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Grâce au travail réalisé en amont avec les studios d'enregistrement, et en collaboration avec des labels de plus en plus nombreux, indépendants et majors (Plus Loin Music, Bee Jaz, Ambronay Editions, Zig Zag Territoires, ECM, Mirare, Aeolus, Ondine, Winter & Winter, Laborie etc.), Qobuz propose de plus en plus de nouveautés et une sélection croissante de son fond de catalogue en qualité Hi-Res 24 bits. Ces albums reproduisent à l'identique le son fourni par le studio en sortie de console, et offrent un confort d'écoute inégalé, supérieur à celui des CD (généralement \"réduits\" pour le mastering en 44,1 kHz / 16 bits). Les fichiers \"Qobuz Hi-Res\" sont sans DRM et sont 100% compatibles Mac et PC. Loin de la démarche du tout-MP3 qui s'est développée ces dernières années au détriment de la qualité sonore, Qobuz renoue ainsi avec l'exigence sonore pour faire bénéficier les mélomanes tout à la fois du confort de la musique en ligne et de l'exigence audiophile.

Note Les albums vendus par Qobuz en qualité Hi-Res 24 bits nous sont fournis par les labels directement. Ils ne sont pas ré-encodés depuis des SACD et nous garantissons leur provenance directe. Nous nous interdisons, pour faire grossir plus vite cette offre, les tripatouillages suspects.

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Classique - Paru le 9 juin 2017 | Rubicon Classics

Hi-Res Livret Distinctions Songlines Five-star review
Depuis des siècles, le célèbre pub anglais a été une sorte de second toit pour les sujets de sa Gracieuse Majesté. On y mangeait, buvait (beaucoup !), dormait et plus si affinités, et – en particulier après les sombres années de l’ultra-puritanisme de Cromwell, après 1660 donc – on y tenait des meetings politiques, on y pariait et on y jouait énormément de musique. Avant 1660, ce seraient plutôt des chansons à boire, des catch (une sorte de canon) grivois, des ballades sentimentales, et des pièces instrumentales rudimentaires grattées par des violoneux et soufflées par des flûtistes. Dès le début de la Guerre civile en 1648, les maîtres de musique des églises et cours londoniennes furent abandonnés à leur destin ; certains s’exilèrent à la campagne pour servir de musicien privé à quelque aristocrate, d’autres s’enrôlèrent dans l’armée, et ceux qui entendaient garder leurs abattis en un seul morceau devinrent professeurs loqueteux. Mais à la fermeture de tous les théâtres sous Cromwell, la plupart des musiciens s’enfoncèrent dans une vie de misère proche de la mendicité. Avec tous ces instrumentistes, chanteurs et théâtreux professionnels lancés dans la nature, on vit la croissance fulgurante de la qualité des « concerts » dans les pubs où ils étaient tolérés, de sorte que ces « sessions de pub » devinrent de plus en plus populaires parmi toutes les classes de la société anglaise. Et même avec la réouverture des théâtres puis la constructions d’opéras un peu partout après la Restauration post-cromwellienne, les « sessions de pubs » gardèrent toute leur renommée. La musique devint rapidement une forme d’art immensément populaire à Londres à la fin du XVIIe et tout au long du XVIIIe siècle, même s’il fallut attendre encore quelques décennies avant que des orchestres permanents s’installent. Par conséquent, la ville débordait de musiciens freelance, qui l’après-midi jouaient parmi les chopes de bière au pub, puis couraient à un de ces nombreux concerts de charité avant de se précipiter au King’s Theatre pour y jouer l’opéra vespéral. L’ensemble Alehouse Sessions a lancé son projet en 2007, une forme de concert proposant la musique qui se pouvait jouer dans les pubs pendant et après le Commonwealth de Cromwell. Il s’agit d’un extravagant mélange de pièces composées, de mélodies populaires et d’arrangements de chansons folkloriques. La musique « savante » – à commencer par Purcell puis tous ceux qui le suivirent – devenait ainsi de la musique folklorique, tandis que la musique folklorique devenait en quelque sorte « savante ». Les pièces proposées par Alehouse Sessions s’inscrit dans le cadre historique du pub anglais, même si l’auditeur peut parfois avoir l’impression d’entendre des pièces de folk-pop anglo-saxonnes. Par ailleurs, plusieurs pièces proviennent de loin : l’Amérique du Nord, la Scandinavie, l’Ecosse, l’Irlande et les Shetlands. L’on ne saura jamais vraiment, bien sûr, à quoi pouvait réellement ressembler la musique de troquet voici trois ou quatre siècles, mais Alehouse Sessions se fait un point d’honneur à explorer toutes les pistes. © SM/Qobuz