Catégories :

Grâce au travail réalisé en amont avec les studios d'enregistrement, et en collaboration avec des labels de plus en plus nombreux, indépendants et majors (Plus Loin Music, Bee Jaz, Ambronay Editions, Zig Zag Territoires, ECM, Mirare, Aeolus, Ondine, Winter & Winter, Laborie etc.), Qobuz propose de plus en plus de nouveautés et une sélection croissante de son fond de catalogue en qualité Hi-Res 24 bits. Ces albums reproduisent à l'identique le son fourni par le studio en sortie de console, et offrent un confort d'écoute inégalé, supérieur à celui des CD (généralement \"réduits\" pour le mastering en 44,1 kHz / 16 bits). Les fichiers \"Qobuz Hi-Res\" sont sans DRM et sont 100% compatibles Mac et PC. Loin de la démarche du tout-MP3 qui s'est développée ces dernières années au détriment de la qualité sonore, Qobuz renoue ainsi avec l'exigence sonore pour faire bénéficier les mélomanes tout à la fois du confort de la musique en ligne et de l'exigence audiophile.

Note Les albums vendus par Qobuz en qualité Hi-Res 24 bits nous sont fournis par les labels directement. Ils ne sont pas ré-encodés depuis des SACD et nous garantissons leur provenance directe. Nous nous interdisons, pour faire grossir plus vite cette offre, les tripatouillages suspects.

HI-RES14,99 €
CD9,99 €

Classique - Paru le 6 décembre 2019 | BIS

Hi-Res Livret
On jurerait l’ouverture d’un drame romantique de langue allemande. C’est d’ailleurs ce que la critique a reproché à Paul Dukas après la création de Polyeucte - Ouverture pour une tragédie de Corneille aux Concerts Lamoureux en 1892 : pas très ars gallica tout ça. Cette grande partition déploie en effet un lyrisme que le chantre de Bayreuth nous a habitués à associer aux forêts des légendes germaniques – et pas à l’alexandrin de Corneille. Ainsi, le thème désolé des premières mesures, magnifique unisson des altos et des violoncelles, a tout à la fois l’emphase et la sobriété d’un leitmotiv wagnérien. On regrette que cette œuvre, leçon d’harmonie et d’orchestration, soit si peu donnée en concert – L’Apprenti Sorcier, placé en dernière position de ce couplage, et sa fortune cinématographique ont eu raison d’une bonne partie de la production de Dukas. L’Orchestre national des Pays de la Loire et son chef Pascal Rophé poursuivent leur troublante exploration des œuvres du tournant des XIXe et XXe siècles avec une partition plus immédiatement « française » à l’oreille : le ballet d’Albert Roussel intitulé Le Festin de l’araignée et créé en 1913 juste avant celui de Debussy (Jeux). Toujours aussi opulente, son orchestration se met au service de l’agrandissement d’un petit coin de verdure. La luxuriance des timbres, souvent traités en soliste, agit comme un microscope sur le monde mystérieux de nos jardins. Inspirée des Souvenirs entomologiques de Jean-Henri Fabre, cette pantomime au prélude enchanteur anime un bestiaire certes miniature mais dont le quotidien touche au tragique. D’une inspiration (Corneille) à l’autre (Fabre puis Goethe), Pascal Rophé modèle son orchestre comme s’il interprétait une partition contemporaine, c’est-à-dire avec la précision d’un orfèvre. Que ce soit dans le choix des œuvres ou dans la direction artistique, Bis fait décidément du beau travail. © Elsa Siffert/Qobuz
HI-RES14,99 €
CD9,99 €

Piano solo - Paru le 5 mai 2017 | BIS

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Choc de Classica - Choc Classica de l'année
Ce récital confirme l'immense talent d'Alexandre Kantorow, décelé dans son précédent disque et ses récitals. À seulement vingt ans, il fait montre d'une maîtrise instrumentale supérieure, mais surtout, d'une maturité musicale impressionnante. Son Rachmaninov ne perd jamais le cap et son Tchaikovski est d'une folle inventivité. [...] La lecture de L’Oiseau de feu, avec ses effets percussifs et son caractère primitif, est également sans équivalent dans la discographie. [...] Quel disque ! » (Classica, juin 2016)
HI-RES14,99 €
CD9,99 €

Musique de chambre - Paru le 3 janvier 2020 | BIS

Hi-Res Livret
En présentant un disque consacré à ses propres transcriptions, le violoncelliste suisse Christian Poltéra évoque d’une manière particulière l’amitié qui unissait le couple Schumann avec Johannes Brahms et Joseph Joachim. La Sonate n° 2 en ré mineur de Schumann est réunie à la Sonate n° 3 de Brahms, dans la même tonalité et pour la même formation. C’est le ton sérieux et passionné de ces deux œuvres pour violon et piano qui justifient l’habile adaptation de Christian Poltéra, secondé par la pianiste anglaise Kathryn Stott. On pourra toujours discuter d’un tel procédé, certes habituel à l’époque baroque, mais beaucoup moins courant au XIXe siècle où les œuvres étaient fortement connotées à l’expression et aux possibilités techniques d’un instrument précis. Les deux compositeurs aimaient la sonorité profonde et le pouvoir expressif du violoncelle. Schumann écrivit un splendide concerto pour cet instrument et Brahms trois sonates et un concerto en partage avec le violon. Clara Schumann est représentée par une minuscule mélodie, elle aussi transcrite pour violoncelle et piano, mais son sourire inonde toutes les œuvres de son mari et de son fidèle ami Brahms. © François Hudry/Qobuz
HI-RES14,99 €
CD9,99 €

Musique de chambre - Paru le 1 décembre 2017 | BIS

Hi-Res Livret
Voilà un album fort original : il présente trois des Six sonates pour cordes de Rossini, dans leur version originale pour deux violons, violoncelle et contrebasse, ainsi que de Hoffmeister trois « Quatuors solo » pour contrebasse solo, violon, alto et violoncelle, la contrebasse prenant en quelque sorte le rôle de soliste ! Notons que les Sonates de Rossini sont l’œuvre d’un jeune homme, pour ne pas dire d’un grand enfant, puisque le compositeur affichait fièrement… douze ans lorsqu’il le commit. On ne peut que rester stupéfié de l’originalité de ton et de conception, de la richesse mélodique et de la liberté architecturale de ces pièces. Quant à Hoffmeister, un ami intime de Mozart et de Beethoven dans la Vienne de la fin du XVIIIe siècle et du début du suivant, il nous a légué une œuvre considérable quelque peu oubliée de nos jours, alors que de son vivant il jouissait d’une très considérable réputation, du haut de ses 66 symphonies, 60 concertos, 50 quatuors à cordes, nombreuses pièces pour flûte, huit opéras, et aussi de ses incursions dans le monde de la contrebasse solo. Pour preuve ces adorables et très originaux quatuors qui sont, si l’on veut, autant de petits concertos pour contrebasse solo accompagnée d’un trio à cordes. A découvrir ! © SM/Qobuz
HI-RES14,99 €
CD9,99 €

Mélodies & Lieder - Paru le 5 avril 2019 | BIS

Hi-Res Livret Distinctions Choc de Classica
« [...] Voici un parcours tout en nuances autour de figures féminines légendaires tourmentées – Ophélie, Mignon, Bilitis, Gretchen. Carolyn Sampson développe mille couleurs au fil des œuvres, cherchant toujours la justesse, sans jamais donner dans la surenchère. [...] L’alternance des lieder et mélodies, naturelle et rafraîchissante, fait apprécier les esthétiques différentes si bien senties par le duo [...] Middleton reste à l’écoute, d’une précision incroyable, capable de donner le ton et l’énergie d’une pièce ou d’en changer brusquement le caractère. Quant à la pureté du piano, elle s’accorde parfaitement à la voix fraîche et limpide de la soprano. » (Classica, septembre 2019 / Alexandra Genin)
HI-RES14,99 €
CD9,99 €

Classique - Paru le 6 avril 2018 | BIS

Hi-Res Livret
Certes, les œuvres pour cor et orchestre de Mozart sont les plus remarquables du répertoire jusqu’à l’époque romantique. Cela dit, ils furent composés pour le prédécesseur du cor moderne, qui possédait une sonorité totalement différente et ne disposait pas d’autant de possibilités techniques que le cor chromatique d’aujourd’hui. Mozart n’a cependant pas été le premier à composer des concertos pour cor soliste ; plus tôt au dix-huitième siècle, Telemann et d’autres s’y étaient frottés, et Bach a écrit quelques superbes parties de cor dans un Brandebourgeois et plusieurs cantates. Cet album donne un aperçu de certains de ces premiers concertos dans lesquels l’instrument sort de son simple rôle de colorant cynégétique. Car le cor de chasse avait fait son entrée sur scène au cours du dix-septième siècle, mais sa sonorité était limitée à illustrer les scènes de chasse. La véritable intégration de l’instrument au sein de la musique « savante » n’est véritablement survenue que dans la sphère germanophone au siècle suivant. Christoph Förster (1693–1745) a composé deux concertos pour cor, dont celui-ci des années 1740, vraisemblablement été écrit tout spécialement pour un soliste d’une virtuosité exceptionnelle. Le Concerto de Telemann a sans doute été composé entre les années 1708 et 1715. Ici aussi, l’aspect « cor de chasse » semble bien loin de l’esprit, autrement plus galant du discours. Le Concerto de Johann Baptiste Georg Neruda (1708-1780) évolue avec truculence à la limite des possibilités techniques de n’importe quel corniste, y compris d’aujourd’hui, en particulier dans le registre le plus aigu. On est déjà dans un traitement soliste sans concession. La Sinfonie de Leopold Mozart a été présentée comme un concerto pour cor et orchestre à cordes, mais elle est cependant plus convaincante lorsqu’exécutée avec un seul musicien par partie, comme c’est ici le cas : l’œuvre fait en effet appel à un violon soliste, un cor soliste, deux altos et une basse, sans partie de second violon. Le corniste Alec Frank-Gemmill, premier cor solo du Scottish Chamber Orchestra, partage sa carrière entre concertos, récitals, musique de chambre et musique pour orchestre. On a pu l’entendre en soliste avec le Concertgebouw d’Amsterdam, l’Orchestre symphonique de Londres ou encore le Chamber Orchestra of Europe, autant sur cor moderne que sur cor naturel. © SM/Qobuz
HI-RES14,99 €
CD9,99 €

Musique chorale (pour chœur) - Paru le 5 janvier 2018 | BIS

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Gramophone Award - Prise de Son d'Exception
Alfred Schnittke et Arvo Pärt ont tous deux vécu cette intense période de bouleversements au cours des dernières décennies précédant la chute de l’Union Soviétique. À partir des années 1970, la religion retourna à la vie publique au fur et à mesure que les restrictions d’état se relâchaient. Schnittke se tourna vers le christianisme, tout en restant ouvert aux Églises orientales. Arvo Pärt, issu d’une famille luthérienne en Estonie, embrassa la foi orthodoxe dans les années 1970. Les deux compositeurs commencèrent ensuite à incorporer des thèmes religieux dans leur travail, s’éloignant définitivement de l’abstraction moderniste de leurs premières œuvres. Schnittke a écrit trois œuvres sacrées de grande ampleur : un Requiem en 1975, qui ne put être joué que sous forme dissimulée, caché (quelle dérision…) comme musique de scène d’une production moscovite de Don Carlos de Schiller. Son Concerto pour chœur, également sur des textes religieux, fut créé à Moscou en 1986 après avoir surmonté une éprouvante série d’obstacles bureaucratiques. En revanche, les Psaumes pénitentiels furent créés très ouvertement en 1988 dans le cadre de célébrations nationales du millénaire de l’introduction du christianisme en Russie. Le style de cet immense chef-d’œuvre s’accorde toujours avec les traditions liturgiques orthodoxes, mais Schnittke étend les principes traditionnels pour créer des sonorités modernes – modifications rythmiques et harmoniques en particulier, d’une intense richesse. Comme les Psaumes pénitentiels de Schnittke, les Magnificat et Nunc dimittis de Pärt sont composés dans un style quasi liturgique. Le Magnificat date d’un an après la composition de la partition de Schnittke, en 1989. Pärt vivait à Berlin depuis 1981, où il avait raffiné sa technique de « tintinnabuli ». Le Chœur de chambre Philharmonique Estonien qui officie ici est l’un des principaux ensembles de chambre d’Estonie. Fondé en 1981, il est dirigé depuis 2014 par Kaspars Putniņš. Le répertoire du chœur s’étend du chant grégorien à la musique la plus contemporaine, en passant par le baroque, avec un centrage particulier sur l’œuvre de compositeurs estoniens qu’il contribue grandement à répandre au-delà de ses frontières. © SM/Qobuz
HI-RES14,99 €
CD9,99 €

Classique - Paru le 5 avril 2019 | BIS

Hi-Res Livret
Le charme opère dès les premières mesures de cette Évocation pour violon et orchestre Op. 32 qui donne son titre à l’album entier. La musique de Paul Ben-Haim est de celles qui nous font voyager par le rêve et par l’emploi d’un certain exotisme. Né à Munich sous le nom de Paul Frankenburger, ce compositeur fait partie de la cohorte d’artistes bousculés par l’Histoire, mais qui a réussi à sauver sa peau. Après de solides études musicales dans sa ville natale, il devient l’assistant de Bruno Walter et de Hans Knappertsbusch jusqu’au moment où tout travail lui est refusé en raison de ses origines juives. Il fuit alors l’Allemagne pour vivre en Palestine, alors sous mandat britannique, prenant un nom juif en devenant citoyen israélien lors de la fondation du nouvel État en 1948. Grand admirateur de Mahler, Ben-Haim commence à composer dans une veine post-romantique germanique, mais son changement total de vie va l’amener à modifier considérablement son langage et à se rapprocher, sous l’influence de la chanteuse Bracha Zefira, des modes d’expression orientalisants qui vont donner à sa musique un caractère tout à fait particulier. Dès lors, des éléments sépharades vont se mélanger avec bonheur dans une expression purement occidentale. Les œuvres pour violon, avec orchestre ou avec piano, présentées sur cet album s’échelonnent de 1942 à 1981, d’Évocation jusqu’aux Trois Études pour violon solo écrites pour Yehudi Menuhin, en passant par le Concerto pour violon de 1960, dans lequel le mélange Orient-Occident est à son apogée. Paul Ben-Haim est considéré comme l’un des fondateurs de la nouvelle musique du jeune pays d’Israël. © François Hudry/Qobuz
HI-RES14,99 €
CD9,99 €

Classique - Paru le 3 août 2018 | BIS

Hi-Res Livret
La riche filmographie d’un des plus grands génies du cinéma mondial sert de prétexte au programme de cet album conçu par le pianiste Roland Pöntinen, avec la collaboration du violoncelliste Torleif Thedéen et du Quatuor Stenhammar – pour le deuxième mouvement du Quintette en mi bémol majeur de Robert Schumann. Ainsi détachée de l’image, cette succession de musiques n’a pas beaucoup de sens et l’on peut s’étonner de l’absence du Voyage d’hiver de Schubert qui irrigue pourtant un film aussi essentiel que l’avant-dernier opus bergmanien, En présence d’un clown, tourné en 1997 pour la télévision et qui représente la somme des réflexions d’Ingmar Bergman sur la vie, la folie et les rapports du théâtre par rapport au cinéma. Absence aussi de La Flûte enchantée qui reste un des plus beaux films d’opéra jamais tournés, dans lequel Bergman nous donne à voir l’universalité de Mozart ; on aurait par exemple pu profiter de la présence du violoncelliste pour présenter les Variations que Beethoven écrivit sur des motifs du célèbre opéra). Mais cet album imparfait dans son programme reste pertinent par la qualité des interprétations et dans le fait d’entraîner des mélomanes vers un cinéma que l’on dit difficile et qui n’est somme toute qu’une immense réflexion sur toute notre psyché humaine, tour à tour tragique (Cris et chuchotements, Sonate d’automne), joyeuse (Sourires d’une nuit d’été), psychanalytique (L’œil du diable, À travers le miroir), sentimentale (Musique dans les ténèbres), philosophique (Le Silence) ou encore autobiographique (Fanny et Alexandre, son ultime chef-d’œuvre pour le cinéma). © François Hudry/Qobuz
HI-RES14,99 €
CD9,99 €

Classique - Paru le 6 juillet 2018 | BIS

Hi-Res Livret
Oh que si, la scène états-unienne peut s’enorgueillir d’un grand nombre de symphonistes depuis les pères fondateurs que furent entre autres Ives, Copland et Barber : Morton Gould bien sûr, Howard Hanson sans le moindre doute, Roger Sessions, Virgil Thomson… Mais aussi le présent Walter Piston dont la Sixième Symphonie ici présentée fut créée par rien moins que Charles Munch et l’Orchestre de Boston en 1955. Nulle avant-garde ici, mais une jubilation de tous les instants – écoutez le brillantissime Scherzo digne d’un Mendelssohn cow-boy et facétieux – dans une écriture « classique » dans la forme orchestrale, mais tout à fait moderne dans le propos. Piston, comme tant de ses contemporains, ne s’en laissèrent pas conter par le tout-sériel, et son plus fameux disciple Bernstein en fut la continuation. La deuxième symphonie de l’album est la phénoménale Troisième « Palo Duro Canyon » de Samuel Jones, un disciple de Howard Hanson. Créée en 1992, elle perpétue la tradition tonale de Copland, Barber et Hanson, dans une écriture jubilatoire et, surtout, un art de l’orchestration tout à fait stupéfiant. L’album se referme avec la Seconde (et hélas dernière) Symphonie de Stephen Albert – la Première lui avait valu le prestigieux Prix Pulitzer –, un compositeur dont on ne peut que déplorer la disparition à l’âge de cinquante et un ans des suites d’un accident de voiture en 1992. La Seconde avait été commandée par le Philharmonique de New York ; elle a été achevée par Sebastian Currier, d’après les manuscrits très complets hormis pour l’orchestration définitive. Voilà un ouvrage puissant, très compact dans sa conception, qui démontre que la scène symphonique états-unienne est bien vivante. © SM/Qobuz
HI-RES14,99 €
CD9,99 €

Musique de chambre - Paru le 5 avril 2019 | BIS

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik
HI-RES14,99 €
CD9,99 €

Classique - Paru le 4 août 2017 | BIS

Hi-Res Livret Distinctions 4 étoiles Classica
Clairement, les tenants du « son orchestral français » en seront pour leurs frais : quoi ! voilà un orchestre pas même européen, pas même nord-américain, qui ose venir nous jouer du Debussy comme si ses musiciens étaient nés à Saint-Germain-en-Laye. Cet orchestre est celui de Singapour… il est vrai que la phalange, depuis des années, a attiré bien des instrumentistes venus du monde entier et que, d’ailleurs, la grande majorité des grands orchestres planétaires est dorénavant un savant mélange de quelques nationaux et de beaucoup de musiciens venus d’un peu partout. Alors pourquoi pas Singapour ? Notons que pour cet album consacré au Debussy le moins joué, Lan Shui – le directeur musical de l’orchestre depuis une vingtaine d’années – a choisi Jeux pour commencer, puis Khamma (dont l’orchestration est signée Charles Koechlin sous la supervision du compositeur, hormis pour les quelques premières pages qu’il avait orchestrées lui-même), et enfin La Boîte à joujoux dont l’orchestration est en partie signée par André Caplet qui l’achèvera à la mort de Debussy. On le comprend : cet album couvre les dernières années du compositeur, des œuvres troubles, inclassables, et que l’on ne joue pas bien souvent. Ajoutez à cela que l’excellente prise de son offre aux diverses sonorités de l’orchestre un écrin de première qualité. Orchestres du monde entier, prenez-en de la graine… © SM/Qobuz
HI-RES14,99 €
CD9,99 €

Classique - Paru le 3 août 2018 | BIS

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Editor's Choice
Après s’être, en sa jeunesse, abreuvé de musique allemande – Wagner et Bruckner en tête –, le compositeur suédois Wilhelm Stenhammar s’orienta dès le début du XXe siècle vers un idiome plus nordique, dans une forme d’écriture qu’il partagea d’ailleurs avec son collègue et ami Sibelius. Cela dit, en tant que chef de l’Orchestre de Göteborg, il continua à rester en étroite symbiose avec les nouveaux langages, germaniques certes dans la majorité, de Mahler, Strauss ou Reger, mais aussi les mouvances boréales de Sibelius et Nielsen. Par ailleurs, se sachant largement autodidacte, il n’hésita pas à se lancer à cette même époque dans l’étude approfondie du contrepoint, et cette Deuxième Symphonie de 1915 témoigne de l’ampleur de sa quête. Mêlant donc riche contrepoint, orchestration moderne inspirée de Mahler ou Strauss, teintes nordiques, il livre un ouvrage attachant, énergique, lyrique, assez éloigné des excès post-romantiques de certains de ses contemporains, disons donc : une brillante sobriété. De la même époque, mais dans un tout autre esprit, la musique de scène pour Ett Drömspel (« Le Songe ») de Strindberg semble vouloir suivre les méandres oniriques du dramaturge, en particulier dans une orchestration rutilante, quasi-exotique – il faut préciser que le personnage principal est une des filles du dieu védique Indra. Un ouvrage rare qu’il est fascinant de découvrir, dans le sillage de la Deuxième Symphonie qui, elle, jouit quand même d’une solide réputation mondiale. © SM/Qobuz
HI-RES14,99 €
CD9,99 €

Classique - Paru le 21 septembre 2018 | BIS

Hi-Res Livret
Dans sa musique de scène pour Roméo et Juliette (1922), le compositeur suédois Wilhelm Stenhammar (1871-1927) signe une partition d’une grande retenue, un peu comme si les amants médiévaux avaient été peints par un Giotto. L’orchestration fait appel à un petit ensemble, les formes reprennent les danses de cour nées à la Renaissance, le langage lui-même semble évoquer certaines tournures en usage au Moyen Âge musical, du moins tel qu’on pouvait se l’imaginer au début du XXe siècle. Disons que c’est un Roméo et Juliette néo-Renaissance aux accents nordiques, par ailleurs tout à fait délicieux et inventif. Il s’agit là de l’une des dernières œuvres de Stenhammar, soit dit en passant, donc un travail de l’ultime maturité pour ce génial touche-à-tout, chef d’orchestre de talent, découvreur de compositeurs contemporains, pianiste fantastique – et compositeur quelque peu négligé. D’une tout autre ampleur est la cantate symphonique Sången (« Le chant ») de 1921, conçue pour un large ensemble symphonique, un grand chœur et quatre solistes vocaux. Selon toute évidence Richard Strauss et Wagner, mais aussi Elgar sans doute, ont laissé une certaine empreinte sur le compositeur, qui signe là l’un de ses plus magnifiques ouvrages. L’Orchestre de Göteborg, dont Stenhammar fut le directeur musical entre 1907 et 1922, est ici mené par le vieux routard Neeme Järvi, très impliqué dans la résurrection de la musique nordique négligée. © SM/Qobuz
HI-RES14,99 €
CD9,99 €

Musique de chambre - Paru le 6 mars 2020 | BIS

Hi-Res Livret
Généralement impitoyable envers ses propres œuvres, Edvard Grieg avouait une certaine fierté à l’égard de ses trois Sonates pour violon et piano. Il les résuma laconiquement lui-même dans une lettre : « La première est naïve et riche en références, la seconde d’inspiration nationale, et la troisième ouvre de nouveaux horizons. » Comme les trois Sonates de Brahms qui leur sont contemporaines, celles de Grieg constituent un apport important au répertoire violonistique romantique. Bouffée d’air frais apportée au genre du duo, la Sonate en fa majeur, op. 8 fut créée à Leipzig en 1865 avec grand succès. Changement d’atmosphère avec la Sonate en sol majeur, op. 13 dans laquelle souffle le vent « patriotique » qui commence à balayer tous les pays d’Europe à l’époque des constructions nationales. Composée vingt ans plus tard, la Sonate en ut mineur, op. 45 est la dernière œuvre (achevée) de musique de chambre du compositeur norvégien. Créée comme la première à Leipzig et avec son auteur au piano, elle reçut un accueil débordant d’enthousiasme. Grieg appréciait beaucoup le jeu dynamique de la violoniste tchèque Wilma Norman-Neruda, avec laquelle il joua plusieurs fois sa Troisième Sonate. Un dynamisme qu’il qualifiait toutefois de « féminin » en ajoutant « qu’il ne pouvait certes être comparé à la grande énergie masculine » : Grieg n’échappait donc pas aux préjugés de son temps. Gageons que la puissance et le jeu « viril » de la violoniste Eldbjørg Hemsing, magnifiquement soutenue par son partenaire Simon Trpčeski, aurait certainement modifié son jugement. © François Hudry/Qobuz
HI-RES14,99 €
CD9,99 €

Trios - Paru le 4 octobre 2019 | BIS

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Le Choix de France Musique
En Russie, le trio avec piano est la formation privilégiée de l’hommage en musique. Il revêt volontiers un caractère élégiaque, exprimé souvent dès le titre ou dans les indications de mouvement. Le Trio en la mineur, Op. 50 s’épanche ainsi d’abord généreusement dans un Pezzo elegiaco qui entremêle passionnément le violoncelle et le violon. Ensuite, un thème populaire et ses variations défilent avec une invention gourmande comme autant de matriochkas. Les interprètes (Vadim Gluzman au violon, Johannes Moser au violoncelle et Yevgeny Sudbin au piano) sont chez eux dans cette musique qu’ils jouent avec chaleur et intensité. On aime les sonorités que trouve le piano dans la cinquième variation, sobrement accompagné d’une pédale ténue des cordes. Les musiciens s’enfoncent un peu plus encore dans ce climat délicieusement nostalgique avec le Trio en fa dièse mineur d’Arno Babadjanian. Ce dernier pétrit le son avec une grandiloquence magnifique. Son lyrisme aux accents populaires se déploie dans un langage romantique et un environnement harmonique tendu. On retient son souffle jusqu’au Tango d’Alfred Schnittke, arrangé pour l’occasion de cet enregistrement pour le label Bis par Yevgeny Sudbin. La nostalgie atteint là son point culminant. Pas question de flancher dans cette pièce qui exige à la fois souplesse – danse oblige – et robustesse. Des qualités que possèdent nos trois compères, parmi lesquels Vadim Gluzman fait preuve d’un charisme digne de David Oïstrakh, créateur du trio de Babadjanian. © Elsa Siffert/Qobuz
HI-RES14,99 €
CD9,99 €

Classique - Paru le 6 décembre 2019 | BIS

Hi-Res Livret
HI-RES14,99 €
CD9,99 €

Musique de chambre - Paru le 3 janvier 2020 | BIS

Hi-Res Livret
HI-RES14,99 €
CD9,99 €

Mélodies (Angleterre) - Paru le 7 février 2020 | BIS

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
La production de chants et de chansons (« Songs ») a toujours été très vivace sur le continent britannique depuis les œuvres pour luth et consorts du XVIIe siècle, avec John Dowland en particulier, jusqu’au XXe siècle où le genre est devenu aussi intellectuel que raffiné. Pour son nouvel album avec le pianiste Joseph Middleton, la soprano anglaise Carolyn Sampson a choisi des pièces composées au cours des 120 dernières années, en omettant volontairement la musique de Britten et de Tippett, largement enregistrée et donc connue du public. C’est la désinvolture un peu décalée de Walton qui ouvre les feux de ce plaisant album et qui le referme. Tout commence avec une pièce de circonstance décrivant divers aspects de la vie londonienne pour s’achever avec des extraits de Façade, une œuvre écrite sous l’influence du Groupe des Six et d’Erik Satie, et qui avait fait scandale à Londres lors de sa création en 1923, propulsant du même coup son jeune auteur sur le devant de la scène britannique. Entre les deux, c’est un tourbillon de « vignettes » qui nous est proposé, signées Ralph Vaughan Williams, Frank Bridge, Roger Quilter et Huw Watkins, dont les Five Larkin Songs ont été commandées par Carolyn Sampson. © François Hudry/Qobuz
HI-RES14,99 €
CD9,99 €

Musique de chambre - Paru le 6 mars 2020 | BIS

Hi-Res Livret
La précocité de Mendelssohn reste un objet de stupéfaction. Semblable à celle de Mozart, elle dépasse toutefois cette dernière en termes de qualité et de densité expressive. Lorsqu’il compose, à 16 ans, son fameux Octuor dont l’écriture parfaite ne cesse de nous éblouir, le garçon a déjà de nombreuses œuvres derrière lui : douze symphonies pour cordes, plusieurs concertos et cinq opéras. Composé selon lui « dans le style d’une œuvre symphonique orchestrale », cet Octuor est le premier écrit en huit parties et non un double quatuor comme ses prédécesseurs. Offerte à son professeur Eduard Ritz, la partition restera toujours un excellent souvenir pour son auteur qui le regarda tout au long de sa courte vie avec tendresse. Georges Enesco (ou Enescu) fut lui aussi un talent précoce inscrit au Conservatoire de Paris à l’âge de 14 ans comme compositeur, violoniste et pianiste. Il est à peine plus âgé que Mendelssohn (19 ans) lorsqu’il compose son Octuor à cordes en 1900. C’est la première œuvre dans laquelle il évolue vers son propre langage, se détachant peu à peu des influences romantiques. Si l’œuvre de Mendelssohn repose avant tout sur la mélodie, celle du jeune Enesco est construite sur un contrepoint savant, avançant avec souplesse et détermination. « Un ingénieur lançant sur le fleuve son premier pont suspendu n’éprouve pas plus d’angoisse que je n’en ressentais à noircir mon papier réglé », devait-il avouer des années plus tard. © François Hudry/Qobuz