 | Chandos

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Hi-Res Audio
Edward Gardner et le BBC Symphony Orchestra poursuivent leur exploration du répertoire polonais avec le deuxième volume des oeuvres orchestrales de Szymanowski. Le vigoureux ballet pantomime Harnasie (1927-31) est typique du style tardif de Szymanowski, dans sa façon d'agencer un thème folklorique dans une forme symphonique, pour un orchestre massif avec ténor et choeur. Le Stabat Mater est un "Requiem Paysan", associant un matériau musical polonais modal au texte liturgique, une oeuvre particulièrement expressive et poignante. La jeune et charismatique soprano Lucy Crowe est finement accompagnée de la mezzo Pamela Helen Stephen, du baryton Gabor Bretz et du ténor Robert Murray.
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Classique - Paru le 30 septembre 2013 | Signum Records

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Classique - Paru le 19 novembre 2013 | BIS

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Gramophone Editor's Choice
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Musique vocale sacrée - Paru le 28 janvier 2014 | Novum

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Classique - Paru le 5 février 2014 | Challenge Classics

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Oratorios sacrés - Paru le 4 mars 2014 | SDG

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Prise de Son d'Exception
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Musique vocale (profane et sacrée) - Paru le 4 novembre 2014 | Phi

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Classique - Paru le 2 novembre 2014 | Resonando

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Une apologie de la folie. « C'est un bonheur de saluer un programme aussi original qu'astucieux, intelligemment bâti autour d'un vrai thème inspirant. La "folie" est l'un des sujets d'élection du baroque, [...] le vertige [...] des héros de ce temps auquel l'amour, plus que toute chose, a fait perdre la raison. [...] Si quelques auteurs majeurs apparaissent ici (Monteverdi, Ferrai, D'India, Strozzi), le cœur du programme est néanmoins une cantate anonyme et passionnante, retrouvée il y a peu à la bibliothèque de Perugia. Simplement intitulée La pazza, elle abonde en inventions surprenantes, plus ou moins soudées par une structure aussi vaste qu'erratique. [...] On redécouvre un certain nombre de pages a priori bien connues [...] et que Flavio Ferri-Benedetti se réapproprie et transfigure littéralement. [...] Rarement folie a été plus séduisante, plus éloquente, et surtout plus réjouissante.» (Diapason, octobre 2015 / Denis Morrier)
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Classique - Paru le 31 mars 2015 | Opus Arte

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Classique - Paru le 28 août 2015 | Cypres

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Classique - Paru le 29 janvier 2016 | Chandos

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Gramophone Editor's Choice - 4 étoiles Classica
Quelque trente ans séparent les deux concertos pour violoncelle de Saint-Saëns, respectivement de 1872 et 1902. Et pourtant, dans tous deux – y compris le Premier, plutôt de la première maturité – le compositeur s’éloigne des modèles habituels et des standards. Le Premier est conçu en un seul mouvement, dans une forme cyclique, même si le langage harmonique et mélodique est du Saint-Saëns de la veine plus lyrique, celle par exemple du Cygne du Carnaval des animaux. Le Deuxième comporte deux mouvements, dans une écriture quasiment rageuse et orageuse, d’une virtuosité ébouriffante qui rendit sans doute l’ouvrage assez incompris lors de sa création en 1905. De nous jours, il reste encore l’un des concertos pour violoncelle les plus diaboliques du répertoire, et il faut la qualité d’un Truls Mørk, qui joue ici les deux ouvrages, pour en maîtriser toutes les subtilités. L’album se poursuit avec le Carnaval des animaux, justement, dans la version pour orchestre – la partition originale faisant plutôt appel à un quintette à cordes que le plein effectif de cordes de l’Orchestre Philharmonique de Bergen, mais la chose est désormais usuelle. L’on notera que l’Aquarium est joué avec l’harmonica de verre, auquel le manuscrit fait appel, plutôt qu’au célesta ou au glockenspiel trop souvent employés. Au piano, les deux stars canadiennes Louis Lortie et Hélène Mercier. Le présent programme s’achève avec deux bonbons, le Caprice-Valse « Wedding Cake » pour piano et cordes – Lortie en soliste – et la fantaisie Africa, effectivement terminée en Afrique où Saint-Saëns aimait à se rendre dès la seconde partie de sa vie, et dans laquelle il insère des accents plus ou moins arabisants tels qu’on pouvait les imaginer en 1891. Lortie encore au piano. © SM/Qobuz« [...] La maîtrise instrumentale de Truls Mørk, déjà remarquable en soi, est au service d'un jeu d'une étonnante souplesse de phrasé, d'un rubato très cadré comme s'il se souvenait de la tradition française des notes inégales. Neeme Järvi, toujours à l'écoute, obtient de ses musiciens qu'ils y répondent, instaurant un dialogue complice [...] L'osmose entre soliste, orchestre et chef ne laisse rien ignorer des subtilités de l'écriture. [...] Outre Le Cygne chaudement stylé de Truls Mørk, la singularité qui brille à chaque page du Carnaval des animaux suffirait à justifier sa présence aux côtés des concertos. Prise au sérieux, donc avec exigence et malice, cette version se classe parmi les meilleures de la discographie. [...] Louis Lortie offre deux pièces de genres : la piquante Caprice-Valse "Wedding-Cake", et la fantaisie Africa dont l'exotisme chromo et sentimental touche ou hérisse. Inutile de résister car, là encore, Nemme Järvi et l'Orchestre de Bergen prouvent que le mieux n'est pas toujours l'ennemi du bien.» (Diapason, mars 2016 / Gérard Condé)
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Messes, Passions, Requiems - Paru le 2 décembre 2016 | BIS

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Gramophone Award - Gramophone Editor's Choice - Prise de Son d'Exception - 5 Sterne Fono Forum Klassik
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Classique - Paru le 6 janvier 2017 | Glossa

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Ce n’est que très récemment que l’on a redécouvert Petrus Wilhelmi de Grudencz (1392-après 1452), qui vécut le plus clair de sa vie dans l’État monastique des chevaliers teutoniques, maintenant la Pologne du Nord. Il semblerait qu’il ait aussi évolué dans la sphère du roi de Germanie Frédéric III, au titre de membre de la chapelle royale. On perd sa trace en 1452 à Rome, alors qu’il assistait sans doute au couronnement dudit Frédéric III comme empereur romain germanique. Voici nombre de ses œuvres vocales, données par des voix d’hommes accompagnées par les flûtes, le clavicymbalum (un ancêtre du clavecin), le luth et la vièle ; des pièces dans le style que l’on connaît de cette fin de Moyen Âge, celui de Dufay et autres. L’album propose également quelques pièces de contemporains nordiques Petrus Wilhelmi, en particulier son collègue Johannes Turout actif auprès de la même cour, Nicolaus de Radom et l’inévitable lot d’anonymes – anonyme ne rimant pas du tout avec ennuyeux, on vous assure ! © SM/Qobuz
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Musique de chambre - Paru le 3 février 2017 | Mirare

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama - Choc de Classica - Choc Classica de l'année
Les Sonates en trio de Buxtehude pour violon, viole de gambe et basse continue sont une œuvre de la maturité, dont bon nombre ont été éditées à Hambourg à partir de 1694. La renommée du premier opus semble avoir vite franchi les frontières, à telle enseigne que Sébastien de Brossard en possédait lui-même un exemplaire. Il mentionne ces sonates dans son Catalogue des livres de musique, théorique et prattique, vocalle et instrumentalle de 1724, les qualifiant « d’excellentes pièces mais dont l’exécution me paraît fort difficile. » En effet, ces sonates, d’une grande virtuosité, exigent des musiciens accomplis. Buxtehude semble pourtant les avoir destinées au public amateur de Lübeck et non à des musiciens professionnels particuliers et dans l’Allemagne de Buxtehude, la musique occupe une place non négligeable dans la vie de tous les jours et dans tous les milieux. Le présent album rassemble en majorité des sonates qui n’ont pas été éditées, justement, et dont les manuscrits sont conservés à la bibliothèque municipale d’Uppsala en Suède ; pourquoi Uppsala ? Tout simplement parce que Buxtehude entretenait une correspondance assidue avec le maître de chapelle de Stockholm à qui il envoyait des partitions en quantité ! Sachons donc gré aux postes de la seconde moitié du XVIIe siècle d’avoir bien fait leur travail, car ces œuvres sont d’indispensables échelons dans la grande échelle baroque nord-allemande. Le violoniste Stephan Dudermel et la gambiste Florence Bolton sont accompagnées par divers instruments pour le continuo : orgue, clavecin, théorbe, pour une plus grande diversité de sonorités. © SM/Qobuz« D’une manière générale, La Rêveuse a le chic pour concilier détail de la prononciation et conscience de la grande forme. C’est une marque de fabrique de l’ensemble. La passacaille de la Sonate en sol mineur, illuminée de l’intérieur par une pulsation très large, est un grand moment de ce disque. Sans faire oublier la vie frémissante et l’insolente intelligence de Goebel (d’une invention et d’une énergie inouïes dans la Sonate BuxWV 273), la nouvelle proposition nous comble par des qualités rares, à contre courant d’un baroque consensuel et décoratif. » (Diapason, mars 2017 / Philippe Ramin)« On admirera tout autant la splendeur instrumentale (le violon de Stéphan Dudermel, la viole de Florence Bolton) que la liberté du geste, l’intensité de l’expression, l’équilibre sonore entre des instruments aux timbres si distincts et la mobilité du continuo. » (Classica, novembre 2017)
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Classique - Paru le 3 février 2017 | Genuin

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Preis der deutschen Schallplattenkritik
« Grand absent de la discographie, l'orgue du XVe siècle reste une réalité de papier. Et pour cause : à part quelques tuyaux ou éléments de buffet intégrés à des instruments ultérieurs, on ne trouve aucun survivant ou quasi de l'époque [...] On mesure alors l'événement que représente la construction d'un orgue d'inspiration tardo-médiévale, dont ce disque est une présentation en même temps qu'un appel aux fonds pour la deuxième tranche ! Reconstituée dans la nouvelle église de l'Université de Leipzig d'après des informations données par Praetorius, sa composition épurée a inspiré à Daniel Beilschmidt un récital abondant. [...] L'ensemble est servi par une interprétation aussi agile qu'inventive. [...] La rencontre de l'instrument avec les cloches est pleinement réussie [...] un disque singulièrement coloré.» (Diapason, juin 2017 / Xavier Bisaro)
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Classique - Paru le 18 janvier 2017 | Psalmus

Hi-Res Distinctions 5 de Diapason - 4 étoiles Classica
« [...] réalisation éclairante et splendide. Sur quoi porte le renouveau ? Sur la combinaison des voix et des instruments pour la polyphonie, l'entrelacement de la musique figurée vocale avec les versets d'orgue et le faux-bourdon, le jeu intensément orné des organistes à l'époque de Titelouze... Autant d'aspects négligés jusqu'à présent par les interprètes, mais dont s'empare avec talent l'équipe réunie autour de Thomas van Essen et de François Ménissier. Par leur engagement collectif, les clichés liés à la musique des cathédrales françaises des premières décennies du XVIIe siècle volent en éclat. [...] Van Essen et sa troupe font sonner une musique du verbe, magnifiant les mots par la forme comme par le sens : une musique d'une variété de couleurs insoupçonnée pour qui sait dépasser le caractère lacunaire de sa notation. Quel art de la déclamation polyphonique sous les doigts de Ménissier ! [...] (Diapason, juillet/août 2016 / Xavier Bisasro)« Nous sommes à Rouen, en ce premier tiers du XVIIe siècle. Jehan Titelouze, chanoine et organiste, que la postérité appellera le père de l'orgue français, y côtoie Henri Frémart, maître des enfants de chœur de la cathédrale. [...] Le mariage de la Missa verba mea de Frémart, inédite au disque, et des grandes hymnes de Titelouze s'épanouit dans un style nordique plein d'élévation et de piquant. François Ménissier trouve à la tribune de l'orgue de Mont-Saint-Aignan, magnifique reconstruction de Pascal Quoirin (2001), une force jubilatoire grâce à un toucher d'une extrême précision, aux dynamiques enlevées. [...] Traits, motifs ornementaux se répondent avec audace et humour. La registration est pleine de surprise. [...] L'écriture de Frémart n'est pas sans relief et le vide discographique méritait d'être comblé. [...] Thomas Van Essen restitue sa vitalité avec une verve rigoureuse. [...] (Classica, septembre 2016 / David Loison)
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Classique - Paru le 3 mars 2017 | L'Encelade

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
L’enfer et le paradis dans l’univers musical européen autour des années 1600, voilà ce que nous propose de vivre l’ensemble Les Harpies : des œuvres « savantes », écrites, travaillées – Palestrina, Erbach, Attaingant, Gervaise… –, alternent avec des pièces anonymes d’inspiration plus populaire et improvisées. On entendra en particulier l’orgue Renaissance de Saint-Savin-en-Lavedan, initialement construit en 1557, et donc l’un des plus anciens de France. Certes, il fut remanié en 1618, abandonné sous la Révolution et pillé d’une grande partie de sa tuyauterie, puis laissé à l’état de ruines en 1861. L’instrument sera restauré en 1995-1996 ; d’origine, subsistaient le buffet, les sommiers, les faux sommiers, les registres « à l’italienne », deux soufflets (que l’on entendra souffler, car l’organiste a décidé de ne pas utiliser la soufflerie électrique !), des morceaux de clavier, de rares fragments de tuyaux, des traces d’étiquettes de registres et de passage de mécanique, des diamètres de trous et inscriptions de notes. La restauration, utilisant comme modèle des instruments similaires, aura restitué un instrument dont tout porte à croire qu’il sonnait ainsi voici presque un demi-millénaire. Les pièces d’inspiration populaire sont jouées à la cornemuse, au cistre, au violon, au colachon (une sorte de luth au long manche, venu d’Italie du Sud) et au régale – un petit orgue portatif. Un véritable voyage dans le temps… © SM/Qobuz« [...] l’Enfer est pavé de délicieuses intentions. Quatre Harpies talentueuses (dont deux transfuges des Witches) forment une association aussi bizarre que fascinante : deux organistes transformistes qui n’hésitent pas à empoigner régale, spinettino, mais également cistre et colascione, une violoniste ensorceleuse et un cornemuseux vagabond ! Hétéroclite et réjouissant, plein de malice et de trouvailles, leur programme peint les Enfers et le Paradis dans le paysage musical européen vers 1600. Il est conçu autour d’un instrument propice aux enchantements : l’orgue Renaissance de l’église de Saint-Savin (Hautes-Pyrénées), construit en 1557 et restauré par Alain Sals en 1996. Ses sonorités délicates (et son diapason grave à 390 Hz) sont merveilleusement déclinées par Freddy Eichelberger dans le In nomine de John Bull [...] où le cantus firmus est hardiment doublé à la gaita (cornemuse espagnole). Le Diable et ses Infidèles s’invitent au festin, par le truchement de danses d’inspiration traditionnelle – anglaises, italiennes, hongroises. [...] Les danses de la Renaissance française font l’objet de séduisantes métamorphoses [...] Délectons-nous, jusque dans les branles qui viennent conclure le programme sur un clin d’œil, tout de connivences pécheresses.» (Diapason, mai 2017 / Denis Morrier)
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Classique - Paru le 22 mars 2017 | Aparté

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Ophélie Gaillard a choisi de nous offrir une poignée de très grandes pages de compositeurs juifs en exil : quelques-uns des plus célèbres étant Bloch et Korngold, sans nul doute. Schelomo est l’un des tout premiers ouvrages de Bloch écrits aux États-Unis, même si la notion d’ « exil » est quelque peu tirée par les cheveux ; le compositeur avait certes pris pied dans le Nouveau monde dès 1916, mais c’était alors dans le cadre d’une tournée avec une compagnie de danse – qui tourna mal, de sorte qu’il se retrouva en quelque sorte bloqué sur place ! Heureusement, il trouva rapidement quelques soutiens notables qui lui permirent bientôt de s’installer comme professeur puis comme compositeur à part entière. Il retourna d’ailleurs en Europe en 1930, une fois sa renommée de compositeur bien installée, pour ne retourner aux États-Unis qu’en 1939 pour les raisons que l’on imagine. From Jewish Life, de 1925, est initialement conçu pour violoncelle et piano, mais Ophélie Gaillard donne l’ouvrage dans une délicieuse adaptation pour ensemble de Klezmer, en l’occurrence le Sirba Octet – un groupe de musiciens issus de l’Orchestre de Paris pour la plupart. De Korngold, elle joue le Concerto pour violoncelle de 1946, l’ultime maturité du compositeur ; comme pour le Concerto pour violon, il s’agit d’un « recyclage » de partitions hollywoodiennes, mais totalement réécrites dans un idiome concertant pur – même si l’impression très visuelle reste omniprésente. © SM/Qobuz