Catégories :

Grâce au travail réalisé en amont avec les studios d'enregistrement, et en collaboration avec des labels de plus en plus nombreux, indépendants et majors (Plus Loin Music, Bee Jaz, Ambronay Editions, Zig Zag Territoires, ECM, Mirare, Aeolus, Ondine, Winter & Winter, Laborie etc.), Qobuz propose de plus en plus de nouveautés et une sélection croissante de son fond de catalogue en qualité Hi-Res 24 bits. Ces albums reproduisent à l'identique le son fourni par le studio en sortie de console, et offrent un confort d'écoute inégalé, supérieur à celui des CD (généralement \"réduits\" pour le mastering en 44,1 kHz / 16 bits). Les fichiers \"Qobuz Hi-Res\" sont sans DRM et sont 100% compatibles Mac et PC. Loin de la démarche du tout-MP3 qui s'est développée ces dernières années au détriment de la qualité sonore, Qobuz renoue ainsi avec l'exigence sonore pour faire bénéficier les mélomanes tout à la fois du confort de la musique en ligne et de l'exigence audiophile.

Note Les albums vendus par Qobuz en qualité Hi-Res 24 bits nous sont fournis par les labels directement. Ils ne sont pas ré-encodés depuis des SACD et nous garantissons leur provenance directe. Nous nous interdisons, pour faire grossir plus vite cette offre, les tripatouillages suspects.

HI-RES21,49 €
CD14,99 €

Soul - Paru le 1 novembre 2019 | Polydor Records

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
En baptisant son troisième album du simple nom Kiwanuka, Michael Kiwanuka ne serait-il pas entré enfin en paix avec lui-même ? Depuis ses débuts en 2012, le Londonien n’a cessé de s’interroger sur sa place artistique, son rapport à ses influences musicales mais aussi son identité et même son rôle dans une société toujours gangrenée par le racisme… Dès son brillant premier disque, Home Again, Kiwanuka a été intronisé “nouvelle merveille de la soul contemporaine”. De cette soul consciente mâtinée de folk à la Terry Callier et fleurant bon les 70's. Certains le compareront même à Bill Withers, Otis Redding et Marvin Gaye, rien que ça… Sur son second album, Love & Hate, paru en 2016, le songwriter offrait une facette un brin plus rock sans pour autant renier ses influences gospel et soul, épaulé qu’il était par Danger Mouse à la production.Plus apaisé dans sa réalisation, toujours aussi engagé dans son propos et d’une grande richesse instrumentale, Kiwanuka marche dans les pas de ses prédécesseurs. Danger Mouse est à nouveau derrière la console mais il donne cette fois une ampleur et une force inédites à tout ce qui défile entre les oreilles : de la soul en cinémascope, du gospel grand format, des guitares wah-wah bien funky, des cordes sensuelles, des basses bigger than life, de longs passages instrumentaux, etc.. Un peu à l’image de You Ain't the Problem qui ouvre le disque, véritable chef-d’œuvre d’architecture de soul pure. Michael Kiwanuka n’a jamais caché sa passion pour le Marvin Gaye du début des années 70 et on pense ici très souvent à What’s Going On (son album préféré de tous les temps) et Trouble Man, même si les voix des deux hommes sont fondamentalement différentes. Ce troisième opus du Britannique âgé de 32 ans est surtout d’une densité inédite. Et chaque nouvelle écoute révèle un arrangement subtil, un mot soupesé ou un instrument à peine caché. Un grand disque. © Marc Zisman/Qobuz
HI-RES14,99 €
CD10,99 €

Jazz - Paru le 13 septembre 2019 | Jazz Village

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
A 89 ans, Ahmad Jamal enregistre toujours. Il n’a plus rien à prouver. Guère besoin non plus d’étoffer sa discographie déjà pantagruélique de plus de 70 albums. Mais il grave dans la cire, régulièrement, la musique de son piano plus ample que jamais. Une petite musique inouïe, épurée et rythmée, qui a influencé des hordes de jazzmen. Comme son titre l’indique, le ton de Ballades (en français) est sans équivoque. Avec son fidèle bassiste James Cammack sur trois titres, Jamal réunit ici 10 pièces qu’il interprète en solitaire. Certaines sont même liées à son ADN comme le fameux Poinciana, qui ouvrait en 1958 son non moins fameux Live at the Pershing, et sur lequel il trouve toujours et encore de belles choses à raconter. Avec l’âge (dont aucun stigmate n’orne ses doigts), cette beauté est de plus en plus directe. Et sur Emily de Johnny Mandel, un thème cher à Bill Evans, le pianiste de Pittsburgh atteint de nouveaux sommets d’épure ; et de justesse. © Marc Zisman/Qobuz
HI-RES23,49 €
CD16,49 €

Jazz - Paru le 6 septembre 2019 | ECM

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
Les disques de duos piano/trompette sont plutôt rares. En 1928, en enregistrant Weather Bird, Louis Armstrong et Earl Hines ouvraient le bal, suivis bien plus tard par notamment Chet Baker et Paul Bley (Diane en 1985), Tom Harrell et Jacky Terrasson ‎(Moon and Sand en 1991), Martial Solal et Eric Le Lann (Portrait in Black and White en 2000), Martial Solal et Dave Douglas (Rue de Seine en 2006), Uri Caine et Paolo Fresu (Things en 2006), Enrico Rava et Stefano Bollani (Rava Plays Rava en 1999 et The Third Man en 2007), Oscar Peterson sur cinq albums (avec Dizzy Gillespie, Roy Eldridge, Clark Terry, Jon Faddis et Harry "Sweets" Edison), le One on One de Clark Terry en 2000 (avec quatorze pianistes différents !) et, plus près de nous, Vijay Iyer et Wadada Leo Smith (A Cosmic Rhythm With Each Stroke en 2016)…Avishai Cohen et Yonathan Avishai se connaissent depuis leur adolescence à Tel-Aviv. Le pianiste fut même de la partie sur les deux albums ECM du trompettiste, Into the Silence et Cross My Palm With Silver. A l’évidence, leur complicité en béton armé leur permet d’improviser librement, de manière ludique et avec beaucoup d’émotion et d’intensité sur Playing the Room, leur premier opus en duo. Comme l'indique le titre de la merveille, les deux Israéliens invitent également le lieu d'enregistrement, l'Auditorio Stelio Molo RSI de Lugano, à faire partie du son en exploitant pleinement ses propriétés acoustiques résonantes. Chacun signe un thème avant de laisser place à un répertoire éclectique où se croisent John Coltrane (Cresent), Duke Ellington (Azalea), Abdullah Ibrahim (Kofifi Blue), Ornette Coleman (Dee Dee), Milt Jackson (Ralph's New Blues), Alexander Argov (Shir Eres) et Stevie Wonder (Sir Duke). Un matériau hétérogène qu’ils transforment en jazz de chambre émouvant et beau. © Marc Zisman/Qobuz
HI-RES15,99 €
CD13,49 €

Concertos pour violon - Paru le 21 juin 2019 | Warner Classics

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - 4F de Télérama
Il est bon de revoir ses classiques de temps à autre et de mesurer la persistance des mythes. Si cette édition des enregistrements complets de Ginette Neveu pour feu EMI n’apporte rien de nouveau en termes de répertoire, il confirme toutefois l’engagement total que la jeune violoniste française mettait dans ses interprétations. C’est le feu qui semble la guider, dans une vision jouant le tout pour le tout avec une sûreté de moyens, une intonation quasi irréprochable et un grand pouvoir d’expression. Le réel apport de ce nouvel album de trente pistes se trouve dans la qualité d’un son singulièrement nettoyé et amélioré par le Studio Art et Son d’Annecy. On y entend la violoniste sous un jour nouveau tant sa présence est accrue et le souffle de la bande reculé sans nuire aux aigus et à la clarté de l’ensemble. Le Philharmonia Orchestra, constitué au départ précisément pour les studios anglais, sonne avec une nouvelle présence par rapport aux anciennes éditions. Walter Legge, le célèbre producteur d’EMI, qui avait découvert tant de jeunes talents après la guerre, avait adroitement misé sur celui de Ginette Neveu, son nom lui avait été soufflé par Karajan, mais son ascension allait être brutalement stoppée par l’accident d’avion qui lui coûta la vie en 1949, à peine âgée de trente ans et à l’orée d’une carrière dont on peut ici écouter les fruits avec les concertos de Sibelius (peu connu à cette époque) et de Brahms, ainsi que sa légendaire version du Poème d’Ernest Chausson. Le reste de ce album, édité à l’occasion du centième anniversaire de la naissance de la violoniste, est consacré aux pièces de musique de chambre enregistrées avec son frère Jean Neveu, son aîné d’une année, pianiste de talent qui a disparu avec elle au-dessus des Açores. © François Hudry/Qobuz
HI-RES17,49 €
CD14,99 €

Soul/Funk/R&B - Paru le 7 juin 2019 | Rhino - Warner Records

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Pitchfork: Best New Reissue
Après les compositions au piano Piano & A Microphone 1983, sorties en 2018, voici un second album posthume princier. Concentré sur la période 1981-1991, décennie prolifique pour Prince, et donc conservant une belle unité dans la production, Originals compile majoritairement des enregistrements écrits pours d’autres. Roger Nelson était avant tout un artiste caméléon, ultra-complet, qui savait autant jouer tous les instruments de Purple Rain que performer sur scène comme son idole James Brown ou écrire des tonnes de compositions pour lui comme pour « la galaxie Prince », faite d’interprètes hors pair. Parmi ses 15 titres, on retrouve The Glamourous Life pour Sheila E, le Manic Monday des Bangles. Love Thy Will Be Done de Martika ou encore You’re My Love du crooner country Kenny Rogers. Inédits précieux simplement restaurés, Originals permet de se faufiler en coulisses, lorsque le maître mettait au point dans son laboratoire les meilleures mélodies et les interprétait sans encore trop savoir ce qu’elles allaient devenir, avec brio. A l’instar de Nothing Compares 2 U, véritable pic émotionnel de l’opus. © Charlotte Saintoin/Qobuz
HI-RES17,49 €
CD14,99 €

Alternatif et Indé - Paru le 24 mai 2019 | BMG Rights Management (UK) Limited

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Tous les plus grands se sont amusés à l’exercice. Bowie avec Pin-Ups, Johnny Cash avec American IV: The Man Comes Around, Lennon avec Rock & Roll, Metallica avec Garage Inc, Cat Power avec The Covers Record, Meshell Ndegeocello avec Ventriloquism, Patti Smith avec Twelve, Costello avec Almost Blue et des centaines d’autres. L’album de reprises reste pourtant un exercice périlleux et rarement celui qui brille le plus dans la discographie d’un artiste. Avec California Son, Morrissey s’amuse avant tout à déterrer de l’inattendu ou des chansons majoritairement obscures voire oubliées. On connaît les marottes de l’ex-Smiths (New York Dolls, Patti Smith, Roxy Music, Bowie, Sparks, etc.) qu’il se fait un plaisir de ne pas revisiter ici. Epaulé par sept invités (LP, Ed Droste de Grizzly Bear, Ariel Engle de Broken Social Scene, Petra Haden, Sameer Gadhia de Young The Giant, Billie Joe Armstrong de Green Day et Lydia Night des Regrettes), Moz s’accapare notamment des pièces de Roy Orbison, Melanie, Laura Nyro, Buffy Sainte-Marie, Bob Dylan, les 5th Dimension mais aussi Jobriath, Phil Ochs, Tim Hardin, Joni Mitchell ou Carly Simon. Sa voix – le cœur de la centrale nucléaire – est souvent parfaite et prend le contrôle de chaque titre (étonnant Only a Pawn in Their Game de Dylan). Mais un exercice avant tout recommandé aux fans de Morrissey. © Max Dembo/Qobuz
HI-RES15,99 €
CD11,49 €

Musique de chambre - Paru le 26 avril 2019 | Audax Records

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - 4F de Télérama
Avec cette nouvelle parution passionnante, l’Ensemble Diderot poursuit son exploration du développement et de la diffusion de la sonate en trio à travers l’Europe baroque. Consacré entièrement à des œuvres qui ont été écrites après la mort de Lully, cet album célèbre la nouvelle liberté acquise à une époque où les compositeurs ont commencé à associer le style français à la fougue transalpine. Johannes Pramsohler et ses musiciens se consacrent à ce programme, dans lequel figurent de nouveau plusieurs créations mondiales, avec la précision, la passion et l’énergie qu’on leur connaît. © Audax« Après la mort de Lully, la sonate venue d'Italie fait fureur à Paris. Par leur éloquence vive, par leur palette, les Diderot réévaluent un répertoire qui a souvent pâti d'avocats timorés. » (Diapason, octobre 2019)
HI-RES15,99 €
CD11,49 €

Classique - Paru le 26 avril 2019 | Audax Records

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
Cinq ans après leur album de Dresde salué par la critique, Johannes Pramsohler et ses collègues de l’Ensemble Diderot poursuivent leur exploration de la sonate en trio dans l’Europe baroque avec des œuvres écrites dans le Londres de Purcell. La combinaison proposée d'oeuvres déjà connues et de premières mondiales montre comment les compositeurs anglais ont utilisé comme moyen d’expression le nouveau genre venu d’Italie et avec quelle facilité les compositeurs étrangers ont intégré le "nouveau" langage musical "anglais", créant ainsi une musique de chambre subtile et expressive. © Audax
HI-RES10,49 €
CD7,49 €

Alternatif et Indé - Paru le 12 avril 2019 | Partisan Records

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Qobuzissime
A peine remis de Songs of Praise, premier album Qobuzissime des Londoniens de Shame, l’œil du cyclone rock’n’roll se déplace cette fois plus au nord, à Dublin. Là, un gang tout aussi teigneux baptisé Fontaines D.C. serre les dents très fort pour montrer comment le revival postpunk actuel a encore quelques gifles, mandales, coups de genou et autres uppercuts à distribuer. Si le premier album de ces Fontaines D.C., Dogrel, prend racine dans un terreau connu (The Fall, Joy Division, Gang Of Four, Public Image Ltd.), l’engrais est différent. Il y a d’abord cette singularité irlandaise qui transpire de ce disque pleurant un Dublin de carte postale éradiqué par la mondialisation et la gentrification. Dogrel se termine d’ailleurs par Dublin City Sky, ballade acoustique qui fleure bon le vieux pub, la Guinness fraîchement tirée, et qu’on jurerait échappée d’un disque des Pogues, leur groupe préféré. La bande de Grian Chatten a aussi la particularité de vénérer la littérature et la poésie autant que le rock’n’roll et la folk music. D’où cette sensation permanente d’entendre un brûlot de pur postpunk revendicatif jamais bas du front. C’est la force de Dogrel. Être lettré sans la ramener. Enervé et toujours audible. Sur le tubesque Big, Chatten hurle « my childhood was small, but I'm gonna be big » (mon enfance a été petite, mais je vais devenir grand). Big, Fontaines D.C. risque de l’être très très très vite… © Marc Zisman/Qobuz
HI-RES14,49 €
CD12,49 €

Alternatif et Indé - Paru le 15 mars 2019 | BMG Rights Management (US) LLC

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Dans la série des duos ovnis, celui-ci a vraiment de la gueule : l’ex-chanteuse des garagistes Yeah Yeah Yeahs associée à la moitié de Gnarls Barkley (par ailleurs impliqué dans mille autres projets). Le résultat et ses cambrures de pop sophistiquée vintage est d’abord déroutant puis finalement fascinant. Drapée dans une mélancolie laid back au possible, la voix de Karen O – aussi à l’aise dans le registre sensuel que le torride – possède la force onirique de certaines chanteuses 60's. Comme les beats soyeux et les arrangements évanescents de Brian Burton, alias Danger Mouse, qui ont également des allures de pop cinématographique du siècle dernier. Les deux ont beau être de vrais mélomanes lettrés, leurs citations ne sentent jamais l’esbrouffe. Et qu’ils lâchent quelques clins d’œil à Motown (Woman), lorgnent la solennité lounge de Pulp (période This Is Hardcore) ou optent pour des sonorités planantes à la Pink Floyd, leur Lux Prima possède sa propre identité. Avec beaucoup de réverbération, des guitares barytons un peu partout, des synthés analogiques, quelques violons voluptueux mais jamais racoleurs et surtout des mélodies raffinées, Karen O et Danger Mouse signent le disque le plus élégant du moment. © Marc Zisman/Qobuz
HI-RES16,49 €
CD10,99 €

Musique de chambre - Paru le 15 mars 2019 | Fuga Libera

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Comme toutes les rencontres, celle entre Leonard Bernstein et Maurice Ravel a son potentiel. Le mélange des rythmiques et de l’engagement chez l’un ou du raffinement mélancolique des palettes sonores chez l’autre est riche de promesses. Mais la question n’est-elle pas tant d’apprécier la rencontre que de comprendre ce qu’elle fait émerger ? C’est ce « quelque chose » de l'ordre de l’entre-deux que proposent d’explorer les musiciens du trio Zadig et l’oeuvre Asfar du compositeur Benjamin Attahir, nous offrant ainsi l’occasion d’éprouver ce qui, dans la démarche créatrice moderne, cherche à se jouer de la frontière et des limites stylistiques, en nous dévoilant de fertiles pays qui s’y cachent. © Outhere Music
HI-RES15,99 €
CD11,49 €

Classique - Paru le 8 mars 2019 | Mirare

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
Shani Diluka nous propose d'explorer la relation filiale voire spirituelle entre Carl Philipp Emanuel Bach et Mozart. Elle explore cette relation sur piano moderne et en donne une lecture inédite avec deux œuvres enregistrées sur la copie du Walter 1790, piano préféré de Mozart. © Mirare
HI-RES15,99 €
CD11,49 €

Musique de chambre - Paru le 11 janvier 2019 | Mirare

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama
La mort de Cromwell, au milieu du XVIIe siècle, marque le départ du formidable essor de la musique en Angleterre, en particulier de la musique instrumentale qui se répand autour de la figure d'Henry Purcell, qui introduit peu à peu le violon dans les consorts anglais jusque-là rétifs à cet instrument venu d’Italie. C’est ce récit que l’ensemble La Rêveuse commence à nous conter ici, avec ce premier volume consacré à l’histoire de la musique de chambre londonienne. Fondé par Benjamin Perrot et Florence Bolton, La Rêveuse est un ensemble composé de musiciens solistes, qui travaillent sur les patrimoines artistiques des XVIIe et XVIIIe siècles, périodes foisonnantes d’expériences et d’inventions artistiques de toutes sortes. Dans ce premier volume, Purcell encadre la musique de Finger, Draghi, Blow, Croft et de son propre frère, Daniel Purcell. On découvre ainsi comment ce violon mal aimé s’introduit dans les cours britanniques sous les doigts agiles de musiciens étrangers apportant une virtuosité nouvelle dans le style de Corelli. Le génie de Purcell est de n’avoir pas copié le modèle italien, mais d’avoir su l’adapter à la musique anglaise comme l’avait fait François Couperin en France. Comme l’écrit la gambiste Florence Bolton dans la pochette accompagnant cet album, c’est « un beau mariage entre l’Angleterre et l’Italie, en gardant le meilleur des deux ». © François Hudry/Qobuz
HI-RES55,99 €
CD47,99 €

Rock - Paru le 2 novembre 2018 | Columbia - Legacy

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Best New Reissue
Ce volume 14 des Bootleg Series de Bob Dylan est sans doute le plus attendu puisqu’il concerne l’album que beaucoup de ses fans considèrent comme son plus grand : Blood on the Tracks. Dans son autobiographie, le Zim citera Tchekhov comme inspiration majeure de ce disque publié en janvier 1975. Mais c’est évidemment la séparation d’avec sa femme Sara qui hante ce chef-d’œuvre. Sa prose touche au sublime, et chaque mot est un paysage de l’âme, juste, sans aucune faute de goût. Son folk-rock est orné d’une rythmique présente mais jamais en surpoids, d’une instrumentation de goût et de chapelets de guitares juste là pour chanter la mélodie. Toutes ses saynètes introspectives, à l’écriture pure et sobre, montre un Dylan plus humain que jamais, artistiquement revitalisé par cette période personnellement douloureuse. Bref, un Dylan magistral qui alterne entre chansons mélancoliques, coups de gueule et, comme à son habitude, pièces mystérieuses. Ce coffret de plus de 80 titres propose chronologiquement les séances new-yorkaises ainsi que celles de Minneapolis. Dylan avait réalisé une première version de son disque, décidant de tout réenregistrer sur les conseils de son frère David Zimmerman. L’album officiel mélangera des prises des deux sessions. Faux départs, tâtonnements, prises alternatives, changements de tempo ou d’instrumentation, c’est l’élaboration de A à Z de Blood on the Tracks qui traverse les oreilles tout au long de ce dantesque More Blood, More Tracks: The Bootleg Series Vol. 14 (Deluxe Edition). Indispensable. © Marc Zisman/Qobuz
HI-RES14,49 €
CD9,99 €

Jazz - Paru le 26 octobre 2018 | Mack Avenue Records

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - 5 Sterne Fono Forum Jazz
Pour mêler une certaine virtuosité dont il est dépositaire et une énergie à l’instinct, Christian McBride s’est entouré de trois instrumentistes aussi indiscutables que lui : le saxophoniste Marcus Strickland, le trompettiste Josh Evans et l’incroyable batteur Nasheet Waits. Mais une belle affiche ne signifie pas obligatoirement une belle session. Avec Christian McBride's New Jawn, le contrebassiste de Philadelphie signe pourtant l’un de ses plus beaux disques. À 46 ans, McBride déballe un lâcher-prise assez salvateur. Le bien nommé Walkin' Funny d’ouverture suivi du débridé Ke-Kelli Sketch montrent un quartet fonçant tête baissée. Souvent le cas lorsque aucun pianiste n’est de la partie. Un gang déterminé à tirer sur tout ce qui bouge tout en gardant l’esprit bon enfant de la solide fratrie. Dans ce contexte, le jeu insaisissable de Waits est une colonne vertébrale surpuissante. Et Strickland et Evans alternent entre le souffle de la révolte et celui de la brise poétique. McBride, en maître de cérémonie, n’a plus qu’à slalomer entre les jambes de ses amis. De jouer au félin (Ballad of Ernie Washington) ou au sprinteur (Sightseeing) pour rendre son disque de hard-bop moderne réellement délicieux. © Marc Zisman/Qobuz
HI-RES26,99 €
CD19,49 €

Rock - Paru le 12 octobre 2018 | Concord Records

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Dès son premier album publié en 1977, My Aim Is True, Elvis Costello affichait sa gloutonnerie musicale en mêlant déflagrations pub rock, bifurcations reggae, ballades quasi country et pop songs sculptées avec arpèges cristallins. Un éclectisme qui le fera travailler avec des gens aussi divers que le pape de la country George Jones, le maître de la pop lounge Burt Bacharach, la mezzo-soprano Anne Sofie von Otter, le guitariste de jazz Bill Frisell ou bien encore les rappeurs de The Roots, pour n’en citer que quelques-uns. Quarante ans plus tard, l’insaisissable Britannique binoclard, friand d’albums-concepts, signe Look Now avec les Imposters, composés de Steve Nieve aux claviers, Davey Faragher à la basse et Pete Thomas, déjà batteur de ses Attractions. Ce groupe avec lequel il avait enregistré Momofuku en 2008 lui permet de mettre une fois de plus en exergue sa plume, aiguisée comme jamais. Plume qu’il partage avec la grande Carole King sur Burnt Sugar Is So Bitter, coécrit un quart de siècle plus tôt, et avec Bacharach sur Photographs Can Lie et Don’t Look Now. On sent surtout un Costello visant une fois de plus la pop song parfaite. Une démarche faisant résonner une approche 60's. Mais l’intemporalité de l’exercice ancre bien le songwriter dans son temps, en 2018. Et Costello réussit à implanter dans le cerveau des mélodies et des paroles faites pour durer. Une bonne chanson, c’est bien connu, n’a pas d’âge et Elvis Costello le rappelle ici brillamment… © Marc Zisman/Qobuz
HI-RES13,49 €
CD8,99 €

Musiques du monde - Paru le 12 octobre 2018 | Glitterbeat Records

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
Ce puzzle (Quebra Cabeça), patiemment construit par le big band Bixiga 70 prouve, tout au long des onze pièces qui le constituent, que la scène musicale de leur ville de São Paulo est l’une des plus chaudes de la planète. Les racines africaines des dix instrumentistes sont très présentes, l’afrobeat nigérian, le highlife ghanéen, les grands guitaristes maliens ou les rythmes malinkés les ont de toute évidence nourris. Mais comme souvent avec les Brésiliens et leur incroyable faculté à pouvoir tout ingurgiter sans perdre leur identité, ces influences qu’ils ont mélangées à du funk vintage, du jazz, du rock psychédélique saupoudré d’effets numériques ressortent de leur chaudron métamorphosées en un plat qu’eux seuls peuvent revendiquer. Soutenu par une batterie et des percussions africaines endiablées, le rythme est haletant et ne ralentit qu’au dernier et romantique morceau (Portal). Les cuivres se payent la part du lion, les guitares, agiles comme des gazelles-caméléons, changent souvent de costume, la basse est souple comme une liane et les claviers vintage ont une mémoire d’éléphant. Chaque morceau fait l’effet d’un kaléidoscope et le tout s’enchaîne comme un manifeste métis du partage festif. © Benjamin MiNiMuM/Qobuz
HI-RES11,99 €
CD7,99 €

Alternatif et Indé - Paru le 5 octobre 2018 | Domino Recording Co

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Un manche de guitare tenu par la main d’un corps contre lequel est adossé un enfant dont on ne voit que le haut de la tête. Sur la pochette de son dixième album, Cat Power dit pas mal de choses. L’Américaine agrippe à nouveau son art – même si elle ne peut s’empêcher d’immiscer une reprise, celle de Stay de Rihanna – et indique qu’elle est désormais mère. A 46 ans, Chan Marshall semble aller… mieux ? Bien ? Non pas que sa vie jalonnée de chaos intérieur, escapades, déménagements, dépressions et addictions soit désormais un long fleuve tranquille, mais Wanderer renferme certaines de ses plus belles chansons. Des compositions avançant souvent nues. Un simple piano. Quelques notes de guitares. Une batterie famélique. Le credo less is more brille de mille feux.L’envie peut-être de revenir à la source des anciens maîtres du folk et du blues. Comme le laisse à penser la chanson d’ouverture a cappella qui donne son titre au disque. Avoir mis au monde sous l’ère Trump l’a sans doute fait beaucoup cogiter… Et puis Cat Power n’avait pas chanté aussi bien depuis des lustres. Cette tonalité aux cambrures soul, reconnaissable dès la première syllabe, touche ici au sublime. Après la parenthèse un brin électronique de Sun qu’avait mixé Zdar de Cassius, elle n’étonne pas tant que ça par la forme, finalement assez classique, mais plutôt par le niveau et la teneur de ses compositions. Et lorsqu’elle invite l’une de ses grandes fans, Lana Del Rey, dans les chœurs de Woman, Cat Power conserve la sobriété qui prédomine tout au long d’un disque viscéralement honnête et beau… © Marc Zisman/Qobuz
HI-RES18,99 €
CD15,99 €

Piano solo - Paru le 5 octobre 2018 | Sony Classical

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama - Gramophone Editor's Choice - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Après plusieurs enregistrements consacrés à Bach (Partitas, Variations Goldberg) et Beethoven (dernières sonates et Variations Diabelli), voilà que le pianiste germano-russe sort un nouvel album qui pourrait passer à première vue comme étonnement narcissique si l’on ne creusait pas un peu plus loin ses motivations. Frappé par la mort d’un ami cher il publie, sous le titre : Lifew, un récital en forme de « tombeau » d’autrefois, en hommage à cette cruelle disparition. Le contenu dépasse cet acte amical en proposant une intense réflexion musicale sur la perte, le chagrin, le désespoir et la résignation, débouchant sur le réconfort en compagnie de Bach, revu par de puissants transcripteurs : Liszt, Brahms, Busoni, jusqu’à la Peace Piece de Bill Evans en passant par la Marche solennelle vers le Saint Graal de Parsifal et le Liebestod de Tristan de Richard Wagner. On y trouve aussi une brève pièce extraite des Dreams du compositeur américain Frederic Rzewski, très proche de l’interprète. Pianiste atypique, Igor Levit aime les défis complexes et c’est dans une grandeur sombre et mélancolique qu’il nous invite à le suivre au cours d’un périple personnel qui touche pourtant à l’universel. Des moments contemplatifs mêlés à une sensualité fascinante et assez envoûtante. Un hommage résolument captivant qui abolit les frontières et le temps en nous offrant de nouvelles perspectives. © François Hudry/Qobuz
HI-RES23,49 €
CD16,49 €

Piano solo - Paru le 31 août 2018 | ECM New Series

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
Depuis que les premiers compositeurs ont donné à leurs pièces des titres tels que « nocturnes » ou « sérénades », il existe de la musique spécifiquement destinée à évoquer le crépuscule ou la nuit. Par contre, ce n’est qu’à partir de l’ère romantique que la nuit a commencé à rimer, musicalement du moins, avec inquiétude, voire terreur. Les Phantasiestücke de Schumann (1837) comportent au moins un mouvement nocturne dans lequel la nuit est présentée sous un jour (ose-t-on dire) quasiment terrorisé : In der Nacht, un des plus grands moments schumanniens, concentré en à peine quatre minutes. Soixante dix ans plus tard, Ravel poussait la terreur encore plus loin avec Le Gibet, le mouvement central de Gaspard de la nuit – encore la nuit –, un gibet où les pendus balancent doucement au son de la cloche nocturne ; tandis que Scarbo qui referme le triptyque évoque un gnome de cauchemar. Enfin, si En plein air de Bartók ne se passe pas forcément la nuit de bout en bout, le quatrième mouvement, Musiques nocturnes, reste l’un des moments les plus inquiétants de toute la littérature pianistique. Né à Budapest en 1968, Dénes Várjon a étudié auprès de György Kurtág et d’András Schiff. Lauréat des prix Liszt ainsi que des concours Géza Anda et Leo Weiner de Budapest, il se produit dorénavant aux festivals de Salzbourg, Lucerne, Davos, ou encore avec l’Orchestre de Chambre de Vienne, la Tonhalle de Zürich, l’Academy of St. Martin-in-the-Fields, la Kremerata Baltica. © SM/Qobuz