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Grâce au travail réalisé en amont avec les studios d'enregistrement, et en collaboration avec des labels de plus en plus nombreux, indépendants et majors (Plus Loin Music, Bee Jaz, Ambronay Editions, Zig Zag Territoires, ECM, Mirare, Aeolus, Ondine, Winter & Winter, Laborie etc.), Qobuz propose de plus en plus de nouveautés et une sélection croissante de son fond de catalogue en qualité Hi-Res 24 bits. Ces albums reproduisent à l'identique le son fourni par le studio en sortie de console, et offrent un confort d'écoute inégalé, supérieur à celui des CD (généralement \"réduits\" pour le mastering en 44,1 kHz / 16 bits). Les fichiers \"Qobuz Hi-Res\" sont sans DRM et sont 100% compatibles Mac et PC. Loin de la démarche du tout-MP3 qui s'est développée ces dernières années au détriment de la qualité sonore, Qobuz renoue ainsi avec l'exigence sonore pour faire bénéficier les mélomanes tout à la fois du confort de la musique en ligne et de l'exigence audiophile.

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1 album trié par Date : du plus récent au moins récent et filtré par Symphonies, Gustav Mahler, Bamberg Symphony Orchestra et Depuis 1 an
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Symphonies - Paru le 7 juin 2019 | Accentus Music

Hi-Res Livret
Un sacré événement ! Grand interprète des symphonies d'Anton Bruckner devant l'Eternel (aériennes symphonies Nos. 4 et 7 à Dresde dans les années 1970, subtile Symphonie No. 6 à San Francisco chez Decca, intégrale avec le Gewandhaus au cours des dernières années chez Querstand), Herbert Blomstedt nous revient ici, à la tête des Bamberger Symphoniker, avec une 9è de Mahler. Attention, elle sent le soufre, il y a ici quelque chose de profondément malade. Blomstedt semble avant tout s'intéresser à ce qui est intrinsèquement nouveau dans l'univers sonore de Mahler, décortique tout des alliages instrumentaux, accuse le « laid » ou tout ce qui dérange, renforce en tous cas les rudesses de l'écriture ou le caractère éclaté des échanges entre pupitres cordes, cuivres et bois (Im Tempo eines gemächlichen Ländlers) ; même le lyrisme est passé au scalpel (épisode central du Rondo-Burleske). Où est-on ? Où nous emmène-t-on ? Dans un monde totalement nouveau qui éclot ici, inéluctablement, d'autant que les tempos demeurent tout au long de la symphonie d'une allure très modérée, et permettent de vivre tout, intensément, dans l’instant : la fin du Rondo-Burleske devient un premier cataclysme. La symphonie pourrait se clore ici. Puis vient un postlude, un Adagio, énorme, de vingt-cinq minutes, dont on se demande s’il a jamais été aussi morbide, triste. Les couleurs s’éteignent, les timbres eux-mêmes s’effacent inexorablement, et les entrelacs polyphoniques s’amenuisent. Les émotions s’envolent aussi. Avec cette 9è, enregistrée en juin 2018 dans la Joseph-Keilberth-Saal de la Konzerthalle de Bamberg, Herbert Blomstedt revient à ce qui est finalement le propre de Mahler : l’abstrait. L’amour – mystique, cosmique ou humain –, l'espérance même, n'existent pas. Le XIXe siècle de Bruckner s'est évaporé. Fascinant. © Pierre-Yves Lascar/Qobuz