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Grâce au travail réalisé en amont avec les studios d'enregistrement, et en collaboration avec des labels de plus en plus nombreux, indépendants et majors (Plus Loin Music, Bee Jaz, Ambronay Editions, Zig Zag Territoires, ECM, Mirare, Aeolus, Ondine, Winter & Winter, Laborie etc.), Qobuz propose de plus en plus de nouveautés et une sélection croissante de son fond de catalogue en qualité Hi-Res 24 bits. Ces albums reproduisent à l'identique le son fourni par le studio en sortie de console, et offrent un confort d'écoute inégalé, supérieur à celui des CD (généralement \"réduits\" pour le mastering en 44,1 kHz / 16 bits). Les fichiers \"Qobuz Hi-Res\" sont sans DRM et sont 100% compatibles Mac et PC. Loin de la démarche du tout-MP3 qui s'est développée ces dernières années au détriment de la qualité sonore, Qobuz renoue ainsi avec l'exigence sonore pour faire bénéficier les mélomanes tout à la fois du confort de la musique en ligne et de l'exigence audiophile.

Note Les albums vendus par Qobuz en qualité Hi-Res 24 bits nous sont fournis par les labels directement. Ils ne sont pas ré-encodés depuis des SACD et nous garantissons leur provenance directe. Nous nous interdisons, pour faire grossir plus vite cette offre, les tripatouillages suspects.

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Pop - Paru le 17 mai 2013 | Columbia

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - 5 étoiles Rock and Folk - Discothèque Idéale Qobuz - Pitchfork: Best New Music - Prise de Son d'Exception - Hi-Res Audio
Virage à 180° pour Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem-Christo ! Avec leur quatrième album, les Daft semblent boucler l'ère de la musique électronique faite sur un simple laptop dans une chambre de 10m² pour revenir à la bonne vieille méthode à l'ancienne. Célébration du beau son et hymne grandiose au mythe du studio d'enregistrement perçu comme une Mecque de la musique, ce Random Access Memories semble avoir été conçu à la fin des années 70, avec les moyens et l'hédonisme de cette époque où régnaient notamment le disco et le rock californien. Les influences on ne peut plus éclectiques s'entrecroisent comme par magie sur ce nouveau Daft : Chic, Steely Dan, Alan Parsons Project, Todd Rundgren, Pink Floyd, etc. Pour épauler le tandem francilien dans sa démarche rétro-futuriste, un impressionnant casting de stars, lui aussi éclectique, a fait le déplacement : du pape de l'italo-disco Giorgio Moroder (dont la B.O. du film Midnight Express est entrée dans la légende) à Nile Rodgers (cerveau guitariste du groupe Chic) en passant par Paul Williams (Monsieur Phantom of the Paradise en personne !), Pharrell Williams, Todd Edwards, DJ Falcon, Gonzales, Panda Bear d'Animal Collective et Julian Casablancas des Strokes, difficile de rivaliser. Au final, Random Access Memories ne lorgne pas uniquement dans le rétroviseur car le travail des deux musiciens français les plus populaires à l'étranger est bel et bien ancré dans son temps. Entre disco-futuriste et pop ovni, le résultat est impressionnant. © Marc Zisman/Qobuz
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Variété francophone - Paru le 18 octobre 2019 | Parlophone (France)

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C’est à un paradoxe typiquement souchonien auquel l’auditeur est confronté à l’écoute de cet album, puisque l’interprète de Allo Maman bobo aborde une fois de plus les choses avec un mélange singulier de délicatesse et de fermeté. La délicatesse, c’est avant tout celle de la douce nostalgie dont est pétri le chanteur, comme l’atteste cette belle photographie des années 1950 intitulée Âme fifties. Et dans On s’aimait, il conjugue les sentiments à l’imparfait, sur une petite sonate interprétée au piano droit par Vincent Delerm. La fermeté d’Alain Souchon (certes toujours teintée d’une certaine nonchalance) s’exprime, quant à elle, dans les moments où il dépeint les injustices du monde, et en particulier de la France.Deux morceaux sont assez frappants à cet égard : Un Terrain en pente (où Souchon observe les migrants du haut de sa colline), et Ici et là (faisant écho à Né quelque part de son ami Maxime Le Forestier). Quant à la chanson Debussy Gabriel Fauré (coécrite avec David McNeil), elle réunit à la fois la nostalgie et le discours social puisque Souchon y évoque avec élégance le fossé qui existait entre la culture bourgeoise de ses parents et ses propres amours culturelles, plus populaires. L’humilité avec laquelle le chanteur observe son passé et le monde contemporain est flagrante dans ce 15e album studio, en particulier dans le morceau Presque, sorte de synthèse parfaite de son style (bien que les paroles ne soient pas signées de lui, mais de son ami Édouard Baer). Cette modestie se reflète dans la production délicate signée de ses deux fils, Charles (alias Ours) et Pierre. Le piano et la guitare sèche y côtoient à l’occasion quelques suaves synthétiseurs, lesquels accentuent l’aspect éthéré de ce bel album mélancolique. ©Nicolas Magenham/Qobuz
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Jazz - Paru le 27 mars 2020 | ECM

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Après de beaux débuts introspectifs pour le compte du label ECM, Avishai Cohen change de braquet avec son groupe Big Vicious. Une formation au casting singulier car réunissant autour du trompettiste israélien deux batteurs (Aviv Cohen et Ziv Ravitz), un bassiste électrique (Yonatan Albalak) et un guitariste (Uzi Ramirez). Ce quintet biberonné au jazz a surtout grandi avec mille autres sons en tête. D’où cet assemblage de textures sonores plurielles venant aussi bien de la musique électronique que du rock, du classique, de la pop et du trip hop. Des grands écarts aussi improbables qu’entre Massive Attack et Beethoven, les deux noms dont Big Vicious revisite des œuvres (Teardrop et la Sonate au Clair de lune). Avishai Cohen semble ici parfois revêtir les habits de ses aînés Jon Hassell et Don Ellis. Il éclipse surtout son aura de leader pour laisser le quintet avancer comme un seul homme. C’est justement l’homogénéité et le son atmosphérique de Big Vicious qui rend l’ensemble original. Et que les compositions soient planantes (Intent), plutôt uptempo (King Kutner) ou carrément expérimentales (Fractals), elles ont en commun une véritable force narrative unique. © Marc Zisman/Qobuz
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Rock - Paru le 5 décembre 1969 | Abkco Music & Records, Inc.

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Comment surpasser, ou ne serait-ce qu’égaler, l’album Beggar’s Banquet paru en novembre 1968 ? En sortant un autre chef d’œuvre : Let It Bleed ! Un disque hautement symbolique puisque le dernier sur lequel apparait Brian Jones retrouvé noyé dans sa piscine le 3 juillet 1969 à seulement 27 ans (son successeur Mick Taylor est sur deux titres). Enregistré entre 1968 et 1969 et produit par Jimmy Miller, Let It Bleed est surtout le grand œuvre de Keith Richards, auteur ici de solos sublimes (Gimme Shelter, You Can’t Always Get What You Want) et de séquences de slide totalement démentielles (You Got The Silver, Love In Vain). Un festival du génie stonesien qui a surtout le mérite de ne pas se limiter au blues rock mais de lorgner également vers la country (Country Honk), le gospel (You Can’t Always Get What You Want) et la soul music (Live With Me) pour accoucher de cette musique singulière, alliage unique que les Rolling Stones proposent ici à un niveau rarement égalé. Un chef d’œuvre absolu ! © MZ/Qobuz
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Blues - Paru le 14 juin 2019 | Concord Records

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Fidèle. En vingt-cinq ans de carrière, Kevin Roosevelt Moore alias Keb' Mo' a toujours été viscéralement fidèle au blues. Une droiture qui ne l’a jamais empêché d’apporter sa petite pierre singulière à un édifice devant lequel se bousculent de très nombreux bâtisseurs… Avec Oklahoma, le Californien se lance dans un projet original. Aucun lien entre lui, son histoire et cet état bordé au nord par le Colorado et le Kansas, à l'est par le Missouri et l'Arkansas, à l'ouest par le Nouveau-Mexique et au sud par le Texas… En 2013, Keb’ Mo’ s’y rend avec Kenny Wayne Shepherd pour un concert de soutien aux victimes d’une tornade mortelle. Des rencontres suivent. Et une envie surtout de construire une œuvre ancrée dans cette région. Le blues de Keb’ Mo’ se retrouve ainsi mêlé à des influences country, amérindiennes et folk. Robert Randolph et sa guitare lap steel impressionniste ont fait le déplacement tout comme Rosanne Cash ou encore Taj Mahal, avec qui il cosigna l’album TajMo en 2017. Enfin, comme toujours avec lui, les textes engagés scrutent aussi bien les maux de l’Amérique éternelle que ceux de l’époque troublée. © Clotilde Maréchal/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 17 avril 2020 | Capitol Records

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Recruté chez Radiohead pour sa ressemblance avec Morrissey, le guitariste Ed O'Brien s’offre une carrière de frontman presque trente ans après les débuts du groupe d’Oxford, et autant d’années à fredonner des chœurs en studio. Sa vocation de songwriter s’est développée lors d’un séjour au Brésil, où il avait pris un break de plusieurs mois avec sa famille. Et encore, au début, il cherchait quelqu’un d’autre pour chanter, avant d’être convaincu par ses propres prises de voix…Bercé par le Screamadelica de Primal Scream, influence revendiquée de cet album, O’Brien s’est entouré de quelques têtes connues, Colin Greenwood, le bassiste de Radiohead, Adrian Utley, le guitariste de Portishead, Glenn Kotche, le batteur de Wilco, et surtout Flood, ami d’enfance et producteur pour Depeche Mode, U2 ou les Smashing Pumpkins, à la console. Le résultat est un album à tunnels, entre parties claires acoustiques et passages plus sombres et turbulents, comme sur Banksters, qui démarre en bossa-nova avant un refrain qui entrechoque les White Stripes, Led Zep et la musique latine, dixit EOB. Même concept sur le single Brasil, riff samba et kick rock, ou sur Mass, avec sa base acoustique recouverte par un tonnerre électrique, un des meilleurs moments de ce premier album qui démontre un potentiel à révéler. © Smaël Bouaici/Qobuz
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R&B - Paru le 13 juin 2000 | Reprise

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Classique - Paru le 22 novembre 2019 | Alia Vox

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Inlassable chercheur de musique ancienne et baroque sur tous les continents, Jordi Savall n’avait jamais abordé Le Messie de Haendel avant une série de cinq concerts donnés à Dôle, Besançon, Paris, Barcelone et Versailles en décembre 2017. C’est ce dernier qui est présenté sur ce nouvel album. On y retrouve bien sûr Le Concert des Nations avec Manfredo Kraemer en concertmeister et le noyau de quelques fidèles instrumentistes et de La Capella Reial de Catalunya. Savall a réuni une équipe de solistes avec Rachel Redmond, soprano, Damien Guillon, contre-ténor (qui chante les parties écrites pourtant originellement pour une voix de femme), Nicholas Mulroy, ténor et Matthias Winckler, basse. Ce projet a été rendu possible grâce à une coproduction entre la France et l’Espagne. C’est dans le beau cadre historique et patrimonial de la saline royale d’Arc-et-Senans que le projet a mûri avant de s’étendre pour une tournée dans les deux pays et d’être présenté en guise de cadeau de Noël aux nombreux admirateurs du musicien catalan. © François Hudry/Qobuz
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Rock - Paru le 20 septembre 2019 | UME Direct

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Pop - Paru le 14 juin 2019 | Boy Toy, Inc., Exclusively licensed to Live Nation Worldwide, Inc. Exclusively licensed to Interscop

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Madame X marque avant tout les retrouvailles entre Madonna et Mirwais, ce dernier étant aux commandes de 7 titres sur les 13 figurant sur l’album. L’ancien comparse de Daniel Darc chez Taxi Girl avait déjà travaillé sur Music en 2000 et American life en 2003, entre autres. Son rôle est ici de pousser encore plus loin le curseur de l’expérimentation délirante – tout en conservant le côté pop, mélodique et limpide propre au style de Madonna. L’exemple le plus flagrant de la folie musicale à laquelle s’adonne Mirwais se trouve dans Dark Ballet, chanson inspirée de Jeanne d’Arc, dans laquelle on trouve une longue parenthèse synthético-baroque façon Wendy Carlos, ainsi qu’une facétieuse performance de Madonna qui souffle sur les braises carbonisant la Pucelle d’Orléans. Et toujours dans un style à la fois ludique et insensé, citons les cordes disco virevoltantes de God Control.On retrouvera également la Madonna engagée dans cet opus, en particulier contre la prolifération des armes à feu aux États-Unis (on entend un extrait du discours d’Emma Gonzales dans I rise) et en faveur des exclus (dans le fado postmoderne Killers who are partying). En parlant de fado, il faut souligner que la culture lusophone est l’un des fils rouges de l’album – Madonna s’est installée au Portugal en 2017, ceci expliquant sans doute cela. Dans Batuka, c’est le Cap Vert qui est de la fête (le batuque est un genre de musique capverdienne qui se construit à travers le chant-réponse). Dans la géographie madonnesque, non loin de là se trouve la Colombie, représentée par le chanteur de reggaeton Maluma, avec qui elle chante (et flirte pour rire) sur deux duos (Medellin et Bitch I’m loca). Et enfin l’Espagne de Picasso est évoquée dans I don’t search I find (citation du peintre). Entre la gravité de l’engagement politique d'une part, et la légèreté des duos et de la production de Mirwais d'autre part, en passant par un travail mettant en avant l’aspect protéiforme de la voix (autotunée, chuchotée, marmonnée, enfantine…), Madonna rend justice au titre de son album – probable référence à la Marlene Dietrich d’Agent X 27, biopic de Joseph Von Sternberg sur l’espionne Mata Hari (1931). « Madame X est un agent secret voyageant à travers le monde, qui change d'identités et se bat pour la liberté. Elle apporte de la lumière dans les endroits sombres », explique la chanteuse dans un teaser présentant son projet. C’est donc une Madonna masquée, amusée, combative et pleine d’assurance que l’on retrouve à l’aube de ses soixante et un printemps. © Nicolas Magenham/Qobuz
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Jazz - Paru le 1 novembre 2019 | ECM

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A chaque nouvel album, c’est la même chose : pourquoi l’aura d’une musicienne précieuse comme Julia Hülsmann est-elle aussi restreinte ? On pourra toujours dire que la planète jazz est saturée de « très bons pianistes » ; l’Allemande, qui compte déjà une dizaine d’albums à son actif, possède pourtant une fascinante patte bien à elle. Avec Not Far From Here, son jazz chambriste en phase avec l’esthétique d’ECM – sa maison depuis 2008 – gagne en énergie et en éclectisme, sans doute grâce à la présence du saxophoniste berlinois Uli Kempendorff. En quartet avec sa fidèle rythmique composée du batteur Heinrich Köbberling et de son mari contrebassiste Marc Muellbauer, Hülsmann trouve en Kempendorff un partenaire stimulant tant ses compositions que son jeu. Les improvisations de ces quatre-là passent d’un cool jazz 60's à une musique plus avant-gardiste, presque à tiroirs, voire carrément ludique. Une vaste palette que la cohésion du groupe, soudé comme jamais, empêche d’errer gratuitement. Bel ovni de ce beau disque, une reprise surprise du This Is Not America que David Bowie enregistra en 1985 avec le Pat Metheny Group. © Marc Zisman/Qobuz
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Jazz contemporain - Paru le 17 mai 2019 | Nonesuch

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Jazz
On ne pourra pas reprocher à Brad Mehldau de se reposer sur ses lauriers ou de tourner en rond. Avec Finding Gabriel, le pianiste américain signe un album ambitieux et protéiforme qui fait voler en éclats les habituelles frontières du jazz. En 2014 déjà, il avait signé avec le batteur Mark Guiliana un disque ovni, Mehliana: Taming the Dragon, dont cette cuvée 2019 est une sorte de prolongement en bien plus dense. Surtout, Finding Gabriel est venu après sa lecture intensive de la Bible ; d’où cette référence à l’archange Gabriel dans le titre… « J'ai construit beaucoup de morceaux en commençant avec des synthés et Mark Guiliana à la batterie. Selon un processus similaire à celui de Taming the Dragon. Des couches ont été ajoutées et la voix humaine est devenue un élément important, sans les paroles, mais en tant qu’expression pure d’harmonie et d’émotion. »Déroutant de prime abord, le résultat, évidemment mystique, est fascinant et surtout foisonnant d’idées. Derrière son piano, ses synthés (dont le Dave Smith / Tom Oberheim OB-6), son Fender Rhodes, des percussions mais également – une première ! – le micro, Mehldau déroule une symphonie de vents, de cordes et d’électronique flirtant avec le jazz-fusion (on pense parfois au Pat Metheny Group ou à Weather Report) et dans laquelle la voix humaine occupe une place essentielle. Le pianiste américain n’est d’ailleurs pas le seul à chanter puisqu’il a convié notamment Kurt Elling, Becca Stevens et Gabriel Kahane. Enfin, toujours côté invités, la violoniste Sara Caswell, le trompettiste Ambrose Akinmusire, les saxophonistes Joel Frahm, Charles Pillow et Chris Cheek et le flûtiste Michael Thomas sont de la partie. A l’arrivée, Brad Mehldau signe une odyssée spirituelle assez originale, bien différente de ses travaux en trio. © Max Dembo/Qobuz
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Jazz - Paru le 29 mai 2020 | ECM

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
Si son nom se baladait jusqu’ici sur des pochettes ECM, c’était comme sideman de Louis Sclavis sur Sources, Silk and Salt Melodies et Characters on a Wall. Avec Promontoire, Benjamin Moussay est enfin leader d’un album de l’écurie de Manfred Eicher. Leader solitaire même. Le label munichois possède déjà un nombre impressionnant de disques de piano solo essentiels – en tête son best-seller, le Köln Concert de Keith Jarrett – et ce Promontoire comptera également. A 47 ans, Moussay reste un acteur assez discret de la scène jazz contemporaine mais “ceux qui savent” ont toujours reconnu la clarté et la force de son jeu. Comme Martial Solal qui dit de lui qu’il « joue juste. Ni trop, ni trop peu. » Ou comme la liste XXL de ceux qui ont un jour croisé le fer avec lui : Sclavis donc mais aussi Archie Shepp, Dave Liebmann, Jean-François Jenny-Clark, Marc Ducret, Daniel Humair, Steve Swallow, Vincent Courtois, Michel Portal, Vincent Peirani, Youn Sun Nah, Airelle Besson et quelques dizaines d’autres… Même s’il s’est souvent exprimé en trio (notamment avec Eric Echampard et Arnault Cuisinier), le piano solo qu’il pratique à la scène semble avoir des airs d’éternel retour aux sources, vital et nécessaire. Comme le nid douillet de son lyrisme toujours soupesé et de ses improvisations au fort pouvoir narratif.« Vibration sensuelle de la corde qui illumine le silence. Danse solitaire sur le flux du rythme intérieur. Écritures prétextes infiniment remaniées au gré de l’instant. Temps étiré, liberté, espace, plaisir, éphémère suspendu… En piano solo, je connais le point de départ et la destination. Le mystère réside dans l’étonnant voyage… » Une lucidité qui colle aux 12 thèmes fluides de ce disque qui se révèle un peu plus à chaque écoute. Tout ce qu’il aime, de Thelonious Monk à Claudio Arrau, de Lennie Tristano à Paul Bley, apparaît puis disparaît, avant que la mélodie ne reprenne le dessus. Comme toujours chez Moussay, compositeur également de musiques pour le cinéma et le théâtre, les mélodies enfantent des images à foison, sans jamais sombrer dans le piège de la musique au kilomètre, faussement belle et vraiment vaine. Rien de ça ici… Promontoire est surtout impressionnant dans les séquences d’épure (Villefranque et Monte Perdido), là où Benjamin Moussay dit beaucoup avec un minimum de notes. Less is more, une fois de plus… © Marc Zisman/Qobuz
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Rock - Paru le 2 octobre 2001 | Columbia

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Jazz - Paru le 26 juin 2020 | ECM

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L’air de rien, Marcin Wasilewski est pensionnaire d’ECM depuis seize ans. Au sein du label munichois, le pianiste polonais a fait de son trio réunissant ses compatriotes Slawomir Kurkiewicz à la contrebasse et Michał Miśkiewicz à la batterie un atelier de l’intime et de l’épure. Pour fêter cet anniversaire, la formation a convié à sa fiesta feutrée un géant du saxophone ténor : Joe Lovano. Le lyrisme jamais racoleur de l’Américain se love à la perfection dans le piano hérité de Bill Evans et de Keith Jarrett du Polonais qui s’exprime toujours à l’économie. Mais tout n’est pas que sagesse et recueillement ici et Wasilewski sait être volubile, voire imprévisible comme sur l’indomptable Cadenza. Et même mystérieux, à l’image de ses improvisations sur Vashkar, unique reprise du disque signée Carla Bley. © Max Dembo/Qobuz
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Pop/Rock - Paru le 15 mai 2020 | BMG Rights Management (UK) Limited

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Plus de cinquante ans que les frères Mael, Ron le moustachu et Russell le touffu, œuvrent en composant de jolies comptines pop baroques et sophistiquées, flirtant plus ou moins dangereusement avec le kitsch… Les Sparks font partie de ces musiciens qui n’ont jamais – ou rarement – été populaires avec le grand public mais adulés par de nombreux artistes bien plus bankables qu'eux. Dans le cas des Sparks, cette réputation traverse d’ailleurs tous les styles et genres : de Depeche Mode à Björk, de New Order à Kurt Cobain en passant par les Smiths ou Siouxsie and the Banshees et Sonic Youth, sans oublier les joyeux drilles de Franz Ferdinand avec lesquels les Sparks ont enregistré un album sous le nom FFS (pour Franz Ferdinand Sparks). A Steady Drip, Drip, Drip, leur 24e album, ne déroge pas à la règle et enfile 14 morceaux, autant d’hymnes pop synthétiques, surprenants de fraîcheur pour un duo dont chaque membre a dépassé les 70 années. Avec des titres comme iPhone (« Put your fucking iPhone down and listen to me… ») ou Lawnmower (ode à une jolie tondeuse), l’humour est toujours là, même si l’album se termine avec un Please Don’t Fuck Up My World choral touchant où la gravité perce sous cette belle légèreté apparente. Un disque à écouter en attendant la sortie d’une comédie musicale signée Leos Carax, basée sur une idée des Sparks. © Yan Céh/Qobuz
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Jazz - Paru le 1 mars 2019 | ECM

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Son talent ne l’a malheureusement jamais poussé sous les sunlights. Pourtant, Dominic Miller est l’un des guitaristes les plus brillants de sa génération et les aficionados de la six-cordes le connaissent avant tout comme complice de Sting. Né en Argentine en 1960 d’un père américain et d’une mère irlandaise, celui qui a grandi aux Etats-Unis avant d’aller faire ses études en Angleterre a pourtant œuvré aux côtés de nombreuses autres stars comme Paul Simon, les Chieftains, Rod Stewart, Bryan Adams, Phil Collins, Sheryl Crow, Peter Gabriel ou Plácido Domingo… Avec Silent Light, son premier album pour le label ECM paru en 2017, Dominic Miller avait opté pour l’essentiel et l’épure, seul à la guitare, accompagné de percussions pilotées avec classe par Miles Bould. Deux ans plus tard, pour Absinthe, il s’entoure de Santiago Arias au bandonéon, Mike Lindup aux claviers, Nicolas Fiszman à la basse et Manu Katché à la batterie.« La première chose qui s’est imposée à moi, avant même que je commence à écrire le moindre thème, ça a été le titre du disque. Vivant dans le Sud de la France, je suis fasciné par l’Impressionnisme. Ces lumières rasantes et ensorcelantes que crée le mistral, combinées avec des alcools forts responsables d’intenses gueules de bois ont sûrement poussé quelques-uns des artistes majeurs de ce courant vers la folie. D’où ces ciels verts, ces visages bleus, ces perspectives distordues. » Avec son quintet, le guitariste n’essaie pas de mettre en musique les œuvres de Renoir, Cézanne, Monet ou Manet mais plutôt de développer un lyrisme intense mais feutré. Ses guitares acoustiques aux cordes de nylon et d’autres aux cordes en acier mêlées au bandonéon d’Arias atteignent surtout un haut degré de raffinement. De quoi rendre cet album original et très attachant. © Clotilde Maréchal/Qobuz
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Jazz - Paru le 16 septembre 2013 | Jazz Village

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Il est sans aucun doute le dernier des mohicans des pianistes de sa génération. Keith Jarrett se réclame de lui, Miles également. Son influence sur les musiciens des générations qui l'ont suivi est majeure. Ahmad Jamal est aujourd'hui une « légende vivante ». Un mot qui le fait sourire quand on lui attribue, car le « maître » est en très grande forme et ne cesse de faire évoluer son jeu, et son orchestre. « C'est très bien mais si je veux rester vivant, je dois regarder de l'avant. Quand vous parlez au passé, c'est que c'est foutu. Quel est mon disque préféré ? Le prochain ! ». Le changement du contrebassiste et du batteur il y a deux ans (déjà entendu sur son album précédent Blue Moon) fut une véritable cure de jouvence pour ce musicien qui pense sa musique en terme d'orchestre et non de soliste accompagné. « C'est pourquoi je déteste le mot trio qui ne correspond pas à ma musique, il est bien trop limité ». Le vieux lion de Pittsburg est allé, selon son habitude depuis la saga The Essence (on se souvient de sa photo devant un champ de tournesols sur la pochette) enregistrer au studio La Buissonne, à Pernes-les-Fontaines près d'Avignon, une bonne dizaine de titres, des standards (I'm In The Mood For Love, I Got It Bad, etc.) et des compositions personnelles dont ce très beau titre éponyme Saturday Morning.
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Alternatif et Indé - Paru le 1 novembre 2019 | Craft Recordings

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Alternatif et Indé - Paru le 18 novembre 2016 | Concord Records

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Lorsque Out Of Time plafonne au sommet des charts en 1991, R.E.M. a déjà six albums à son compteur ! Formation fétiche des campus américains des années 80, la bande Michael Stipe opère ici un virage artistique assez significatif. Le groupe d’Athens en Georgie joue la carte de l’atypique (le rappeur KRS-1 ici, Kate Pierson des B-52’s là, une section de violons ici encore), délaisse son rock’n’roll frontal et déballe une prose assez insolite. Ainsi, avec les tubesques Losing My Religion et Shiny Happy People, la bande de Michael Stipe décroche même la lune ! L’éclectisme de cet Out Of Time montre surtout qu’en dix ans, le groupe précurseur du rock alternatif, a su étoffer son art pour développer une poésie bien à lui. Poésie dont le succès ira croissant les années suivantes. Publiées en 2016, cette Deluxe Edition célébrant le 25e anniversaire de l’album propose un deuxième disque blindé de démos inédites qui permettent d’apprécier la conception et la fabrication de l’un des disques phares des années 90. © MD/Qobuz