Grâce au travail réalisé en amont avec les studios d'enregistrement, et en collaboration avec des labels de plus en plus nombreux, indépendants et majors (Plus Loin Music, Bee Jaz, Ambronay Editions, Zig Zag Territoires, ECM, Mirare, Aeolus, Ondine, Winter & Winter, Laborie etc.), Qobuz propose de plus en plus de nouveautés et une sélection croissante de son fond de catalogue en qualité Hi-Res 24 bits. Ces albums reproduisent à l'identique le son fourni par le studio en sortie de console, et offrent un confort d'écoute inégalé, supérieur à celui des CD (généralement \"réduits\" pour le mastering en 44,1 kHz / 16 bits). Les fichiers \"Qobuz Hi-Res\" sont sans DRM et sont 100% compatibles Mac et PC. Loin de la démarche du tout-MP3 qui s'est développée ces dernières années au détriment de la qualité sonore, Qobuz renoue ainsi avec l'exigence sonore pour faire bénéficier les mélomanes tout à la fois du confort de la musique en ligne et de l'exigence audiophile.

Note Les albums vendus par Qobuz en qualité Hi-Res 24 bits nous sont fournis par les labels directement. Ils ne sont pas ré-encodés depuis des SACD et nous garantissons leur provenance directe. Nous nous interdisons, pour faire grossir plus vite cette offre, les tripatouillages suspects.

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Alternatif et Indé - Paru le 3 mai 2019 | Columbia

Hi-Res
En un peu plus d’une décennie, Vampire Weekend a pris son temps. Après l’éponyme Vampire Weekend (2008), Contra (2010) et Modern Vampires of the City (2013), la bande d’Ezra Koenig sort enfin d’un gros silence de six années ponctuées par le départ du très influent Rostam Batmanglij, qui a sorti en solo l’excellent Half-Light en 2017… Dernier album studio en date, Modern Vampires of the City était une sacrée évolution dans la vie du combo new-yorkais. Les touches ethniques très Talking Heads avaient disparu au profit d’une pop plus léchée, tant dans ses mélodies et ses harmonies que dans ses sons. Désormais cerveau quasi solitaire du groupe, Koenig, qui a quitté NY pour LA, confirme avec Father of the Bride sa boulimie stylistique. Son fil conducteur reste évidemment très pop mais chacune des 18 chansons offre un paysage différent. Il y a de tout dans ce disque copieux. Du Beatles, Beach Boys, Fleetwood Mac, Supertramp, Paul Simon, Wilco, Grateful Dead et mille autres influences. Même côté invités, Vampire Weekend fait dans le 360° avec, entre autres, la pedal steel et la guitare impressionniste de Greg Leisz, la voix de Danielle Haim d’HAIM, la guitare de Dave Longstreth des Dirty Projectors, Steve Lacy de The Internet et même Rostam, rentré au bercail sur deux titres. Au point qu’au fil des écoutes, on se demande si Ezra Koenig ne signe pas ici son “double blanc” (le plus éclectique des disques des Beatles) à lui tout seul… © Marc Zisman/Qobuz
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Soul - Paru le 10 mai 2019 | Jagjaguwar

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music - Qobuzissime
A quoi je sers vraiment ? Que faire de l’héritage de ceux qui m’ont influencé ? Et que laisserai-je derrière moi ? Ces belles questions métaphysiques, Jamila Woods se les est posées au moment d’attaquer son deuxième album logiquement baptisé Legacy! Legacy!. Un disque Qobuzissime ! Trois ans après Heavn, la soul sister de Chicago aligne douze chansons portant toutes le nom d’un artiste l’ayant marquée. Musiciens, peintres, écrivains, activistes, poètes, tout y passe ! Et les heureux élus sont Betty Davis, Zora Neale Hurston, Nikki Giovanni, Sonia Sanchez, Frida Kahlo, Eartha Kitt, Miles Davis, Muddy Waters, Jean-Michel Basquiat, Sun Ra, Octavia Butler et James Baldwin. Rien de lourdingue ou de didactique ici car la jeune Afro-Américaine attachée à sa Chicago natale ne fait jamais d’hommages frontaux mais plutôt des « à la manière de » assez subtils. Elle conserve surtout son style propre. Celui d’une poétesse les jours pairs (elle est directrice artistique du YCA, un centre dédié aux jeunes poètes), musiciennes les jours impairs et prof les jours fériés ! Et en digne héritière d’Erykah Badu et Lauryn Hill, elle enrobe tous ses mots d’un groove ultraraffiné, aux cambrures nu soul modernisées. Côté featurings, Jamila Woods favorise l’économie locale et solidaire en conviant des amis venant essentiellement de l’underground de la Windy City : le trompettiste Nico Segal, les MC's Saba et Nitty Scott, theMIND, Jasminfire… À l’arrivée, la protégée de Chance The Rapper aura mêlé en 49 minutes, avec intelligence et classe, l’engagement et l’entertainment, le combat et le groove. Parfait. © Marc Zisman/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 10 mai 2019 | Mac’s Record Label

Hi-Res
Voici revenu Mac. Et sur son propre label ! Passé une ouverture trompeuse de crooner country où les boucles s’enchaînent inlassablement (Here Comes the Cowboy), on comprend vite que DeMarco a mis la première. Déjà laid-back, le Canadien appuie plus fort sur la détente. Vitesse lente, orchestration nonchalante, l’Angelino montre un bel abandon. Alors que tout bat toujours plus vite, Mac DeMarco joue à contre-courant, des décalages. Cet éloge de la lenteur glisse à merveille sur treize pistes downtempo où il décortique l’intime. Le lonesome cowboy 2019 version Mac vit d’amours illusoires et déçues, se veut franc mais contradictoire. Il hait la ville mais la désire tout autant. « Sick of the city locked in with all the pretty people / Need a vacation somewhere that no one ever dreamt to go / Out in the country tending to all the pretty cattle / Turns out the cowboy dreams of the city. » Quelques interludes groovy (Choo Choo) viennent nuancer la pop dessinée au synthé (On the Square) ou avec une guitare économe (Hey Cowgirl) à laquelle nous a habitués Mac. Conseil, laissez couler la dernière chanson (Baby Bye Bye) pour déguster les jouissives digressions funk mêlées de ses fous rires. Les gros festivals et les succès de Salad Days (2014) et This Old Dog (2017) sont bien loin d’avoir ankylosé ses chevilles. De la détente jusqu’au-boutiste. © Charlotte Saintoin/Qobuz
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Rap - Paru le 12 avril 2019 | Universal Music Division Barclay

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Pop/Rock - Paru le 12 avril 2019 | Blue Note Records

Hi-Res
Les étiquettes n’ont jamais été son truc… Jazz, pop, country, folk, world, Norah Jones a toujours joué la musique qu’elle avait en elle pour mieux en flouter les frontières. Et que ses partenaires soient des légendes du jazz comme Wayne Shorter, de la soul comme Ray Charles, de la country comme Willie Nelson, du rap comme Q-Tip ou du rock’n’roll comme Keith Richards, l’Américaine s’est inlassablement appliquée à être avant tout elle-même. Une voix sereine et joliment nonchalante capable d’habiter ses propres thèmes comme de revisiter n’importe quelle chanson… Trois ans après l’ambitieux Day Breaks, ce bref Begin Again (28 minutes, 7 titres) n’est pas un énième brouillage de pistes mais plutôt un nouvel autoportrait alternant entre pop assumée (My Heart Is Full), soul habitée (It Was You) et jazz uptempo (Begin Again). Histoire de rester entre gens de goût, Jeff Tweedy de Wilco s’est déplacé pour le magnifique A Song With No Name et Wintertime. On se laisse guider par la maîtresse de maison, entourée comme toujours par la crème des musiciens (la batterie de velours de Brian Blade, quelle merveille !), dans un no man’s land un peu jazzy, un peu folk, un peu pop, un peu soul. Et c’est toujours aussi agréable… © Clotilde Maréchal/Qobuz
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Violon solo - Paru le 19 avril 2019 | Channel Classics Records

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Chez Channel Classics, Rachel Podger est venue plusieurs fois à la musique de Johann Sebastian Bach, gravant jusqu'à ce jour les Sonates pour violon et clavecin (avec Trevor Pinnock), l'intégrale des Sonates et Partitas pour violon seul, ainsi que de nombreux concertos avec son ensemble, le Brecon Baroque. Aujourd'hui, elle s'attaque aux Suites pour violoncelle seul sur son instrument, dans des versions somptueusement abouties. Ce procédé de transposition est aujourd’hui assez courant, nombre de luthistes ou guitaristes ont déjà proposé leurs versions de ces suites, en intégrale ou en séparé, et même Gustav Leonhardt avait enregistré pour le label Seon en 1979 sa propre version de la Quatrième, en mi bémol majeur, BWV 1010. Bach lui-même aimait à proposer de nouvelles versions pour d'autres instruments d'œuvres concertantes plus anciennes (les Concertos pour clavier) ; ainsi, la démarche de Rachel Podger s'inscrit parfaitement dans la pratique du temps de Bach. La violoniste britannique redonne à ces œuvres toute leur saveur dansante. Les tempos sont vifs, les phrasés pleins d'accents. Vous serez immédiatement séduits par la Sixième, écrite initialement pour un violoncelle à cinq cordes : Podger y utilise une corde d’alto en ut. L'espace s'élargit, les graves sont splendides, les aigus rayonnent encore davantage : on ne peut plus s'en passer. © Qobuz
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Classique - Paru le 10 mai 2019 | deutsche harmonia mundi

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Fondé en 2015 par le chef d’orchestre et tromboniste suisse Lorenzo Ghirlanda, le Vox Orchester, basé en Allemagne, est constitué d’une vingtaine de jeunes musiciens professionnels provenant de dx pays différents qui ont tous grandi dans l’apprentissage des pratiques instrumentales et des modes de jeux propres à la musique baroque. Le credo de Lorenzo Ghirlanda est d’affirmer que l’écoute – et la pratique – de la musique ancienne revient à découvrir des « musiques nouvelles », car l’ardeur juvénile préserve les interprètes de tout a priori et de toute routine. C’est dans cet esprit que les musiciens du Vox Orchester signent cet album consacré à des musiques écrites par Purcell et Locke pour des pièces de Shakespeare. Si les pièces de ce dernier ont depuis longtemps conquis la terre entière, la musique anglaise est souvent restée confinée aux frontières insulaires. Enregistrées en 2018 dans le bel auditorium de la Radio Télévision Italienne à Lugano, ces musiques de scène sont signées de deux compositeurs anglais précédant la venue d’Haendel à Londres. L’interprétation de Ghirlanda et de ses musiciens tend à démontrer le caractère international de la musique baroque de cette époque, ou plus exactement l’influence italienne qu’un Monteverdi, puis qu’un Corelli, ont pu avoir sur les productions européennes de cette époque. © François Hudry/Qobuz
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Classique - Paru le 29 mars 2019 | Deutsche Grammophon (DG)

Hi-Res Livret
Sous l'intitulé "Piano Book", Lang Lang compile une sélection des plus grands tubes de la musique pour piano depuis Bach. Il débute sa rétrospective par le morceau dans lequel s'immerge tout apprenti débutant à cet instrument, le Prélude en ut majeur du Premier Livre du Clavier bien tempéré (BWV 846/1) de J. S. Bach, page en arpèges intégralement écrits qui permet de travailler sur la régularité des doigts, la précision des articulations, en même temps que l'étagement clair des harmonies. Le pianiste chinois enchaîne naturellement sur un second morceau de choix, la "Lettre à Elise" de Beethoven, pièce qui devient plus intéressante dès lors qu'on la replace dans le corpus entier des Bagatelles - certes pas le sujet ici. Lang Lang ira ensuite chez Mendelssohn (La Fileuse), Chopin (15e Prélude de l'Opus 28), Mozart (l'Allegro initial de la Sonate "Facile" ou les Variations "Ah, vous dirai-je Maman". Du répertoire moins couru aussi, dû à Badarzewska-Baranowska, Czerny ou Clementi. Et quelques classiques chinois, ou traditionnels de tous horizons, dans divers arrangements. Lang Lang semble prendre un plaisir particulier, énorme, dans la musique française, et plus particulièrement celle de Debussy où il profite des retards, marque les basses, et veut chanter à gorge déployée (Doctor Gradus ad Parnassum). A chacun de savoir si cela est de son goût. © Qobuz
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Pop - Paru le 26 avril 2019 | RCA Records Label

Hi-Res
Dans la quatrième chanson de son huitième album, Pink évoque le grenier (« attic ») dans lequel elle met sous clé tout ce qu’elle garde secret. Mais s’il y a une chose que l’interprète de Family Portrait souhaite montrer au grand jour, c’est bien son amour pour la musique, quels que soient les genres. Entre la couleur soul et rétro de Hustle et celle, clairement électronique, de Can We Pretend, en passant par la ballade sentimentale Love Me Anyway, Pink montre une nouvelle fois qu’elle est la reine du grand écart stylistique. Pour ce dernier titre, elle est accompagnée du chanteur country Chris Stapleton, tandis que pour Can We Pretend, elle est entourée du trio electro Cash Cash, (dont le titre Take Me Home avait fait sensation en 2013). Parmi les (nombreux) autres featurings de l’album, citons Wrabel sur 90 Days, Khalid sur Hurts 2B Human, ou encore Beck sur We Could Have It All. Car Pink aime non seulement la musique au sens large du terme, mais elle apprécie aussi les confrères qui pourront l’aider à mettre en œuvre ce tableau sonore bigarré – à l’image de la pochette multicolore de cet album. © Nicolas Magenham/Qobuz
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Latin jazz - Paru le 10 mai 2019 | Neuklang

Hi-Res Livret
Lorsqu’on déroule la liste infinie des pianistes de jazz cubains, les mêmes noms reviennent régulièrement, de Gonzalo Rubalcaba à Roberto Fonseca en passant par Chucho Valdés, Omar Sosa, Harold Lopez-Nussa ou Alfredo Rodríguez. Mais au fil des ans, celui de Marialy Pacheco s’impose davantage. Celle qui n’a rien à envier à ses compatriotes masculins signe ici un album à part. Un disque fascinant conçu avec son trio (Juan Camillo est à la contrebasse et Rodrigo Villalon à la batterie) et le WDR Funkhausorchester dirigé par Gordon Hamilton. Avec cet ambitieux Danzón Cubano, enregistré en live en Allemagne en septembre 2017 au festival de jazz de Viersen, Pacheco réalise un vieux rêve : jouer avec un grand orchestre. « Mon professeur de composition, Tulio Peramo, me disait toujours qu’il n’y avait rien de comparable à l’écoute de sa musique interprétée pour la première fois par un grand orchestre. Quand je suis devenu membre de cet orchestre et que nous avons donc joué ma musique, j'ai effectivement été submergée de joie, de bonheur et de gratitude. » Le résultat est d’autant plus fascinant que la musique colorée de la pianiste de La Havane offre sur ce Danzón Cubano de nouvelles teintes. Et dans les arrangements comme dans son propre jeu, son latin jazz bénéficie d’une dynamique des plus originale. © Clotilde Maréchal/Qobuz
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Folk - Paru le 3 mai 2019 | Nonesuch

Hi-Res
« C’est son métissage qui rend la musique américaine si puissante ! » Rhiannon Giddens, prénom gaélique, père blanc, mère noire, origine occanechi, incarne le brassage des cultures nord-américaines. Soprano colorature préférant les voix impénétrables du folk, soul, blues et bluegrass plutôt que l’opéra, Giddens sort son troisième effort. Repérée par les frères Coen (Inside Llewyn Davis aux côtés d’Elvis Costello), invitée par T-Bone Burnett, passée par Carolina Chocolate Drops, la Maison Blanche, auteur de deux albums solo acclamés et un premier avec Our Native Daughters (réunissant Leyla McCalla, Allison Russell et Amysthyst Kiah), la quadra a déjà bien cravaché. En collaboration avec le multi-instrumentiste Francesco Turrisi, produit par l’excellent Joe Henry en cinq jours à Dublin, There Is No Other convoque compositions originales et reprises des anciens, sur fond de musique traditionnelle arabe, d’influence celtique et italienne. On retrouve ainsi I’m Gonna Write Me a Letter d’Ola Belle Reed, Brown Baby de l’activiste Oscar Brown Jr, ou, dans un autre genre, la Pizzica di San Vito ou l’air Black Swan de Menotti. Melting-pot gagnant. © Charlotte Saintoin/Qobuz
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Blues - Paru le 10 mai 2019 | Concord Records

Hi-Res
Tout le monde n’a pas la chance de sortir ses albums sur Stax. Quand on est originaire de Memphis, la ville du mythique label de Booker T. & The M.G.'s, Sam & Dave, Isaac Hayes et autre Otis Redding, on perçoit certaines valeurs musicales. Valeurs que les jeunes virtuoses de Southern Avenue, dont le premier opus éponyme Southern Avenue avait justement été publié en 2017 par la fameuse écurie soul, connaissent très bien : soul, blues, rhythm’n’blues et gospel. Des ingrédients que le gang sudiste sait toujours parfaitement cuisiner dans la tradition locale pour son deuxième album, Keep On. Les sœurs Jackson (Tierinii au chant et Tikyra à la batterie), l’Israélien Ori Naftaly à la guitare, Daniel McKee à la basse et Jeremy Powell aux claviers ne s’amusent pas pour autant à reproduire note pour note le rhythm’n’blues de leurs aînés. Produit par Johnny Black (Jessie J, Daughtry, Estelle) dans les mythiques studios de Sam Phillips à Memphis, le disque joue même davantage la carte de la modernité. La touche vintage est bien là, mais comme enveloppée dans un son 100 % 2019. A noter que Keep On accueille une gloire du Stax d’antan, William Bell, qui vient poser sa voix sur We've Got the Music. © Clotilde Maréchal/Qobuz
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Soul/Funk/R&B - Paru le 17 avril 2019 | Columbia

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Il fallait que ça reste gravé à jamais. La folle prestation de Queen B lors de ses deux concerts à Coachella en 2018, retracés dans un documentaire de Netflix, se voit, surprise, assorti d’un album live. Sous forme de rétrospective, Beyoncé revient en 40 titres sur 22 ans de carrière. Pas de nouveaux morceaux mais une reprise studio avec Tay Keith, Before I Let Go, titre soul de Frankie Beverly et Maze datant de 1981. Des Destiny’s Child avec Lose My Breath, Say My Name et Soldier, Michelle Williams et Kelly Rowland en prime sur scène, Déjà Vu avec son mari Jay-Z, Get Me Bodied avec sa sœur Solange, Lift Every Voice and Sing, hymne afro-américain entonné par sa fille Blue Ivy, Homecoming rend compte de ce que Coachella a surnommé le « Beychella », tant la performance est entrée dans les annales du festival. C’était le but : 200 personnes sur scène, des moyens colossaux pour un show pharaonique de deux heures mettant en exergue l’empowerment afroféministe, B mérite son trône. « Quand j’ai décidé de faire Coachella, au lieu de sortir ma couronne de fleurs, je trouvais ça plus important d’apporter notre culture. » Au son des second lines des brass bands de La Nouvelle-Orléans, d’une drumline renforcée, de Malcolm X sur Don’t Hurt Yourself et au milieu de multiples clins d’œil à l’histoire afro-américaine, la reine de la pop, grimée en Néfertiti, nous rappelle le poids de sa discographie à l’ère du 3e millénaire. © Charlotte Saintoin/Qobuz
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Electro - Paru le 26 avril 2019 | Virgin - Mercury

Hi-Res
Huit ans après son dernier album Impermanence, revoilà Agoria en long format. Le producteur, figure historique de la scène électronique française, n’était toutefois pas resté les bras ballants, signant notamment quelques tubes de club étourdissants sur les plus prestigieux labels du moment (Helice en 2014 chez Hotflush, Baptême en 2015 chez Kompakt) dans la lignée techno mélodieuse et hypnotique sur laquelle il a construit son succès. Ce nouvel album arrive sur son nouveau label, Sapiens, monté en 2016, et présente une nouvelle version de la musique du DJ lyonnais, avec un côté plus pop mis en exergue dès le premier titre, le single Embrace avec Phoebe Killdeer, avec ses synthés posés au coin du feu, tandis que Remedy, avec Rami Khalifé et la chanteuse Noemie Cherki, rappelle les sonorités qui ont fait le succès de The Blaze. Mais tout n’est pas électro-pop sur cet album, comme le démontrent Call of the Wild, avec le rappeur américain STS, aperçu aux côtés de RJD2, et A One Second Flash, qui nous ramènent au hip-hop de la Bay Area (Quannum Projects, Shadow…), et You’re Not Alone, et ses synthés krautrock à la Can. Sur ce Drift (dériver en anglais) qui porte bien son nom, Agoria dévoile un côté commercial qu’il assume complètement : après tout, après avoir conquis les dancefloors, pas de raison qu’il ne conquiert pas la FM. © Smaël Bouaici/Qobuz
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Classique - Paru le 12 avril 2019 | ECM New Series

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Editor's Choice - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Il ne suffit pas d’utiliser un instrument d’époque pour réussir une bonne interprétation, encore faut-il être à la hauteur du propos. Lorsqu’un pianiste de la stature d’András Schiff s’empare du splendide Brodmann viennois utilisé pour cet enregistrement, publié par le légendaire label ECM, un miracle se produit ; c’est la conjonction de la pensée et du son au plus haut niveau. On a rarement goûté à ce point toutes les inflexions de la pensée intime de Schubert. La douceur de l’attaque et l’inimitable legato produit à la fois par le pianiste et par l’instrument viennois donnent aux sonates D. 958 et D. 959 une indicible nostalgie. Mais la révolte gronde et András Schiff nous conduit fermement au bord de l’abîme. Les sonorités de cristal utilisées dans le Scherzo de la Sonate D. 959 apportent toute la magie du chant du harpiste antique si souvent illustré par les Romantiques allemands. Cette exploration dans le son fait aussi merveille dans les Impromptus D. 899 et les trois Klavierstücke D. 946 qui offrent un contrepoint expressif différent de la profondeur insondable des sonates. Cet album est comme la révélation d’un univers sonore nouveau qui s’ouvre sous les doigts si inspirés d’András Schiff. © François Hudry/Qobuz
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Soul - Paru le 12 avril 2019 | Aftermath - 12 Tone Music, LLC

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Sur la route de Venice (2014), Malibu (2016) et Oxnard (2018), Anderson .Paak continue de poncer sa côte ouest natale. Voici donc Ventura, ville voisine de la Cité des Anges et, au disque, ode à l’amour qui fleurte plus avec la frange R&B old school et la nouvelle scène soul que ces prédécesseurs. Ce coup-ci, le Californien n’a pas attendu trois ans mais cinq mois pour retrouver le studio. Passé sur le label de Dr. Dre Aftermath, Oxnard arborait un vernis compact, nourri de G-funk, riche en feat XXL (Pusha T, J Cole ou Q-Tip) mais aussi plus critiqué – même par sa mère. Anderson opte pour un retour aux sources, R&B voluptueux, soul fraîche et rap culte, entre saveurs nostalgiques et nouvelle vague. Pour étayer le propos : encore des feat triés sur le volet. Pour le soyeux moite des 70’s-80’s, on retrouve la légende du genre Smokey Robinson (Make It Better). Pour son âge d’or 90’s, Brandy (Jet Black). Côté soul, Anderson et Dre misent sur la fille de Donny, Lalah Hathaway, sur les basses groovy de Reachin’2 Much mais aussi Sonyae Elise (déjà présente sur Malibu) et Jazmine Sullivan qui montait déjà sur scène à 13 ans à côté de Stevie Wonder… Mais les deux grosses surprises de l’album, c’est bien sûr André 3000 pour l’ouverture Come Home et surtout Nate Dogg – disparu en 2011 – sur la clôture douce What Can We Do?. Deux figures du rap 90's : le premier a replacé Atlanta sur l'échiquier du rap avec la Dirty South d'OutKast et récemment appelé chez James Blake (Where's the Catch). Le second a été omniprésent dans le rap game 90-00's avec ses hooks légendaires et sa formule payante G-Funk-rap-R&B aux côtés de Warren G, Snoop ou Xzibit. Le morceau avait été enregistré avant sa mort par le producteur Fredwreck qui l'a offert à Anderson .Paak. © Charlotte Saintoin/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 26 avril 2019 | 4AD

Hi-Res
Bien sûr, l’effet de surprise s’est évaporé mais elle reste magnétique, insaisissable. Aldous Harding réitère une formule éprouvée et approuvée. Toujours accompagnée de John Parish, producteur de PJ Harvey, la Néo-Zélandaise préfère l’économie de quelques accords pour sublimer ce grain aussi rugueux qu’inquiétant qui la distingue des autres songwriters. Passée par la rupture amoureuse (avec le crooner Marlon Williams), Aldous rend un opus à la mélancolie sèche, dont le timbre caméléon s’aggrave parfois (Pilot), ou s’affine à l’envi (The Barrel) mais laisse passer, sans filtre et malgré des paroles opaques, une émotion brute. Après un premier album éponyme et la révélation Party parue chez 4AD, Harding réalise un triplé gagnant avec ce très compact Designer. © Charlotte Saintoin/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 26 avril 2019 | Chess Club - RCA Victor

Hi-Res
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Jazz - Paru le 26 avril 2019 | ECM

Hi-Res Livret
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YU

Pop - Paru le 10 mai 2019 | Wolf Tone

Hi-Res
Après Control en 2016, condensé R&B et soul bien formulé, Rosie Lowe embraye avec Yu. Avec ce titre ambigu entre « You » et « Why You », ce second opus prend pour thème l’amour, celui que Rosie entretient ardemment au fil de séances de thérapie de couple avec son homme. L’Anglaise et sa voix de velours plongent plus profondément dans les synthés et les textures plastiques. Pour autant, c’est résolument chaud, groovy. De son apprentissage jazz, la Londonienne qui a grandi dans le Devon n’a rien rejeté. Au contraire. Rosie Lowe dédie Pharoah au saxophoniste Pharoah Sanders dont elle sample la basse et l’orgue (Memories of Edith Johnson) et y place quelques passages symboliques du Livre des morts de l’ancienne Egypte qu’elle a étudiée consciencieusement. Les collaborations pointues et variées, de l’univers expérimental rap de l’ex d’Erykah Badu, Jay Electronica, à l’électro-jazz de Floating Points, ont permis à Lowe de débrider une soul – sans doute trop – sous contrôle. Joli. © Charlotte Saintoin/Qobuz