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Grâce au travail réalisé en amont avec les studios d'enregistrement, et en collaboration avec des labels de plus en plus nombreux, indépendants et majors (Plus Loin Music, Bee Jaz, Ambronay Editions, Zig Zag Territoires, ECM, Mirare, Aeolus, Ondine, Winter & Winter, Laborie etc.), Qobuz propose de plus en plus de nouveautés et une sélection croissante de son fond de catalogue en qualité Hi-Res 24 bits. Ces albums reproduisent à l'identique le son fourni par le studio en sortie de console, et offrent un confort d'écoute inégalé, supérieur à celui des CD (généralement \"réduits\" pour le mastering en 44,1 kHz / 16 bits). Les fichiers \"Qobuz Hi-Res\" sont sans DRM et sont 100% compatibles Mac et PC. Loin de la démarche du tout-MP3 qui s'est développée ces dernières années au détriment de la qualité sonore, Qobuz renoue ainsi avec l'exigence sonore pour faire bénéficier les mélomanes tout à la fois du confort de la musique en ligne et de l'exigence audiophile.

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Classique - Paru le 24 février 2016 | Ricercar

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4 étoiles Classica
En 1617 fut représenté à Mantoue une immense œuvre théâtrale traitant du personnage de Marie-Madeleine ; la partie musicale rassemblait des pièces de Monteverdi, Muzio Effrem (qui fut maître de chapelle de Gesualdo), Alessandro Guivizzani et Salomone Rossi, toutes données dans ce nouvel enregistrement signé de l’ensemble Scherzi Musicali. Mais on n’arrive guère au-delà de vingt minutes de musique ; alors pour compléter le CD, il nous est proposé découvrir La Maddalena d’Antonio Bertali (1605 – 1669), un oratorio sacré de 1663 traitant du même personnage, quand bien même dans un tout autre format musical. L’instrumentation fait appel à des cordes graves – violes – ainsi que, par moments, à des cornets en sourdine, pour un effet sonore des plus saisissants. Les Scherzi Musicali explorent ici un répertoire rarement abordé, d’une intense beauté et d’un profond recueillement – un peu de douceur en cette époque terriblement violente, guerres, famines et épidémies se chargeant de dépeupler des pays entiers ; l’appel à la douce féminité de Marie-Madeleine semble une sorte de contrepoids à toutes ces abominations. Enregistré en février 2015 à l’église de Saint-Trond (Belgique). © SM/Qobuz« [...] Le somptueux prologue de Monteverdi, forgé sur le modèle de L’Orfeo, alterne un ritornello à cinq parties (ici richement orchestré et varié) et sept stances pour ténor solo, interprétées par Nicolas Achten lui-même, avec un admirable raffinement dans l’expression et l’ornementation. [...) L’influence des modèles opératiques romains (en particulier Luigi Rossi) transparaît dans sa Maddalena au pathétisme sobre. L’œuvre offrant peu de parties instrumentales, Nicolas Achten a étoffé un continuo coloré : un modèle de réalisation polyphonique, aux antipodes du fouillis étincelant qui fait aujourd’hui florès parmi les ensembles « à la mode ». Les chanteurs servent leurs parties avec intelligence et style – il est permis de préférer le velours des deux ténors à la présence trop effacée de la basse. Deux voix féminines judicieusement contrastées se prêtent aux deux « Marie » : la mère éplorée s’incarne idéalement dans le mezzo profond et la digne éloquence de Luciana Mancini, tandis que la pécheresse repentie est transfigurée par le lumineux soprano de Deborah Cachet.» (Diapason, mai 2016 / Denis Morrier)