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Grâce au travail réalisé en amont avec les studios d'enregistrement, et en collaboration avec des labels de plus en plus nombreux, indépendants et majors (Plus Loin Music, Bee Jaz, Ambronay Editions, Zig Zag Territoires, ECM, Mirare, Aeolus, Ondine, Winter & Winter, Laborie etc.), Qobuz propose de plus en plus de nouveautés et une sélection croissante de son fond de catalogue en qualité Hi-Res 24 bits. Ces albums reproduisent à l'identique le son fourni par le studio en sortie de console, et offrent un confort d'écoute inégalé, supérieur à celui des CD (généralement \"réduits\" pour le mastering en 44,1 kHz / 16 bits). Les fichiers \"Qobuz Hi-Res\" sont sans DRM et sont 100% compatibles Mac et PC. Loin de la démarche du tout-MP3 qui s'est développée ces dernières années au détriment de la qualité sonore, Qobuz renoue ainsi avec l'exigence sonore pour faire bénéficier les mélomanes tout à la fois du confort de la musique en ligne et de l'exigence audiophile.

Note Les albums vendus par Qobuz en qualité Hi-Res 24 bits nous sont fournis par les labels directement. Ils ne sont pas ré-encodés depuis des SACD et nous garantissons leur provenance directe. Nous nous interdisons, pour faire grossir plus vite cette offre, les tripatouillages suspects.

1 album trié par Plus distingués et filtré par Classique, Charles Baton, Ricercar et 24 bits / 88.2 kHz - Stereo
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Classique - Paru le 26 mai 2017 | Ricercar

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
La vielle à roue existe depuis presque un millénaire sous différentes formes – initialement, il fallait deux personnes pour la faire tourner –, mais au Moyen-Âge, elle adopta bientôt des formes plus maniables, jouables par un seul musicien, qui étaient principalement vouées à l’accompagnement du chant monodique. Aux XIVe et XVe siècles, l’avènement de la musique savante polyphonique conduisit au déclin social et musical des instruments à bourdons : la vielle à roue quitta les cercles de l’élite pour être jouée par des mendiants, en milieu rural, ou sa sonorité un peu aigrelette lui permettait d’être entendue bien plus que n’importe quel instrument à cordes. Après avoir été l’instrument des couches inférieures de la société pendant trois bons siècles, la vielle fut remise au goût du jour par l’aristocratie française du XVIIIe siècle, suite au courant d’idéalisation et d’imitation de la vie paysanne qui incita la noblesse à se réapproprier ces instruments, considérés auparavant comme inférieurs. Une musique pastorale stylisée apparut, faisant appel à la vielle et à la cornemuse (des vraies, ou parfois des imitations confiées à d’autres instruments, ainsi qu’on peut le voir dans cet album où deux musettes pour clavecin, de Daquin et Rameau, sont données dans leur format original à titre de comparaison des langages), transformées afin de répondre au raffinement musical des cercles aristocratiques. De célèbres amateurs, comme Marie Leczinska, épouse de Louis XV, cohabitèrent avec une nouvelle génération de musiciens professionnels virtuoses de la vielle, comme « l’illustre » Danguy, Monsieur Ravet, François Bouïn, Charles Bâton ou Jean-Baptiste Dupuits. Des œuvres techniquement exigeantes furent alors écrites pour et par ces interprètes, ainsi que des adaptations et transcriptions de pièces célèbres. Plus de deux cent œuvres furent composées pour la vielle entre 1725 et 1765. Celles-ci peuvent être divisées en deux catégories : d’une part, une musique relativement simple, évoquant l’image idéalisée du paysan arcadien, de la fête de village et des plaisirs champêtres et d’autre part, une musique plus complexe, écrite dans le style de la musique de chambre instrumentale de l’époque. La musique du présent programme – écrite par ou pour les virtuoses de l’époque – se place entièrement dans le cadre de cette deuxième catégorie, à l’exception peut-être des variations de Michel Corrette sur La Furstemberg, d’essence quasi-villageoise. On entendra donc des œuvres fort complexes harmoniquement, avec violon, clavecin, violoncelle/viole de gambe, théorbe et la vielle qui rajoute son grain de sel, son bourdon et ses sonorités parfois trompettantes au discours. © SM/Qobuz