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Grâce au travail réalisé en amont avec les studios d'enregistrement, et en collaboration avec des labels de plus en plus nombreux, indépendants et majors (Plus Loin Music, Bee Jaz, Ambronay Editions, Zig Zag Territoires, ECM, Mirare, Aeolus, Ondine, Winter & Winter, Laborie etc.), Qobuz propose de plus en plus de nouveautés et une sélection croissante de son fond de catalogue en qualité Hi-Res 24 bits. Ces albums reproduisent à l'identique le son fourni par le studio en sortie de console, et offrent un confort d'écoute inégalé, supérieur à celui des CD (généralement \"réduits\" pour le mastering en 44,1 kHz / 16 bits). Les fichiers \"Qobuz Hi-Res\" sont sans DRM et sont 100% compatibles Mac et PC. Loin de la démarche du tout-MP3 qui s'est développée ces dernières années au détriment de la qualité sonore, Qobuz renoue ainsi avec l'exigence sonore pour faire bénéficier les mélomanes tout à la fois du confort de la musique en ligne et de l'exigence audiophile.

Note Les albums vendus par Qobuz en qualité Hi-Res 24 bits nous sont fournis par les labels directement. Ils ne sont pas ré-encodés depuis des SACD et nous garantissons leur provenance directe. Nous nous interdisons, pour faire grossir plus vite cette offre, les tripatouillages suspects.

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Variété francophone - Paru le 22 novembre 2019 | Parlophone (France)

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Après Véronique Sanson ou Eddy Mitchell, Julien Clerc cède à la mode des albums de duos. Le sien comprend des artistes rompus à l’exercice, tels que Maxime Le Forestier (Double enfance), Vianney (Femmes je vous aime) ou Zaz (Ce n’est rien). Mais le principe du projet était aussi, selon Julien Clerc, de choisir des chanteurs avec lesquels il avait peu ou jamais travaillé. La première surprise, c’est évidemment le duo avec Philippe Katerine (Mélissa), lequel apporte une fine touche de fantaisie à un album globalement sage et très respectueux des arrangements d’origine. « Pourquoi faire différemment pour faire moins bien ? », semble affirmer Julien Clerc dans ce défilé de tubes. C’est l’un des collaborateurs privilégiés de Calogero, Jan Pham Huu Tri, qui est à la production. Par conséquent, l’auditeur ne sera pas surpris de retrouver l’interprète d’En apesanteur dès l’ouverture de l’album (Ma Préférence). Il le sera davantage par la présence de la propre fille de Julien Clerc, Vanille (joli travail d’harmonies vocales sur Fais-moi une place), ainsi que par celle de la comédienne Sandrine Kiberlain (Danse s’y, avec Alexandre Leauthaud au bandonéon). Citons aussi la valse « roturière » Jouez violons, sonnez crécelles avec la pourtant peu roturière Carla Bruni, laquelle se retrouve aussi dans les chœurs de Laissons entrer le soleil, la fameuse chanson de la comédie musicale Hair, sur une musique de Galt MacDermot (duo avec Soprano). Dans la catégorie « reprises », citons enfin la lyrico-tragique Ballade pour un fou (Loco, loco) d’Astor Piazzolla et Horacio Ferrer, avec un Florent Pagny qui saute sur l’occasion pour s’époumoner. © Nicolas Magenham/Qobuz
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Variété francophone - Paru le 25 octobre 2019 | Universal Music Division Label Panthéon

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Johnny/Star Wars, même combat ? C’est en effet aux commandes du London Symphony Orchestra et sur des arrangements souvent grandioses que l’arrangeur et chef d’orchestre Yvan Cassar a retravaillé douze tubes du Taulier. Mais plutôt que de plaquer grossièrement les pistes vocales originales sur des pistes musicales flambant neuves, Cassar a réalisé un véritable travail d’orfèvre en choisissant minutieusement les prises de voix, issues à la fois d’enregistrements studio (parfois totalement inédites) et live. Dans le genre lyrique, majestueux voire, à l’occasion, épique, on citera Diego libre dans sa tête, Vivre pour le meilleur, Que je t’aime, Requiem pour un fou et L’Envie, avec ses accents presque bréliens. Dans un registre moins épanché, il y a quelque chose de Ravel dans Quelque chose de Tennessee. Pour compenser tant d’ampleur, Cassar fait parfois baisser un peu la température avec des arrangements mettant en avant des instruments solistes tels que le piano (Sur ma vie, Rien de rien, M’arrêter là), le duo guitare sèche/violoncelle symbolisant la relation filiale (Sang pour sang), ou bien la guitare blues (Marie). Avec cet album unique en son genre, Yvan Cassar va au-delà du simple cross-over. En faisant monter la voix de Johnny dans des hauteurs symphoniques, il déifie à jamais le chanteur français le plus populaire du XXe siècle. © Nicolas Magenham/Qobuz 
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Variété francophone - Paru le 25 octobre 2019 | Universal Music Division Mercury Records

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Variété francophone - Paru le 18 octobre 2019 | Stuffed Monkey

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Dans cet album synthétisant les neuf concerts donnés dans le cadre de sa résidence à La Défense Arena de Paris en juin 2019 (235 000 spectateurs), Mylène Farmer comble à la fois les fans de la première heure et ceux de son album studio sorti quelques mois avant ce live pharaonique. Les trois singles de Désobéissance sont en effet au rendez-vous : Sentimentale, Des Larmes et surtout Rolling Stone et ses guitares funky. Mais à côté de ces nouveautés, Mylène Farmer met l’accent sur le passé puisqu’on retrouve notamment ses plus grands tubes des années 1980 et 1990 : Pourvu qu’elles soient douces, Sans Contrefaçon et Désenchantée. Dans les trois cas, l’ambiance est moins lyrique et plus rythmique que dans les versions originales, pour le plus grand plaisir d’un public avide de déhanchements extatiques ! Mais dans le genre « oldies », Mylène n’oublie pas certains morceaux plus confidentiels, tels que M’effondre, Sans Logique et surtout L’Horloge, poème de Baudelaire figurant dans son deuxième album, Ainsi soit je… A noter enfin un invité de marque sur scène : Sting, venu interprété Stolen Car. © Nicolas Magenham/Qobuz
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Variété francophone - Paru le 18 octobre 2019 | Parlophone (France)

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Variété francophone - Paru le 18 octobre 2019 | Parlophone (France)

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Variété francophone - Paru le 18 octobre 2019 | Parlophone (France)

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Variété francophone - Paru le 27 septembre 2019 | Universal Music Division Decca Records France

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Avec ce deuxième album (après Amazing Problem en 2016), l'ancienne candidate de The Voice confirme sa marque de fabrique dynamique et bienveillante. C’est plus précisément un esprit combatif qui l’anime ici, un optimisme à toute épreuve qu’elle chante de sa voix claire et consolante, sur des sonorités inspirées de la pop anglaise. Des titres comme Peur de rien et La Ligne d’arrivée parlent d’eux-mêmes. Musicalement, l’énergie d’Anne Sila se traduit par une rythmique sophistiquée et des gimmicks mélodiques efficaces, notamment dans Ton Nom et 1, 2, 3.Sa vision de l’amour et du couple est toutefois plus en demi-teinte qu’il n’y paraît. On devine que la jeune Valentinoise a été biberonnée aux chansons de Jacques Brel. Dans Si tu m’dis non, même si son état d’esprit est loin de l’apitoiement, elle fait le constat d’un échec sur un tempo à trois temps. Et dans Il est tard, la chanteuse se fait encore plus douce-amère, voire mélancolique (« Il est tard/Mais je voudrais que pour deux minutes tu me reprennes dans ton histoire »). Sans parler du piano/voix en mode mineur Te montrer les couleurs, qui conclut l’album. Mais malgré tout, c’est toujours une espérance (illusoire ?) qui finit par l’emporter chez Anne Sila. À noter qu’entre la sortie de ses deux albums, elle a effectué un grand écart spectaculaire puisqu’elle a incarné Marie dans la comédie musicale Jésus de Pascal Obispo tout en endossant un rôle dans une série de l’iconoclaste Jean-Pierre Mocky (Plutôt mourir dans l’eau profonde, épisode 13 de la saison 4 de Mister Mocky présente) ! © Nicolas Magenham/Qobuz
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Variété francophone - Paru le 13 septembre 2019 | Challenge Classics

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Variété francophone - Paru le 7 juin 2019 | Universal Music Division Polydor

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Pour son seizième album, Maxime Le Forestier réussit l’exploit de rester égal à lui-même, à la fois dans le fond et la forme. Son regard ironique et tendre sur le monde reste inchangé, au sein de chansons que l’intéressé qualifie de « sociétales ». Dans Les Ronds dans l’air (sur une mélodie du guitariste Manu Galvin), il vilipende le trop-plein de paroles sur la toile, tandis que dans Ça déborde, il évoque le désastre écologique de notre époque. Et dans La Vieille Dame (dont le texte a été diffusé sur Internet pendant la campagne présidentielle de 2017), il essaie de comprendre pourquoi certains citoyens se tournent vers le vote extrémiste. Mais Le Forestier peut aussi se montrer sous un jour plus introspectif, faisant le bilan de sa vie avec une remarquable sagesse (Dernier Soleil, sur une musique de Julien Clerc ; Mon Ruisseau, sur une musique de Philippe Lafontaine et en duo avec son fils Arthur Le Forestier).L’album se caractérise par une simplicité orchestrale qui se trouve à la juste hauteur du regard parfois critique mais toujours élégant et bienveillant de Maxime Le Forestier. La plupart du temps, il n’est accompagné que d’une guitare, d’une contrebasse et de percussions discrètes. Mais dans Les Filles amoureuses, le violon jazz de Fiona Monbet vient virevolter autour de la charge du chanteur contre le machisme – ou plus précisément contre la soumission intérieure de femmes s’asservissant librement : « Les filles tombent amoureuses de n’importe qui. » Et dans Paraître, c’est le piano qui vient chambouler le système orchestral dépouillé de l’album. Dans ce petit clin d’œil à Hamlet (« Paraître ou ne pas être / Ouh la la la question que voilà »), Maxime Le Forestier vient chatouiller une époque dans laquelle celui qui ne montre pas tout de lui n’existe pas. Mais toujours avec tendresse, sans jugement, et avec une légèreté musicale (d’inspiration latino en l’occurrence) qui prouve que l’interprète de San Francisco ne conçoit pas la colère dans l’agressivité mais dans la douceur. © Nicolas Magenham/Qobuz 
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Variété francophone - Paru le 17 mai 2019 | Universal Music Division Island Def Jam

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Variété francophone - Paru le 29 mars 2019 | Universal Music Division Mercury Records

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Variété francophone - Paru le 29 mars 2019 | Universal Music Division Mercury Records

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Variété francophone - Paru le 8 février 2019 | WM Benelux BV

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Variété francophone - Paru le 25 janvier 2019 | Wagram Music - 3ème Bureau

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On raconte que ce sixième album de Matthieu Chédid serait pétri de symboles puisés dans les sciences occultes, notamment de part la présence récurrente du chiffre 13 ou bien celle du triangle, sur la pochette signée Alex Courtes. Mais Lettre infinie se caractérise également par l’apport de forces bel et bien visibles et palpables, à commencer par une poignée de collaborateurs particulièrement doués, qu’il s’agisse de musiciens (le violoncelliste Vincent Ségal et le batteur Cyril Atef, du groupe Bumcello), de compositeurs (Thomas Bangalter des Daft Punk), de paroliers (Brigitte Fontaine pour L’Alchimiste), ou bien d’ingénieurs du son (Pierre Boscheron). Ce dernier étant le maître d’œuvre d’un des plus grands succès de M (Je dis aime), on peut en déduire que cet album est une sorte de retour vers les premières amours du chanteur, et plus généralement, un voyage temporel qui nous emmène aux sources de sa passion pour la musique. La chanson qui a donné son titre à l’album se situe d’ailleurs au cœur de cette thématique, tout comme L’Autre Paradis, hommage à France Gall et Michel Berger.A côté de ces deux moments de douceur et de sensualité, les fans de la première heure retrouveront le groove libérateur et sincère de leur artiste préféré (Grand Petit Con, Superchérie), ainsi que son sens du jeu de mots à la Michel Polnareff – simple, ludique et percussif. Quant à l’attachement de M pour ses racines africaines, il s’exprime dans Massaï. Certes, il y a la nostalgie des débuts et l’exploration de ses racines, certes, il y a l’ancestralité de la symbolique alchimique, mais cet album met aussi en valeur le renouveau et la fraîcheur, lesquelles sont incarnées par la fille de M, Billie Chedid, qui assure les chœurs et à qui est dédiée l’ultime chanson de l’album. C’est sans doute à travers cette transmission que se situe la véritable beauté de Lettre infinie. ©Nicolas Magenham/Qobuz
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Variété francophone - Paru le 19 octobre 2018 | Warner (France)

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Pour bien appréhender cet ultime album de Johnny Hallyday, il faut se replonger dans la vie du chanteur à ses débuts. Après une adolescence turbulente au sein des blousons noirs de « la bande de la Trinité », Johnny a fait ses humanités rock au Golf Drouot. À l’époque, c’était un club dont l’attraction majeure était un juke-box qui diffusait du Elvis Presley, du Chuck Berry ou du Bill Haley. Celui qui s’apprêtait à devenir « l'idole des jeunes » s’y sentait comme à la maison et c’est cette même familiarité que l’auditeur ressent instantanément à l’écoute de ce disque. C’est avant tout à travers le rythme de la danse que cette intimité se noue, comme si Johnny remontait le temps pour célébrer le déhanchement le plus libérateur et vivant qui soit. Du côté des paroles (écrites par une flopée d’auteurs tels que Miossec ou Pierre-Dominique Burgaud), l’ancien « élève rockeur » du Golf Drouot tourne principalement autour de deux thèmes qui hantent son répertoire depuis toujours: l’amour (Mon pays, c’est l’amour, Back in LA, Tomber encore) et la musique (Made in Rock’n’roll). Composées pour la plupart par Yodelice, les chansons les plus rock de cet album sont des parangons de générosité populaire, tout comme le morceau country-folk L’Amérique de William, qui exprime la fascination de Johnny pour ce pays qui est associé, là encore, à la figure de ses débuts (et au-delà). Trente-troos ans après le dramaturge Tennessee Williams, il rend hommage à un autre personnage marquant de la culture américaine, le photographe William Eggleston, célèbre pour ses clichés de stations-service, parkings et autres diners.Rock’n’roll, country-folk… Le tableau musical ne serait pas complet sans ces ballades lyrico-mélancoliques dont seul Johnny a le secret, des ballades aux couleurs introspectives (Pardonne-moi) ou sociales (4 m2, sur l’univers carcéral). Qu’elle soit accompagnée d’arpèges de cordes jouées pizzicati dans la première, ou de guitares électriques dans la seconde, la voix à la fois déchirante et puissante de Johnny se fait l’écho idéal d’une souffrance individuelle ou collective. Même préoccupation philosophico-sociale dans le morceau de fin, Je ne suis qu’un homme, un rock symphonique et épique où il se voit comme un simple mortel, impuissant face aux aléas de cette « époque sans visage ». Toutes ces chansons, légères ou graves, tranchent avec celle, plus ambivalente, qui ouvre l’album : J’en parlerai au diable. Égrené d’accords de croches imperturbables joués au clavier Wurlitzer, ce dialogue sulfureux entre le chanteur et Lucifer s’inspire d’un standard de Ray Wylie Hubbard, Conversation with the Devil. Un peu à la manière de son Veau d’or vaudou de 1982, ce morceau fascinant met en lumière les ambiguïtés d’un Johnny à la fois « innocent et coupable ». Entre l’exaltation du corps et les zones d’ombre de l’esprit, cet album dresse un portrait fidèle d’un taulier qui, malgré l’absence, est loin d’être détrôné. © Nicolas Magenham/Qobuz
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Variété francophone - Paru le 12 octobre 2018 | Universal Music Division Polydor

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Au printemps 2018, quelques semaines après le décès de sa mère Maurane, Lou Villafranca décida de retravailler les maquettes les plus abouties que la chanteuse avait eu le temps d’enregistrer pour un album hommage à son compatriote Jacques Brel. Après deux années d’absence dues à un problème aux cordes vocales, Maurane effectuait son retour avec ce projet qui lui tenait tant à cœur, Brel étant l’un de ses héros. Sa fille lui permet de réaliser ce rêve à titre posthume. L’émotion est palpable dans la plupart de ces reprises, principalement grâce à la voix intense, chaleureuse et enthousiaste de Maurane, souvent accompagnée d’une formation dépouillée dans laquelle domine le piano (La Chanson des vieux amants, La ville s’endormait, Fils de…, Voir un ami pleurer) ou la guitare sèche (Orly, Quand on a que l’amour). Dans d’autres titres, la musique est plus incongrue, assez éloignée des versions originales, l’exemple le plus frappant étant Vesoul, où l’accordéon musette est remplacé par une couleur bossa/jazz. Pour le morceau final, le très attendu Ne me quitte pas, Maurane fait preuve d’une sobriété et d’une gravité exemplaires. Une manière très digne de sortir de scène pour l’artiste belge. À noter que Lou Villafranca est également à l’origine du dessin ornant la pochette du disque. © Nicolas Magenham/Qobuz 
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Variété francophone - Paru le 5 octobre 2018 | Universal Music Division Mercury Records

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Variété francophone - Paru le 28 septembre 2018 | Stuffed Monkey

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Désobéissance est le 11e album studio de Mylène Farmer et le 3e sans son pygmalion et complice Laurent Boutonnat. Malgré cette absence physique, son ombre est bel et bien présente puisque cet opus s’amuse avec les codes développés par la chanteuse depuis ses débuts dans les années 1980, tout en étant ancré dans son époque grâce à la production du jeune DJ et producteur français Feder. Parmi les éléments inattendus de l’album, il faut signaler le duo qu’elle forme avec la chanteuse américaine LP sur le single N’oublie pas. Quant à sa voix, elle est beaucoup plus grave que d’habitude sur certains titres, comme Rolling Stone. L’humour est également un élément essentiel de Désobéissance, notamment dans le très « stromaesque » Histoire de fesses, qui dénonce les dérapages de la presse people. Même si la noirceur ne la quitte pas totalement, nous sommes donc face à une Mylène Farmer moins torturée et plus encline à faire preuve de distance, par rapport à sa propre persona notamment.En revanche, d’autres titres se situent davantage dans la lignée de ce qu’elle a toujours fait. Ainsi, Sentimentale s’ajoute à la longue liste des comptines farmeriennes, telles que Mamana tort ou C’est une belle journée. De plus, le morceau contient quelques anglicismes – une autre tendance marquée de l’auteure-compositrice-interprète depuis son passage à Los Angeles pour l’enregistrement de l’album Anamorphosée en 1995. C’est d’ailleurs à cette époque qu’elle chantait « On a besoin d’amour » (XXL). Désormais, c’est un On a besoin d’y croire qu’elle lance bravement à l’auditeur sur les synthétiseurs rayonnants de Feder. Revigorée, sexy et porteuse d’espoirs : telle est la séduisante posture de Mylène Farmer dans Désobéissance. Un peu à la manière de Dorothy dans Le Magicien d’Oz, elle tient l’auditeur par la main pour lui faire « oublier ses doutes […] le temps d’un rire ». Tout est dit dans ce vers de Parler d’avenir, signé du mystérieux compositeur Leon Deutschmann. © Nicolas Magenham/Qobuz 
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Variété francophone - Paru le 28 septembre 2018 | Universal Music Distribution Deal

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Originaires d’Annecy, les deux jeunes tourtereaux de The Pirouettes ont sans doute puisé une partie de leur inspiration dans le romantisme calme et reposant du lac qui protège le chef-lieu de Haute-Savoie. Mais les chansons de Leo et Vickie ne sont pas que tapissées de sentiments parfaitement réciproques et inaltérables. The Pirouettes, c’est aussi une poésie du quotidien, celui d’une génération certes douce et sentimentale (Rêver de toi), mais également idéaliste (Ce Paradis), bienveillante (Si léger, Ca ira ça ira) et connectée (Avec le cœur). Et tout comme ces lacs en apparence tranquilles mais qui cachent des tréfonds mystérieux et angoissants, ce second album du duo (après Carrément carrément en 2016) comporte aussi des zones d’ombre et une bonne dose de mélancolie. Le single Tu peux compter sur moi (sur un couple dont l’amour s’est un peu froissé) en est le témoignage parfait. Quant aux accents ancestraux du morceau Médina (façon Mille et une nuits), ils prouvent que le duo n’est pas que fasciné par une contemporanéité occidentale et urbaine.Musicalement, The Pirouettes se situe dans une écriture à la fois minimaliste, lyrique et tendre, aux mélodies staccato et aux rythmes syncopés. Côté références, ils naviguent avec aisance entre la comptine traditionnelle, les compositions de Michel Berger et les arrangements de Jacno (avec Elli). D’ailleurs, on notera le clin d’œil à ces derniers dans Petit Château et ses « dés pipés ». Un mot, enfin, pour célébrer la production délicate, distanciée et groovy de Jérémy Rassat (moitié de Caspian Pool), lequel a brillamment réussi à traduire, et même à transcender, ce qu’il est désormais convenu d’appeler la « Pirouettes touch ». © Nicolas Magenham/Qobuz