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Grâce au travail réalisé en amont avec les studios d'enregistrement, et en collaboration avec des labels de plus en plus nombreux, indépendants et majors (Plus Loin Music, Bee Jaz, Ambronay Editions, Zig Zag Territoires, ECM, Mirare, Aeolus, Ondine, Winter & Winter, Laborie etc.), Qobuz propose de plus en plus de nouveautés et une sélection croissante de son fond de catalogue en qualité Hi-Res 24 bits. Ces albums reproduisent à l'identique le son fourni par le studio en sortie de console, et offrent un confort d'écoute inégalé, supérieur à celui des CD (généralement \"réduits\" pour le mastering en 44,1 kHz / 16 bits). Les fichiers \"Qobuz Hi-Res\" sont sans DRM et sont 100% compatibles Mac et PC. Loin de la démarche du tout-MP3 qui s'est développée ces dernières années au détriment de la qualité sonore, Qobuz renoue ainsi avec l'exigence sonore pour faire bénéficier les mélomanes tout à la fois du confort de la musique en ligne et de l'exigence audiophile.

Note Les albums vendus par Qobuz en qualité Hi-Res 24 bits nous sont fournis par les labels directement. Ils ne sont pas ré-encodés depuis des SACD et nous garantissons leur provenance directe. Nous nous interdisons, pour faire grossir plus vite cette offre, les tripatouillages suspects.

40 albums triés par Date : du plus récent au moins récent et filtrés par Musique concertante et 24 bits / 48 kHz - Stereo
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Musique concertante - Paru le 6 mars 2020 | BR-Klassik

Hi-Res Livret Distinctions 5 étoiles de Classica
« Ce disque constitue le "testament français" de Mariss Jansons, disparu huit mois plus tard. Une remarque préalable : [...] on approfondit aujourd’hui plus que jamais l’art de Saint-Saëns. C’est vrai chez Jansons [...]. Ici, un soin minutieux est porté à la restitution de toutes les voix, et particulièrement des parties de vents. Avec cela, la texture générale reste transparente, même dans les moments les plus puissants du finale, de sorte que la Symphonie "avec orgue" perd son caractère de monument académique. L‘orgue, comme il se doit, n’est pas traité en soliste mais s’intègre parfaitement à l’orchestre et ne parade pas. Le Concerto pour orgue de Poulenc avait été conçu comme une œuvre de chambre pour l’orgue de salon de la princesse de Polignac, mais il est évident que la partition, éloquente et souvent grandiose, sonne mieux avec un effectif plus large. Jansons joue ici la carte du grand style symphonique et le résultat est impressionnant. La Lettone Iveta Apkalna [... ]se trouve sur la même longueur d’onde que le chef, ouvrant de grandioses pleins jeux mais ménageant aussi de délicates pauses mélodiques dans les mouvements calmes.» (Classica, avril 2020 / Jacques Bonnaure)
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Concertos pour violon - Paru le 28 février 2020 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or / Arte - 5 étoiles de Classica
Presque quarante années séparent La Nuit transfigurée du Concerto pour violon, la première encore empreinte de la pensée de Brahms et de Wagner, l’autre résultant de la richesse de cette époque plus tardive où Schönberg parvient à combiner au cœur du dodécaphonisme une multiplicité d’approches. Entre post-romantisme crépusculaire et rigueur “classique”, Isabelle Faust et ses plus fidèles complices nous offrent une interprétation extraordinairement vivante des pages parmi les plus remarquables de littérature musicale du XXe siècle. © harmonia mundi« Il faut tout le magnétisme d'Isabelle Faust pour inscrire dans un même geste ardent La Nuit transfigurée et le concerto dodécaphonique de 1936.» (Diapason, mars 2020)
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Musique concertante - Paru le 17 janvier 2020 | Royal Concertgebouw Orchestra

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Un grand atout de cette nouvelle version du célébrissime Troisième Concerto de Rachmaninoff est son aspect presque chambriste (un comble !), donné à la fois par le soliste et par le chef, qui sont pourtant deux vedettes internationales. Une fois n’est pas coutume, c’est agréable de ne pas avoir un Steinway sur les genoux comme dans la plupart des versions anciennes ou modernes. L’équilibre entre piano et l’orchestre est plus naturel ; le soliste s’imbrique dans le flux orchestral intense de Rachmaninofff, dirigé ici de manière très subtile par un Valery Gergiev des grands soirs. Né à Tachkent en 1990, le pianiste ouzbek Behzod Abduraimov conjugue puissance et fluidité à travers une technique hallucinante, se jouant de tous les pièges d’une musique écrite par un des plus grands virtuoses de son temps. À ce stade-là de génie pianistique, il ose tout : des nuances impalpables jusqu’à une virtuosité la plus hardie en passant par un splendide art du chant. Le Concertgebouw d’Amsterdam lui répond avec sa grâce habituelle et chaque intervention des solistes de l’orchestre est un pur régal. Un très beau disque – malgré un minutage un peu chiche. © François Hudry/Qobuz
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Concertos pour violon - Paru le 10 janvier 2020 | Sony Classical

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Voilà une manière particulièrement intelligente d’explorer l’entourage de Beethoven par des chemins de traverse. Le nom du violoniste virtuose Franz Clement n’est resté dans la mémoire de quelques mélomanes que pour avoir été le dédicataire et le premier interprète du Concerto pour violon de son ami Beethoven. Les deux hommes firent connaissance en 1794, alors que le violoniste n’avait que quatorze ans. C’est d’ailleurs sous la direction de Beethoven que Clement joua son propre Concerto pour violon en ré majeur lors du concert de charité qui voit la création de la Symphonie "Eroica", en 1805, au théâtre An der Wien. L’année suivante, Beethoven composera son Concerto pour violon Op. 61 dans la même tonalité en citant un passage mélodique de l’oeuvre de Clement au début du célèbre Larghetto de son concerto. Un hommage discret comme Beethoven tenait à le faire parfois pour ses amis, tel que Mälzel, l’inventeur du métronome, dans l’Allegro scherzando de sa Symphonie n° 8. Doté d’un jeu élégant, léger et subtil, Clement était également un compositeur de talent si l’on en juge par cet enregistrement qui est une sorte de révélation grâce à la chaleureuse éloquence de la violoniste germano-polonaise Mirijam Contzen qui joue ici deux des six concertos pour violon de Franz Clement. Plus qu’une simple exhumation historique, cet album magnifiquement dirigé par Reinhard Goebel, rend justice à deux œuvres qui peuvent entrer sans peine dans le grand répertoire des violonistes. © François Hudry/Qobuz 2020
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Concertos pour clavier - Paru le 6 décembre 2019 | Berlin Philharmonic Orchestra

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Enregistrés lors de quatre concerts donnés à Berlin en 2010, revoici les cinq concertos pour piano de Beethoven venant compléter l’intégrale très réussie des symphonies de Sir Simon Rattle avec « ses » Berliner Philharmoniker. Bien qu’antérieures aux symphonies, on retrouve dans ces captations la même option chambriste avec un orchestre aux dimensions nettement réduites par rapport aux habitudes ancestrales du fameux orchestre berlinois. Cette intégrale est d’abord un régal orchestral grâce au lyrisme des pupitres de vents et à l’aspect soyeux des cordes. Loin de n’être que le soutien de la soliste, la pianiste japonaise Mitsuko Uchida, l’orchestre semble bien au contraire mener le jeu avec une alacrité rythmique et un inimitable sens de la rhétorique. Dès lors, le piano de Mitsuko Uchida se fait presque modeste, ne cherchant jamais à tirer la couverture, dans un dialogue constant avec le chef et l’orchestre.De la bonhommie des deux premiers concertos au Cinquième, faussement nommé L’Empereur, qui ouvre la voie aux concertos romantiques, en passant par le Quatrième avec son sublime Andante con moto traversé par des questions métaphysiques, cette conception intime replace le corpus beethovénien dans sa chronologie, n’oubliant jamais que ces concertos sont tous nés dans la première décennie du XIXe siècle, en plein classicisme viennois triomphant, à l’époque où Joseph Haydn écrivait ses derniers chefs-d’œuvre et que la Grande Armée de Napoléon bombardait Vienne. Dans une telle perspective sonore renforcée par une prise de son ne rendant jamais le piano envahissant, ces concertos, trop souvent interprétés comme des œuvres écrites cinquante ans plus tard, retrouvent ici une vérité première et, surtout, un équilibre instrumental qu’ils avaient peu à peu perdu. © François Hudry/Qobuz
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Concertos pour instruments à vent - Paru le 22 novembre 2019 | NoMadMusic

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Après “Waiting for Clara” consacré à Brahms et Schumann, ce deuxième album du clarinettiste Julien Hervé remonte encore quelques années en arrière à l’apogée du style classique, avec le Quintette et le Concerto de Mozart. Ayant découvert l’instrument sur le tard, Mozart en tomba complètement amoureux et lui dédia ces sublimes pages. Placé sous le signe de l’hédonisme, ce programme lumineux enregistré en concert nous invite à (re)découvrir deux des plus grands chefs-d’oeuvre du repertoire pour clarinette. © NoMadmusic
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Concertos pour clavier - Paru le 4 octobre 2019 | Alpha

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Suite à deux projets éblouissants avec la violoncelliste Marie-Elisabeth Hecker, son épouse à la ville, Martin Helmchen a commencé une collaboration en solo avec le label Alpha Classics par la publication d’une remarquable interprétation des Variations Diabelli, l’une des meilleures des dernières années, et sans doute supérieure à celle de Gorini parue sur le même label. Dans le cadre de l’année Beethoven, il s’associe avec le chef Andrew Manze pour une intégrale des Concertos du Maître de Bonn. Ce premier volet donne le ton. Dès le mouvement initial du Second Concerto, la vélocité de l'ensemble, la résurgence d’un esprit musical ici revivifié et qui se traduit avant tout dans cette musicalité suprême et célébrant le côté fébrile du Maître de Bonn, s’avèrent saisissantes. Après cet allegro pris réellement « con brio », contraste majeur avec l’Adagio où Martin Helmchen déploie un chant pudique, une tendresse lyrique qui se souviennent des derniers concertos de Mozart ; ici, cependant, il y a quelque chose de profondément moderne, par ce sens accru de l’attente, du « suspense », de la suspension aussi, qui singularisent alors le jeune Beethoven. Dans l’Empereur, enregistré à la Philharmonie de Berlin, le piano de Helmchen continue de concilier les inconciliables – ce mélange d’impétuosité et de tendre lyrisme – sans jamais forcer le trait, et l’orchestre dirigé par Manze, vif, et sensible, donne l’ampleur dont Martin Helmchen a dû longtemps rêver. Une nouveauté à ne pas manquer, pour tous ceux qui ont peur de se perdre dans l’océan Beethoven qui se prépare. © Pierre-Yves Lascar/Qobuz
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Concertos pour violon - Paru le 13 septembre 2019 | Ondine

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Concertos pour violon - Paru le 13 septembre 2019 | Orfeo

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Musique concertante - Paru le 12 juillet 2019 | Signum Records

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Musique concertante - Paru le 10 juillet 2019 | Signum Records

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Musique concertante - Paru le 26 juin 2019 | Signum Records

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Concertos pour clavier - Paru le 7 juin 2019 | Lawo Classics

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Musique concertante - Paru le 20 mai 2019 | Signum Records

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Musique concertante - Paru le 15 mai 2019 | ZKP RTVSLO

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Concertos pour instruments à vent - Paru le 8 février 2019 | Sony Classical

Hi-Res Distinctions 5 de Diapason
« Première clarinette des Wiener Philharmoniker, Daniel Ottensamer voit "La Vie en rose"... à Munich. [...] Le Symphonique de Munich excelle à restituer virtuosité, clarté et brillance à un répertoire qui n'est facile qu'en apparence. Jouant de toutes les couleurs de son instrument, Daniel Ottensamer semble, lui, avoir trouvé la voix juste de la clarinette française : "celle, écrit Berlioz, de l'héroïque amour". » (Diapason, avril 2019 / Bertrand Hainaut)
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Musique concertante - Paru le 27 juillet 2018 | deutsche harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 étoiles de Classica
Au XVIIe et pendant une bonne partie du XVIIIe siècle, Naples fut l’un des principaux centres de la musique européenne : conservatoires, opéras (dont le célèbre San Carlo qui à son achèvement était le plus grand au monde), concerts d’église, la ville débordait d’accents musicaux en tout genre et il n’est pas étonnant qu’y foisonnèrent des noms tels que Alessandro et Domenico Scarlatti, Porpora, Hasse, Vinci, Durante ou Cimarosa, pour se limiter aux plus fameux. Le présent album rassemble quelques œuvres de compositeurs napolitains, qui ont manifestement cherché à charmer, à séduire et à divertir. On appréciera la multiplication de détails ornementaux et l’exploitation de riches schémas harmoniques, sous-tendant une grande invention mélodique. Bref, le vrai « style napolitain ». Un mot sur ce compositeur, Caudioso, totalement inconnu au bataillon à telle enseigne que l’on se demande si le copiste de l’époque n’a pas chiffonné l’orthographe du nom, plus connu, de Cimarosa. Enfin, sachez que toutes ces œuvres sont présentées en première discographique mondiale, du moins sur instruments d’époque ; les concertos sont partagés entre trois solistes, spécialistes reconnus de la mandoline baroque (et de la mandole, de la guitare baroque et Renaissance, du mandolone, des divers luths…) : Juan Carlos Muñoz, Mari Fe Pavón et Alla Tolkacheva, accompagnés par l’ensemble Artemandoline. © SM/Qobuz
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Concertos pour violoncelle - Paru le 18 mai 2018 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - 4F de Télérama - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Après deux albums salués par la critique internationale unanime, l’Ensemble Resonanz, basé à Hambourg, propose un enregistrement consacré à Carl Philip Emanuel Bach : les Concertos pour violoncelle Wq. 170 et Wq. 172, respectivement de 1750 et 1753, et la Symphonie Wq. 173 de 1741. On remarquera d’emblée la différence radicale de langage entre les deux concertos, écrits après la mort de Bach-le-Père, et la Symphonie, écrite encore de son vivant : les concertos regardent résolument vers l’époque classique en devenir, y compris dans le futur « Sturm und Drang » (à cet égard, le Concerto en la mineur qui ouvre l’album, tout en vigueur et en oppression mélodique, est un parfait exemple), tandis que la Symphonie procède du baroque en cours de mutation finale. La lecture cristalline qu’offre le violoncelliste Jean-Guilhen Queyras et l’Ensemble Resonanz sous la direction de son nouveau directeur musical en résidence, le violoniste Riccardo Minasi, s’oppose sans vergogne aucune à la vogue – parfois assez intrusive il est vrai, voire dictatoriale et exclusive – des instruments d’époque qui voudrait que toute musique avant Mozart (et encore, même Mozart) n’eût pas droit d’être joué sur instruments modernes. Queyras, Resonanz et Minasi ont su se saisir des véritables apports stylistiques de la mode baroque. Voilà un bien bel album, superbement joué, et qui sait faire ressortir toute l’originalité de Carl Philip Emanuel Bach. © SM/Qobuz« Leur première rencontre au disque fait des étincelles, dans deux concertos exubérants où Riccardo Minasi excelle à mettre Jean-Guihen Queyras tout à la fois en danger et en valeur. Quel orchestre ! » (Diapason, juillet/août 2018)
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Concertos pour violon - Paru le 27 avril 2018 | Berlin Classics

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Dans le célèbre couvent, conservatoire et orphelinat Ospedale della Pietà de Venise, où Vivaldi fut longtemps professeur de violon et compositeur principal, l’on venait déposer les bébés point désirés, en l’occurrence des filles. Bon nombre de ces filles, une fois grandes, devinrent musiciennes et beaucoup d’entre elles se hissèrent au plus haut niveau de renommée. Pour l’une de ces pupilles, une certaine Anna-Maria dal Violin (le « dal Violin » n’était pas un nom de famille mais un surnom soulignant sa qualité de musicienne) Vivaldi écrivit nommément quelque vingt-cinq concertos, preuve éclatante qu’elle avait acquis une maîtrise considérable ; à telle enseigne qu’on venait de loin pour l’écouter, semble-t-il. L’écouter et non pas la voir car les demoiselles devaient jouer derrière un paravent, de sorte qu’il était impossible de se faire une idée de leur apparence. Si, Rousseau y réussit en 1743 : « Si vous êtes si curieux de voir ces petites filles », lui dit un ambassadeur, « il est aisé de vous contenter. Je suis un des administrateurs de la maison. En entrant dans le salon qui renfermait ces beautés si convoitées, je sentis un frémissement d’amour que je n’avais jamais éprouvé. M. le Blond me présenta l’une après l’autre ces chanteuses célèbres dont la voix et le nom étaient tout ce qui m’était connu. Venez, Sophie… Elle était horrible. Venez, Cattina… Elle était borgne. Venez, Bettina… La petite vérole l’avait défigurée. » La violoniste Midori Seiler, accompagnée du Concerto Köln, a choisi une belle poignée des concertos conçus pour ladite Anna-Maria. Certes, on ne saura jamais comment elle jouait, mais on peut se faire une idée de certaines tendances puisque la jeune femme tenait un journal musical, dans lequel elle a noté quelques variantes pour le second mouvement du Concerto RV270a, que l’on peut entendre ici. À titre de parallèle, on entendra également un concerto de Galuppi et un d’Albinoni, certes pas écrits pour Anna-Maria, mais dans une veine approchante. En phase totale avec l’usage de l’Ospedale, le Concerto Köln n’a pas hésité à rajouter dans la partition des moments de bois doublant les cordes : flûtes, hautbois et même chalumeau, l’ancêtre de la clarinette que Vivaldi avait plusieurs fois utilisé dans ses concertos. © SM/Qobuz
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Concertos pour violon - Paru le 13 avril 2018 | Ondine

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Gramophone Award - Gramophone Record of the Month - Prise de Son d'Exception - 5 Sterne Fono Forum Klassik - 5 étoiles de Classica
La Finlande est aujourd’hui une des terres musicales les plus riches de la planète, produisant, grâce à la qualité exceptionnelle de son enseignement musical, de nombreux compositeurs, chefs d’orchestre et interprètes qui font carrière dans le monde entier. Le très riche catalogue du dynamique éditeur finlandais Ondine contient de nombreux enregistrements du violoniste allemand Christian Tetzlaff (Sonates et Partitas pour violon seul) de Bach, sonates de Mozart, Trios de Brahms, concertos de Mendelssohn, Schumann et Chostakovitch) et du chef d’orchestre finlandais Hannu Lintu (Sibelius, Mahler, Enescu, Berio, Messiaen, Lindberg, Melartin), mais c’est leur premier disque en commun. Les deux Concertos pour violon de Bartók ont été écrits à trente ans d’intervalle pour deux virtuoses. Si le Deuxième Concerto, en forme de thème et variations se développant d’ingénieuse manière sur trois mouvements, est connu depuis longtemps, le premier est resté longtemps inédit. Écrit comme une déclaration d’amour à la violoniste suisse d’origine hongroise Stefi Geyer dont Bartók était amoureux, il a été tenu secret par sa dédicataire ; c’est bien après la mort du compositeur que la violoniste fit connaître l’œuvre au mécène et chef d’orchestre Paul Sacher, très proche de Bartók, qui en assura la création avec Hansheinz Schneeberger, en 1958 seulement. Les deux concertos de Bartók, essentiels dans le répertoire pour violon et orchestre, trouvent bienheureusement un regain d’intérêt auprès des violonistes de la jeune génération – l’enregistrement des mêmes œuvres par Renaud Capuçon chez Warner est paru il y a quelques semaines. Cette nouvelle version, magnifiquement enregistrée, en explore avec soin toute la richesse orchestrale, en parfait dialogue avec le violon superlatif de Christian Tetzlaff. © François Hudry/Qobuz« [...] L'accompagnement de l'Orchestre de la Radio finlandaise et la prise de son ont leur part dans la nouvelle référence qui s'impose ici malgré la haute qualité d'une très riche discographie. Lintu et son orchestre ne laissent rien dans l'ombre. Plus important encore : leur phrasé se nourrit aussi intensément que celui du soliste de cette nervure rythmique à laquelle le Concerto n°2 doit son renouvellement et son style singulier. [...] Quand avons-nous entendu les passages affolants de virtuosité investis, dans leur moindre atome, par une telle force ? Nouveau triomphe pour Tetzlaff, un an après ses Bach. » (Diapason, juillet-août 2018 / Patrick Szersnovicz)