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Grâce au travail réalisé en amont avec les studios d'enregistrement, et en collaboration avec des labels de plus en plus nombreux, indépendants et majors (Plus Loin Music, Bee Jaz, Ambronay Editions, Zig Zag Territoires, ECM, Mirare, Aeolus, Ondine, Winter & Winter, Laborie etc.), Qobuz propose de plus en plus de nouveautés et une sélection croissante de son fond de catalogue en qualité Hi-Res 24 bits. Ces albums reproduisent à l'identique le son fourni par le studio en sortie de console, et offrent un confort d'écoute inégalé, supérieur à celui des CD (généralement \"réduits\" pour le mastering en 44,1 kHz / 16 bits). Les fichiers \"Qobuz Hi-Res\" sont sans DRM et sont 100% compatibles Mac et PC. Loin de la démarche du tout-MP3 qui s'est développée ces dernières années au détriment de la qualité sonore, Qobuz renoue ainsi avec l'exigence sonore pour faire bénéficier les mélomanes tout à la fois du confort de la musique en ligne et de l'exigence audiophile.

Note Les albums vendus par Qobuz en qualité Hi-Res 24 bits nous sont fournis par les labels directement. Ils ne sont pas ré-encodés depuis des SACD et nous garantissons leur provenance directe. Nous nous interdisons, pour faire grossir plus vite cette offre, les tripatouillages suspects.

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Musique de chambre - Paru le 1 mai 2002 | Chandos

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Musique de chambre - Paru le 1 janvier 2006 | Chandos

Hi-Res Livret Distinctions Hi-Res Audio
Les Nations : 3e Ordre "L'Impériale" - Treizième Concert à 2 instruments à l'unisson - Préludes 2 & 3 de L'Art de Toucher le Clavecin / Rebeka Ruso, viole de gambe - The Purcell Quartet
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Musique de chambre - Paru le 14 septembre 2018 | Alpha

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« Le clavecin est parfait quant à son étendue, et brillant par lui même ; mais, comme on ne peut enfler ny diminuer ses sons, je sçaurais toujours gré à ceux qui, par un art infini soutenu par le goût, pourront arriver à rendre cet instrument susceptible d’expression », précise Couperin lui-même dans la préface de son Premier livre de pièces de clavecin de 1713. Si l’on fait abstraction des ornements qui sont abondamment utilisés, la musique de Couperin n’est pas une musique « virtuose » comme peut l’être celle de Scarlatti. Faisant parfois appel au style descriptif, à l’imitation ou au portrait, elle requiert une sensibilité expressive particulière – l’ »expression » dont parle le compositeur. En nous livrant, dans son Art de toucher le clavecin, de précieuses informations sur l’interprétation de sa musique et plus généralement sur l’interprétation de la musique française de son époque, Couperin apporte des éléments de réponse nécessaires à l’interprète actuel qui cherche avant tout à respecter ses intentions. Cependant, la crainte de ne pas outrepasser les indications données par ce dernier et une trop grande attention portée à chaque détail peuvent opprimer le souffle et éloigner du propos des œuvres. « Comme il y a une grande distance de la Grammaire à la Déclamation, il y en a une infinie entre la Tablature, et la façon de bien jouer », autrement dit : liberté dans la contrainte ! C’est dans cette optique qu’Olivier Fortin nous joue un bel éventail d’œuvres du grand Couperin, tiré des divers Livres de clavecin et de L’Art de toucher le clavecin. Quant à l’instrument utilisé, il s’agit d’un « vrai faux », réalisé en 1984 par le facteur Martin Skowroneck d’après un Hemsch (XVIIIe siècle français donc), mais signé du nom du facteur rouennais Nicholas Lefebvre duquel aucun instrument ne nous est parvenu, et daté 1755. Le propos de Skowroneck était de prouver à Gustav Leonhardt que l’on pouvait encore de nos jours fabriquer un clavecin exactement semblable à un ancien, et il semble que Leonhardt s’y laissa prendre. Alors que le vieillissement des matériaux était entièrement artificiel ! Mais il n’en reste pas moins que c’est là un splendide instrument, splendidement enregistré qui plus est, ce qui n’est pas si fréquent dans le répertoire du clavecin. © SM/Qobuz
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Musique de chambre - Paru le 21 septembre 2018 | NoMadMusic

Hi-Res Livret Distinctions 5 étoiles de Classica
Le claveciniste Olivier Baumont a toujours souhaité sortir du carcan de la position de l’artiste seul en scène et dans sa tour d’ivoire. Depuis longtemps, il convoque littérature et poésie autour de son clavecin, proposant des concerts-spectacles avec des acteurs (Manuel Blanc, Nicolas Vaude) ou d’autres musiciens pour récréer un environnement propice à cet univers baroque qu’il aime tant et qu’il connaît si bien. Cette nouvelle parution est le fruit d’un travail commun autour de François Couperin dont Olivier Baumont a d’ailleurs écrit la biographie, Couperin, Le musicien des rois, paru dans la collection « Découvertes Gallimard » en 1998. Cet album propose les Apothéoses de Corelli et de Lully qui permettent au compositeur de réunir des styles souvent antagonistes, ceux de l’Italie et de la France, sous l’égide bienveillante du dieu Apollon qui estime que seule la réunion artistique des deux nations pourra prétendre à la perfection. Une plaisante utopie qui aurait pu faire sourire Louis XIV, lui qui luttait contre l’italianisation que son royaume avait subie à l’époque de sa jeunesse sous Mazarin. Parues dix ans après la mort du grand roi, ces deux Apothéoses représentent l’un des sommets de la musique instrumentale française et la vitrine des premières années de Louis XV. Réalisé sur les clavecins historiques du Château de Versailles, ce nouvel enregistrement d’Olivier Baumont et Béatrice Martin prend place au cœur des manifestations consacrant le 350e anniversaire de la naissance de François Couperin. On y trouve également Claire Antonini au théorbe et Julien Cigana, récitant qui restitue le français tel qu’on le déclamait au théâtre à cette époque. © François Hudry/Qobuz
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Musique de chambre - Paru le 19 octobre 2018 | Metronome

Hi-Res Distinctions Diapason d'or
François Couperin fut le membre le plus illustre d’une dynastie de musiciens comparable à celle de la famille Bach. Tout porte à croire que l’épithète « Le grand », que l’on trouve par écrit pour la première fois en 1780, lui avait déjà été conféré de son vivant afin de le distinguer des autres musiciens de sa famille. En plus de ses fonctions d’organiste du roi à Versailles, Couperin enseigna le clavecin à de nombreux élèves issus de la famille royale et des rangs de la noblesse et, au tournant du siècle, il était aussi actif comme compositeur que comme interprète. L’œuvre pour clavecin représente le point le plus haut dans sa production musicale, avec son ouvrage pédagogique L’Art de toucher le clavecin, publié en 1716 (dans lequel il traite de l’ornementation, du doigté, de la position du corps en général et des poignets en particulier, du toucher, du caractère de l’instrument, etc.) et surtout ses vingt-sept « ordres » – terme qu’il emploie pour désigner un groupe de pièces dans des tonalités proches, à mi-chemin entre la suite et l’anthologie – répartis en quatre volumes, parus entre 1713 et 1730. Il y développe un monde de fantaisie poétique qui prend tantôt la forme de simples mouvements de danse, tantôt de portraits, de « pièces de caractère », de tableaux pastoraux ou encore de miniatures théâtrales. La claveciniste suédoise Carole Cerasi nous offre ici une superbe intégrale en dix albums comprenant L’Art de toucher le clavecin et les quatre Livres, qu’elle répartit sur six clavecins différents. Le premier volume de l’intégrale s’ouvre avec L’art, que Cerasi donne sur une copie d’un Ruckers anversois de 1624 ; il se poursuit avec le Premier Livre qui occupe également les deuxième et troisième volumes. Ce livre comprend cinq ordres ; il fut publié en 1713, même si plusieurs des pièces qu’il contient avaient été écrites des années auparavant. Pour le Premier Livre, Carole Cerasi joue un clavecin anversois d’Andreas Ruckers, construit en 1636 et ravalé en 1763 à Paris par Henri Hemsch : une sonorité franco-flamande donc. © SM/Qobuz«Des Idées heureuses aux Ombres errantes, c'est un roman du Grand siècle qui s'ouvre sous les mains de Carole Cerasi. L'aventure de l'interprète devient celle de l'auditeur happé par le feuilleton des 27 Ordres.» (Diapason, janvier 2019)
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Musique de chambre - Paru le 19 octobre 2018 | Metronome

Hi-Res Distinctions Diapason d'or
François Couperin fut le membre le plus illustre d’une dynastie de musiciens comparable à celle de la famille Bach. Tout porte à croire que l’épithète « Le grand », que l’on trouve par écrit pour la première fois en 1780, lui avait déjà été conféré de son vivant afin de le distinguer des autres musiciens de sa famille. En plus de ses fonctions d’organiste du roi à Versailles, Couperin enseigna le clavecin à de nombreux élèves issus de la famille royale et des rangs de la noblesse et, au tournant du siècle, il était aussi actif comme compositeur que comme interprète. L’œuvre pour clavecin représente le point le plus haut dans sa production musicale, avec son ouvrage pédagogique L’Art de toucher le clavecin, publié en 1716 (dans lequel il traite de l’ornementation, du doigté, de la position du corps en général et des poignets en particulier, du toucher, du caractère de l’instrument, etc.) et surtout ses vingt-sept « ordres » – terme qu’il emploie pour désigner un groupe de pièces dans des tonalités proches, à mi-chemin entre la suite et l’anthologie – répartis en quatre volumes, parus entre 1713 et 1730. Il y développe un monde de fantaisie poétique qui prend tantôt la forme de simples mouvements de danse, tantôt de portraits, de « pièces de caractère », de tableaux pastoraux ou encore de miniatures théâtrales. La claveciniste suédoise Carole Cerasi nous offre ici une superbe intégrale en dix albums comprenant L’Art de toucher le clavecin et les quatre Livres, qu’elle répartit sur six clavecins différents. Le premier volume de l’intégrale s’ouvre avec L’art, que Cerasi donne sur une copie d’un Ruckers anversois de 1624 ; il se poursuit avec le Premier Livre qui occupe également les deuxième et troisième volumes. Ce livre comprend cinq ordres ; il fut publié en 1713, même si plusieurs des pièces qu’il contient avaient été écrites des années auparavant. Pour le Premier Livre, Carole Cerasi joue un clavecin anversois d’Andreas Ruckers, construit en 1636 et ravalé en 1763 à Paris par Henri Hemsch : une sonorité franco-flamande donc. © SM/Qobuz«Des Idées heureuses aux Ombres errantes, c'est un roman du Grand siècle qui s'ouvre sous les mains de Carole Cerasi. L'aventure de l'interprète devient celle de l'auditeur happé par le feuilleton des 27 Ordres.» (Diapason, janvier 2019)
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Musique de chambre - Paru le 19 octobre 2018 | Metronome

Hi-Res Distinctions Diapason d'or
François Couperin fut le membre le plus illustre d’une dynastie de musiciens comparable à celle de la famille Bach. Tout porte à croire que l’épithète « Le grand », que l’on trouve par écrit pour la première fois en 1780, lui avait déjà été conféré de son vivant afin de le distinguer des autres musiciens de sa famille. En plus de ses fonctions d’organiste du roi à Versailles, Couperin enseigna le clavecin à de nombreux élèves issus de la famille royale et des rangs de la noblesse et, au tournant du siècle, il était aussi actif comme compositeur que comme interprète. L’œuvre pour clavecin représente le point le plus haut dans sa production musicale, avec son ouvrage pédagogique L’Art de toucher le clavecin, publié en 1716 (dans lequel il traite de l’ornementation, du doigté, de la position du corps en général et des poignets en particulier, du toucher, du caractère de l’instrument, etc.) et surtout ses vingt-sept « ordres » – terme qu’il emploie pour désigner un groupe de pièces dans des tonalités proches, à mi-chemin entre la suite et l’anthologie – répartis en quatre volumes, parus entre 1713 et 1730. Il y développe un monde de fantaisie poétique qui prend tantôt la forme de simples mouvements de danse, tantôt de portraits, de « pièces de caractère », de tableaux pastoraux ou encore de miniatures théâtrales. La claveciniste suédoise Carole Cerasi nous offre ici une superbe intégrale en dix albums comprenant L’Art de toucher le clavecin et les quatre Livres, qu’elle répartit sur six clavecins différents. Les volumes 4, 5 et la première moitié du 6e comportent tout le Second Livre, publié en 1717. Ses sept ordres, de taille très variable, contiennent quelque pièces devenues célèbres en-dehors de leur contexte : Les Moissoneurs et surtout Les Baricades Mistérieuses. Quant aux Bergeries, Anna Magdalena Bach l’avait inclus dans son Clavierbüchlein datant de 1725, preuve que Bach tenait Couperin en très grande estime. On trouve aussi dans le Onzième Ordre le morceau satirique Les Fastes de la Grande et Ancienne Mxnxstrxndxsx, une farce de Couperin dans laquelle il convient de lire « Ménéstrandise ». Il s’agissait là d’une confrérie de musiciens fondée en 1321, qui tenta d’imposer une taxe sur les musiciens qui n’en faisaient pas partie, dont les clavecinistes. Couperin fit partie de ceux qui protestèrent devant le Roi et la Ménéstrandise fut dissoute. Le Deuxième Livre est partagé entre deux clavecins, une copie d’un instrument parisien d’Antoine Vater (1738) et à nouveau la copie du Ruckers de 1624 qui avait servi pour L’Art de toucher le clavecin. © SM/Qobuz«Des Idées heureuses aux Ombres errantes, c'est un roman du Grand siècle qui s'ouvre sous les mains de Carole Cerasi. L'aventure de l'interprète devient celle de l'auditeur happé par le feuilleton des 27 Ordres.» (Diapason, janvier 2019)
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Musique de chambre - Paru le 19 octobre 2018 | Metronome

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François Couperin fut le membre le plus illustre d’une dynastie de musiciens comparable à celle de la famille Bach. Tout porte à croire que l’épithète « Le grand », que l’on trouve par écrit pour la première fois en 1780, lui avait déjà été conféré de son vivant afin de le distinguer des autres musiciens de sa famille. En plus de ses fonctions d’organiste du roi à Versailles, Couperin enseigna le clavecin à de nombreux élèves issus de la famille royale et des rangs de la noblesse et, au tournant du siècle, il était aussi actif comme compositeur que comme interprète. L’œuvre pour clavecin représente le point le plus haut dans sa production musicale, avec son ouvrage pédagogique L’Art de toucher le clavecin, publié en 1716 (dans lequel il traite de l’ornementation, du doigté, de la position du corps en général et des poignets en particulier, du toucher, du caractère de l’instrument, etc.) et surtout ses vingt-sept « ordres » – terme qu’il emploie pour désigner un groupe de pièces dans des tonalités proches, à mi-chemin entre la suite et l’anthologie – répartis en quatre volumes, parus entre 1713 et 1730. Il y développe un monde de fantaisie poétique qui prend tantôt la forme de simples mouvements de danse, tantôt de portraits, de « pièces de caractère », de tableaux pastoraux ou encore de miniatures théâtrales. La claveciniste suédoise Carole Cerasi nous offre ici une superbe intégrale en dix albums comprenant L’Art de toucher le clavecin et les quatre Livres, qu’elle répartit sur six clavecins différents. Le Quatrième Livre voit le jour en 1730. Le compositeur a alors soixante-deux ans et sa santé décline. Pour cette raison, il précise dans sa préface que « comme ma santé diminue de jour en jour, mes amis m'ont conseillé de cesser de travailler et je n'ai pas fait de grands ouvrages depuis ». Huit ordres le composent, mais il est à noter que ces suites sont de plus en plus courtes, avec quatre ou cinq mouvements pour certains – si on les compare, par exemple, au Premier Ordre du Premier Livre qui en comptait une vingtaine ! Pour cet adieu à la vie et à la musique du grand Couperin, Carole Cerasi a sélectionné un instrument français d’Antoine Vater de 1738, donc quasiment contemporain de la publication de ce dernier Livre – réparti sur les huitième, neuvième et dixième (et dernier) volumes de l’intégrale. © SM/Qobuz«Des Idées heureuses aux Ombres errantes, c'est un roman du Grand siècle qui s'ouvre sous les mains de Carole Cerasi. L'aventure de l'interprète devient celle de l'auditeur happé par le feuilleton des 27 Ordres.» (Diapason, janvier 2019)
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François Couperin fut le membre le plus illustre d’une dynastie de musiciens comparable à celle de la famille Bach. Tout porte à croire que l’épithète « Le grand », que l’on trouve par écrit pour la première fois en 1780, lui avait déjà été conféré de son vivant afin de le distinguer des autres musiciens de sa famille. En plus de ses fonctions d’organiste du roi à Versailles, Couperin enseigna le clavecin à de nombreux élèves issus de la famille royale et des rangs de la noblesse et, au tournant du siècle, il était aussi actif comme compositeur que comme interprète. L’œuvre pour clavecin représente le point le plus haut dans sa production musicale, avec son ouvrage pédagogique L’Art de toucher le clavecin, publié en 1716 (dans lequel il traite de l’ornementation, du doigté, de la position du corps en général et des poignets en particulier, du toucher, du caractère de l’instrument, etc.) et surtout ses vingt-sept « ordres » – terme qu’il emploie pour désigner un groupe de pièces dans des tonalités proches, à mi-chemin entre la suite et l’anthologie – répartis en quatre volumes, parus entre 1713 et 1730. Il y développe un monde de fantaisie poétique qui prend tantôt la forme de simples mouvements de danse, tantôt de portraits, de « pièces de caractère », de tableaux pastoraux ou encore de miniatures théâtrales. La claveciniste suédoise Carole Cerasi nous offre ici une superbe intégrale en dix albums comprenant L’Art de toucher le clavecin et les quatre Livres, qu’elle répartit sur six clavecins différents. Le Quatrième Livre voit le jour en 1730. Le compositeur a alors soixante-deux ans et sa santé décline. Pour cette raison, il précise dans sa préface que « comme ma santé diminue de jour en jour, mes amis m'ont conseillé de cesser de travailler et je n'ai pas fait de grands ouvrages depuis ». Huit ordres le composent, mais il est à noter que ces suites sont de plus en plus courtes, avec quatre ou cinq mouvements pour certains – si on les compare, par exemple, au Premier Ordre du Premier Livre qui en comptait une vingtaine ! Pour cet adieu à la vie et à la musique du grand Couperin, Carole Cerasi a sélectionné un instrument français d’Antoine Vater de 1738, donc quasiment contemporain de la publication de ce dernier Livre – réparti sur les huitième, neuvième et dixième (et dernier) volumes de l’intégrale. © SM/Qobuz«Des Idées heureuses aux Ombres errantes, c'est un roman du Grand siècle qui s'ouvre sous les mains de Carole Cerasi. L'aventure de l'interprète devient celle de l'auditeur happé par le feuilleton des 27 Ordres.» (Diapason, janvier 2019)
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François Couperin fut le membre le plus illustre d’une dynastie de musiciens comparable à celle de la famille Bach. Tout porte à croire que l’épithète « Le grand », que l’on trouve par écrit pour la première fois en 1780, lui avait déjà été conféré de son vivant afin de le distinguer des autres musiciens de sa famille. En plus de ses fonctions d’organiste du roi à Versailles, Couperin enseigna le clavecin à de nombreux élèves issus de la famille royale et des rangs de la noblesse et, au tournant du siècle, il était aussi actif comme compositeur que comme interprète. L’œuvre pour clavecin représente le point le plus haut dans sa production musicale, avec son ouvrage pédagogique L’Art de toucher le clavecin, publié en 1716 ( dans lequel il traite de l’ornementation, du doigté, de la position du corps en général et des poignets en particulier, du toucher, du caractère de l’instrument, etc.) et surtout ses vingt-sept « ordres » – terme qu’il emploie pour désigner un groupe de pièces dans des tonalités proches, à mi-chemin entre la suite et l’anthologie – répartis en quatre volumes, parus entre 1713 et 1730. Il y développe un monde de fantaisie poétique qui prend tantôt la forme de simples mouvements de danse, tantôt de portraits, de « pièces de caractère », de tableaux pastoraux ou encore de miniatures théâtrales. La claveciniste suédoise Carole Cerasi nous offre ici une superbe intégrale en dix albums comprenant L’Art de toucher le clavecin et les quatre Livres, qu’elle répartit sur six clavecins différents. Les volumes 4, 5 et la première moitié du 6e comportent tout le Second Livre, publié en 1717. Ses sept ordres, de taille très variable, contiennent quelque pièces devenues célèbres en-dehors de leur contexte : Les Moissoneurs et surtout Les Baricades Mistérieuses. Quant aux Bergeries, Anna Magdalena Bach l’avait inclus dans son Clavierbüchlein datant de 1725, preuve que Bach tenait Couperin en très grande estime. On trouve aussi dans le Onzième Ordre le morceau satirique Les Fastes de la Grande et Ancienne Mxnxstrxndxsx, une farce de Couperin dans laquelle il convient de lire « Ménéstrandise ». Il s’agissait là d’une confrérie de musiciens fondée en 1321, qui tenta d’imposer une taxe sur les musiciens qui n’en faisaient pas partie, dont les clavecinistes. Couperin fit partie de ceux qui protestèrent devant le Roi et la Ménéstrandise fut dissoute. Le Deuxième Livre est partagé entre deux clavecins, une copie d’un instrument parisien d’Antoine Vater (1738) et à nouveau la copie du Ruckers de 1624 qui avait servi pour L’Art de toucher le clavecin. Le Troisième Livre est publié en 1722, quand le compositeur avait cinquante-quatre ans. Dans la préface, il s’en prend vertement à certains interprètes : « Je suis toujours surpris (après les soins que je me suis donné pour marquer les agrémens qui conviennent à mes Pièces) d’entendre des personnes qui les ont aprises sans s’y assujétir. C’est une négligence qui n’est pas pardonnable, d’autant qu’il n’est point arbitraire d’y metre tels agrémens qu’on veut. Je déclare donc que mes pièces doivent être exécutees comme je les ay marquées, et qu’elles ne feront jamais une certaine impression sur les personnes qui ont le goût vray, tant qu’on n’observera pas à la lettre tout ce que j’y ay marqué, sans augmentation ni diminution ». Le Troisième Livre et ses sept ordres est réparti entre la seconde moitié du sixième volume de Carole Cerasi, le septième, et la première moitié du huitième. Deux clavecins ici encore ; une copie d’un Pascal Taskin parisien de 1769, puis une copie d’après un Jean-Claude Goujon de 1749. © SM/Qobuz«Des Idées heureuses aux Ombres errantes, c'est un roman du Grand siècle qui s'ouvre sous les mains de Carole Cerasi. L'aventure de l'interprète devient celle de l'auditeur happé par le feuilleton des 27 Ordres.» (Diapason, janvier 2019)
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François Couperin fut le membre le plus illustre d’une dynastie de musiciens comparable à celle de la famille Bach. Tout porte à croire que l’épithète « Le grand », que l’on trouve par écrit pour la première fois en 1780, lui avait déjà été conféré de son vivant afin de le distinguer des autres musiciens de sa famille. En plus de ses fonctions d’organiste du roi à Versailles, Couperin enseigna le clavecin à de nombreux élèves issus de la famille royale et des rangs de la noblesse et, au tournant du siècle, il était aussi actif comme compositeur que comme interprète. L’œuvre pour clavecin représente le point le plus haut dans sa production musicale, avec son ouvrage pédagogique L’Art de toucher le clavecin, publié en 1716 (dans lequel il traite de l’ornementation, du doigté, de la position du corps en général et des poignets en particulier, du toucher, du caractère de l’instrument, etc.) et surtout ses vingt-sept « ordres » – terme qu’il emploie pour désigner un groupe de pièces dans des tonalités proches, à mi-chemin entre la suite et l’anthologie – répartis en quatre volumes, parus entre 1713 et 1730. Il y développe un monde de fantaisie poétique qui prend tantôt la forme de simples mouvements de danse, tantôt de portraits, de « pièces de caractère », de tableaux pastoraux ou encore de miniatures théâtrales. La claveciniste suédoise Carole Cerasi nous offre ici une superbe intégrale en dix albums comprenant L’Art de toucher le clavecin et les quatre Livres, qu’elle répartit sur six clavecins différents. Le premier volume de l’intégrale s’ouvre avec L’art, que Cerasi donne sur une copie d’un Ruckers anversois de 1624 ; il se poursuit avec le Premier Livre qui occupe également les deuxième et troisième volumes. Ce livre comprend cinq ordres ; il fut publié en 1713, même si plusieurs des pièces qu’il contient avaient été écrites des années auparavant. Pour le Premier Livre, Carole Cerasi joue un clavecin anversois d’Andreas Ruckers, construit en 1636 et ravalé en 1763 à Paris par Henri Hemsch : une sonorité franco-flamande donc. © SM/Qobuz«Des Idées heureuses aux Ombres errantes, c'est un roman du Grand siècle qui s'ouvre sous les mains de Carole Cerasi. L'aventure de l'interprète devient celle de l'auditeur happé par le feuilleton des 27 Ordres.» (Diapason, janvier 2019)
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Musique de chambre - Paru le 19 octobre 2018 | Metronome

Hi-Res Distinctions Diapason d'or
François Couperin fut le membre le plus illustre d’une dynastie de musiciens comparable à celle de la famille Bach. Tout porte à croire que l’épithète « Le grand », que l’on trouve par écrit pour la première fois en 1780, lui avait déjà été conféré de son vivant afin de le distinguer des autres musiciens de sa famille. En plus de ses fonctions d’organiste du roi à Versailles, Couperin enseigna le clavecin à de nombreux élèves issus de la famille royale et des rangs de la noblesse et, au tournant du siècle, il était aussi actif comme compositeur que comme interprète. L’œuvre pour clavecin représente le point le plus haut dans sa production musicale, avec son ouvrage pédagogique L’Art de toucher le clavecin, publié en 1716 (dans lequel il traite de l’ornementation, du doigté, de la position du corps en général et des poignets en particulier, du toucher, du caractère de l’instrument, etc.) et surtout ses vingt-sept « ordres » – terme qu’il emploie pour désigner un groupe de pièces dans des tonalités proches, à mi-chemin entre la suite et l’anthologie – répartis en quatre volumes, parus entre 1713 et 1730. Il y développe un monde de fantaisie poétique qui prend tantôt la forme de simples mouvements de danse, tantôt de portraits, de « pièces de caractère », de tableaux pastoraux ou encore de miniatures théâtrales. La claveciniste suédoise Carole Cerasi nous offre ici une superbe intégrale en dix albums comprenant L’Art de toucher le clavecin et les quatre Livres, qu’elle répartit sur six clavecins différents. Les volumes 4, 5 et la première moitié du 6e comportent tout le Second Livre, publié en 1717. Ses sept ordres, de taille très variable, contiennent quelque pièces devenues célèbres en-dehors de leur contexte : Les Moissoneurs et surtout Les Baricades Mistérieuses. Quant aux Bergeries, Anna Magdalena Bach l’avait inclus dans son Clavierbüchlein datant de 1725, preuve que Bach tenait Couperin en très grande estime. On trouve aussi dans le Onzième Ordre le morceau satirique Les Fastes de la Grande et Ancienne Mxnxstrxndxsx, une farce de Couperin dans laquelle il convient de lire « Ménéstrandise ». Il s’agissait là d’une confrérie de musiciens fondée en 1321, qui tenta d’imposer une taxe sur les musiciens qui n’en faisaient pas partie, dont les clavecinistes. Couperin fit partie de ceux qui protestèrent devant le Roi et la Ménéstrandise fut dissoute. Le Deuxième Livre est partagé entre deux clavecins, une copie d’un instrument parisien d’Antoine Vater (1738) et à nouveau la copie du Ruckers de 1624 qui avait servi pour L’Art de toucher le clavecin. © SM/Qobuz«Des Idées heureuses aux Ombres errantes, c'est un roman du Grand siècle qui s'ouvre sous les mains de Carole Cerasi. L'aventure de l'interprète devient celle de l'auditeur happé par le feuilleton des 27 Ordres.» (Diapason, janvier 2019)
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Musique de chambre - Paru le 15 mars 2019 | Aparté

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Publiés en forme de supplément au Troisième Livre de Pièces de clavecin, les Concerts royaux réunissent des suites à la française et furent joués entre 1714 et 1715 à la cour de Louis XIV à l’occasion des concerts du dimanche que Madame de Maintenon organisait pour le roi. Ces Concerts sonnent comme un hommage à la fin de règne du Roi Soleil. Crépuscule d’une époque, ils sont aussi la chambre d’écho d’une vogue naissante, celle du goût pour la musique de chambre au début du XVIIIe siècle. En effet, bien que la partition ne précise pas l’instrumentation, son écriture suggère l’emploi d’une basse et de plusieurs dessus et non uniquement celui du seul clavecin. Entouré de Stéphanie-Marie Degand au violon, Georges Barthel à la flûte, Patrick Beaugiraud au hautbois et Atsushi Sakaï à la viole de gambe, Christophe Rousset, grand amoureux du répertoire du Grand Siècle, offre une version tout en majesté de ces Concerts qui jamais n’auront mieux porté leur qualificatif royal. © Aparté Music« [...] dans le Prélude du Premier Concert puis la Chaconne légère du Troisième, le violon de Stéphanie-Marie Degand et le hautbois de Patrick Beaugiraud parviennent à unir leurs individualités avec la souplesse d'un couple de danseurs. La viole toujours somptueuse de Sakaï se révèle aussi expressive dans le Prélude du Quatrième Concert que dans la délicate contrepartie glissée par Couperin dans le Troisième. Le continuo de Rousset éclaire chaque inflexion, guide et propose, s'efface ou relance les caractères d'un théâtre intime. [...] On cite souvent un Couperin aimant davantage "ce qui me touche que ce qui me surprend", nul doute que le riche médium du violon uni au subtil traverso de Georges Barthel aurait su lui tirer des larmes (Sarabande, Très tendrement). » (Diapason, avril 2019 / Philippe Ramin)