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Grâce au travail réalisé en amont avec les studios d'enregistrement, et en collaboration avec des labels de plus en plus nombreux, indépendants et majors (Plus Loin Music, Bee Jaz, Ambronay Editions, Zig Zag Territoires, ECM, Mirare, Aeolus, Ondine, Winter & Winter, Laborie etc.), Qobuz propose de plus en plus de nouveautés et une sélection croissante de son fond de catalogue en qualité Hi-Res 24 bits. Ces albums reproduisent à l'identique le son fourni par le studio en sortie de console, et offrent un confort d'écoute inégalé, supérieur à celui des CD (généralement \"réduits\" pour le mastering en 44,1 kHz / 16 bits). Les fichiers \"Qobuz Hi-Res\" sont sans DRM et sont 100% compatibles Mac et PC. Loin de la démarche du tout-MP3 qui s'est développée ces dernières années au détriment de la qualité sonore, Qobuz renoue ainsi avec l'exigence sonore pour faire bénéficier les mélomanes tout à la fois du confort de la musique en ligne et de l'exigence audiophile.

Note Les albums vendus par Qobuz en qualité Hi-Res 24 bits nous sont fournis par les labels directement. Ils ne sont pas ré-encodés depuis des SACD et nous garantissons leur provenance directe. Nous nous interdisons, pour faire grossir plus vite cette offre, les tripatouillages suspects.

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Opéra - Paru le 11 mai 2018 | Deutsche Grammophon (DG)

Hi-Res Livret Distinctions Discothèque Idéale Qobuz
Difficile de rester insensible à cette célébrissime version de Cavalleria Rusticana enregistrée dans les années 1960 par un Karajan au commet de son art avec les plus grands artistes d’une époque bénie par les dieux du grand art lyrique. Karajan dirige Mascagni d’une telle manière qu’il le fait passer pour un génie comme Mozart ou Verdi. Sous sa baguette, l’Orchestre de la Scala de Milan sonne avec une opulence quasi berlinoise et un art du legato moelleux. On admirera une fois de plus la beauté du timbre de Carlo Bergonzi, son délicieux accent parmesan et, surtout, l’intensité à la fois tragique, poétique et pleine de feu qu’il donne au personnage de Turridu. Sa personnalité et sa voix radieuse laisse ses partenaires loin derrière, malgré la présence volcanique et la voix énorme de Fiorenza Cossotto. La qualité sonore fait partie intégrante du plaisir éprouvé à chaque nouvelle audition de ce enregistrement archi-connu et multi-célébré grâce à une technique stéréophonique quasi parfaite dans la balance des voix et de l’orchestre. Un tel « classique du disque » ne peut pas vieillir. Inséparable de son jumeau Cavalleria Rusticana de Mascagni, le drame de Leoncavallo trouve dans ce fameux enregistrement, réalisé en 1965 à la Scala de Milan, une interprétation qui, pour avoir marqué plusieurs générations, s’écoute aujourd’hui encore avec admiration et respect. Tout d’abord grâce à l’extraordinaire incarnation de Carlo Bergonzi donnant au rôle de Canio l’image d’une humanité bafouée, d’une intense émotion. On ne peut écouter son grand air « Vesti la giubba » sans frémir et sans avoir pitié de cet homme blessé qui doit pourtant faire le clown (« pagliaccio » en italien) malgré sa douleur. C’est la démonstration moderne du thème de Diderot sur le sort du comédien qui fait rire tout en pleurant sa triste réalité sous son masque : « Ridi, Pagliaccio ! » (« Ris, Paillasse de ton amour brisé ! »). Karajan est ici au sommet de son art et fait sonner l’Orchestre de la Scala en technicolor, magnifié par une prise de son typique des années 1960 qui réalise une balance quasi idéale entre le chœur, les chanteurs et l’orchestre. Karajan donne une intensité presque wagnérienne au célèbre Intermezzo orchestral précédant le dénouement d’un drame encore exacerbé par l’intense soleil de la Calabre. © François Hudry/Qobuz
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Classique - Paru le 7 avril 2015 | Deutsche Grammophon (DG)

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Classique - Paru le 7 avril 2015 | Deutsche Grammophon (DG)

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Classique - Paru le 7 avril 2015 | Deutsche Grammophon (DG)

Hi-Res Livret Distinctions Discothèque Idéale Qobuz
Ces enregistrements de légende ont été réalisés en 1960, au plus fort de la Guerre Froide, à la faveur d'une tournée de l’Orchestre Philharmonique de Leningrad à Londres. Tchaïkovski n'a jamais été plus noir et plus morbide que sous la férule d'acier d'Evgeni Mravinski. Si cet illustre compositeur vous irrite par sa prétendue guimauve, il faut écouter d'urgence la vision cataclysmique du grand chef russe. Ce Tchaïkovski là vous prend et ne vous lâche plus, vous donnant même la chair de poule (premier mouvement de la Pathétique). Tchaïkovski devient le frère de Sibelius et le précurseur du dernier Mahler. Avec Mravinski, il a trouvé sa meilleure incarnation. © François Hudry
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Classique - Paru le 1 janvier 2014 | Deutsche Grammophon (DG)

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Discothèque Idéale Qobuz
Entre 1951 et 1955, Herbert Karajan enregistrait une première intégrale des Symphonies de Beethoven avec le Philharmonia de Londres, mais en mono. C’est avec l’Orchestre Philharmonique de Berlin — dont il était devenu le chef permanent en 1955 en remplacement de Wilhelm Furtwängler — qu’il réalisera en 1961-1962 le premier cycle stéréophonique moderne de ces Symphonies, publié par le label Deutsche Grammophon en 1963 ; le 15 octobre, il dirigeait la 9e Symphonie au concert inaugural de la Philharmonie de Berlin. Suivie d’une deuxième intégrale également de haut vol, enregistrée de 1975 à 1977 et sortie en 1977, et d’une troisième captée entre 1982 et 1984 et sortie en 1985, toujours avec le Philharmonique de Berlin, celle de 1963 reste, dans son ensemble, la plus puissamment engagée et inspirée autant que techniquement remarquable, et l'un des grands sommets de la discographie du chef autrichien. La DG y avait englouti un budget exceptionnel de 1,5 million de marks en espérant en écouler au moins 100 0000 coffrets : en dix ans il s'en vendra 1 million ! © Qobuz / GG
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Classique - Paru le 1 janvier 2012 | Deutsche Grammophon (DG)

Hi-Res Distinctions Discothèque Idéale Qobuz
Il est facile d’abuser des superlatifs lorsqu’il s’agit d’évoquer le style de direction et les enregistrements de Carlos Kleiber. C’est peut-être l’image qui nous donne le plus immédiatement les secrets de son art, avec sa gestique d’une élégance folle qui semble susciter la musique par son énergie, sa souplesse et un sourire irradiant le visage d’un chef qui semble possédé par l’inspiration. L’écoute de ce seul album se suffit pourtant à lui-même. Vivant comme un reclus, annulant les trois quarts de ses concerts, n’enregistrant pratiquement pas, Carlos Kleiber a miraculeusement accepté de graver ces deux symphonies pour Deutsche Grammophon. En 1975, il enregistre la 5e Symphonie dans l’acoustique généreuse du Musikverein de Vienne avec un Philharmonique qui boit ses paroles en respectant la moindre de ses intentions. Sous sa baguette philosophale, « La 5e » devient un condensé d’énergie, une boîte de pandore explosive mettant le feu aux poudres, restituée exactement comme l’exige la partition. Les fatidiques quatre notes du destin sur lesquelles sont construites toute la symphonie sont à la fois l’assise et la clé de voûte de cette œuvre phare, ici magnifiquement architecturée par Kleiber. A-t-on déjà entendu une Septième Symphonie plus aérienne ? On pense immédiatement à Nietzsche : « Je ne pourrais croire qu’à un Dieu qui saurait danser ». Enregistrée l’année suivante au même endroit, cette Septième aux semelles de vent tourne, virevolte, exulte d’une joie panthéiste et salvatrice avec une légèreté qui semble mettre les musiciens en lévitation. « Maintenant je suis léger, maintenant je vole, maintenant je me vois au-dessous de moi, maintenant un dieu danse en moi ». Ainsi dirigeait Carlos Kleiber. © François Hudry/Qobuz
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Classique - Paru le 1 janvier 2011 | Deutsche Grammophon (DG)

Hi-Res Distinctions Discothèque Idéale Qobuz
Pouvoir captiver les auditeurs dans une œuvre mille fois rabâchée est le propre de quelques rares élus. C’est le cas ici avec cette célèbre version de la Symphonie « du Nouveau Monde » d’Antonín Dvořák qui n’a pas pris une ride. Enregistrée en 1959 à Berlin dans une excellente stéréophonie, cette interprétation enfiévrée montre aussi le miracle que peut obtenir un chef invité. En quelques courtes séances d’enregistrement, Ferenc Fricsay obtient du Philharmonique de Berlin un son aux antipodes du moelleux karajanesque. Tout ici, à l’exception d’un Largo d’une irrésistible rêverie, est tranchant comme un couperet et sec comme un coup de trique, à la façon de la Philharmonie Tchèque. C’est la magie d’un orchestre sachant immédiatement s’adapter à la personnalité d’un chef qui sait être convainquant. Enregistré en 1960, mais avec l’Orchestre de la RIAS de Berlin (la radio du secteur américain de la ville) dont Fricsay était le titulaire, le poème symphonique de Franz Liszt Les Préludes est traversé par un souffle épique, encore renforcé par l’emploi d’un tempo lent et majestueux. Quant à La Moldau (Vlatva) de Bedřich Smetana qui est si chère au cœur des Tchèques, Fricsay l’a enregistrée à plusieurs reprises, notamment, en 1960, avec l’Orchestre de l’Allemagne du Sud (Südfunk Orchester) dont la répétition filmée reste un des rares témoignages visuels du grand chef hongrois. C’est au cours de cette même année qu’il a réalise le présent enregistrement à la tête du Philharmonique de Berlin. En 1948, Ferenc Fricsay avait signé un contrat exclusif avec Deutsche Grammophon, devenant un des rares artistes à ne jamais enregistrer pour un autre label. À l’occasion du centième anniversaire de la naissance du chef d’orchestre en 2014, le label jaune a publié un imposant coffret (disponible sur Qobuz) regroupant la totalité de ses enregistrements. Un trésor pour les mélomanes, car parmi des gravures restées célèbres, on y trouve toute une série d’œuvres qu’on avait un peu oubliées. Les enregistrements ont eu lieu pour la plupart au Titania-Palast à Steglitz, un quartier de Berlin, seul salle de concert épargnée par les bombes des forces alliées. © François Hudry/Qobuz
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Classique - Paru le 1 janvier 2001 | Deutsche Grammophon (DG)

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Un grand classique légendaire que cet album compilé en 2001 par Deutsche Grammophon et réunissant des enregistrements de 1959 et 1960, parmi les tout derniers de Ferenc Fricsay déjà très atteint par la maladie — un cancer de l'estomac dont il souffrait depuis 1957 et qui l'emportera en février 1963. Tout y est magnifique, que ce soit la Symphonie n° 9 "Du nouveau monde", superbement menée et colorée, et si poignante de nostalgie dans le "Lento" — à compter dans le lot de tête des meilleures versions —, puis la Moldau d'une fraîcheur et d'une fluidité magique, d'un avis unanime la plus belle enregistrée par Fricsay — et aussi l'une des plus belles de la discographie —, et enfin des Préludes de Liszt aussi convaincants que grandioses. Ce concentré de musique démontre à quel point le chef tchèque était doué et brillait au firmament, tout particulièrement dans le répertoire slave. © Qobuz / GG
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Classique - Paru le 1 janvier 1995 | Deutsche Grammophon (DG)

Hi-Res Distinctions Discothèque Idéale Qobuz - Prise de Son d'Exception - Hi-Res Audio
Gundula Janowitz, soprano - Gerhard Stolze, ténor - Dietrich Fischer-Dieskau, baryton-basse - Chor der Deutschen Oper Berlin (Chef de chœur : Walter Hagen-Grol) - Orchester der Deutschen Oper Berlin - Eugen Jochum, direction
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Classique - Paru le 1 janvier 1995 | Deutsche Grammophon (DG)

Hi-Res Distinctions Discothèque Idéale Qobuz - Hi-Res Audio
Voilà plus de 50 ans que la pianiste Martha Argerich nous ensorcèle. Réalisé à une époque où elle était encore peu sûre d'elle (c'est son ami Nelson Freire qui l'a poussée a accepter d'enregistrer pour DG), ce disque révélait d'emblée la puissance, la virtuosité et l'originalité d'une artiste qui a marqué la deuxième moitié du 20e siècle et dont chaque apparition publique nous fascine toujours aujourd'hui. FH
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Opérette - Paru le 1 septembre 1976 | Deutsche Grammophon (DG)

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Si la perfection existe peu en art et dans la vie, cet enregistrement la touche du doigt. On assiste ici à un moment assez unique où tous les ingrédients se sont donnés rendez-vous. La plasticité et la stupéfiante élégance d'un Carlos Kleiber en état de grâce permanent insufflent à ce disque une vie et une intensité vraiment uniques. Réunir des têtes d'affiche comme Julia Varady, Lucia Popp, Hermann Prey et René Kollo ne fut pas une mince affaire et le résultat est assez miraculeux. Le coup de génie de Kleiber fut de confier le rôle du Prince Orlofsky à la basse Ivan Rebroff (alors connu dans le monde entier) en voix de fausset. Une mystification d'autant plus drôle que Rebroff était lui-même un faux chanteur russe puisque né à Berlin et de nationalité allemande. Enregistré à Munich, au Nationaltheter, les 9-14 & 28 octobre 1975. © François Hudry/Qobuz
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Classique - Paru le 1 septembre 1973 | Deutsche Grammophon (DG)

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Carlos Kleiber donne de ce Freischütz une lecture incandescente où le romantisme côtoie le dramatisme à chaque instant. Sa direction rapide et sans cesse frémissante parvient à recréer l'ambiance du théâtre en studio, et même de la dépasser, en lui donnant ce côté surnaturel que la musique de Weber appelle si fortement. Et quel plateau ! Gundula Janowitz est une Agathe sensible et intelligente, Edith Mathis une délicieuse Ännchen, Peter Schreier un Max héroïque et vaillant, Theo Adam un Kaspar inquiétant et maléfique à souhait. Prise de son idéale mettant en valeur les timbres raffinés de la Staatskapelle de Dresde et les nuances si subtiles d'un Carlos Kleiber en état de grâce. © François Hudry/Qobuz
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Opéra - Paru le 1 septembre 1972 | Deutsche Grammophon (DG)

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C’est un Barbiere « di qualità, di qualità » et même de très grande qualité que Deutsche Grammophon. Enregistré durant l’été 1971 à Londres, c’est une des premières rencontres entre Claudio Abbado et le London Symphony Orchestra. C’est aussi le début des éditions philologiques entreprises par Alberto Zedda des œuvres de Rossini, dont les partitions sont recouvertes par les mauvaises traditions depuis plus d’un siècle. On supprime les ajouts devenus, bien à tort, traditionnels, on rétablit aussi certaines coupures et la fine instrumentation d’époque et, surtout, on chante et on joue sans forcer le trait avec un sens inné du théâtre. Un coup de dépoussiérage qui a donné un coup de jeune à ce chef-d’œuvre composé par un génie de vingt-quatre ans. Il est tout simplement idéal ce Barbier-là ! Un plateau de rêve avec des chanteurs rompus à ce répertoire. Chacun est à sa place, de la Rosine rouée et coquine de Teresa Berganza, au Figaro raffiné et plein d'abattage de Hermann Prey, en passant par le Comte frivole de Luigi Alva jusqu'au ridiculissime Basilio incarné par l'inénarrable Paolo Montarsolo. On s'amuse de cette drôlerie et on admire une fois de plus l'implacable machine si bien huilée du théâtre rossinien sous la baguette sans cesse inventive et frémissante de Claudio Abbado. © François Hudry/Qobuz
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Opéra - Paru le 1 janvier 1966 | Deutsche Grammophon (DG)

Hi-Res Distinctions Choc de Classica - Discothèque Idéale Qobuz
On parle volontiers d'une "tension ahurissante et quasi expressionniste" en décrivant la direction musicale de Karl Böhm dans son interprétation de Tristan et Isolde. Dans cet enregistrement de légende, réalisé à Bayreuth en 1966, il faut y ajouter la voix et l'incarnation de Birgit Nilsson qui fut une des plus grandes Isolde du siècle dernier et le Tristan héroïque de Wolfgang Windgassen pour mesurer ce que cet enregistrement a d'exceptionnel. Quant à Christa Ludwig, c'est probablement la meilleure Brangäne de la discographie du chef-d'oeuvre de Wagner. Arrêtons les superlatifs et écoutons... © François Hudry/Qobuz
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Mélodies - Paru le 1 janvier 1962 | Deutsche Grammophon (DG)

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Cette belle réédition fait coup double en rendant hommage à la fois à Claude Debussy mort en 1918 et à Gérard Souzay né la même année à Angers. Le baryton français a beaucoup souffert du jugement négatif et sans appel de Roland Barthes dans son fameux essai Mythologies, paru en 1957. Pour le sémiologue, l’art de Gérard Souzay était « signalétique » et représentait l’art bourgeois par excellence, accusant le chanteur de souligner les signes de l’émotion et non l’émotion elle-même. On pourrait bien sûr gloser longtemps à propos des interprètes sur-expressifs qui déplaisent à l’esprit français épris de mesure et de retenue, mais accordons à Gérard Souzay la gratitude d’avoir été un des meilleurs interprètes de la mélodie française, qu’il a interprétée avec passion tout au long de sa carrière. En 1962, il enregistrait cet album et venait de faire ses débuts dans le rôle de Golaud, à l’Opéra de Rome, pour les cinquante ans de Pelléas et Mélisande de Debussy, sous la direction d’Ernest Ansermet, avant de le chanter à Paris avec le succès que l’on sait. Le répertoire de Gérard Souzay ne s’arrêtait toutefois pas à la mélodie française, c’était également un interprète du lied, vivement apprécié en Allemagne et en Autriche, notamment au Festival de Salzbourg. Ses enregistrements des Lieder de Schubert ont fait le tour du monde. En 1956, Gérard Souzay avait créé le Canticum Sacrum de Stravinsky, sous la direction du compositeur, à la basilique Saint-Marc de Venise. De la première mélodie de Debussy, Beau soir, jusqu’aux Fêtes galantes et au Promenoir des deux amants, c’est toute la carte du tendre que nous suivons sous la conduite de Gérard Souzay et Dalton Baldwin. Sensible aux moindres inflexions de cet univers fascinant et avec une diction intelligible, Souzay oscille entre rigueur et ce rien de préciosité qui sied parfaitement à l’art suprême de l’artifice et de l’harmonie complexe. © François Hudry/Qobuz