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Grâce au travail réalisé en amont avec les studios d'enregistrement, et en collaboration avec des labels de plus en plus nombreux, indépendants et majors (Plus Loin Music, Bee Jaz, Ambronay Editions, Zig Zag Territoires, ECM, Mirare, Aeolus, Ondine, Winter & Winter, Laborie etc.), Qobuz propose de plus en plus de nouveautés et une sélection croissante de son fond de catalogue en qualité Hi-Res 24 bits. Ces albums reproduisent à l'identique le son fourni par le studio en sortie de console, et offrent un confort d'écoute inégalé, supérieur à celui des CD (généralement \"réduits\" pour le mastering en 44,1 kHz / 16 bits). Les fichiers \"Qobuz Hi-Res\" sont sans DRM et sont 100% compatibles Mac et PC. Loin de la démarche du tout-MP3 qui s'est développée ces dernières années au détriment de la qualité sonore, Qobuz renoue ainsi avec l'exigence sonore pour faire bénéficier les mélomanes tout à la fois du confort de la musique en ligne et de l'exigence audiophile.

Note Les albums vendus par Qobuz en qualité Hi-Res 24 bits nous sont fournis par les labels directement. Ils ne sont pas ré-encodés depuis des SACD et nous garantissons leur provenance directe. Nous nous interdisons, pour faire grossir plus vite cette offre, les tripatouillages suspects.

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Alternatif et Indé - Paru le 17 mai 2019 | 4AD

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Ce huitième album de The National se distingue par de petits grains de sable bienvenus dans la mécanique huilée du groupe américain, à commencer par la présence de nombreuses chanteuses venues apporter leur soutien au leader Matt Berninger sur la plupart des morceaux. On retiendra notamment la performance de Gail Ann Dorsey (bassiste de David Bowie) sur You Had Your Soul With You, ainsi que celles, particulièrement habitées, de Lisa Hannigan et Mina Tindle sur, respectivement, So Far So Fast et le très émouvant Oblivions. Pourquoi cette présence féminine soudaine au sein d’un groupe exclusivement masculin ? Sans doute parce que l’album est né après que le cinéaste Mike Mills a proposé à The National d’illustrer en chansons son moyen-métrage I Am Easy to find, qui se trouve être le portrait d’une femme. C’est donc le rapport aux images qui a mis un coup de pied dans la fourmilière de la pop du groupe de Brooklyn. On note par ailleurs, ici ou là, quelques références à certains classiques du cinéma, en particulier à Roman Holiday de William Wyler (1953).Mais à part ces quelques nouveautés cinématographico-féminines, les admirateurs de The National retrouveront la mélancolie légendaire du groupe, à la fois dans les textes et la musique. On retiendra notamment la présence de nappes de cordes déchirantes sur tous les morceaux (seule exception : les violons staccato de Where Is Her Head), ainsi qu’un piano introspectif récurrent (en particulier dans le très beau Light Years). Quant à la rythmique si singulière de Bryan Devendorf, elle joue sur les contrastes puisqu’on trouve ici de percutantes saccades (Rylan, The Pull of You), ou là un toucher sensuel (Hairpin Turns, I Am Easy to Find). © Nicolas Magenham/Qobuz 
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Symphonies - Paru le 10 mai 2019 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Diapason d'or / Arte - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Retour aux sources. Les Siècles ont travaillé sur les manuscrits de Budapest, Hambourg et Weimar, en étroite collaboration avec les Éditions Universal, la musicologue Anna Stoll Knecht et Benjamin Garzia, pour nous offrir, sur les instruments de la création de l’œuvre et de manière inédite, la seconde version (Hambourg/Weimar 1893-94) de la Première Symphonie de Mahler. Présenté comme un poème symphonique en deux parties et cinq mouvements, cette Titan ne cessera d’essuyer de sévères critiques au fil de ses évolutions. Cette reconstitution passionnante à bien des égards témoigne du génie de l’un des plus grands symphonistes de l’époque moderne ! © harmonia mundi« L'éveil aux sens et à la nature, remis au cœur de la symphonie par François-Xavier Roth et les coloristes des Siècles, fera se soulever de leur siège les mahlériens les plus blasés. » (Diapason, juin 2019)

Soul - Paru le 24 mai 2019 | Anti - Epitaph

Distinctions 4F de Télérama
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On n’arrête plus Mavis Staples ! Depuis qu’elle a signé sur le label ANTI, la reine du gospel et de la soul, qui souffle ses 80 bougies en 2019, enchaîne les albums parfaits et habités. « C’est incroyable que je continue à enregistrer. Jamais je n’aurais imaginé chanter à mon âge, et les gens semblent vraiment vouloir m’entendre, ils me connaissent, ils me donnent de l’amour, je suis bouleversée. Je remercie Dieu chaque soir avant d’aller au lit et chaque matin lorsque je me réveille. » En même temps, l’Amérique de Trump est une source d’inspiration et un carburant puissant pour cette voix qui chante Dieu, l’amour mais surtout les injustices et les maux du quotidien.Toujours aussi engagée qu’aux grandes heures des Staple Singers que dirigeait son illustre père Pops Staples, lorsque la formation signait la BO de la lutte pour les droits civiques, elle publie ici un disque brut, intègre, spirituel et d’une puissance dévastatrice. Avec We Get By, Mavis Staples met en veille sa collaboration avec Jeff Tweedy de Wilco pour travailler exclusivement avec Ben Harper qui signe les onze morceaux de l’album et pose sa voix sur la chanson-titre. Le Californien lui avait déjà écrit Love and Trust en 2016 pour l’album Livin’ on a High Note mais cette fois, il déploie toute la puissance de feu de ses guitares sans fard, de ses mélodies bluesy et de sa prose qui parle d’amour, de foi, de justice, de fraternité et de joie alors que l’Amérique souffre de profondes divisions sociales et est soumise à de violentes tensions politiques. Restait à Mavis Staples de s’approprier ce divin matériau qu’elle sublime comme à son habitude. La lutte continue. © Marc Zisman/Qobuz
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Jazz - Paru le 18 octobre 2019 | Wagram Music - 3ème Bureau

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Yesun témoigne de l’épanouissement artistique de l’un des pianistes les plus doués de la planète. Le Cubain Roberto Fonseca construit sa route magique depuis l’enfance, quatre ans pour les percussions, huit pour le piano. Impliqué dans le Buena Vista Social Club, il a pris la relève de Ruben Gonzalez au piano et accompagné Ibrahim Ferrer ou Omara Portuando. Compagnon de route de la Cap-Verdienne Mayra Andrade ou de la Malienne Fatoumata Diawara, ces expériences et sa curiosité naturelle lui ont permis d’assimiler en profondeur l’essence des musiques de son île natale et de leurs sources africaines, mais aussi celles de la musique classique occidentale, du jazz et des musiques urbaines (rock, hip-hop, électro…). Yesun profite de cet universalisme, arbitré par une écriture et une virtuosité élégantes et des amitiés de haut vol. La trompette singulière du Libanais Ibrahim Maalouf enrichit Cachucha, le saxophone savant de l’Américain Joe Lavano (Bill Frisell, John Zorn…) enflamme Vivo, et le chant de la suave rappeuse cubaine Danay Suárez envoûte Cadenas.Caméléon sensible et alerte, Roberto Fonseca passe du grand piano Fazoli aux pianos électriques (Clavinet, Rhodes, Wurlitzer), des synthés (Moog, Prophet) aux percussions, des congas au micro de chant. Il rend hommage à la soul (Motown), aux musiques cubaines (Aggua, Mambo pa la niña, Clave) et à un certain romantisme européen (Por Ti) où son piano se fait tendresse. A chaque fois, soutenu par sa garde rapprochée, le batteur Raúl Herrera et le contrebassiste Yandy Martínez-Rodriguez, Fonseca est précis et lumineux, singulier et inimitable. © Benjamin MiNiMuM/Qobuz
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Pop - Paru le 20 septembre 2019 | Columbia

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Pitchfork: Best New Music - Qobuzissime
Tout le monde aime la soul et le funk vintage ! Si des héritiers de Curtis Mayfield, Al Green, Prince et autre Sly Stone naissent chaque jour, souvent, l’intérêt reste limité… Mais en seulement deux albums, le groupe Alabama Shakes a imposé son originale et torride version d’un funk garage sudiste. Sa botte secrète ? Brittany Howard, chanteuse au charisme XXL. Tellement charismatique qu’elle se lance déjà en solitaire avec ce premier opus choc. Un disque qui conserve les valeurs d’Alabama Shakes pour les embarquer sur des sentiers bien plus atypiques et bien moins sages. Howard signe ici un trip funk et psyché assez délirant, aux frontières de l’expérimental, comme sur le History Repeats d’ouverture avec une guitare à vif, une rythmique ivre et une voix chahutée.La native d’Athens s’est entourée d’un gang restreint composé de Zac Cockrell, bassiste d’Alabama Shakes, et de deux jazzmen prisés et eux-mêmes singuliers, le pianiste/clavier Robert Glasper et le batteur Nate Smith. Sur leur impeccable bande-son, riche dans le fond, minimaliste dans la forme, elle mêle autoportrait et étude de ses contemporains. Tout y passe ! L’homosexualité (Georgia), la mort (le titre de l’album, Jaime, est le nom de sa sœur aînée emportée par un cancer à 13 ans, quand elle n’en avait que 8), la religion (He Loves Me) et le racisme qu’elle-même, fille d’une mère blanche et d’un père noir, a souvent côtoyé (Goat Head relate ce matin où sa mère retrouva sa voiture avec les quatre pneus crevés et une tête de chèvre déposée sur la banquette arrière). On sort chamboulé de ce disque solo jamais lisse et très personnel. Ses valeurs, ses références et ses influences (Prince, Curtis et Sly, donc) sont connues – ou semblent l’être – mais le résultat, lui, est d’une très grande originalité. © Marc Zisman/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 11 octobre 2019 | 4AD

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Pitchfork: Best New Music
Moins de six mois après la sortie de leur troisième album acclamé par la critique, U.F.O.F., le group indie-folk de Brooklyn est de retour avec Two Hands. Tandis que le son de ce grand frère soit très contrôlé et travaillé, la majorité des pistes de Two Hands ont été enregistrées en une prise (en direct au milieu d’un désert au Texas) sans overdubs, captant la beauté envoûtante de leurs performances en directs. Le premier extrait Not est la chanson la plus intense et sonore à leur actif. La voix de crooneuse de la chanteuse principale Adrianne Lenker devient un souffle râpeux pendant le climax titubant de la piste, et la deuxième moitié est éclipsée par un solo de guitare étiré qui se décompose de façon inélégante en bourdonnements. La batterie explosive au début de l’album est l’unique diversion marquante au sein des atmosphères paisibles dont le groupe est habituellement coutumier. La différence principale de cet album est à chercher dans sa dimension expérimentale : les Big Thief paraissent plus détendus et moins préoccupés par la poursuite de la joliesse. Ils ont laissé les micros ouverts pour voir ce que ça donne. La magie de cet album, allégé des ruses de l’enregistrement, est certainement son aspect le plus louable. © Eli Enis/Qobuz
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Soul - Paru le 12 avril 2019 | Aftermath - 12 Tone Music, LLC

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Sur la route de Venice (2014), Malibu (2016) et Oxnard (2018), Anderson .Paak continue de poncer sa côte ouest natale. Voici donc Ventura, ville voisine de la Cité des Anges et, au disque, ode à l’amour qui fleurte plus avec la frange R&B old school et la nouvelle scène soul que ces prédécesseurs. Ce coup-ci, le Californien n’a pas attendu trois ans mais cinq mois pour retrouver le studio. Passé sur le label de Dr. Dre Aftermath, Oxnard arborait un vernis compact, nourri de G-funk, riche en feat XXL (Pusha T, J Cole ou Q-Tip) mais aussi plus critiqué – même par sa mère. Anderson opte pour un retour aux sources, R&B voluptueux, soul fraîche et rap culte, entre saveurs nostalgiques et nouvelle vague. Pour étayer le propos : encore des feat triés sur le volet. Pour le soyeux moite des 70’s-80’s, on retrouve la légende du genre Smokey Robinson (Make It Better). Pour son âge d’or 90’s, Brandy (Jet Black). Côté soul, Anderson et Dre misent sur la fille de Donny, Lalah Hathaway, sur les basses groovy de Reachin’2 Much mais aussi Sonyae Elise (déjà présente sur Malibu) et Jazmine Sullivan qui montait déjà sur scène à 13 ans à côté de Stevie Wonder… Mais les deux grosses surprises de l’album, c’est bien sûr André 3000 pour l’ouverture Come Home et surtout Nate Dogg – disparu en 2011 – sur la clôture douce What Can We Do?. Deux figures du rap 90's : le premier a replacé Atlanta sur l'échiquier du rap avec la Dirty South d'OutKast et récemment appelé chez James Blake (Where's the Catch). Le second a été omniprésent dans le rap game 90-00's avec ses hooks légendaires et sa formule payante G-Funk-rap-R&B aux côtés de Warren G, Snoop ou Xzibit. Le morceau avait été enregistré avant sa mort par le producteur Fredwreck qui l'a offert à Anderson .Paak. © Charlotte Saintoin/Qobuz
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Variété francophone - Paru le 25 janvier 2019 | Wagram Music - Cinq 7

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
À quelle chapelle appartient Bertrand Belin ? Le Parisien d’origine bretonne est tellement épris de liberté que rien ne peut véritablement le relier à une famille musicale précise. De la pop folk si l’on veut, mais avec des bouts d’électro, comme l’attestent les basses de Choses nouvelles et autres interventions synthétiques ponctuelles et insolites (Camarade, Vertical). Quant aux nappes de cordes qui surgissent avec force mais parcimonie (rappelant parfois celles de Jean-Claude Vannier dans Melody Nelson), elles apportent une petite dose de lyrisme (et d’espoir) à ce paysage atypique, globalement épuré et apparemment désenchanté.Belin semble vouloir parler avant tout des antihéros, des laissés pour compte et des travailleurs déshumanisés dans cet album, comme l’atteste la (sublime) chanson Glissé redressé: « J’ai glissé/Je n’ai plus de paix de paye de pays/Me donner du pain/M’en faire don. » Mais cette lecture sociale du disque n’est pas si évidente car l’artiste aime entretenir une certaine ambiguïté quant à ses intentions réelles. Il laisse volontiers flotter ses paroles dans un certain flou artistique. Les silences, la lenteur et la suavité de la plupart des morceaux trahissent-ils une peinture dépressive ou, au contraire, un espoir apaisant quant à l’avenir du monde contemporain ? Sans doute les deux à la fois… Quant à la voix de Bertrand Belin, elle s’intègre parfaitement à ce tableau à la fois élégant et mélancolique. On pense parfois à Alain Bashung et Gérard Manset (notamment dans Nuits bleues), même si l’intéressé cite plutôt Bill Callahan. Contrairement à ses deux précédents opus (Parcs et Cap Wallers, enregistrés à Sheffield), Persona est le fruit d’une longue maturation dans le home studio de Belin à Montreuil. Et on imagine en effet qu’il a fallu du temps pour que cette poésie nonsensique et prolétarienne parvienne à éclore et à dévoiler toute sa beauté. ©Nicolas Magenham/Qobuz
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Électronique - Paru le 13 décembre 2019 | KAYTRANADA - RCA Records

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
En 2016, Louis Kevin Celestin alias Kaytranada enjambait sa console pour signer son premier album perso. Courageux car souvent, les disques de beatmakers se transforment en collages poussifs de singles disparates sans unité artistique. Tout le contraire de ce 99,9% pour lequel le bidouilleur québécois d’origine haïtienne avait convié Craig David, BadBadNotGood, Phonte, Syd de The Internet, Anderson .Paak, AlunaGeorge, GoldLink, Vic Mensa, Karriem Riggins et les Suédois de Little Dragon. Trois ans plus tard, son deuxième album sort à nouveau l’artillerie lourde côté featurings avec Kali Uchis, Pharrell Williams, Tinashe, Mick Jenkins, Charlotte Day Wilson, Estelle, GoldLink, SiR, Iman Omari, Masego, VanJess, Eight9FLY, Ari PenSmith, Durand Bernarr et Teedra Moses. Là encore, l’éclectisme des voix et des styles n’empêche jamais Kaytranada de tenir fermement la baguette. Bubba a ainsi les allures d’une mixtape de groove pluriel axé autour du tandem house/soul. Les paysages défilent (R&B indie, hip-hop smooth, chillwave, pop funky, downtempo light) et le Canadien – comme souvent avec ses confrères de la même génération – déballe toujours le beat imparable, bien à lui, qui colle le mieux à ses guests. Technique redoutable comme sur 10% avec Kali Uchis, tubesque single qui, sans réinventer la roue, impose l’efficacité de sa mélodie. Addictif. © Marc Zisman/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 19 octobre 2018 | Communion Group Ltd

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Qobuzissime
Dommage de réduire Tamino-Amir Moharam Fouad à un simple héritier de Jeff Buckley entouré du Radiohead des débuts. Surtout que le songwriter belge âgé de seulement 21 ans offre plus que cela sur son premier album ; et ce même si Colin Greenwood, bassiste du groupe britannique, participe au disque… Tamino, natif d’Anvers fasciné par John Lennon, a toujours gardé dans un coin de sa tête, sous sa crinière noire de jais, ses origines égyptiennes. Et la musique arabe que sa mère passait à la maison avait même encore plus d’intensité lorsqu’elle était l’œuvre de Muharram Fouad, son grand-père chanteur-acteur, star dans Le Caire des sixties… Cet éclectisme est au cœur de la musique de Tamino qui doit tant au folk de Buckley, qu’à la pop des Beatles voire à la mélancolie nonchalante de Leonard Cohen, une autre de ses idoles. Mais pour souder ces influences disparates, le jeune ténébreux possède une arme fatale : sa voix. Un organe lui aussi pluriel, capable de s’étirer dans la lenteur comme de se transformer en falsetto renversant, technique impressionnante dont il n’abuse d’ailleurs jamais. C’est ce chant qui transforme Amir en un long roman poignant. Un récit d’apprentissage alternant entre le rêveur (le folk épuré de Verses) et le lyrique comme sur So It Goes, Each Time et Intervals conçus autour d’une section de cordes arabisantes. Un disque Qobuzissime qui, au fil des écoutes, impose sa poésie originale et touchante. © Marc Zisman/Qobuz
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Jazz - Paru le 1 juin 2015 | Decca (UMO)

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Sélection JAZZ NEWS
Melody Gardot entre dans sa 30e année avec l’album qui, sans doute, lui ressemble le plus. Non pas que les brillants essais passés de l’Américaine n’étaient guère en phase avec sa personnalité musicale mais elle affirme qu’avec ce Currency Of Man, elle a enfin écrit, enregistré et travaillé avec l’esprit de Philadelphie, la ville où elle a grandi, là où le groove n’est pas le même qu’ailleurs… C’est une Melody Gardot très soul’n’blues qui s’offre ici. Les cuivres sont de sortie et les influences sont moins monolithiques que sur le sublime mais très rétro My One And Only Thrill ou sur le tout aussi séduisant The Absence et ses influences bossa, tango et fado. La palette de tannins de cette cuvée 2015 surprend de prime abord. Puis le charme agit pour, à l’arrivée, rafler la mise. Comme à son habitude sans jamais trancher entre jazz, soul, blues et pop, la Gardot se faufile entre les styles et chante toujours aussi divinement bien. A noter que cette Deluxe Edition baptisée The Artist’s Cut propose cinq superbes thèmes supplémentaires, notamment un court et bel interlude de piano solo intitulé After The Rain. © MD/Qobuz
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Musique vocale profane - Paru le 22 novembre 2019 | Warner Classics

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Diapason d'or / Arte
Après son splendide enregistrement de l’opus magnum de Berlioz, son opéra Les Troyens, couvert de récompenses internationales, l’immense berliozien John Nelson signe une nouvelle version de La Damnation de Faust qui semble promise elle aussi à un beau succès. Pour cet enregistrement capté en concert par Daniel Zalay et ses ingénieurs du son à la Salle Erasme du Palais de la musique et des congrès de Strasbourg les 25 et 26 avril 2019, John Nelson retrouve l’Orchestre philharmonique de Strasbourg, dont il aime la couleur typiquement française et la discipline toute germanique. L’effectif pléthorique aurait plu à Berlioz avec ses huit contrebasses et ses six harpes, entre autres. John Nelson connaît cette musique comme personne, il sait lui insuffler une énergie particulière en soignant les couleurs instrumentales si bien définies par le compositeur. Autour de lui est réunie une distribution de rêve avec le Faust magistralement incarné par le ténor Michael Spyres qui chante le français à la perfection et sait aussi incarner le personnage en jouant de la qualité de son timbre. Joyce DiDonato est une opulente Marguerite pleine de flamme et d’un engagement total. Nicolas Courjal campe un Méphisto hyperexpressif ; son timbre sombre contribue à la noirceur du personnage à l’ironie amère. Les Petits Chanteurs de Strasbourg et le puissant Chœur Gulbenkian complètent avec bonheur une distribution idéale. Nouveau jalon de l’enregistrement des principales œuvres de Berlioz sous la direction de John Nelson pour le label Erato, cet enregistrement très réussi précède Roméo et Juliette que les mêmes artistes enregistreront courant 2020. © François Hudry/Qobuz
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Variété francophone - Paru le 6 avril 2018 | Initial Artist Services

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Avec sa voix grave et sa personnalité imposante, Clara Luciani est un peu la cousine de Fishbach, Juliette Armanet ou Alice Lewis. En intégrant cette famille qui s’élargit de jour en jour, elle se propulse dans une constellation musicale pop féministe, mélodique et mélancolique, aussi esthétiquement passionnante que politiquement indispensable. Dès les deux premiers morceaux très disco synth-pop de cet album, Clara Luciani crève le disque et résume son projet. Toutes basses mises en avant, ces deux chansons mettent en lumière à la fois l’aspect combattif de la chanteuse (La Grenade) et sa douceur d’âme (La Baie). Entre une utopie planante et une rage intérieure, Clara Luciani décide de ne pas choisir, et c’est là toute sa force.Le reste de l’album n’est qu’une déclinaison de ces deux tendances. La chanteuse d’origine marseillaise bouscule l’auditeur en oscillant sans cesse entre une caresse et une gifle parfois teintée de détresse, notamment lorsqu’elle évoque le rôle des femmes au sein d’une société patriarcale (Drôle d’époque). Certes, Clara Luciani observe ce qui l’entoure, mais elle n’exclut pas pour autant l’introspection : parmi les autres morceaux de bravoure de cet album, citons On ne meurt pas d’amour (dont la mélodie pourrait sonner comme un hommage à Etienne Daho) ou bien la poignante berceuse Dors. Mais même lorsqu’elle parle d’elle-même et du chagrin d’amour, elle conserve cette fougue et ce côté guerrier qui lui sied si bien. Clara Luciani a percé grâce à des projets collectifs comme La Femme ou Nouvelle Vague, mais c’est visiblement le solo qui lui va le mieux. Dans cet album dont les compositions et la production sont signées Ambroise Willaume (alias Sage), elle explose comme cette grenade si lourde de sens qui ouvre et clôt Sainte Victoire. © Nicolas Magenham/Qobuz
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Variété francophone - Paru le 13 septembre 2019 | Universal Music Division Polydor

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Produit par le compositeur electro Sayem et par Sébastien Berteau (connu pour son travail autour de la danse contemporaine et du théâtre), ce huitième album de La Grande Sophie est une sorte de bilan personnel dans lequel elle dresse un constat optimiste sur tout le chemin parcouru. Même lorsqu’elle s’adonne à une certaine nostalgie comme dans Nous étions, elle conserve contre vents et marées cette robustesse qui la caractérise depuis ses débuts. Portée par des cordes et des cuivres, cette chanson est par ailleurs un très bel hommage aux liens amoureux qui parviennent à durer malgré le temps qui passe.Cet instant a été entièrement composé au piano, qui n’est pourtant pas son instrument de prédilection (c’est la guitare qui avait ses faveurs jusqu’à présent). Néanmoins, l’aspect central du piano ne fait pas de cet album un parangon de la « chanson française », malgré le petit clin d’œil à Barbara dans Où vont les mots ? Dans des titres comme Cet instant et Hier, elle est même à la croisée de la chanson et du hip hop. Telle la sève circulant au milieu de paroles et de musiques fusionnant à la perfection, l’interprétation à la fois déterminée et réconfortante de la Grande Sophie opère une sorte de « grand huit » qui s’achève en beauté avec Sur la pointe des pieds, morceau entièrement a cappella – qui ravira par ailleurs les amateurs de talons hauts ! © Nicolas Magenham/Qobuz
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Variété francophone - Paru le 1 janvier 2013 | Universal Music Division Mercury Records

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Discothèque Idéale Qobuz
Passons vite sur cette étiquette de Jacques Brel du troisième millénaire pour ne garder que les treize titres de cette Racine carrée évidemment tout sauf carrée. Avec ce deuxième album, l’extra-terrestre Stromae poursuit ses assemblages improbables entre hymnes dancefloor minimalistes et prose sombre, impeccable coup de zoom sur notre temps. Derrière le groove festif plane toujours cette impressionnante mélancolie quand ça n’est pas un pessimisme des plus anthracite. Dans ses textes. Dans les circonvolutions de sa voix. Là réside sans doute la personnalité musicale d’un artiste qui compte un peu plus à chaque nouvelle chanson. Au final, Stromae prouve surtout avec Racine carrée qu’il a su trouver comme écrire l’après Alors on danse, son acte de naissance de 2010. Étonnant. © CM/Qobuz
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Rap - Paru le 19 mars 2015 | Aftermath

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Discothèque Idéale Qobuz - Pitchfork: Best New Music - Grammy Awards
Kendrick Lamar n’est pas juste l’auteur du chef d’œuvre good kid, m.A.A.d city paru en 2012. Non, le Californien est simplement le rappeur le plus important de sa génération. Haut la main même ! Rares sont en effet ceux aussi bien vénérés par l’undergound du hip hop que les anciens, les nouveaux mais aussi le grand public. Kendrick est sans doute le seul à réunir tous les suffrages. Tous. Et ce troisième album, To Pimp A Butterfly et son titre clin d’œil au To Kill A Mockingbird de Harper Lee, ne fait que conforter ce roi dans son trône. Un opus d’une densité impressionnante dans le fond comme dans la forme, dans ses productions comme dans ses textes. Un disque à écouter en boucle pour en savourer les centaines de subtilités. Loin d’avoir joué la carte de la facilité en surfant sur le succès de son précédant album, le MC de Compton brasse ici une multitude de styles, parfois même osés. G-funk, jazz, boom bap, nu soul, électro, blaxploitation, funk, P-Funk, dirty South, tout y passe ! Le soul train de Kendrick regarde aussi bien dans le rétroviseur de la Great Black Music que droit devant lui ; dans le turfu comme dirait l’autre… Quant à sa plume, son agilité est elle aussi affolante. Trip introspectif, commentaire sociétal, second degré, parenthèse politique, trait d’humour, prose du bitume ou ego trip, Kendrick Lamar sait et peut tout faire. Côté featurings enfin, c’est là aussi le grand jeu avec des piges du parrain George Clinton, du régional de l’étape Snoop Dogg, de Pharrell ‘Je suis partout’ Williams, de Ronald Isley des Isley Brothers, de Bilal, de la rappeuse Rapsody, du génial saxophoniste Kamasi Washington et même de l’allumé Thundercat ! A se demander si avec cet album, Kendrick Lamar ne livre pas aux années 2010 ce que Nas offrit aux années 90 avec son mythique Illmatic. Ambitieux et déjà historique, To Pimp A Butterfly est déjà… un classique ? © MZ/Qobuz
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Électronique - Paru le 5 juillet 2019 | Transgressive

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Qobuzissime
Après deux maxis et une tournée qui les a révélés aux yeux de l’Europe, le combo de Kinshasa passe à l’épreuve du long format. Alliance de deux bricoleurs d’instruments (canettes, machines à écrire, ferraille…) et du performeur Makara Bianco, alias le diable de Lingwala, KOKOKO! inclut aussi le producteur français Xavier Thomas, alias Débruit (auteur du petit tube Nigeria What?), tout de suite attiré par “leur côté expérimental”. “Ils ne sont pas dans les clichés de la world music africaine. Ils ont envie de rompre avec le passé, le poids de la rumba congolaise. Il n’y a pas de limites, ils n’ont peur de rien.”C’est cette liberté, cette créativité née de la contrainte, qu’on retrouve entière sur Fongola, avec toujours cette quête de la collision sonore, entrechoquant polyrythmies et harmonies occidentales, guitares et likembés, bidons et TR-808. La formule, destinée au live, est toujours aussi efficace : des samples de sons de la rue, un kick techno 4/4, des lyrics faciles à chanter, une basse qui prend au corps, et nous voilà en transe. Enregistré dans des studios improvisés à Kinshasa et Bruxelles, le disque a été assemblé à Anderlecht par Débruit, qui évoque “un gigantesque puzzle sans plan et dont les pièces ne rentrent pas”. On ne pourrait mieux dire : en mélangeant tant de choses, mais sans jamais chercher à ce que tout ça tienne en place, les KOKOKO! sont parvenus à créer un chaos permanent. Et c’est sans doute ce qui rend ce projet si excitant. © Smaël Bouaici/Qobuz
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Pop - Paru le 21 septembre 2018 | Warner Records

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Pitchfork: Best New Reissue
Deux ans après sa mort prématurée, la caverne d’Ali Baba princière offre un premier trésor. Avec le bien nommé Piano & a Microphone 1983, c’est dans le plus simple appareil que son art saute aux oreilles. A seulement 25 ans, Prince a déjà cinq albums à son actif (For You, Prince, Dirty Mind, Controversy et 1999) et s’apprête à publier le disque qui le transformera en star planétaire, Purple Rain. Multi-instrumentiste passant ses jours et ses nuits en studio, il est ici seul au piano le temps d’un medley de compositions personnelles et de deux reprises : A Case of You de Joni Mitchell et le gospel Mary Don't You Weep. Evidemment, le contexte intime de l’enregistrement amplifie l’intensité de cet inédit. Reste à fermer les yeux et à s’imaginer seul avec lui…Dans sa voix élastique comme dans son jeu habité, le musicien de Minneapolis prouve à ceux qui en douteraient encore qu’il était un artiste total. Tant entertainer que compositeur, showman et improvisateur. Sa version nue de Purple Rain touche au sublime et un titre comme Strange Relationship permet de déguster le cheminement de ses productions puisqu’il le placera, quatre ans plus tard, sur l’album Sign o' the Times dans une version logiquement plus vêtue et surtout musclée. Si Piano & a Microphone 1983 s’adresse avant tout aux fans de Prince, les novices – s’il en reste – prendront sans doute pas mal de plaisir à découvrir ici un artiste impressionnant. © Marc Zisman/Qobuz
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Électronique - Paru le 18 octobre 2019 | Crammed Discs

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Que de chemin parcouru pour Acid Arab, un projet sur lequel on n’aurait pas misé grand-chose sur le papier, tant la connexion “électrorientale” semblait à court d’idées en 2012, quand Guido Minisky et Hervé Carvalho se sont lancés. Et pourtant, le combo parisien a su réinventer le filon en s’affranchissant des clichés et en sachant s’entourer. Plus de 250 dates après leur premier album Musique de France, en 2016 chez Crammed Discs, avec déjà un gros casting (Rachid Taha, Sofiane Saidi, Rizan Saïd, A-Wa), le duo est devenu un gang, s’adjoignant les talents de Pierrot Casanova et Nicolas Borne en studio et sur scène du claviériste Kenzi Bourras pour la touche raï algérienne.Sur ce Jdid (“nouveau”), c’est aussi portes ouvertes, avec des invités sur quasiment toutes les pistes, dont un Sofiane Saidi un peu dark sur Rimitti Dor, les chanteuses touarègues Les Filles de Illighadad sur la ballade détraquée Soulan, qui oscille entre reg et backroom, ou encore le spécialiste tunisien de la TR-808, Ammar 808, sur Rajel. La formule beats acid et sons de mezoued fonctionne à plein, avec une production ultra-soignée et massive sans être rentre-dedans. On imagine déjà l’effet sur le dancefloor. © Smaël Bouaici /Qobuz
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Musiques du monde - Paru le 10 février 2017 | Wedge

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Tinariwen est un peu le maître-étalon du blues touareg. Et chaque nouvel album le rappelle un peu plus. Le huitième, intitulé Elwan, est composé de douze titres évoquant l’Adrar des Ifoghas, leur désert chéri devenu zone de conflit. Au fil des chansons se dessine un pays désormais disparu qui a rendu l’exil nécessaire. Enregistré en Californie et au sud du Maroc, Elwan (qui signifie les éléphants) est une métaphore pour décrire ceux qui ont tout détruit sur leur passage. Tout ! La bienveillance, le respect et les traditions, laissant désormais place à un sentiment de tristesse et de désolation… Tinariwen fait aussi dialoguer deux générations car si les guitaristes Ibrahim, Abdallah et Hassane sont toujours bien là, les jeunes Eyadou (basse), El Aga (guitare), Sarid (percus) et Sadam viennent insuffler un vent de fraicheur. Le tout forme un puissant mélange, fort de guitares américaines complétant les guitares shumars pour un résultat funky et puissant pour lequel le gang touareg a convié quelques pointures du rock indé américain : Kurt Vile, Matt Sweeney et Mark Lanegan ! © MD/Qobuz