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Grâce au travail réalisé en amont avec les studios d'enregistrement, et en collaboration avec des labels de plus en plus nombreux, indépendants et majors (Plus Loin Music, Bee Jaz, Ambronay Editions, Zig Zag Territoires, ECM, Mirare, Aeolus, Ondine, Winter & Winter, Laborie etc.), Qobuz propose de plus en plus de nouveautés et une sélection croissante de son fond de catalogue en qualité Hi-Res 24 bits. Ces albums reproduisent à l'identique le son fourni par le studio en sortie de console, et offrent un confort d'écoute inégalé, supérieur à celui des CD (généralement \"réduits\" pour le mastering en 44,1 kHz / 16 bits). Les fichiers \"Qobuz Hi-Res\" sont sans DRM et sont 100% compatibles Mac et PC. Loin de la démarche du tout-MP3 qui s'est développée ces dernières années au détriment de la qualité sonore, Qobuz renoue ainsi avec l'exigence sonore pour faire bénéficier les mélomanes tout à la fois du confort de la musique en ligne et de l'exigence audiophile.

Note Les albums vendus par Qobuz en qualité Hi-Res 24 bits nous sont fournis par les labels directement. Ils ne sont pas ré-encodés depuis des SACD et nous garantissons leur provenance directe. Nous nous interdisons, pour faire grossir plus vite cette offre, les tripatouillages suspects.

2591 albums triés par Plus distingués et filtrés par Depuis 1 mois et 24 bits / 48 kHz - Stereo
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Jazz - Paru le 31 janvier 2020 | ACT Music

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - 5 Sterne Fono Forum Jazz
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Musiques du monde - Paru le 24 janvier 2020 | Real World Records

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
Supergroupe panafricain lancé par les chanteuses Mamani Keïta, Oumou Sangaré et Mariam Doumbia en 2014, Les Amazones d’Afrique continuent le combat pour les droits des femmes et et pour bousculer patriarcat et clichés sur ce second album. Amazones Power réunit donc des divas du Mali (Mamani Keita, Rokia Koné, Ami Yerewolo), du Bénin (Fafa Ruffino) de Guinée (Niariu), du Burkina Faso (Kandy Guira) ou d’Algérie (Nacera Ouali Mesbah), qui mettent leurs expertises vocales au service des arrangements modernes concoctés par Liam Farrell alias Doctor L (Mbongwana Star, Bantou Mentale…). Des rythmiques hip-hop, afrobeat, dub ou électro accueillent des percussions ancestrales ou synthétiques, des claviers vintage ou des plug-ins récents, des guitares affolées et des basses efficaces. Enregistré entre Bamako et Paris et mixé à Dakar, ce manifeste sérieusement sautillant et gavé de soul ouvre aussi sa tribune à quelques sympathisants masculins, tels les rappeurs du trio parisien Nyoko Bokbae (Douranne “Boy” Fall et Magueye “Jon Grace” Diouk) sur Heavy ou le reggaeman malien Koko Dembelé, embarqué aux côtés de Mamani Keita sur Timbuktu et Dogon. Un casting 5 étoiles qui offre une variété d’ambiances, renforçant le propos militant de cet Amazones Power. © Benjamin MiNiMuM/Qobuz
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Jazz vocal - Paru le 24 janvier 2020 | Rue bleue

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Le “joy” du titre n’est pas là par hasard. Car avec son troisième album, Macha Gharibian n’a jamais paru aussi épanouie et pleine de vie. Jusqu’ici, la pianiste et chanteuse d’origine arménienne mélangeait les genres avec un raffinement divin, évitant l’indigeste mille-feuille jazz’n’world convenu ou cliché. Jazz et musiques improvisées comme colonne vertébrale, folklore arménien en filigrane, approche presque pop de certaines mélodies, sonorités parfois orientalisantes, incantations vocales graves et déchirées, tout s’est toujours assemblé avec aisance. Et son éducation au piano classique comme ses études aux côtés de Ravi Coltrane, Craig Taborn, Jason Moran et Andy Milne lui ont permis de façonner un jazz nomade, instrumental ou chanté très original. Cette fois, avec l’aide d’une rythmique d’exception composée du batteur belge Dré Pallemaerts et du contrebassiste canadien Chris Jennings, son univers accueille davantage de groove (le funky Fight) et de furie incantatoire (Freedom Nine Dance). Ce qui n’empêche pas la trompette de Bert Joris de rendre encore plus magnifique la ballade The Woman I Am Longing to Be et le doudouk d’Artyom Minasyan de transcender la force déjà quasi mystique de Sari Siroun Yar. Ajoutez une belle et sage reprise du classique de Paul Simon 50 Ways to Leave Your Lover ponctuée par quelques étincelles de Fender Rhodes et Macha Gharibian signe ici un disque dense et attachant rappelant qu’elle est une personnalité joliment singulière de la scène jazz actuelle. © Marc Zisman/Qobuz
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Classique - Paru le 31 janvier 2020 | Warner Classics

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Le regretté Mariss Jansons ne verra jamais la parution de ce nouvel enregistrement des Vier Letzte Lieder de Richard Strauss dirigeant « son » Orchestre symphonique de la Radio bavaroise. Enregistré dans la Herkulessaal de la Résidence de Munich et à Hohenems en 2019, cet album fait suite à un récital de lieder consacré en 2011 à ce même compositeur par la soprano allemande sous la direction de Christian Thielemann. On y trouvait déjà Morgen, réenregistré ici, mais pas les Vier Letzte Lieder qu’elle a encore chantés sous la direction de Mariss Jansons une vingtaine de jours avant sa mort, le 8 novembre 2019, lors de son tout dernier concert au cours d’une tournée avec le célèbre ensemble bavarois au Carnegie Hall de New York. La voix légère de Diana Damrau, comme autrefois celle de sa compatriote Gundula Janowitz, apporte une clarté lunaire à ce véritable adieu à la vie composé par un compositeur âgé de 84 ans, en contemplant une Allemagne dévastée. Outre ces pièces avec orchestre, le programme est consacré à un choix d’une vingtaine de lieder de toutes les époques, dont Malven (« Mauves ») de 1948, ultime composition de Richard Strauss dédiée à la cantatrice Maria Jeritza, qui l’avait jalousement gardée pour elle et qui ne fut publiée qu’en 1985. Au piano, Helmut Deutsch est le partenaire idéal, écoutant, épousant, soutenant la voix et les moindres intentions de la cantatrice allemande. © François Hudry/Qobuz 2020
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Électronique - Paru le 31 janvier 2020 | Yotanka Records

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Quiconque a déjà longé à pied la fameuse corniche Kennedy à Marseille a eu le sentiment d’être pris en étau entre la beauté infinie de la Méditerranée et le frôlement sec des voitures sur le boulevard. C’est par une balade en scooter sur cette route touristique qu’est né le cinquième album de Kid Francescoli, alias Mathieu Hocine. Il quitta à ce moment précis les errements de sa relation houleuse avec son ancienne muse Julia Minkin pour trouver le bonheur artistique auprès d’une nouvelle interprète, la Franco-Brésilienne Samantha. La voix fragile et douce de cette dernière se fond parfaitement à la rythmique chaloupée et aux harmonies charnelles du morceau fondateur Eu Quero, ainsi qu’à Ces Deux-là et O Sol. Trois autres interprètes féminines viennent se greffer à ce duo : Sarah Rebecca (collaboratrice de French 79) sur Miss Mess et The Only One ; l’Italo-Marocaine Nassee sur Alive et City Lights ; et enfin Alizée, alias iOni, sur Cent Corps et So Over.  Malgré les différentes personnalités vocales qui irriguent Lovers, ainsi que des paroles écrites en français, anglais et portugais, l’album possède une indéniable unité. Car tout ceci forme finalement une sorte de carte du Tendre aux contours méditerranéens, une succession de chansons où la sensualité et l’énergie solaire sont placées au-dessus de tout. Un peu comme un équivalent musical du cinéma d’Abdellatif Kechiche (notamment Mektoub, My Love, tourné non loin de la corniche). Cette sérénité retrouvée de Kid Francescoli est parfaitement mise en lumière par le producteur French 79, notamment dans l'envoûtant The Only One et l’instrumental onirique intitulé Lovedrops. ©Nicolas Magenham/Qobuz
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Blues - Paru le 14 février 2020 | Dixiefrog

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Jazz - Paru le 31 janvier 2020 | Sunset Records

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Un orgue, une batterie, what else ? Avec Movin’ Blues, la grande prêtresse du Hammond revient à une formule qui a sculpté sa légende. A 81 ans passés, Rhoda Scott n’a surtout rien perdu de son élégance, de sa générosité et de son enthousiasme, alternant entre blues raffiné et explosion percussive. Et quel swing ! Avec l’aide des baguettes (magiques) de Thomas Derouineau, elle met le feu à tout ce que ses doigts (et ses pieds) touchent ! Qu’il s’agisse d’une compo perso ou d’une merveille de Duke Ellington, d’Antonio Carlos Jobim ou de Michel Legrand, l’organiste magnifie son instrument de prédilection mais fusionne surtout totalement avec son complice d’un jour. Roboratif. © Clotilde Maréchal/Qobuz
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Rock - Paru le 7 février 2020 | Rhino

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Bandes originales de films - Paru le 24 janvier 2020 | Milan Records

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Les deux compositeurs de la BO de la première saison de The Witcher ne sont pas (encore) des stars de la musique de film, mais ils sont en passe de le devenir, étant donné le succès phénoménal de cette série et de sa musique. Giona Ostinelli est un compositeur italo-suisse, notamment connu pour une adaptation télévisée d’un roman de Stephen King (The Mist), tandis que Sonya Belousova est une pianiste russe qui fut célébrée en 2015 pour l’album Player Piano, produit par Stan Lee (Marvel). En 2019, ils signent donc en tandem la BO de The Witcher, série en huit épisodes créée par Lauren Schmidt Hissrich et diffusée sur Netflix en 2019. Il s’agit de l’adaptation de la saga littéraire du Sorceleur, écrite par celui qu’on surnomme le « Tolkien polonais », Andrzej Sapkowski. La première saison est basée sur The Last Wish et Sword of Destiny, une série d'histoires courtes qui précèdent la saga principale de The Witcher.Au vu du sujet de The Witcher, on ne sera pas étonné de croiser moult morceaux à consonances celtiques et médiévales, qu’il s’agisse de danses avec solos de fiddles et autres tin whistles (They’re Alive, I’m Helping the Idiot…), ou de voix éthérées accompagnées de harpes (Tomorrow I'll Leave Blaviken for Good). Saluons aussi les beaux solos de hautbois de Rodion Belousov dans Happy Childhoods Make for Dull Company ou Rewriting History. Quant aux musiques d’action, même si les rythmiques puissantes ont la part belle, la fibre traditionnelle reste toujours présente (It’s an Ultimatum). Enfin, si la musique de The Witcher a autant de succès, c'est en partie grâce à ses chansons, en particulier Toss a Coin to Your Witcher, massivement parodiée ou reprise sur les réseaux sociaux. Il s’agit de l’air chanté par le barde Jaskier (Joey Batey). Instrumentales ou chantées, les musiques de The Witcher possèdent une puissance poétique et mélodique assez rare pour être soulignée. De ce fait, elles ont également un intérêt intrinsèque, et on les écoute avec plaisir en dehors des images. ©Nicolas Magenham/Qobuz
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Jazz vocal - Paru le 31 janvier 2020 | L'Un L'Une

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Blues - Paru le 31 janvier 2020 | Provogue Records

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Musique de chambre - Paru le 7 février 2020 | PentaTone

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Alternatif et Indé - Paru le 24 janvier 2020 | Bella Union

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Alternatif et Indé - Paru le 24 janvier 2020 | Domino Recording Co

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Basé sur le principe hindou du navarasa, les neuf émotions que peuvent exprimer les artistes, ce troisième album du trio continue un subtil rapprochement entre la poésie chantée écossaise de James Yorkston (guitare, nyckelharpa et chant) et les traditions d’Inde du Nord portées par Suhail Yusuf Khan, chanteur et joueur de sarangi appartenant à une lignée de musiciens remontant à l’empire moghol (XVI-XVIIIe siècle). Cette rencontre fascinante entre deux mondes apparemment séparés est arbitrée par les pulsations jazz du contrebassiste anglais Jon Thorne. Sur Westlin Winds, les vers de l’aède Robert Burns (1759-1795) rejoignent ceux du mystique soufi Amir Khusrau. Le chant qawwali Waliyan Da Raja fleurit sur des accords énergiques de guitare folk, Thumri Bhairavi, soit un chant de type semi-classique thumri, exécuté sur le mode du raga bhairavi, accueille les langoureux accords d’archets de la contrebasse. Twa Brothers, une romance celte a capella de Yorkston, est contrastée par les syllabes percussives de Khan. Partout, le dialogue entre l’Est et l’Ouest est franc et envoûtant. Mais après le souple déroulé de ces neuf émotions, positives ou négatives, sereines ou énergiques, celle qui résonne le plus longtemps est la sérénité. © Benjamin MiNiMuM/Qobuz
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Pop - Paru le 24 janvier 2020 | Sony Music Entertainment

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Jazz - Paru le 7 février 2020 | Jazzline

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Classique - Paru le 24 janvier 2020 | Aparté

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Avec cet album, Pierre Génisson honore l'héritage du "King of Swing" et de ses succès planétaires : Benny Goodman. À la fois compositeur et chef d'orchestre, le clarinettiste natif de Chicago et chéri du public partagea toute sa carrière entre jazz et musique classique. C'est lui qui, le premier, ouvrit les portes du monumental Carnegie Hall – temple de la musique classique – au jazz et aux musiciens noirs, à l'occasion d'un concert légendaire en 1938. Si ses interprétations des standards du jazz sont passées à la postérité, son apport à la musique savante de son temps fut tout aussi considérable : il s'illustra ainsi dans le Concerto d'Aaron Copland, le Prelude, Fugue and Riffs de Leonard Bernstein ou encore Contrastes de Bartók. En réunissant sur ce disque ces œuvres emblématiques et des tubes indétrônables tels que Sweet Georgia Brown ou l’irrésistible Sing, sing, sing, Pierre Génisson fait briller la légende de son illustre prédécesseur et offre, aux côtés des musiciens survoltés du BBC Concert Orchestra, une magistrale démonstration de son talent. © Aparté
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Metal - Paru le 7 février 2020 | Nuclear Blast

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Depuis sept albums, Sepultura tente de faire comprendre au monde une vérité simple et pourtant difficile à intégrer pour une partie de sa fanbase : il y a une vie après Max Cavalera. Et le combo brésilien présente, album après album, des arguments plus que solides. N’en déplaise aux nostalgiques, Sepultura est, en 2020, toujours une formation pertinente, et Quadra est là pour le prouver. Derrick Green, à qui échût la difficile tâche de remplacer le leader historique du groupe, se taille ici la part du lion tant la variété et l’efficacité de son chant font mouche. De même, le benjamin de la bande, Eloy Casagrande (28 ans, s’impose comme un des batteurs metal les plus inventifs de sa génération, tant il parvient à préserver l’aspect tribal et groovy qui faisait la force du groupe à ses origines, tout en apportant sa propre patte et un nouvel apport dans la brutalité.Le gang auriverde se place ici dans la continuité de son précédent album Machine Messiah, confirmant leur volonté d’expérimentation, tout en poussant le bouchon encore plus loin. Les apports black (dès les premiers riffs d’Isolation), d’éléments symphoniques (Agony of Defeat), de hardcore et de punk (Last Time) se marient excessivement bien avec la base toujours bien présente de thrash/death qui fait la force de Sepultura depuis trente ans (Capital Enslavement). Le tout sublimé par la production millimétrée et pourtant chaleureuse du légendaire producteur suédois Jens Bogren (Opeth, Paradise Lost, Arch Ennemy, Katatonia, Amon Amarth…). Sans Cavalera, Sepultura a encore beaucoup de choses à dire et Quadra en est un nouvel exemple flagrant. © Théo Roumier/Qobuz
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Classique - Paru le 14 février 2020 | Alpha

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Dans un monde comme le nôtre, en proie à des forces centrifuges, même une œuvre monumentale comme les trente-deux sonates pour piano de Beethoven apparaît sous un jour nouveau. L’examen de la chronologie de leur composition révèle des parallèles fascinants : les Sonates de l’Opus 2 ont été publiées alors que la Révolution française se terminait – une vague de migration politique atteignit Vienne ainsi que le Prince Electeur Maximilien-François, frère de Marie-Antoinette et de l’Empereur Joseph II, au service de qui se trouvait Beethoven à Bonn. Beethoven a donné une forme musicale au triomphe et à la chute d’un tyran qui provoqua des guerres dans toute l’Europe et occupa Vienne. Après la conférence internationale sur la paix de 1815, il écrivit avec beaucoup d’énergie des œuvres d’une grande modernité, contre l’État policier émergent et sa culture postmoderne du divertissement. Konstantin Lifschitz applique des normes exigeantes pour faire entendre la dynamique musicale novatrice de ces œuvres. Musicalement indépendant, Lifschitz complète le cycle avec l’Allegretto WoO 53 et a beaucoup à dire malgré les modes passées et présentes. Le fait qu’il ait enregistré ce grand cycle pendant huit jours consécutifs fait de cet enregistrement un monument personnel. © Alpha Classics
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Opéra - Paru le 14 février 2020 | Bru Zane

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Disparu de la scène depuis 1879, ce sémillant Maître Péronilla a été luxueusement remonté en concert au Théâtre des Champs-Elysées au printemps 2019, à l’occasion du bicentenaire de la naissance de Jacques Offenbach. C’est cette production de la Fondation Bru-Zane, en collaboration avec Radio France pour l’enregistrement, qui est ici publiée. Datant des dernières années d’Offenbach, cette grande opérette hispanisante s’inscrit dans la vogue d’espagnolisme qui déferlait alors sur la France depuis Bizet et Chabrier et qui allait se prolonger avec Debussy et Ravel. Avec son rythme endiablé et ses dialogues signés Offenbach aidé de Nuitter et Ferrier (qui font mouche à tout coup), l’ouvrage mélange allègrement les styles et reprend certaines ficelles qui ont fait la gloire du compositeur, mais avec un raffinement nouveau, qui supplante ainsi le seul esprit bouffe. La rareté de cet ouvrage est due en grande partie à un livret un peu alambiqué. Celui-ci confronte – autour d’un mariage forcé – une vingtaine de personnages issus de trois générations différentes. C’est une très belle équipe de chanteurs qui ressuscite cet opéra-bouffe, que domine l’éblouissante Antoinette Dennefeld dans le rôle de Frimouskino, un jeune clerc à la fois juvénile et tendre. Eric Huchet et Véronique Gens sont au diapason de la truculence et de la joie qui se sont emparées de tous les protagonistes de cette production dirigée par Markus Poschner à la tête de l’Orchestre national et du Chœur de Radio France. © François Hudry/Qobuz