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Grâce au travail réalisé en amont avec les studios d'enregistrement, et en collaboration avec des labels de plus en plus nombreux, indépendants et majors (Plus Loin Music, Bee Jaz, Ambronay Editions, Zig Zag Territoires, ECM, Mirare, Aeolus, Ondine, Winter & Winter, Laborie etc.), Qobuz propose de plus en plus de nouveautés et une sélection croissante de son fond de catalogue en qualité Hi-Res 24 bits. Ces albums reproduisent à l'identique le son fourni par le studio en sortie de console, et offrent un confort d'écoute inégalé, supérieur à celui des CD (généralement \"réduits\" pour le mastering en 44,1 kHz / 16 bits). Les fichiers \"Qobuz Hi-Res\" sont sans DRM et sont 100% compatibles Mac et PC. Loin de la démarche du tout-MP3 qui s'est développée ces dernières années au détriment de la qualité sonore, Qobuz renoue ainsi avec l'exigence sonore pour faire bénéficier les mélomanes tout à la fois du confort de la musique en ligne et de l'exigence audiophile.

Note Les albums vendus par Qobuz en qualité Hi-Res 24 bits nous sont fournis par les labels directement. Ils ne sont pas ré-encodés depuis des SACD et nous garantissons leur provenance directe. Nous nous interdisons, pour faire grossir plus vite cette offre, les tripatouillages suspects.

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Jazz contemporain - Paru le 14 février 2020 | Exodus Records

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Qobuzissime
Puits sans fond, la nouvelle scène jazz anglaise maintient son cap créatif avec le premier véritable album solo de Moses Boyd. Les fans de la mouvance connaissent déjà cet éclectique jeune batteur ayant épaulé notamment Shabaka Hutchings, Zara McFarlane, Nubya Garcia, Joe Armon-Jones, Theon Cross ou Ashley Henry, mais surtout moitié de Binker & Moses, son duo bien wild avec le saxophoniste Binker Golding. Avec Dark Matter, Boyd signe davantage un disque de producteur que de batteur. Un album en forme de narration ample de ce qu’il est et représente, un musicien ayant grandi en rêvant de devenir le nouveau Max Roach ou Tony Williams tout en écoutant aussi bien Dizzee Rascal et Wiley que des rythmes caribéens, du reggae et des musiques électroniques. La force de Dark Matter est de fusionner ce gros casting d’idoles disparates dans un beau Pola coloré du Londres contemporain. Riche en sons, l’album à l’ADN jazz passe de l’afrobeat (BTB) au dubstep (2 Far Gone) avant un crochet par le post-rock (What Now?). Avec la voix de Poppy Ajudha, d’Obongjayar et de Nonku Phiri et la contrebasse de l’ex-Jazz Warriors Gary Crosby, Moses Boyd a conçu une orgie rythmique hors norme. Un disque encore plus inétiquetable que ceux de ses amis de cette même scène anglaise. Vivifiant. © Marc Zisman/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 31 janvier 2020 | Dead Oceans

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Pitchfork: Best New Music
Ce qui frappe le plus dans ce treizième album de Destroyer, c'est sa transfiguration. Étrangement, dès ses premières notes, Crimson Tide semble évoquer Suicide Demo for Kara Walker de l'album Kaputt, voire The Laziest River que l'on retrouve sur la version vinyle. Il y a ces notes tenues, cette progression lumineuse et des synthés désormais plus pop qu'ambient. Pas étonnant puisqu'à la production, John Collins, bassiste maison mais aussi membre des New Pornographers, en a travaillé et ajouté des éléments, comme un collage, après avoir reçu les démos que Dan Bejar, l'homme derrière Destroyer, avait enregistré seul sur GarageBand. On y retrouve ainsi le saxophone de Kaputt. Si cette ambition pop atteint un pic sur les décadences métalliques de Cue Synthesizer, la ballade très 80's The Man in Black's Blues ou le piano très kitch de The Raven, la mélancolie post-punk caractéristique du Canadien nimbe le reste des pistes. Toujours présente, sa voix nasillarde, empesée et empruntée, dont la prose poétique raille un monde décharné, ses mélodies intimistes et nébuleuses, gorgées de nappes aqueuses (The Television Music Supervisor, Foolssong). On pourrait s’en lasser mais non, Dan Bejar parvient toujours à se rafraîchir sans se trahir. Joli. © Charlotte Saintoin/Qobuz
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Ambient - Paru le 24 janvier 2020 | InFiné

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Jazz contemporain - Paru le 20 septembre 2019 | Gaya Music Production

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
Il serait temps de prendre la mesure de l’ampleur du talent de Samy Thiébault. Tout sauf un énième saxophoniste sympathique et virtuose, il est un grand musicien ! Ambitieux et brillant, comme le confirme chaque nouveau projet discographique. Cette fois, Thiébault est allé chercher son inspiration sur les rives du Gange. Mais Symphonic Tales ne se contente pas de mêler jazz et raga. Il embarque carrément cet alliage dans les cordes de l’Orchestre symphonique de Bretagne dirigé par Aurélien Azan Zielinski. L’Inde que le Français propose ici n’est pas celle de 2019 mais une version échappée d’un conte ou d’une superproduction hollywoodienne des années 50. Avec Adrien Chicot au piano, Sylvain Romano à la contrebasse, Philippe Soirat à la batterie et Mossin Kawa aux tablas, il rappelle le grand narrateur qu’il a toujours été.Car le jazz de Thiébault ne s’est jamais contenté de n’être qu’un digne héritier de la sainte trinité des souffleurs (John Coltrane, Sonny Rollins, Wayne Shorter). Avec même plus d’insistance que sur ses précédents disques, Samy Thiébault prend son auditeur par la main pour mieux l’entraîner dans l’arc-en-ciel de son imaginaire foisonnant. Parti pris amplifié par les cordes de la phalange bretonne qu’il manipule avec précaution. Avec peut-être le rêve humide de jouer au Duke Ellington moderne, ce que pourrait laisser croire la pochette du Greatest Hits de 1972 du maître, entrevue sur une photo du livret de ces Symphonic Tales… Comme avec Duke, on voyage beaucoup chez Thiébault et lorsque l’écoute de ce disque s’achève, le plancher des vaches semble à des années-lumière. Un trip enivrant garanti. © Marc Zisman/Qobuz
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Pop - Paru le 6 septembre 2019 | tôt Ou tard

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Alternatif et Indé - Paru le 16 août 2019 | Human Season Records

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Qobuzissime
Dublin, épicentre d’un nouveau séisme post-punk. Après Fontaines D.C.  et Girl Band, avec qui ils ont partagé un espace de répétition, voici les cinq Irlandais de The Murder Capital et leurs angoisses claustro-urbaines. Ils sont postapocalyptiques, 80’s, tendres, furieux, émus et émouvants. Reprenant les codes de Joy Division, The Cure ou encore Fugazi, leur premier album s’intitule When I Have Fears d’après un poème de John Keats. Choix éloquent que le frontman James McGovern résume ainsi : « Ce serait trop facile d’écrire un album de 10 chansons de punk à 170 BPM […], ça doit être une réflexion de ce qui est dans nos têtes et il est impossible de rester énervé aussi longtemps ». À la source de ce manifeste de la nuance, partagé entre romantisme sulfureux et sursauts de rage déchaînée, les revendications sociopolitiques du chanteur, qui attribue l’origine de son projet à un évènement traumatique, le suicide d’un ami proche. « Nous voulions refléter la négligence à l’égard de la santé mentale en Irlande », affirme-t-il. La plume du baryton ténébreux puise dans l’héritage littéraire de l’île d’Emeraude pour dresser le tableau cinglant d’une jeunesse en pleine errance, dont les communautés fracturées sont marquées par l’alcoolisme et les drogues dures. Ses propos sont soulignés par des arrangements aiguisés, dépouillés au maximum pour communiquer un sentiment d’urgence des plus sinistres. Néanmoins, la batterie fracassante de Diarmuid Brennan – quel jeu de charley ! – dans Don’t Cling to Life, ainsi que le piano et les murmures fantomatiques de How the Streets Adore Me Now, démontrent que l’ensemble est capable de s’affranchir du cadre formel du post-punk des années 2000, en ce qu’il avait de binaire et de restrictif. When I Have Fears est 100 % dublinois, sublimant la misère et le froid sans jamais céder en sincérité et en puissance. Un Qobuzissime aussi fulgurant que sensible. © Alexis Renaudat/Qobuz
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Rock - Paru le 26 avril 2019 | JJ Cale

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Le blues pépouze, à la cool, c’était lui. Avec son alliage atypique mêlant rock, folk, country, blues et jazz, J.J. Cale fut l’un des ermites les plus influents du rock’n’roll. Vénéré par Clapton, l'auteur du tubesque Cocaïne, qui passait la plupart de son temps dans un mobile-home, reste surtout l'incarnation du style laid back. Pour ses fans, Stay Around est un don du ciel. Ce disque posthume d’avril 2019 réunit quinze inédits mixés et produits par Cale lui-même et compilés par sa veuve, Christine Lakeland, et son vieux complice et manager Mike Kappus. « Je voulais trouver des trucs jamais entendus pour maximiser le ‘facteur Cale’, précise Lakeland… En utilisant autant que possible ce qui sortait des oreilles et des doigts de John ainsi que ses choix, donc je me suis contenté des mix qu’il avait faits. Vous pouvez rendre les choses tellement stériles qu’à la fin, vous enlevez le côté humain. Mais John a laissé une grande partie de cette sensation humaine. Il a laissé énormément de place à l'interprétation. » Evidemment, toutes ces pépites – de la chanson nue (Oh My My) à celle plus étoffée (Chasing You) – ne changent strictement rien à ce que l’on savait et aimait chez ce pape du cool. La qualité de ce Stay Around, qui ne sonne jamais comme une compile de rogatons, prouve que le bonhomme prenait chaque seconde de son art au sérieux. Et comme toujours avec lui, on sort de cet album posthume avec la sensation d’avoir vécu une expérience humaine et chaleureuse à 2 000 %. Un moment sincère et prenant, connecté à l’âme et aux tripes. © Marc Zisman/Qobuz
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Rap - Paru le 1 mars 2019 | AGE 101

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Toujours sur son propre label, Simz sort GREY Area avec une pochette digne des studios Harcourt. La petite pousse droit et ce troisième album s'élève encore à un autre niveau. Depuis A Curious Tale of Trials + Persons, où la Londonienne de 21 ans appelaient les femmes à « être des rois (Women can be kings) » sur Persons), Simbi Ajikawo a pris de l'assurance. Après avoir été adoubée par Lauryn Hill et Kendrick Lamar puis collaboré avec les deux, assuré les premières parties de Gorillaz, Simz a rapidement atteint la cour prisée des meilleures rappeuses du moment. Sur des prods très instrumentales exclusivement signées Inflo, entre effusions jazz (Flowers), beats brumeux et synthés vaporeux (101 FM) et l'opulence lyrique (flûtes, piano et cordes) d'un Offence, Simz multiplie les featurings : Chronixx sur le reggae moelleux de Wounds, Little Dragon sur Pressure, la révélation R&B Cleo Sol pour le refrain suave de Selfish ou encore Michael Kiwanuka sur Flowers. Tous ces feats, toutes ces prods fleuries tranchent avec le flow dur mais précis de Lil Simz et lui offre le meilleur terrain d'expression possible. Luxuriant et accessible. Un coup de maître. © Charlotte Saintoin/Qobuz
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Électronique - Paru le 19 octobre 2018 | Neneh Cherry

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Elle a vécu le punk, le hip-hop, le trip hop, l’électro… Dès qu’il y a baston, Neneh Cherry est toujours là. Au cœur de l’action ! En 2014, avec son album Blank Project, on ne pouvait pas lui reprocher de jouer la carte du come-back opportuniste. La belle-fille suédoise du grand trompettiste de jazz Don Cherry soufflait ses 50 bougies en offrant ses chansons au maître du bidouillage électro-jazz-barge Kieran Hebden, alias Four Tet, qui lui tissait un étonnant manteau sonore. D’entrée, on reconnaissait cette voix sensuelle qui savait aussi griffer si nécessaire. Un chant qui se lovait dans les textures étranges et fascinantes de Four Tet, sortes de soul tribale et futuriste osant des incartades vers le trip hop, la musique ethnique voire l’expérimental pur…Quatre ans plus tard, le cerveau du Britannique est encore de la partie sur certains titres de Broken Politics, cinquième album de Neneh Cherry. Il est même rejoint par 3D de Massive Attack avec qui elle avait travaillé sur l’album Blue Lines en 1991. Mais sa cuvée 2018 offre surtout des saveurs bien plus soul que son prédécesseur. Soul et assez mélancolique. Pourtant, dans ses mots, Neneh Cherry lève le poing. Crise des migrants, condition des femmes et extrémisme en tous genres, elle signe ses chansons les plus engagées que ses metteurs en son habillent d’une sorte de blues électro-soul entêtant. Langoureux à l’extérieur et énervé à l’intérieur, Broken Politics est surtout l’œuvre d’une artiste passionnante, pas près d’être encagée de sitôt. © Marc Zisman/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 18 mai 2018 | Marathon Artists

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Qobuzissime
Le deuxième album studio de Courtney Barnett est aussi génial que simple. Pas simpliste, non. Simple. Le rock’n’roll conçu par la jeune Australienne est même d’une pureté et d’une limpidité presque désarmantes. Pour la bonne raison qu’il y a ici de grandes chansons. Des chansons oui. Cette « chose » qui fait qu’un disque sera bon ; ou pas… Comme sur la compilation de ses deux premiers EP (A Sea of Split Peas), sur son premier album (Sometimes I Sit and Think, and Sometimes I Just Sit) et son disque en duo avec Kurt Vile (Lotta Sea Lice), ce Tell Me How You Really Feel aligne dix trips agençant, à la perfection, humour grinçant et confession sincère. Surtout, Courtney Barnett s’avère bien plus introspective que par le passé. Et comme tout roule pour elle, à la scène (un succès international public et critique impressionnant) comme à la ville (sa love story qui dure avec sa consœur Jen Cloher), on sent que l’Australienne a pris le temps de fignoler chacune de ces dix compositions. D’autant plus impressionnant qu’elle brasse ici d’éternelles thématiques éculées (ses amours, ses angoisses, ses frustrations, ses opinions) sans jamais tomber dans le cliché. Comme à son habitude, Courtney Barnett habille sa prose d’un impeccable indie rock à guitares, jamais surproduit, influencé par ses marottes habituelles (Lou Reed, Kurt Cobain, Neil Young, Jonathan Richman…) et pour lequel elle a invité, sur deux titres, les sœurs Deal, Kim et Kelley des Breeders. Comment Neil Young disait déjà sur son fameux Hey Hey, My My ? Rock’n’roll can never die ? © Marc Zisman/Qobuz
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Musiques du monde - Paru le 16 mars 2018 | Accords Croisés

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
Après s’être fait les dents à reconstituer un gouleyant cocktail éthio-jazz, qui conjuguait fièrement musiques éthiopiennes et influences soul et jazz, le sextet français et cuivré Arat Kilo ouvre son imaginaire à de plus larges horizons. Si quelques gimmicks nés à Addis-Abeba dans les années 1960-70 jalonnent ces « Visions de paix », les invitations faites à la Malienne Mamani Keita et au slameur originaire de Boston Mike Ladd ont fait sortir la musique d’Arat Kilo du musée pour la propulser vers une proposition personnelle et contemporaine. Loin de la manipulation laborantine, le résultat émane d’échanges, sans filet, entre trois entités au sommet de leur art, curieuses de découvrir et suivre les chemins fertiles qui ont fleuri lors de leurs confrontations amicales. Leurs énergies conjointes ont fait sauter les frontières et abattu les orthodoxies. Grooves hip-hop et chants de griot ne sont pas les seuls éléments à entrer dans la danse. Grisés par un juste sentiment de liberté, ils se sont permis d’agréger à leurs ingrédients naturels des parfums inattendus. Il y a, ici et là, des flûtes orientales, de l’électro-dub sur Nafqot, une rythmique touarègue sur Eshi Ulet, des guitares sous influences congolaise sur Dia Barani, une intro raï sur Chaos Embedded et même un clin d’œil au Lust for Life de Bowie-Iggy Pop sur Angafile. Mais loin de faire catalogue, à l’écoute, cet assemblage apparemment hétéroclite coule de source. Les musiciens sincères et agiles d’Arat Kilo font défiler leurs chatoyants paysages laissant Mike Ladd et Mamani Keita entremêler leurs voix et leurs sciences avec un feeling redoublé. © Benjamin MiNiMuM/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 9 mars 2018 | Ninja Tune

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Publié en 2018 et succédant à White Men Are Black Men Too (2015), Cocoa Sugar est le troisième album de l'inclassable trio écossais Young Fathers. Mêlant basses synthétiques, beats electro et paroles à la croisée de l'intime et du philosophique, l'album propose une collection de douze nouveaux titres voguant entre R&B lo-fi et hip-hop abstrait, portés par les voix entremêlées de ses trois membres, Kayus Bankole, Graham Hastings et Alloysious Massaquoi. Porté par le single "In My View", ce premier effort pour le label Ninja Tune offre au groupe une entrée en 28ème position des charts britanniques. © TiVo
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Variété francophone - Paru le 9 mars 2018 | vietnam

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
Avec sa voix douce et presque timide (rappelant parfois le tendre filet de Mathieu Boogaerts), Chevalrex – alias Rémy Poncet – signe un troisième album flamboyant sur le label indépendant Vietnam. Typiques de la pop orchestrale à la Scott Walker ou The Divine Comedy, les orchestrations riches et généreuses de Chevalrex donnent à cet Anti Slogan un parfum de limpidité et de clarté. Mais il ne faut pas toujours se fier aux apparences car l'univers de ce petit génie du son (mais aussi de l’image car ce trentenaire est un talentueux graphiste) est sans doute plus torturé et pervers qu’on ne le croit. La douleur parfois extrêmement sombre qui infuse les paroles de ses chansons met dangereusement en péril ces musiques lumineuses et trop bien rodées pour être honnêtes. Accompagné du guitariste Mocke, du batteur Sylvain Joasson, du multi-instrumentiste Olivier Marguerit, mais aussi d’une formation de cordes, Chevalrex chante la souffrance amoureuse (L’Eternité) ou encore l’avenir brumeux d’un monde insensé (Claire). Notons également chez lui une propension à créer des fins de chanson parfois inattendues et cocasses, ce qui met en évidence l’humour de leur auteur – humour que l’on retrouve d’ailleurs dans ses œuvres visuelles. Ainsi L’Adversaire se termine avec un solo de saxo légèrement ironique, tandis que Bonjour, c’est moi se conclue en tango rock. ©Nicolas Magenham/Qobuz
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Musique concertante - Paru le 23 février 2018 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama
Entente détonnante. C'est à l'initiative d'Antoine Tamestit et grâce à une complicité musicale de longue date entre l'interprète et le compositeur Jörg Widmann (connu aussi comme clarinettiste) que ce programme a pu voir le jour. L'itinérance du soliste au cœur de l'orchestre, comme son jeu envoûtant dans les œuvres plus intimes, libèrent des processus créatifs et des combinaisons sonores inédites : entre humour et sérieux, férocité et délicatesse, l'univers de de Widmann se distingue autant par son sens dramaturgique que par sa poésie singulière. © harmonia mundi« [...] équilibre remarquable entre l'orchestre et l'alto d'Antoine Tamestit, superbe de couleurs, de virtuosité, de plénitude et d'ardeur. [...] » (Diapason, juin 2018 / Gérard Condé)
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Musiques du monde - Paru le 2 février 2018 | NO FORMAT

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Songlines Five-star review
Entre 1915 et 1934, l’île d’Haïti, qui venait d’accéder à l’indépendance, est occupée par les Américains. Le peuple insoumis se retrouve autour de chants traditionnels ou nouvellement composés, qui affirment son identité créole et marquent sa résistance. C’est dans ce répertoire déterminé et hanté par les figures du vaudou que Mélissa Laveaux a puisé la matière première de son troisième album. En s’appropriant cette part d’intimité nationale, la chanteuse d’origine haïtienne, née au Canada et installée en France, trouve une belle façon de fouler symboliquement la terre de ses ancêtres. A l’exception du morceau Jolibwa, qui raconte l’histoire d’un journaliste tué en prison, elle s’est déchargée de l’obligation d’être à la fois l’auteur et l’interprète de chansons souvent fraîchement écrites au moment de leur mise en boîte.Elle se saisit de ce patrimoine avec une liberté qui n’a d’égale que sa compréhension instinctive et profonde des émotions initialement exprimées. En confiance avec ces brillants complices du collectif A.L.B.E.R.T. (les Jazzbastards Vincent Taurelle, Ludovic Bruni et Vincent Taege), qui ont récemment assuré la production du dernier Oumou Sangaré et étaient déjà aux commandes de son album Dying Is a Wild Night, Melissa Laveaux est allée au bout de sa quête d’identité. Elle s’est inspirée des chanteuses pionnières traditionnelles Martha Jean-Claude ou Emerante de Pradines, elle a fouillé dans de vieux documents, rapproché des bribes de chansons qui étaient faites pour s’entendre et s’est libérée du poids des conventions. Elle s’est inventé une liberté tant poétique que musicale, dans laquelle ces airs traditionnels de troubadours gagnent une nouvelle jeunesse teintée de soul profonde ou de pop rock élégante. Le programme sensible et passionnant de sa Radyo Siwèl mérite de battre des records d’audience. © BM/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 12 janvier 2018 | Dead Oceans

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Qobuzissime
Tendu comme un string XS sur un séant XL, Shame n’est pas là pour plaisanter. Et le concentré de post-punk qui est au cœur du premier album de ce quintet londonien impressionne par son charisme, sa violence et son originalité. Songs Of Praise sonne même comme la vraie fausse B.O. d’une Angleterre bien grise, passablement frustrée et carrément sur le qui-vive. Il y a beaucoup de The Fall, de Gang Of Four et de Killing Joke dans cette boule de nerfs sonore sans pour autant que l’affaire ne sonne rétro voire passéiste. Comme Fat White Family, Ought ou bien encore Vietnam, Shame vit bien en 2018 et cela s’entend ! En direct de Brixton, le chanteur Charlie Steen, les guitaristes Sean Coyle-Smith et Eddie Green, le batteur Charlie Forbes et le bassiste Josh Finerty produisent et encagent leur énervement qui semble viscéral dans des chansons bien évidemment coup de poing (Dust On Trial) parfois vénéneuses et lancinantes (The Lick) mais aussi plus avenantes (One Rizla). Sans honte et sans additif, Shame fait du rock sans concession. Une simple écoute de Songs Of Praise meurtrit le corps et pourtant on en redemande encore. © Marc Zisman/Qobuz
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Classique - Paru le 8 décembre 2017 | naïve classique

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Alternatif et Indé - Paru le 13 octobre 2017 | Marathon Artists

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Un véritable rêve humide pour les fans de rock indé anglo-saxon des 2010’s : Courtney Barnett et Kurt Vile unis au disque ! Enregistré au Newmarket Studio de Melbourne en Australie et produit par Callum John Barter, leur Lotta Sea Lice dégage une complicité sincère autant qu’un respect mutuel. L’Australienne et l’Américain ont en commun la fascination pour l’âge d’or d’un certain classicisme rock’n’roll. Pour les Neil Young, Bruce Springsteen, Lou Reed, Kurt Cobain… Des valeurs qu’ils passent à la moulinette de leur temps et qu’ils abordent de manière lo-fi et simple (mais pas simpliste). Ce qui n’empêche pas les deux chevelus d’être avant tout de vrais songwriters. Deux plumes solides, originales, empreintes d’autodérision voire de causticité. Et puis Courtney s’amuse à reprendre du Kurt (Peeping Tomboy). Et Kurt s’amuse à reprendre du Courtney (Out Of The Woodwork). Untogether de Belly et Fear Is Like A Forest de Jen Cloher, compagne de Courtney Barnett à la ville, sont deux autres reprises présentes sur ce disque sans prétention mais qui s’avère au bout du compte l’un des essais rock les plus convaincants de son temps. Carrément. © MZ/Qobuz
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Jazz - Paru le 22 septembre 2017 | Le Triton

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Le plus Parisien des Italiens présente lui-même sa cuvée 2017 : « Cela pourrait être le titre d’un polar des années 50. Un peu de nostalgie du temps de ma jeunesse, bien sûr. Du temps où les films n’étaient pas tous en couleur, où l’on devinait le bleu des yeux de Michelle Morgan, de Jean Gabin, sans en être certain. Ce noir et blanc de la pellicule d’alors nous faisait rêver ; on lui donnait la couleur qu’on imaginait, et non de cette fausse réalité du technicolor. J’ai voulu revisiter des morceaux que j’ai composés il y a un certain temps. Le temps passe, la musique reste, intemporelle. Intemporelle comme la chanson de Gérard Manset Il voyage en solitaire, que je chante ici mais qui chante en moi depuis la première fois que je l’ai entendue. Et il y a le piano. Cet instrument aux grandes dents blanches et noires… Clavier noir et blanc, symbole parfait d’un métissage réussi. Le piano, c’est un grand orchestre entre les doigts, un miracle. Tout au long de ma désormais longue vie de musicien, rien ne fut plus excitant que de découvrir des nouveaux talents. Des artistes avec une personnalité, mais capables aussi de se mettre au service de la musique qu’on leur propose, qui l’enrichisse, lui donne le bon éclairage, quelle devienne aussi la leur. J’ai eu la chance de croiser quelques artistes capables de sublimer une partition, de faire chanter ces quelques notes sur un papier. C’est le cas aujourd’hui avec Dino Rubino. Son toucher de piano est magnifique. Son lyrisme sans emphase vous bouleverse. J’ai pourtant joué avec des pianistes superlatifs : Keith Jarrett, Michel Petrucciani et bien d’autres qui m’ont fait vibrer. Dino provoque en moi cette même émotion, ce tremblement particulier que vous ressentirez, j’en suis sûr, en écoutant Mélodies en Noir et Blanc, album qui revisite certaines de mes ballades favorites. Le temps est un juge implacable. Ce qui lui résiste prend une valeur inestimable. Il en est ainsi pour la musique ; celle qui ne se préoccupe pas des modes. Il en est ainsi de l’amitié, éternelle quand elle est forte. Il y a entre Michel Benita et moi un lien indissoluble depuis des décennies. Notre musique l’exprime quelle que soient les circonstances. « Le bonheur c’est du chagrin qui se repose » dit Leo Ferré. Alors laissons le chagrin dormir à dormir à jamais. »
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Ambient - Paru le 8 septembre 2017 | InFiné

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