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Grâce au travail réalisé en amont avec les studios d'enregistrement, et en collaboration avec des labels de plus en plus nombreux, indépendants et majors (Plus Loin Music, Bee Jaz, Ambronay Editions, Zig Zag Territoires, ECM, Mirare, Aeolus, Ondine, Winter & Winter, Laborie etc.), Qobuz propose de plus en plus de nouveautés et une sélection croissante de son fond de catalogue en qualité Hi-Res 24 bits. Ces albums reproduisent à l'identique le son fourni par le studio en sortie de console, et offrent un confort d'écoute inégalé, supérieur à celui des CD (généralement \"réduits\" pour le mastering en 44,1 kHz / 16 bits). Les fichiers \"Qobuz Hi-Res\" sont sans DRM et sont 100% compatibles Mac et PC. Loin de la démarche du tout-MP3 qui s'est développée ces dernières années au détriment de la qualité sonore, Qobuz renoue ainsi avec l'exigence sonore pour faire bénéficier les mélomanes tout à la fois du confort de la musique en ligne et de l'exigence audiophile.

Note Les albums vendus par Qobuz en qualité Hi-Res 24 bits nous sont fournis par les labels directement. Ils ne sont pas ré-encodés depuis des SACD et nous garantissons leur provenance directe. Nous nous interdisons, pour faire grossir plus vite cette offre, les tripatouillages suspects.

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Variété francophone - Paru le 1 janvier 2014 | Universal Music Division Mercury Records

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Cette Super Deluxe Édition contient l’album original de Jane Birkin Di Doo Dah paru en 1973 ainsi que les deux titres La Décadanse et Les Langues de chat. Elle inclut également l’album original de Gainsbourg Vu de l’extérieur avec de nombreuses versions alternatives et instrumentales et l’inédit Tout mou tout doux.
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Jazz - Paru le 7 septembre 2012 | ECM

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Sélection FIP - Hi-Res Audio
Après trois albums ECM enregistrés en studio, Ronin dirigé par Nik Bärtsch publie ce double-album construit avec des extraits de concerts donnés dans des festivals et dans des clubs entre 2009 et 2011. Quels que soient la taille de la salle et la qualité du public, le groupe sait transformer chacune de ses prestations en un véritable événement. S’il passe au fil des morceaux d’un lieu à un autre, cet album donne néanmoins l’illusion d’assister à un seul et même concert, capté en temps réel avec sa dramaturgie, ses intentions, ses lignes de forces, ses moments de tension et de détente. Les modes de jeu, fondés sur le pouvoir hypnotique de la répétition de motifs rythmiques enchâssés contribuent à donner ce sentiment d’unité parfaite et de continuité.
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Musiques du monde - Paru le 18 novembre 2013 | world village

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Hi-Res Audio
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Quatuors - Paru le 28 janvier 2013 | Mirare

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama - 4 étoiles Classica - Hi-Res Audio
À l’aube du XXe siècle, Paris vécut plus que toute autre ville la métamorphose des arts des temps modernes. Les vibrations de couleurs et de lumières sur les toiles de Monet, de Seurat et de leurs contemporains furent changées en sons dans l’œuvre de Debussy, dont le Quatuor ouvrait la voie à une esthétique nouvelle. Dix ans plus tard, Ravel en cristallisera le style, comme pour aller au bout de la pensée de son aîné. Entre ces deux fleurons du répertoire français, le Premier quatuor de Saint-Saëns se révèle une œuvre formidablement attachante, à la fois pleine de charme, d’humour et d’élégance. Les Modigliani s’affirment de plus en plus comme un des meilleurs quatuors français de sa génération. On attendait avec impatience ce nouvel enregistrement des célébrissimes quatuors de Debussy et Ravel. Notre attente est comblée grâce à la beauté plastique, sinueuse et puissante de leur interprétation. Il s’en dégage une grande force, beaucoup de jeunesse et de passion. Et quelle excellente idée que ce couplage avec le Quatuor n°1 de Camille Saint-Saëns, si admiré de Maurice Ravel. Son étiquette tenace de vieux compositeur ringard commencerait-elle enfin à disparaître ?
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Opéra - Paru le 22 novembre 2019 | Warner Classics

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Diapason d'or / Arte
Après son splendide enregistrement de l’opus magnum de Berlioz, son opéra Les Troyens, couvert de récompenses internationales, l’immense berliozien John Nelson signe une nouvelle version de La Damnation de Faust qui semble promise elle aussi à un beau succès. Pour cet enregistrement capté en concert par Daniel Zalay et ses ingénieurs du son à la Salle Erasme du Palais de la musique et des congrès de Strasbourg les 25 et 26 avril 2019, John Nelson retrouve l’Orchestre philharmonique de Strasbourg, dont il aime la couleur typiquement française et la discipline toute germanique. L’effectif pléthorique aurait plu à Berlioz avec ses huit contrebasses et ses six harpes, entre autres. John Nelson connaît cette musique comme personne, il sait lui insuffler une énergie particulière en soignant les couleurs instrumentales si bien définies par le compositeur. Autour de lui est réunie une distribution de rêve avec le Faust magistralement incarné par le ténor Michael Spyres qui chante le français à la perfection et sait aussi incarner le personnage en jouant de la qualité de son timbre. Joyce DiDonato est une opulente Marguerite pleine de flamme et d’un engagement total. Nicolas Courjal campe un Méphisto hyperexpressif ; son timbre sombre contribue à la noirceur du personnage à l’ironie amère. Les Petits Chanteurs de Strasbourg et le puissant Chœur Gulbenkian complètent avec bonheur une distribution idéale. Nouveau jalon de l’enregistrement des principales œuvres de Berlioz sous la direction de John Nelson pour le label Erato, cet enregistrement très réussi précède Roméo et Juliette que les mêmes artistes enregistreront courant 2020. © François Hudry/Qobuz
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Rock - Paru le 10 juin 2016 | Legacy Recordings

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Pitchfork: Best New Reissue
Si l’on est honnête, les vrais bons albums live ne sont pas si nombreux que ça… Publié en février 1974, It's Too Late To Stop Now… de Van Morrison fait partie des rares exceptions. Un constat d’autant plus étonnant que le barde irlandais alors installé aux Etats-Unis a toujours été assez irréguliers en concert… Ce triple album qui sort 43 ans plus tard, It's Too Late To Stop Now… Vol. II, III & IV , réunit 45 titres inédits enregistrés en 1973 au Troubadour de Los Angeles le 23 mai, au Civic Auditorium de Santa Monica le 29 juin et au Rainbow à Londres les 23 et 24 juillet, concerts qui servirent à l’album original. Les versions des classiques de son ancien groupe, Them, sont mêlées à ses grandes chansons extraites notamment de ses albums Hard Nose The Highway, Moondance et, son chef d’œuvre, Astral Weeks. Et lorsqu’il revisite des classiques comme Bring It On Home To Me de Sam Cooke, I Believe to My Soul de Ray Charles ou même Help Me de Sonny Boy Williamson, Van Morrison n’a pas à rougir face aux versions originales de ses aînés. Surtout que son alliage de rock’n’roll, de jazz, de blues et de rhythm’n’blues fait ici de sacrées étincelles. Tout comme les musiciens qui l’entourent. Une réédition indispensable. © MZ/Qobuz
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Rap - Paru le 13 décembre 2019 | Atlantic Records UK

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Son titre en dit long. La tête baissée, la couronne lourde, les yeux rivés sur le gilet pare-balles de Banksy, qui habilla son iconique prestation à Glastonbury : c’est sûr, Stormzy a repris un trône douloureux, celui du grime engagé contre les injustices sociales, aujourd'hui aux côtés du chef du parti travailliste Jeremy Corbyn. Avec son second opus, Michael Omari de son vrai nom, 24 ans seulement au compteur, clôture une année bien mouvementée pour l'Union Jack. Alors oui, sans surprise, Heavy Is the Head draine son lot de guest stars pour assurer un mélange R&B, grime et pop comme son prédécesseur Gang Signs & Prayers (2017). On retrouve Ed Sheeran et Burna Boy sur les basses d'un Own It parfaitement calibré pour les ondes, H.E.R sur One Second et YEBBA sur Don’t Forget to Breathe. Plus étonnant car il s’y refusait, le roi du grime dégage quelques espaces plus introspectifs comme ce Lessons, où il aborde sa rupture avec Maya Jama. Mais le MC de Croydon n’oublie pas son objectif principal. Egrenant quelques clins d’œil aux aînés dans les codes du genre (Wiley Flow, Bronze), Stormzy charge l’opus de quelques bangers aux beats claustrophobiques. Si Audacity avec Headie One mitraille la nouvelle génération de rappeurs, l’art de la formule et les rimes sur les laissés-pour-compte de la politique libérale opèrent sur Vossi Bop (« I could never die, I'm Chuck Norris / Fuck the governement and Fuck Boris ») que l’épaisse foule de Glastonbury scandait en chœur. Shut Up et ses millions de vues sur YouTube avaient déjà posé les jalons en 2015 : le grime n'habite plus dans les faubourgs. © Charlotte Saintoin/Qobuz
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Rock - Paru le 5 septembre 2014 | Nonesuch

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
Les albums solos de Robert Plant n’ont jamais réellement atteint le génie ou ne serait-ce que la qualité de son travail au sein de Led Zeppelin. Certes, il y eut Raising Sand, très bel opus enregistré en 2007 avec la chanteuse de country américaine Alison Krauss… Cette fois pourtant, le génial chanteur âgé aujourd’hui de 66 ans semble avoir pris le temps de mûrir son nouveau projet. Avec Lullaby And... The Ceaseless Roar, son dixième essai en solitaire, Plant signe un disque qui, bien que renfermant toutes ses passions connues (le rock, le blues, la country, le folk, la musique celtique et les musiques ethniques), résonne avec une grande originalité et un éclectisme salvateur. Sa voix charismatique lie ces onze titres souvent attachants et adossés contre des mélodies solides. Côté instrumentarium, le chanteur de Led Zep s’est fait plaisir, laissant les Sensational Space Shifters qui l’épaulent déballer leur sublime quincaillerie faite de banjo, bendir, djembé, kologo et autres mini-Moog. Un album sublime digne de son auteur. © MD/Qobuz
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Jazz - Paru le 1 juin 2015 | Decca (UMO)

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Sélection JAZZ NEWS
Melody Gardot entre dans sa 30e année avec l’album qui, sans doute, lui ressemble le plus. Non pas que les brillants essais passés de l’Américaine n’étaient guère en phase avec sa personnalité musicale mais elle affirme qu’avec ce Currency Of Man, elle a enfin écrit, enregistré et travaillé avec l’esprit de Philadelphie, la ville où elle a grandi, là où le groove n’est pas le même qu’ailleurs… C’est une Melody Gardot très soul’n’blues qui s’offre ici. Les cuivres sont de sortie et les influences sont moins monolithiques que sur le sublime mais très rétro My One And Only Thrill ou sur le tout aussi séduisant The Absence et ses influences bossa, tango et fado. La palette de tannins de cette cuvée 2015 surprend de prime abord. Puis le charme agit pour, à l’arrivée, rafler la mise. Comme à son habitude sans jamais trancher entre jazz, soul, blues et pop, la Gardot se faufile entre les styles et chante toujours aussi divinement bien. A noter que cette Deluxe Edition baptisée The Artist’s Cut propose cinq superbes thèmes supplémentaires, notamment un court et bel interlude de piano solo intitulé After The Rain. © MD/Qobuz
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Soul - Paru le 1 janvier 2012 | Polydor Records

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Hi-Res Audio - Sélection du Mercury Prize
Petite merveille britannique d’origine ougandaise dont le nom bruisse sur la toile depuis déjà plusieurs mois, Michael Kiwanuka publie enfin son premier album, Home Again, un disque lovant sa soul aux effluves folk dans des arrangements classieux. Un univers prenant sa source dans la musique de Richie Havens, Bill Withers, Otis Redding, Terry Callier et Nick Drake. Des références cinq étoiles que le Londonien dompte aisément grâce à une plume assez vertigineuse. © MD/Qobuz
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Classique - Paru le 21 octobre 2013 | Les Arts Florissants

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Première parution du nouveau label lancé par William Christie, cette version de l'oratorio Belshazzar de Haendel est une totale réussite. La direction vigoureuse et passionnée de Christie emmène le chœur et les solistes dans les tourments des passions humaines. La description de la fin de l'empire de Babylone en dit long sur la fragilité des empires et des sociétés humaines. Enregistré en studio et dans d'excellentes conditions de temps, cet enregistrement est l'aboutissement d'un long travail préalable et de représentations données en France et en Europe. Voilà une exigence préalable qui porte ses fruits et l'on ne peut que s'en réjouir. FH
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Classique - Paru le 9 juillet 2010 | Ricercar

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Pop - Paru le 1 janvier 2013 | Blue Note (BLU)

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Indispensable JAZZ NEWS - Hi-Res Audio
Une cowgirl sur le plus célèbre label de jazz, Blue Note ? Certes mais pas n’importe quelle cowgirl : Rosanne Cash, LA fille de l’Homme en Noir, qui propose avec ce The River & The Thread, son tout de même 13e album studio. Épaulée par ses amis Rodney Crowell, Kris Kristofferson, Allison Moorer, John Prine, Derek Trucks ou bien encore Tony Joe White, Rosanne Cash signe ici un somptueux périple à travers les différents paysages du sud des États-Unis. Guerre de Sécession, fermiers tentant de survivre en plein New Deal, delta du Mississippi, la route, les Appalaches, rien ne manque à l’appel de ce beau disque à déguster comme un roman musical…
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Alternatif et Indé - Paru le 23 janvier 2007 | Sub Pop Records

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Alternatif et Indé - Paru le 17 mai 2019 | 4AD

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Ce huitième album de The National se distingue par de petits grains de sable bienvenus dans la mécanique huilée du groupe américain, à commencer par la présence de nombreuses chanteuses venues apporter leur soutien au leader Matt Berninger sur la plupart des morceaux. On retiendra notamment la performance de Gail Ann Dorsey (bassiste de David Bowie) sur You Had Your Soul With You, ainsi que celles, particulièrement habitées, de Lisa Hannigan et Mina Tindle sur, respectivement, So Far So Fast et le très émouvant Oblivions. Pourquoi cette présence féminine soudaine au sein d’un groupe exclusivement masculin ? Sans doute parce que l’album est né après que le cinéaste Mike Mills a proposé à The National d’illustrer en chansons son moyen-métrage I Am Easy to find, qui se trouve être le portrait d’une femme. C’est donc le rapport aux images qui a mis un coup de pied dans la fourmilière de la pop du groupe de Brooklyn. On note par ailleurs, ici ou là, quelques références à certains classiques du cinéma, en particulier à Roman Holiday de William Wyler (1953).Mais à part ces quelques nouveautés cinématographico-féminines, les admirateurs de The National retrouveront la mélancolie légendaire du groupe, à la fois dans les textes et la musique. On retiendra notamment la présence de nappes de cordes déchirantes sur tous les morceaux (seule exception : les violons staccato de Where Is Her Head), ainsi qu’un piano introspectif récurrent (en particulier dans le très beau Light Years). Quant à la rythmique si singulière de Bryan Devendorf, elle joue sur les contrastes puisqu’on trouve ici de percutantes saccades (Rylan, The Pull of You), ou là un toucher sensuel (Hairpin Turns, I Am Easy to Find). © Nicolas Magenham/Qobuz 
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Variété francophone - Paru le 6 avril 2018 | Initial Artist Services

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Avec sa voix grave et sa personnalité imposante, Clara Luciani est un peu la cousine de Fishbach, Juliette Armanet ou Alice Lewis. En intégrant cette famille qui s’élargit de jour en jour, elle se propulse dans une constellation musicale pop féministe, mélodique et mélancolique, aussi esthétiquement passionnante que politiquement indispensable. Dès les deux premiers morceaux très disco synth-pop de cet album, Clara Luciani crève le disque et résume son projet. Toutes basses mises en avant, ces deux chansons mettent en lumière à la fois l’aspect combattif de la chanteuse (La Grenade) et sa douceur d’âme (La Baie). Entre une utopie planante et une rage intérieure, Clara Luciani décide de ne pas choisir, et c’est là toute sa force.Le reste de l’album n’est qu’une déclinaison de ces deux tendances. La chanteuse d’origine marseillaise bouscule l’auditeur en oscillant sans cesse entre une caresse et une gifle parfois teintée de détresse, notamment lorsqu’elle évoque le rôle des femmes au sein d’une société patriarcale (Drôle d’époque). Certes, Clara Luciani observe ce qui l’entoure, mais elle n’exclut pas pour autant l’introspection : parmi les autres morceaux de bravoure de cet album, citons On ne meurt pas d’amour (dont la mélodie pourrait sonner comme un hommage à Etienne Daho) ou bien la poignante berceuse Dors. Mais même lorsqu’elle parle d’elle-même et du chagrin d’amour, elle conserve cette fougue et ce côté guerrier qui lui sied si bien. Clara Luciani a percé grâce à des projets collectifs comme La Femme ou Nouvelle Vague, mais c’est visiblement le solo qui lui va le mieux. Dans cet album dont les compositions et la production sont signées Ambroise Willaume (alias Sage), elle explose comme cette grenade si lourde de sens qui ouvre et clôt Sainte Victoire. © Nicolas Magenham/Qobuz
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Variété francophone - Paru le 2 mars 2018 | Initial Artist Services

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Outre la référence à un groupe qui jouait lui-même avec les codes du genre, le titre du premier album d’Eddy de Pretto peut recouvrir d'autres significations. La musique est-elle pour lui une manière de se désintoxiquer des excès qu’il évoque dans certaines chansons (Fête de trop) ? Ou bien la cure est-elle celle qu’il souhaite pour une société malade d’homophobie et autres violences envers ceux et celles qui refusent de rentrer dans le moule ? Ou bien est-ce tout simplement la sonorité cassante du mot qui a attiré l’auteur-compositeur-interprète ? Car Cure est un album dur. Eddy de Pretto est l’auteur (ou coauteur) des paroles, lesquelles sont parfois d’une évidence déconcertante, comme dans ces passages de Kid où il prend la voix d’un père homophobe : « Tu seras viril mon kid, je ne veux voir aucune once féminine. » La dénonciation a le mérite d'être claire, à défaut d’être subtile. Même langage cash lorsqu’il évoque son penchant pour certaines pratiques sexuelles, en particulier « la feuille de rose » : « J’ai même glissé ma langue dans des bouches saliveuses/Dans de tout petits angles où l’on voit qu’les muqueuses ». Dans d’autres cas, les images sont plus poétiques et malignes, comme dans Jimmy, chant d’amour à la Jean Genet en hommage à son dealer.On l’aura compris, Eddy de Pretto parle sans ambages de son homosexualité dans son art. Mais c’est finalement moins l’évocation de son orientation sexuelle que la déconstruction radicale des codes sociaux masculins/féminins qui est la plus intéressante à observer dans ses chansons, en particulier dans celles qui évoquent les injonctions à se construire tel ou tel corps suivant le genre auquel on appartient (Genre). Il revendique clairement une « normalité » (Normal), qui s’exprime chez lui par une neutralité de genre. Et il faut admettre que ce discours est assez novateur dans la pop. Entre les maquillages bariolés de Boy George et le smoking de Marlene Dietrich, il existe donc une troisième voie à explorer, une autre manière de brouiller les pistes. La neutralité de genre est encore un vaste chantier, et qu’on aime ou non son style, Eddy de Pretto a au moins le courage d’essuyer les plâtres.Le petit paradoxe qui fait le piment de son personnage, c’est qu’il crie haut et fort sa colère avec une voix puissante (oserons-nous le terme « masculine » ?) à l’articulation parfaite, un timbre décoiffant qui fait de lui une sorte de « Claude Nougaro de Créteil » (l’accent en moins, donc). Autre petite provocation : musicalement, il se tourne vers des rythmiques d'une musique – le rap – connue pour cultiver parfois le terreau de la binarité des genres. Mais il est aussi visiblement très attiré par la chanson française, dans tout ce qu’elle a de plus classique (certains le comparent même à Jacques Brel). En résumé, en mettant un coup de pied dans la fourmilière d’une pop française souvent frileuse à l’idée de jouer avec les genres (musicaux ou sexuels), Eddy de Pretto s’est construit un personnage impossible à cerner avec précision. Et c’est pour cela qu’il est intéressant. © Nicolas Magenham/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 11 octobre 2019 | 4AD

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Pitchfork: Best New Music
Moins de six mois après la sortie de leur troisième album acclamé par la critique, U.F.O.F., le group indie-folk de Brooklyn est de retour avec Two Hands. Tandis que le son de ce grand frère soit très contrôlé et travaillé, la majorité des pistes de Two Hands ont été enregistrées en une prise (en direct au milieu d’un désert au Texas) sans overdubs, captant la beauté envoûtante de leurs performances en directs. Le premier extrait Not est la chanson la plus intense et sonore à leur actif. La voix de crooneuse de la chanteuse principale Adrianne Lenker devient un souffle râpeux pendant le climax titubant de la piste, et la deuxième moitié est éclipsée par un solo de guitare étiré qui se décompose de façon inélégante en bourdonnements. La batterie explosive au début de l’album est l’unique diversion marquante au sein des atmosphères paisibles dont le groupe est habituellement coutumier. La différence principale de cet album est à chercher dans sa dimension expérimentale : les Big Thief paraissent plus détendus et moins préoccupés par la poursuite de la joliesse. Ils ont laissé les micros ouverts pour voir ce que ça donne. La magie de cet album, allégé des ruses de l’enregistrement, est certainement son aspect le plus louable. © Eli Enis/Qobuz
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Variété francophone - Paru le 9 novembre 2018 | Initial Artist Services

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Outre la référence à un groupe qui jouait lui-même avec les codes du genre, le titre du premier album d’Eddy de Pretto peut recouvrir d'autres significations. La musique est-elle pour lui une manière de se désintoxiquer des excès qu’il évoque dans certaines chansons (Fête de trop) ? Ou bien la cure est-elle celle qu’il souhaite pour une société malade d’homophobie et autres violences envers ceux et celles qui refusent de rentrer dans le moule ? Ou bien est-ce tout simplement la sonorité cassante du mot qui a attiré l’auteur-compositeur-interprète ? Car Cure est un album dur. Eddy de Pretto est l’auteur (ou coauteur) des paroles, lesquelles sont parfois d’une évidence déconcertante, comme dans ces passages de Kid où il prend la voix d’un père homophobe : « Tu seras viril mon kid, je ne veux voir aucune once féminine. » La dénonciation a le mérite d'être claire, à défaut d’être subtile. Même langage cash lorsqu’il évoque son penchant pour certaines pratiques sexuelles, en particulier « la feuille de rose » : « J’ai même glissé ma langue dans des bouches saliveuses/Dans de tout petits angles où l’on voit qu’les muqueuses ». Dans d’autres cas, les images sont plus poétiques et malignes, comme dans Jimmy, chant d’amour à la Jean Genet en hommage à son dealer.On l’aura compris, Eddy de Pretto parle sans ambages de son homosexualité dans son art. Mais c’est finalement moins l’évocation de son orientation sexuelle que la déconstruction radicale des codes sociaux masculins/féminins qui est la plus intéressante à observer dans ses chansons, en particulier dans celles qui évoquent les injonctions à se construire tel ou tel corps suivant le genre auquel on appartient (Genre). Il revendique clairement une « normalité » (Normal), qui s’exprime chez lui par une neutralité de genre. Et il faut admettre que ce discours est assez novateur dans la pop. Entre les maquillages bariolés de Boy George et le smoking de Marlene Dietrich, il existe donc une troisième voie à explorer, une autre manière de brouiller les pistes. La neutralité de genre est encore un vaste chantier, et qu’on aime ou non son style, Eddy de Pretto a au moins le courage d’essuyer les plâtres.Le petit paradoxe qui fait le piment de son personnage, c’est qu’il crie haut et fort sa colère avec une voix puissante (oserons-nous le terme « masculine » ?) à l’articulation parfaite, un timbre décoiffant qui fait de lui une sorte de « Claude Nougaro de Créteil » (l’accent en moins, donc). Autre petite provocation : musicalement, il se tourne vers des rythmiques d'une musique – le rap – connue pour cultiver parfois le terreau de la binarité des genres. Mais il est aussi visiblement très attiré par la chanson française, dans tout ce qu’elle a de plus classique (certains le comparent même à Jacques Brel). En résumé, en mettant un coup de pied dans la fourmilière d’une pop française souvent frileuse à l’idée de jouer avec les genres (musicaux ou sexuels), Eddy de Pretto s’est construit un personnage impossible à cerner avec précision. Et c’est pour cela qu’il est intéressant. © Nicolas Magenham/Qobuz
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Pop - Paru le 17 novembre 2017 | Universal Music Division Mercury Records

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
La jeunesse éternelle existe, Daho l’a rencontrée. Avec Blitz, le fringant sexagénaire signe un renversant quatorzième album d’une rare densité. Dans ses sons, dans sa plume, tout ici est parfaitement pensé, conçu et interprété et montre un artiste inspiré et déchaîné comme jamais. Plus qu’à la première heure ! On entre surtout dans ce Blitz comme on découvre un paysage grandiose. Un vrai coup de poing au plexus qui fait vaciller en convoquant des tas de références. L’imagerie américaine a toujours fascinée Etienne Daho. De l’âge d’or d’Hollywood (Duel au soleil) à la Factory de Warhol arpentée par Lou Reed, l’une de ses grandes idoles, le Rennais a toujours su intégrer ces images d’Epinal pop dans sa sémantique gauloise. Outre-Manche aussi, Daho a bu à de nombreuses sources. Et notamment à celle de Syd Barrett dont le fantôme hante son Blitz. Par un concours de circonstance, il a retrouvé un appartement londonien dans lequel l’éphémère premier leader de Pink Floyd a vécu et a pu y passer quelques minutes. On imagine la force spirituelle d’une telle expérience pour celui qui rappelle que The Madcap Laughs de Barrett fut l’un de ses premiers disques de chevet… Moins évident car plus riche que ses prédécesseurs, Blitz est une vraie caverne d’Ali Baba pop et rock. On est ici à des années-lumière de l’hédonisme de ses Pop Satori (1986) et autres Eden (1996) mais plutôt dans le cerveau-labyrinthe d’un artiste qui déstabilise les codes comme un David Lynch psyché. Avec sa pochette choc très Warhol/Fassbinder/Genet et ses guitares nerveuses, Blitz est un tour de force comme Daho n’en avait pas orchestré depuis des années. Impressionnant. © MD/Qobuz