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Grâce au travail réalisé en amont avec les studios d'enregistrement, et en collaboration avec des labels de plus en plus nombreux, indépendants et majors (Plus Loin Music, Bee Jaz, Ambronay Editions, Zig Zag Territoires, ECM, Mirare, Aeolus, Ondine, Winter & Winter, Laborie etc.), Qobuz propose de plus en plus de nouveautés et une sélection croissante de son fond de catalogue en qualité Hi-Res 24 bits. Ces albums reproduisent à l'identique le son fourni par le studio en sortie de console, et offrent un confort d'écoute inégalé, supérieur à celui des CD (généralement \"réduits\" pour le mastering en 44,1 kHz / 16 bits). Les fichiers \"Qobuz Hi-Res\" sont sans DRM et sont 100% compatibles Mac et PC. Loin de la démarche du tout-MP3 qui s'est développée ces dernières années au détriment de la qualité sonore, Qobuz renoue ainsi avec l'exigence sonore pour faire bénéficier les mélomanes tout à la fois du confort de la musique en ligne et de l'exigence audiophile.

Note Les albums vendus par Qobuz en qualité Hi-Res 24 bits nous sont fournis par les labels directement. Ils ne sont pas ré-encodés depuis des SACD et nous garantissons leur provenance directe. Nous nous interdisons, pour faire grossir plus vite cette offre, les tripatouillages suspects.

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Musique de chambre - Paru le 30 août 2019 | Alpha

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Des mélomanes se souviendront peut-être d'un programme Sándor Veress (1907-1992) proposé en 1998 chez Teldec par András Schiff, Dénes Várjon et Heinz Holliger, récompensé notamment d'un Diapason d'Or. Ce disque avait permis la résurrection de quelques œuvres d'un des compositeurs hongrois de l'ère post-Bartók/Kodály les plus importants de son époque, né bien avant Ligeti. En réalité, c'est Holliger qui avait fortement encouragé cette redécouverte : au début des années 1990, il publiait déjà sur ECM un premier opus monographique regroupant la Passacaglia concertante, le Chant des Saisons et la Musica concertante. Veress, né en Hongrie à Kolozsvár (Transylvanie), fut le disciple de Bartók et Kodály à l'université de musique Franz-Liszt de Budapest, l'assistant de László Lajtha au département musical du Musée ethnographique de Budapest au début des années 1930, puis celui de Bartók à l'Académie hongroise des sciences de 1936 à 1940. En 1949, il quitte la Hongrie pour s'installer et enseigner à Berne en Suisse. Sa personnalité a profondément marqué la vie musicale et artistique de sa ville d'accueil. Si l'on ajoute alors qu'Holliger, né en 1939 à Langenthal dans le canton de Berne, a étudié la composition avec Veress lui-même, on entrevoit immédiatement les liens naturels entre eux. Après la mort de son maître bien-aimé, Holliger s'est voué à défendre ses œuvres les plus importantes. On est particulièrement heureux de voir trois interprètes aussi exceptionnels que la violoniste Vilde Frang, l'altiste Lawrence Power et le violoncelliste Nicolas Altstaedt s'immerger aujourd'hui dans le Trio à cordes de Veress, en deux mouvements bien contrastés, infiniment poétiques. Une magnifique partition, à découvrir de toute urgence. En deuxième partie, le rare quintette avec piano de Béla Bartók, une composition exigeante et d'esprit totalement romantique, d'environ trente-cinq minutes. Cette partition date évidemment de la jeunesse de Bartók, et plus précisément des années 1903-1904, donc un peu avant la conception de son Opus 1 répertorié, la Rhapsodie pour piano et orchestre. Une œuvre ample, dense, aux contrastes bien marqués, qui déjà fait la synthèse entre les divers courants du Romantisme, avec sans doute un net penchant pour Brahms, et bien sûr qui "hungarise" déjà. © Pierre-Yves Lascar/Qobuz
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Musique de chambre - Paru le 15 février 2018 | Alpha

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Editor's Choice
Le moins que l’on puisse dire, c’est que le jeu de la violoniste moldave Patricia Kopatchinskaja ne laisse pas indifférent, tant il se détache de celui de mille et un collègues plus « lisses » et plus consensuels. Il suffit pour cela d’écouter son explosive lecture de Tzigane de Ravel, où elle ose tout et même le reste : résultat extravagant, mais en vérité, elle est parfaitement à la mesure absolue de la partition, que bien trop de violonistes jouent de manière « proprette » : après cette écoute, vous ne voudrez jamais plus entendre autrement Tzigane. Kopatchinskaja murmure, rage, rêve, s’évanouit, écorche, surgit, explose, caresse, griffe, ondule, siffle, gifle, le tout pendant les quelque dix minutes que dure ce morceau de bravoure, d’humour et surtout de provocation. Sans doute Bartók, peu farceur, ne pouvait-il pas trop goûter l’allusion pseudo-hongroise de Ravel – n’ayant pas compris que le compositeur français ne faisait que mettre une bombe dans le pseudo-hongrois-tzigane à la viennoise –, à en juger par sa Deuxième Sonate pour violon et piano, dogmatiquement magyare et bartókienne à la fois, un morceau assez râpeux, il faut bien le dire. Beaucoup moins râpeuse est la somptueuse Sonate de Poulenc, écrite en 1943, au ton parfois tragique – même si le facétieux Poulenc fait sa Résistance personnelle en intégrant, dans chacun des trois mouvements, une citation voilée de Tea for Two, chanson interdite sous l’Occupation. En guise de respiration (pour la violoniste), la pianiste Polina Leschenko nous offre la courte mais efficace Valse d’après Coppélia de Dohnányi, petit clin d’œil franco-hongrois s’il en est, en prélude au plus grand qu’est Tzigane en couronnement d’album. © SM/Qobuz
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Musique de chambre - Paru le 24 février 2017 | Alpha

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik
La composition des trois quatuors enregistrés par le magnifique Quatuor Voce s’échelonne sur quelque vingt ans, mais tous trois sont nés en Europe centrale. Bartók écrivit son premier quatuor vers 1909, dans une sorte de sillage formel des derniers quatuors de Beethoven, même si le langage oscille entre le chromatisme post-wagnérien et les influences folkloriques chères au compositeur. Le contraste est saisissant avec le dernier quatuor de Janáček, écrit l’année même de sa mort en 1928, intitulé par le compositeur lui-même Lettres intimes en allusion à son singulier amour pour une femme de trente-huit ans sa cadette ; l’ouvrage représente en quelque sorte une lettre musicale faisant pendant aux quelque sept cent lettres que le compositeur et la jeune femme s’échangèrent au cours des dix dernières années de la vie du musicien. Enfin, les Cinq pièces d’Erwin Schulhoff, de 1924, reprennent divers styles allant du tango à la valse viennoise, de la tarentelle au folklore tchèque, dans un langage moderne et d’une grande qualité d’écriture. Le Quatuor Voce, l’un des plus fameux jeunes ensembles français d’aujourd’hui, permet à ces œuvres de jaillir avec spontanéité et fougue ; on notera qu’il n’y a pas de « premier violon » dans le quatuor, les deux violonistes passant du premier au second violon d’une œuvre à l’autre. © SM/Qobuz