Catégories :

Grâce au travail réalisé en amont avec les studios d'enregistrement, et en collaboration avec des labels de plus en plus nombreux, indépendants et majors (Plus Loin Music, Bee Jaz, Ambronay Editions, Zig Zag Territoires, ECM, Mirare, Aeolus, Ondine, Winter & Winter, Laborie etc.), Qobuz propose de plus en plus de nouveautés et une sélection croissante de son fond de catalogue en qualité Hi-Res 24 bits. Ces albums reproduisent à l'identique le son fourni par le studio en sortie de console, et offrent un confort d'écoute inégalé, supérieur à celui des CD (généralement \"réduits\" pour le mastering en 44,1 kHz / 16 bits). Les fichiers \"Qobuz Hi-Res\" sont sans DRM et sont 100% compatibles Mac et PC. Loin de la démarche du tout-MP3 qui s'est développée ces dernières années au détriment de la qualité sonore, Qobuz renoue ainsi avec l'exigence sonore pour faire bénéficier les mélomanes tout à la fois du confort de la musique en ligne et de l'exigence audiophile.

Note Les albums vendus par Qobuz en qualité Hi-Res 24 bits nous sont fournis par les labels directement. Ils ne sont pas ré-encodés depuis des SACD et nous garantissons leur provenance directe. Nous nous interdisons, pour faire grossir plus vite cette offre, les tripatouillages suspects.

13517 albums triés par Plus distingués et filtrés par Depuis 1 mois
HI-RES14,99 €
CD9,99 €

Alternatif et Indé - Paru le 31 janvier 2020 | Dead Oceans

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Pitchfork: Best New Music
Ce qui frappe le plus dans ce treizième album de Destroyer, c'est sa transfiguration. Étrangement, dès ses premières notes, Crimson Tide semble évoquer Suicide Demo for Kara Walker de l'album Kaputt, voire The Laziest River que l'on retrouve sur la version vinyle. Il y a ces notes tenues, cette progression lumineuse et des synthés désormais plus pop qu'ambient. Pas étonnant puisqu'à la production, John Collins, bassiste maison mais aussi membre des New Pornographers, en a travaillé et ajouté des éléments, comme un collage, après avoir reçu les démos que Dan Bejar, l'homme derrière Destroyer, avait enregistré seul sur GarageBand. On y retrouve ainsi le saxophone de Kaputt. Si cette ambition pop atteint un pic sur les décadences métalliques de Cue Synthesizer, la ballade très 80's The Man in Black's Blues ou le piano très kitch de The Raven, la mélancolie post-punk caractéristique du Canadien nimbe le reste des pistes. Toujours présente, sa voix nasillarde, empesée et empruntée, dont la prose poétique raille un monde décharné, ses mélodies intimistes et nébuleuses, gorgées de nappes aqueuses (The Television Music Supervisor, Foolssong). On pourrait s’en lasser mais non, Dan Bejar parvient toujours à se rafraîchir sans se trahir. Joli. © Charlotte Saintoin/Qobuz
HI-RES17,99 €
CD13,49 €

Jazz - Paru le 31 janvier 2020 | ACT Music

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - 5 Sterne Fono Forum Jazz
HI-RES27,49 €
CD23,99 €

Intégrales d'opéra - Paru le 31 janvier 2020 | Warner Classics

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Composé par un Haendel de 24 ans lors de ses années passées en Italie avant son installation définitive à Londres, Agrippina est une comédie d’antihéros animés d’une soif inextinguible de pouvoir politique et sexuel, et dont les intrigues immorales, corrompues et décadentes sont montrées comme faisant partie intégrante de la vie quotidienne de la classe dirigeante de la Rome antique. Fasciné par la musique italienne, Haendel compose cet opéra en à peine trois semaines à la demande d’un théâtre de Venise où l’ouvrage fut donné avec un immense succès 27 soirs de suite, asseyant la réputation européenne du jeune compositeur. La partition regorge d’émotions et de rebondissements qui ont provoqué la stupéfaction des Vénitiens pourtant habitués à ce genre d’histoire. Il faut dire que le livret haut en couleur rassemble trahisons, amours feintes, assassinats et mensonges en tous genres, des ingrédients dont le cinéma américain pourrait se délecter aujourd’hui sous la direction d’un Martin Scorsese ou des frères Coen. Le présent enregistrement de studio, réalisé en mai 2019 dans les Dolomites en marge d’une tournée européenne, réunit une distribution éblouissante à la tête de laquelle brille l’ardente Joyce DiDonato (Agrippina) au sommet de son art, multipliant vocalises et fioritures merveilleusement conduites. Elle campe parfaitement un rôle difficile aux multiples facettes, entre intelligence redoutable, art de manipulation, ou encore l’amour d’une mère ou d’une épouse. Autour d’elle, Franco Fagioli (Nerone), Jakub Józef Orliński (Ottone), Marie-Nicole Lemieux (Giunone) ou encore Elsa Benoit (Poppea) complètent une distribution exceptionnelle dans une direction enfiévrée de Maxim Emelyanychev à la tête de l’ensemble Il Pomo d’Oro. Un Haendel grand cru. © François Hudry/Qobuz 2020
HI-RES12,49 €
CD8,99 €

Jazz contemporain - Paru le 14 février 2020 | Exodus Records

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
Puits sans fond, la nouvelle scène jazz anglaise maintient son cap créatif avec le premier véritable album solo de Moses Boyd. Les fans de la mouvance connaissent déjà cet éclectique jeune batteur ayant épaulé notamment Shabaka Hutchings, Zara McFarlane, Nubya Garcia, Joe Armon-Jones, Theon Cross ou Ashley Henry, mais surtout moitié de Binker & Moses, son duo bien wild avec le saxophoniste Binker Golding. Avec Dark Matter, Boyd signe davantage un disque de producteur que de batteur. Un album en forme de narration ample de ce qu’il est et représente, un musicien ayant grandi en rêvant de devenir le nouveau Max Roach ou Tony Williams tout en écoutant aussi bien Dizzee Rascal et Wiley que des rythmes caribéens, du reggae et des musiques électroniques. La force de Dark Matter est de fusionner ce gros casting d’idoles disparates dans un beau Pola coloré du Londres contemporain. Riche en sons, l’album à l’ADN jazz passe de l’afrobeat (BTB) au dubstep (2 Far Gone) avant un crochet par le post-rock (What Now?). Avec la voix de Poppy Ajudha, d’Obongjayar et de Nonku Phiri et la contrebasse de l’ex-Jazz Warriors Gary Crosby, Moses Boyd a conçu une orgie rythmique hors norme. Un disque encore plus inétiquetable que ceux de ses amis de cette même scène anglaise. Vivifiant. © Marc Zisman/Qobuz
HI-RES14,99 €
CD9,99 €

Électronique - Paru le 7 février 2020 | Gondwana Records

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
Lancé en 2018 par le maxi Flicker, sur le label de Manchester Gondwana Records (GoGo Penguin, Portico Quartet), Sunda Arc, le projet de Nick et Jordan Smart, hommes de base du groupe de jazz Mammal Hands, se concrétise avec ce premier long format qui n’aurait pas dépareillé dans le catalogue d’Erased Tapes. Comme Nils Frahm, les deux frères mêlent avec harmonie sons électroniques et acoustiques et sont obsédés par l’idée de “trouver le fantôme dans la machine”, concept cher à Terry Riley. Le fantôme, il traîne certainement quelque part le long de Vespers, magnifique morceau d’ambient à écouter au coin d’un feu, dernière pièce d’un album parfaitement dans l’air du temps, quelque part entre Jon Hopkins, Max Cooper ou Rival Consoles.Mais si les ambiances contemplatives ont du cachet, les frères Smart ne rechignent pas à rendre tout ça dansant – sans non plus rentrer dans le formatage de la club music – sur l’hypnotique Cluster, l’obsédant Dawn, qui rappelle certaines productions de Caribou, ou le clin d’œil à Moderat Daemon. Et ils savent aussi se faire plus légers, presque pop, sur le single Hymn démontrant leur capacité à faire évoluer un projet très prometteur. © Smaël Bouaici/Qobuz
HI-RES23,49 €
CD16,49 €

Jazz - Paru le 14 février 2020 | ECM

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
Installé à New York comme nombre de jazzmen israéliens, Oded Tzur a vite imposé la singularité de son saxophone ténor pour une raison simple. Son maître ne fut pas un ponte de l’instrument mais l’immense Hariprasad Chaurasia, maître ultime de la flûte bansuri. En étudiant les subtilités de la musique classique indienne et des ragas, le natif de Tel-Aviv a pu nourrir son jazz différemment. Pour son arrivée sur ECM, Oded Tzur s’est entouré du pianiste Nitai Hershkovits, du contrebassiste Petros Klampanis et du batteur Johnathan Blake. Chaque thème de Here Be Dragons se présente comme une sorte de raga miniature se développant sur une basse mouvante et jouant de la juxtaposition de deux concepts musicaux bien définis. « Le dialogue entre ces deux dimensions nous embarque collectivement dans sa propre logique, » précise le saxophoniste. « Pour moi, le raga est un concept universel. J’entends ses connexions avec les prières des synagogues et les lamentations du blues – cette merveilleuse création – ainsi qu’avec toutes les musiques du monde. » Une vision qu’il partage avec ses trois complices totalement en phase avec lui. C’est surtout la retenue, la justesse des interventions et un don pour jongler avec les silences qui impressionnent ici. Tzur évite surtout les pièges contemplatifs et vains. La profondeur de son son lui permet même de développer une narration captivante. On écoute, béat, ce chant aux allures d’invitation au voyage intérieur. Un sublime album qui se referme sur une reprise plutôt inattendue du Can’t Help Falling in Love d’Elvis. Sans artifice, Oded Tzur fait sien le tubesque hymne du King et boucle par un clin d’œil son entrée grandiose sur le label de Manfred Eicher. © Marc Zisman/Qobuz
HI-RES20,99 €
CD16,49 €

Électronique - Paru le 21 février 2020 | 4AD

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Sortie de la pénombre des raves canadiennes au début des années 2010, Grimes est vite montée en grade. Son hit synthétique Vanessa lui a permis de conquérir une base de fans épris de sa voix de post-ado et de son look de petit elfe, et pour conclure les années 2010, Pitchfork a élu Oblivion (écrit à la suite d’une agression sexuelle et extrait de son album Vision en 2012) meilleur morceau de la décennie. Le genre de distinction qui rappelle qu’avant d’être la petite amie du milliardaire mégalo Elon Musk, Grimes est une artiste qui sait parfaitement retranscrire ses émotions en chansons.Sur Miss Anthropocene, poussée par les haters de Twitter, elle se mue en superméchante du climat et incarne “une déesse du plastique” censée rendre le changement climatique un peu moins culpabilisant. Musicalement, Grimes n’a pas tellement changé, proposant une synth-pop ouverte à tous les vents, au rock sur My Name Is Dark, à la drum’n’bass sur l’excellent 4ÆM, ou au trip hop sur So Heavy (I Fell Through the Earth), qui convoque Massive Attack et Transglobal Underground. Bien inspirée, Grimes continue de toucher juste. © Smaël Bouaici/Qobuz
HI-RES17,49 €
CD12,49 €

Piano solo - Paru le 7 février 2020 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
Le pianiste français Adam Laloum rejoint la prestigieuse écurie harmonia mundi avec un album consacré à Schubert. On y retrouve ce qui fait le prix de ce jeune artiste attachant : un art de faire chanter le piano à travers une vision d’une poésie intensément mélancolique avec un toucher moelleux et incarné. Moins connue que les grandes sonates de la trilogie finale, la Sonate en sol majeur, D. 894 fut une des rares œuvres publiées du vivant du compositeur. Schumann la considérait comme la plus parfaite de toutes sur le plan de la forme, et Liszt lui vouait un intérêt tout particulier. Éditée dix ans après la mort de Schubert, la Sonate en ut mineur, D. 958 date de l’automne 1828, quelques semaines avant la mort d’un compositeur rongé par la syphilis, en proie à ses démons intérieurs et à ses questionnement angoissés, face à la mort qu’il voit clairement s’avancer face à lui. Adam Laloum traduit à merveille le côté fraternel du cher Franz qui semble s’excuser d’une gravité ponctuée de quelques éclaircies, petites parcelles d’insouciance – ou de fatalisme – à l’automne d’une vie prématurément interrompue. © François Hudry/Qobuz
HI-RES15,99 €
CD13,49 €

Piano solo - Paru le 28 février 2020 | Warner Classics

Hi-Res Livret Distinctions Qobuzissime
Ce qui séduit immanquablement dès le début des Préludes de Chopin tels que « lancés » par Eric Lu est la tranquillité absolument lyrique qui, en définitive, dominera les quarante minutes que dure ce voyage si ardu à construire de manière fluide et cohérente. Eric Lu force l’admiration par l’unité, à la fois expressive et polyphonique, qu’il apporte au cycle, généralement plus contrasté. L’Américain veut chanter avant tout, et les lignes si admirablement phrasées nous transportent dans un voyage d’une grande – et noble – émotion. Derrière cette douceur et ce chant éperdu pointe néanmoins une mélancolie tragique, croissante, révélant l’expression en réalité sombre, ou du moins très inquiète, des 24 Préludes. Ici, Chopin est rendu à son romantisme noir, pas si éloigné de Schumann, celui des Kreisleriana contemporains (avril 1838).Il n’est guère étonnant que le musicien poursuive alors ce second récital pour Warner Classics par l’une des pages les plus étranges de Schumann, le Thème et Variations en mi bémol majeur, composé en 1854, sorte d’adieu du compositeur romantique allemand à la vie terrestre. Dans cet hommage aux grands maîtres du passé tels que Bach et Beethoven, Schumann ose des polyphonies particulièrement dénudées, dans des nuances pianissimo raréfiées ; du point de vue des humeurs et des caractères, Eric Lu créé aisément un pont direct avec le cycle de Chopin, en restant du côté de la méditation et de la douceur avant tout (Variations 2 et 5), et en ne cherchant aucun contraste particulier. Quatrième prix au Concours Chopin de Varsovie en 2015, où il s’était déjà distingué par son interprétation des 24 Préludes, le jeune pianiste américain Eric Lu (né en 1997) signe ici un récital passionnant, parfois déroutant, probablement le plus abouti des trois déjà parus – le premier était publié sur le label allemand Genuin. Un musicien à suivre de très près. © Pierre-Yves Lascar/Qobuz
HI-RES23,99 €
CD15,99 €

Opéra - Paru le 14 février 2020 | Bru Zane

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
Disparu de la scène depuis 1879, ce sémillant Maître Péronilla a été luxueusement remonté en concert au Théâtre des Champs-Elysées au printemps 2019, à l’occasion du bicentenaire de la naissance de Jacques Offenbach. C’est cette production de la Fondation Bru-Zane, en collaboration avec Radio France pour l’enregistrement, qui est ici publiée. Datant des dernières années d’Offenbach, cette grande opérette hispanisante s’inscrit dans la vogue d’espagnolisme qui déferlait alors sur la France depuis Bizet et Chabrier et qui allait se prolonger avec Debussy et Ravel. Avec son rythme endiablé et ses dialogues signés Offenbach aidé de Nuitter et Ferrier (qui font mouche à tout coup), l’ouvrage mélange allègrement les styles et reprend certaines ficelles qui ont fait la gloire du compositeur, mais avec un raffinement nouveau, qui supplante ainsi le seul esprit bouffe. La rareté de cet ouvrage est due en grande partie à un livret un peu alambiqué. Celui-ci confronte – autour d’un mariage forcé – une vingtaine de personnages issus de trois générations différentes. C’est une très belle équipe de chanteurs qui ressuscite cet opéra-bouffe, que domine l’éblouissante Antoinette Dennefeld dans le rôle de Frimouskino, un jeune clerc à la fois juvénile et tendre. Eric Huchet et Véronique Gens sont au diapason de la truculence et de la joie qui se sont emparées de tous les protagonistes de cette production dirigée par Markus Poschner à la tête de l’Orchestre national et du Chœur de Radio France. © François Hudry/Qobuz
HI-RES13,49 €
CD8,99 €

Électronique - Paru le 7 février 2020 | PAN

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Repérée avec son album Folkways en 2012, qui plongeait dans les archives du label affilié au fameux Smithsonian Institute, la productrice britannique Beatrice Dillon a intégré le circuit électronique “classique” en signant un titre de dance music mutante sur Hessle Audio avec Call Super (Inkjet en 2017) et en côtoyant sur scène des figures comme Ben UFO et Lena Willikens. Toujours aussi audacieuse, Beatrice Dillon propose ici un exercice de style à 150 BPM qui met en valeur ses talents en design sonore. Parce que c’est bien de ça dont il s’agit sur un disque qui ne collera dans aucun format. Le premier Workaround est un travail entre tomes et percussions, qui rappelle un peu le Blimey de Ramadanman alias Pearson Sound, cofondateur de Hessle Audio. Le Two mixe UK garage et footwork, Clouds Strum invoque tablas et ghetto tech, tandis que Square Fifths est un clin d’œil aux synthés techno des 90’s, avec cette basse qui dérape sur la fin. Ex-vendeuse au magasin de disques londonien Sounds of the Universe, affilé au label Soul Jazz, Beatrice Dillon a ce chic pour connecter les détails et démontre toute l’étendue de sa culture sur un vrai disque de musicologue de club. © Smaël Bouaici/Qobuz
HI-RES11,99 €16,49 €(27%)
CD11,99 €

Alternatif et Indé - Paru le 28 février 2020 | Heavenly Recordings

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
De "trois weirdo" du Yorkshire, les sœurs Esmé et Sidonie Hand Halford (basse et batterie) et leur ami d'enfance Henry Carlyle Wade (guitare) sont devenus le groupe indé à suivre. "C'est un album échappatoire, si j'allais dans l'espace, je ne reviendrais sans doute pas", confesse Esmé, voix fluette et basse solide de The Orielles. Après un narcotique Silver Dollar Moment sous influence Stone Roses paru en 2018, ce second opus ovniesque va du psyché turc façon Altin Gün au cinéma expérimental italien pour mieux s'éloigner du rock 90's à guitares. Deux ans, c'est long quand on est à l'aube de sa vingtaine, qu'on sort de l'ennuyeuse Halifax pour tourner en Europe. Entre-temps, il y a eu l'arrivée d'Alex au clavier, la cover de It Makes You Forget (Itgehane) de Peggy Gou, “très instructive”, qui les a ouverts à la dance, ou encore le remix de leur single Sugar Taste Like Salt par le regretté Andrew Weatherall. Enregistré au Eve Studio de Stockport, avec leur productrice Marta Salogni (Liars, Temples, Björk ou The Moonlandingz), Disco Volador place la mélodie au centre, fait neuf avec du vieux. “Toutes les influences que nous avons eues lors de l'écriture de ce disque étaient présentes lorsque nous l'avons enregistré, nous savions comment l'album devait sonner et comment y parvenir", poursuit la batteuse. Pop cinétique aérienne 60's (Come Down on Jupiter), disco expérimental (Space Samba (Disco Volador Theme)), funk des 70's (Bobbie's Second World, Euro Borealis), psyché uptempo (Rapid i, 7th Dynamic Goo) ou planant à la Khruangbin (A Material Mistake), rien n'est à jeter. Solaire, addictif, Qobuzissime. © Charlotte Saintoin/Qobuz
HI-RES15,99 €
CD11,49 €

Musique de chambre - Paru le 7 février 2020 | Klarthe

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
« [...] Dans le Quintette op. 115 [...] la texture aérée, transparente, la souplesse, la liberté des inflexions, le geste épuré et les timbres soyeux des Voce tissent un écrin de rêve à Florent Héau, dont les phrasés, la chaude sonorité se mêlent à la trame des cordes avec un naturel qui donne une idée intense de la fascination de Brahms pour la clarinette. [...] À la différence d'autres, plus charnus et incisifs, voire douloureux, comme Widmann avec les Hagen (Myrios), Moraguès avec les Prazak (Praga) [...], Héau et les Voce creusent le texte avec une lumineuse délicatesse, presque diaphane, et ouvertement sensuelle, notamment dans le sublime Adagio et les variations du finale.» (Diapason, février 2020 / Patrick Szersnovicz)
HI-RES14,99 €
CD12,49 €

Soul/Funk/R&B - Paru le 31 janvier 2020 | Wagram Music - 3ème Bureau

Hi-Res
Son label lui a d’abord proposé un album de reprises, mais Ayo a trop de choses personnelles à exprimer pour accepter une telle offre. Tels des vestiges de cette première idée, trois chansons préexistantes sont toutefois présentes dans ce 5e opus de la chanteuse germano-nigériane : Né quelque part de Maxime Le Forestier, Throw It Away d’Abbey Lincoln et Fool’s Gold de la regrettée Lhasa. Celle qui se fit connaître en 2007 avec le tube Down On My Knees met ici au placard la guitare folk dont elle semblait pourtant inséparable, afin de se concentrer sur sa voix, laquelle est mise en lumière par les arrangements dépouillés de Freddy Koella. Ayo promène son timbre clair et son interprétation chaleureuse au sein de chansons infiniment délicates (Rest Assured, avec son piano hésitant), tendrement écorchées (Fix Me Up et ses guitares bluesy), mais aussi, à l’occasion, groovy (Afro Blue, dont l’orchestration ne comprend qu’une cymbale et une contrebasse pizz). Parmi les autres pépites de l’album, on trouvera également un slow à la fibre rétro (Just Like I Can’t) et un morceau étonnant qui mélange rythmique reggae et jazz nostalgique (I’m in Love). À la croisée de la soul et du folk, les mélodies gracieuses, sensibles et intimistes d’Ayo ne font absolument pas regretter son choix – royal – de nous présenter des chansons inédites. © Nicolas Magenham/Qobuz
HI-RES21,49 €
CD14,99 €

Alternatif et Indé - Paru le 21 février 2020 | Deutsche Grammophon (DG)

Hi-Res Livret
Avant tout, reconnaissons à Agnes Obel le bon goût d’avoir intitulé son quatrième opus Myopia plutôt qu’Acouphenia – même si la Danoise exilée à Berlin tente à l’occasion de transposer musicalement cette déformation de l’œil à travers certains traitements sonores plus ou moins sourds. L’exemple le plus frappant a pour titre Roscian, un instrumental à trois temps, habillé d’un piano sépulcral. De manière moins anecdotique, Myopia évoque la démarche aventureuse qui consiste à opérer un déplacement afin de percevoir plus nettement une réalité lointaine que l’on voyait floue au départ. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si l’un des morceaux s’intitule Camera’s Rolling. Métaphoriquement, à travers cet effort de mise au point, Obel met naturellement en valeur l’idée de s’ouvrir au monde et de ne pas se contenter d’un environnement étriqué.À ses yeux, le principal outil de cette ouverture se nomme « expérimentation ». Myopia ressemble à un laboratoire extravagant et éthéré qui a pour principal cobaye la voix de la chanteuse, laquelle est accompagnée d’un piano et de synthés globalement mélancoliques. Certains donnent leurs corps à la science, Agnes Obel donne, quant à elle, sa voix à la musique, en testant un maximum d’effets. Comme les alambics d’un savant fou, ses lignes de chant se croisent et se mélangent audacieusement, mais toujours harmonieusement. Son organe est trituré de multiples manières, au sein de compositions qui se situent quelque part entre Kate Bush et Scott Walker. C’est toute seule dans son studio berlinois qu’Agnes Obel s’est adonnée à cette recherche, même si, tout le long de l’album, quelques cordes jouées par d’autres se greffent à l’ensemble. Qu’ils soient angoissants (Drosera et ses accords répétitifs dignes d’un film de Dario Argento) ou aériens (Won’t You Call Me avec des chœurs ouatés), évocateurs des affres de l’insomnie (Broken Sleep) ou de ceux de la mort (Island of Doom), ses morceaux frappent avant tout par leur extrême élégance. Avec Myopia, Agnes Obel nous tend une longue-vue chromée grâce à laquelle il est possible de voir avec netteté la beauté de ce pour quoi cette femme semble exister : la musique. © Nicolas Magenham/Qobuz
HI-RES21,49 €
CD14,99 €

Alternatif et Indé - Paru le 14 février 2020 | Universal Music Australia Pty. Ltd.

Hi-Res
Avant même que ce quatrième album de Tame Impala ne sorte, Kevin Parker était déjà, plus que jamais, partout ! Kanye West, Kali Uchis, Lady Gaga, Travis Scott, Theophilus London, The Avalanches et une poignée d’autres ont craqué pour l’Australien qui donne le tournis à toute une planète en mêlant psychédélisme, rythmique XL et refrains imparables. Ce psychédélisme ultra-hypnotique justement, Parker l’a mis en sourdine pour The Slow Rush, son œuvre la plus solaire et hédoniste à ce jour. Une sensation de bien-être très chill plongée dans des sonorités souvent 80's, parfois ouvertement FM voire cheesy… Le R&B chamallow d’Hall & Oates ou des Bee Gees, la pop sur coussins d’air de 10CC, le soft rock à la Supertramp et la finition au polish des premiers Air sont souvent à portée de main et les synthés éclipsent les guitares. Mais comme Kevin Parker est doué et rusé, il noie ces influences dans une production 100 % 2020. The Slow Rush est surtout d’une efficacité redoutable et le discoïde Is It True pourrait expédier sa popularité encore plus haut. © Marc Zisman/Qobuz
HI-RES21,49 €
CD14,99 €

Alternatif et Indé - Paru le 14 février 2020 | Blue Note Records

Hi-Res
Pour Norah Jones, la musique ne s’est jamais limitée aux frontières du jazz. La New-Yorkaise qui a grandi au Texas le rappelle au sein des Little Willies mais aussi, depuis 2008, avec Puss N Boots, trio folk et country qu’elle a monté avec Sasha Dobson et Catherine Popper. De l’americana pur jus mêlant compositions originales et reprises 5 étoiles (Johnny Cash, Neil Young, Wilco, George Jones) comme le montra No Fools, No Fun en 2014. Six ans plus tard, les trois cow-girls sont retournées dans leur grange pour un deuxième album qui fleure bon lui aussi la poussière, le saloon abandonné et les paysages ponctués de cactus. Et comme son prédécesseur, Sister mixe titres originaux et reprises, cette fois de Tom Petty (Angel Dream), Dolly Parton (The Grass Is Blue), Paul Westerberg (It's a Wonderful Lie) et Concrete Blonde (Joey). S’échangeant le micro selon les chansons et jouant la carte de la sobriété guitare/basse/batterie, Norah, Sasha et Catherine font de cet opus dépouillé un beau moment de recueillement et de communion. Une ode intimiste à l’amitié dans laquelle les ego sont expédiés à la cave. Sans révolutionner l’americana, Puss N Boots s’applique une fois encore à en proposer une lecture belle et viscéralement sincère. © Max Dembo/Qobuz
HI-RES21,49 €
CD14,99 €

Jazz - Paru le 31 janvier 2020 | Verve

Hi-Res
A force de radoter qu’il n’est qu’un gamin, Joey Alexander va un jour devenir adulte. Sauf que le très doué prodige, le jour où paraît ce Warna, son quatrième album studio, n’a QUE 16 ans ! Né à Bali, Alexander a vécu à Jakarta entre 8 et 10 ans avant de déménager à New York en 2014, où il a connu l’une des progressions de carrière les plus fulgurantes jamais observées dans l’histoire du jazz. Adoubé par des parrains du calibre d’Herbie Hancock et de Wynton Marsalis, il a enchaîné trois impeccables albums studio assez bluffants publiés par Motema – My Favorite Things en 2015, Countdown en 2016 et Eclipse en 2018 – qui furent de véritables disques de jazz et non les tours de passe-passe d’un singe savant. Marquant son entrée dans la prestigieuse écurie Verve, Warna est tout aussi impressionnant. Présent à ses côtés depuis ses débuts, le contrebassiste Larry Grenadier est toujours de la partie, avec à la batterie Kendrick Scott et, sur certains titres, aux percus le Vénézuélien Luisito Quintero et à la flûte Anne Drummond. En bahasa, la langue officielle de son Indonésie natale, warna signifie couleur. Son piano protéiforme n’en manque pas. Surtout qu’on sent un jeune garçon conscient de transiter de l’enfance à l’âge adulte et d’en rendre compte avec les doigts. Toujours sous influence Hancock dans son jeu, Joey Alexander signe ici tous les thèmes à l’exception d’une reprise de Joe Henderson (Inner Urge) et de Sting (Fragile). Nouvelle preuve de son talent de compositeur, un domaine pas toujours maîtrisé par certains de ses confrères. Bref, l’ascension se poursuit. © Clotilde Maréchal/Qobuz
HI-RES17,49 €
CD14,99 €

Jazz contemporain - Paru le 21 février 2020 | Nonesuch

Hi-Res Livret
A écouter Pat Metheny, From This Place n’est pas juste un album supplémentaire dans sa discographie déjà XXL. « J’ai attendu toute ma vie pour faire un tel disque », lâche carrément le guitariste du Missouri. « C'est une sorte de point culminant musical, reflétant un large éventail d'expressions qui m'ont intéressé au fil des ans, étalées sur une grande toile, présentées d'une manière qui offre le genre d'opportunités de communication atteignables seulement avec un groupe de musiciens ayant passé des centaines de nuits ensemble à faire de la musique. » Avec son vieux complice batteur Antonio Sanchez, la bassiste Linda May Han Oh, le pianiste Gwilym Simcock et le Hollywood Studio Symphony dirigé par Joel McNeely, Metheny entame son ambitieux projet par une composition de plus de treize minutes, America Undefined, axée autour d’un bel arrangement de Gil Goldstein.Le lyrisme du thème, ses cambrures très cinématographiques et les interventions inspirées mais jamais bavardes du guitariste posent un décor majestueux. Et les pièges du jazz avec phalange symphonique sont esquivés. Pat Metheny se montre surtout expert en mélodies renversantes. Ce n’est pas une première : avec As Falls Wichita, So Falls Wichita Falls, un album paru en 1981 chez ECM et signé avec le claviériste Lyle Mays (disparu quinze jours avant la sortie de ce From This Place), il excellait déjà dans la narration lyrique parfaitement calibrée. Un travail d’orfèvre qui se retrouve sur Same River, exemple type de la compo pouvant aisément sombrer dans la mièvrerie et le larmoyant, mais qui réussit à n’être que pure beauté. Avec Meshell Ndegeocello au chant, Grégoire Maret à l’harmonica et Luis Conte aux percussions sur certains titres, le guitariste américain a soigneusement choisi ses invités dont les apports confirment eux aussi la précision de sa feuille de route. A l’arrivée, on sort de ce grand disque en comprenant mieux l’ambition de départ de Pat Metheny. © Max Dembo/Qobuz
HI-RES14,49 €
CD9,99 €

Jazz - Paru le 7 février 2020 | Spinnerette Records

Hi-Res