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Note Les albums vendus par Qobuz en qualité Hi-Res 24 bits nous sont fournis par les labels directement. Ils ne sont pas ré-encodés depuis des SACD et nous garantissons leur provenance directe. Nous nous interdisons, pour faire grossir plus vite cette offre, les tripatouillages suspects.

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Musique vocale sacrée - Paru le 19 août 2016 | Ricercar

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama - Gramophone Editor's Choice - 4 étoiles Classica - 5 Sterne Fono Forum Klassik
À une forte génération de distance l’un de l’autre, Johann Caspar Kerll (1627-1693) et Johann Fux (1660-1741) furent en leur genre des précurseurs de Mozart : tous deux vécurent longtemps à Vienne, dans le cercle musical de l’empereur de leur époque. Cet album présente leurs requiems respectifs, composés en 1689 (et dédié à l’empereur Leopold Ier) pour Kerll, en 1720 pour Fux (initialement conçu pour les funérailles de la veuve de Leopold Ier, il fut repris en 1740 pour celles de Charles IV). On notera que le Requiem de Kerll est celui d’un homme arrivé au terme de sa vie et qui se préoccupe, musicalement parlant, du repos de son âme, tandis que celui de Fux est délibérément un ouvrage de circonstance et d’apparat – l’un est intime, l’autre solennel. Serait-il erroné d’imaginer que Mozart aurait pu avoir connaissance de ces deux ouvrages, dans les archives du Stefansdom de Vienne, et ait laissé leurs accents quelque peu influencer la conception de son propre Requiem ? C’est ce que met en avant cet album, enregistré par les ensembles Vox Luminis (pour les voix), L’Achéron (pour la partie instrumentale du Kerll) et Scorpio Collectif (pour la partie instrumentale de Fux). © SM/Qobuz« [...] Vienne, Saint-Etienne et la cour, à une génération d’intervalle, sont bien les seuls liens entre l’audacieuse et intime Missa pro defunctis (1689) de Kerll et le puissant Kaiserrequiem (1720) de Fux, dont la perfection contrapuntique apparaît, en regard, bien conventionnelle. [...] La messe des défunts, pour soprano, alto, deux ténors et basse, violes et orgue, joint aux solistes un ripieno vocal sur certaines sections. [...] Registres sombres accentués par les archets de l’Achéron, robuste Introït venu des abysses, souffle puissant du ripieno et des doublures, tendresse du thème du Kyrie : Vox Luminis unifie la partition de Kerll sous la lumière d’une spiritualité confiante, plus sereine que la vision de Van Nevel. [...] Johann Joseph Fux (1660-1741), Kapellmeister de Vienne à partir de 1715 et jusqu’à sa mort, est passé à la postérité comme le parangon du contrepoint grâce à son traité Gradus ad Parnassum. Ce que valide ce vaste Kaiserrequiem pour obsèques impériales, qui alterne ensemble soliste à cinq voix avec cordes et chœur (doublé par les vents).» (Diapason, septembre 2016 / Sophie Roughol)
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Classique - Paru le 6 novembre 2012 | Ricercar

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama - Coup de coeur de l'Académie Charles Cros - 4 étoiles Classica - Hi-Res Audio
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Musique de chambre - Paru le 11 février 2014 | Ricercar

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Joker de Crescendo - Le Choix de France Musique - Hi-Res Audio
On ne sait pas grand chose de la vie et de l'activité musicale de Anthony Holborne, si ce n'est qu'il était musicien à la cour d'Angleterre au service de la reine Elizabeth. Auteur de pièces pour consorts de violes, il est à la fois original et insondable. La langueur et la théâtralité des pavanes, la vigueur et l'élégance des gaillardes, la dimension poétique exceptionnelle de sa musique renforcée par sa part de mystère rendent ses oeuvres encore plus attachantes. La dimension mélancolique de ces Fruits de l'amour est admirablement rendue par les musiciens de L'Achéron, animés par la viole plaintive de François Joubert-Caillet. FH
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Musique vocale profane - Paru le 16 septembre 2015 | Ricercar

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Choc de Classica - Choc Classica de l'année
Au cours de la première moitié du XVIIe siècle, Venise ouvre un nouveau chapitre de l’histoire de l’art : non seulement on y invente l’opéra public, mais aussi la musique instrumentale « savante » y acquiert ses lettres de noblesse. Voici des airs sélectionnés parmi une dizaine d’opéras de Cavalli (qui en écrivit vingt-sept), composés entre 1653 et 1667, rien que des chefs-d’œuvre de tendresse, de beauté et d’émotion – on n’en attendait pas moins de Cavalli, auteur des immortelles Vêpres de la Vierge Marie que l’on sait. Les personnages tragiques ou dramatiques trouvent dans sa musique, tout en concision orchestrale – cordes et continuo –, le développement de leurs caractères les plus intimes. Aux commandes, l’impeccable Leonardo García Alarcón qui a rassemblé l’ensemble belge Clematis et sa propre Capella Mediterranea (française et méditerranéenne à la fois) pour accompagner l’émouvante voix de Mariana Flores. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 12 mars 2013 | Ricercar

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4 étoiles Classica - Hi-Res Audio
Œuvres de Josquin, Obrecht, Ghiselin, Regis, Juvenis, Tromboncino, C. et S. Festa, Brumel, Bendusi, Willaert, Bassano
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Musique de chambre - Paru le 12 mai 2017 | Ricercar

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Choc de Classica
Les Pièces de viole de Marin Marais sont parues en cinq livres (1686-1689, 1701, 1711, 1717 et 1725). À l'époque où Marais publia le Premier Livre, le petit monde des violistes était en pleine ébullition. À côté de la vénérable tradition du jeu de la viole seule se développe la pratique très originale du jeu à deux ou trois violes. Par ailleurs, l’une des grandes nouveautés de ce recueil est l'adjonction de la basse continue. Mais lors de l'édition, dont l'impression fut achevée en 1686, le fascicule de basse continue n'était pas prêt de sorte que le livre fut proposé ainsi, sans la basse continue. Cela permet sans doute d'imaginer que ses pièces peuvent être jouées sans la basse, ainsi qu'en témoignent également quelques pièces connues aujourd'hui en manuscrit et dépourvues de la basse continue. Mais il faut bien reconnaître que la basse continue apporte à ces pièces un soutien harmonique et expressif considérable. Ce n'est qu’en 1689 que le fascicule de basse continue fut enfin imprimé : « Lorsque je donnay au Public mon Livre de Pieces a une et deux Violes, j’avois bien dessein d’y joindre aussy les Basse-continües, qui en sont la partie essentielle. Mais comme la gravure est une entreprise tres longue, cela m’obligea a en differer l’execution jusqu’a ce jour. Je les ay toutes chiffrées, pour le joüer sur le Clavecin ou sur le Theorbe, ce qui fait tres bien avec la Viole qui joue le sujet ». Le Premier Livre contient quatre-vingt-treize pièces groupées, selon la tradition des luthistes et des clavecinistes, par tonalité. Les pièces sont éditées dans l’ordre de la suite classique française : Prélude (et/ou Fantaisie), Allemande, Courante, Sarabande, Gigue, puis viennent les « petites danses », Menuet, Gavotte, éventuellement l’un ou l’autre Rondeau et enfin Passacaille ou Chaconne. Le désormais célèbre violiste François Joubert-Caillet et ses acolytes de L'Achéron ont « instrumenté » les basses continues des suites pour permettre à l’auditeur de pénétrer dans différentes atmosphères : intimiste avec un théorbe ou une guitare seulement, fleurie avec un théorbe et une guitare ou un archiluth, lumineuse, virile ou panachée avec un clavecin. Les suites en ré mineur et majeur étant trop longues, elles ont été divisées en deux suites chacune pour permettre une meilleure lisibilité. Pour la même raison, la succession des suites ne suit pas l’ordre des 93 pièces du livre – ce dernier n’ayant naturellement pas été composé pour être joué ou écouté dans l’ordre du début à la fin –, mais tente de le parcourir en faisant passer l’auditeur au travers de couleurs contrastées pour que le voyage soit plus confortable. © SM/Qobuz« Il fallait bien un jour qu'un gambiste parte à l'assaut des quelques 600 pièces de viole de Marin Marais. Le jeune François Joubert-Caillet, déjà remarqué avec ses complices de L'Achéron par des superbes enregistrements, ose ainsi l'aventure et s'empare des 93 numéros du Premier Livre. D'un trait aussi souple qu'assuré, aussi ingambe que lyrique, il restitue la formidable variété de cette musique, soutenu par un continuo remarquable.» (Classica, juin 2016)
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Classique - Paru le 23 novembre 2018 | Ricercar

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Le présent enregistrement tente de mettre en musique les enseignements du traité de diminution de Silvestro Ganassi, Fontegara, paru à Venise en 1535. Cet ouvrage reste une énigme pour différentes raisons, car il est dénué des exemples musicaux nécessaires à la mise en pratique des recommandations. Et aucune de ses propres compositions n’a jamais été retrouvée. Pour mémoire, l’art de la diminution consiste à relier les notes de la partition par des figures plus ou moins virtuoses (selon la longueur de la note inscrite), figures considérées alors comme des « diminutions » des valeurs rythmiques initiales. Là où la partition indique une note, l’exécutant en improvise de 2 à 32, mélangeant rythmes et contours mélodiques ; en fait de diminution, on augmente le nombre de notes par rapport à l’écrit, en diminuant les valeurs. La partition devient une sorte squelette qui sera alors « habillé » de différents types d’ornements. Dans cette perspective, Silvestro Ganassi donne de multiples conseils sur le souffle, l’articulation et de nombreux doigtés de substitution. L’ensemble Le Concert brisé a mis à l’épreuve les propositions de la Fontegara, sur divers répertoires que Ganassi a pu connaître tout au long de sa vie : musiques improvisées issues des années 1400, et compositions franco-flamandes des années 1480 à 1520. Cipriano de Rore, Adrian Willaert, Nicolas Gombert, Jacques Arcadelt et d’autres sont ici revisités selon les principes exacts (à moins qu’ils ne soient spéculatifs, car parfois très hardis… allez savoir) de leur contemporain Ganassi. Un fascinant exercice de restitution historique, confié aux flûtes à bec, au cornet muet, aux gambes, à la sacqueboute, au cornet à bouquin, au continuo et bien sûr à la voix. © SM/Qobuz
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Musique vocale sacrée - Paru le 19 mai 2015 | Ricercar

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Les motets de Bach, en effet… mais pas de Jean-Sébastien ! Lionel Meunier et Vox Luminis nous proposent ici d’explorer les ancêtres de l’invraisemblable dynastie des Bach : un grand-oncle très éloigné Johann (1604 – 1673) et les deux oncles au deuxième degré que furent Johann Christoph (1642 – 1703) et Johann Michael (1648 – 1694). Le motet, une forme développée au cours du premier baroque, était déjà tombé en désuétude du temps de Johann Sebastian, mais au temps des personnages ici évoqués – l’époque de Schein, Schütz, Scheidt et leurs immédiats successeurs – on en écrivait des constellations, généralement sur des thèmes empruntés à la liturgie protestante mais dans un langage harmonique à la fois allemand – le contrepoint – et italien par les harmonies, la prosodie, l’écriture chorale hérités du style madrigalesque. Ce sont là de superbes exemplaires de la musique nord-allemande de ce temps, de riches petits joyaux chantés avec une joie communicative, alternant avec le recueillement qu’exigent certains motets plus sombres. Une somptueuse réalisation et un choix tout à fait judicieux. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 30 septembre 2016 | Ricercar

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4 étoiles Classica
« N° 18, Joh. Bernhard Bach, fils aîné de Johann Egydius Bach n° 8 sus-mentionné, est né à Erfurt Anno 1676. Il vit encore aujourd’hui et est musicien de chambre et organiste à Eisenach, successeur de Joh. Christoph Bach n° 13 sus-mentionné. » C’est ainsi que Jean Sébastien Bach évoque ce membre de la dynastie dans la généalogie qu’il rédige en 1735. Johann Bernhard Bach (1676-1749) est donc le fils d’un cousin du père de Jean Sébastien, autrement dit les deux personnages sont cousins au second degré. De Johann Bernhard, nous avons conservé bien peu de choses : quelques pièces pour clavecin, quelques chorals pour orgue et surtout les quatre Ouvertures réunies dans cet enregistrement. C’est bien peu de choses à côté des centaines de compositions de son cousin et de son collègue à la cour d’Eisenach, Telemann. Ces œuvres ont aussi un lien très important avec l’activité musicale de Johann Sebastian Bach à Leipzig. En effet, c’est dans l’héritage de Carl Philipp Emanuel Bach que l’on trouve des copies de trois de ces Ouvertures. On les date des années 1729/1730, sans aucun doute destinées aux concerts du Collegium Musicum. Ces Ouvertures (l’appellation de « suite » n’est jamais utilisée pour qualifier ce genre de musique en Allemagne) sont une création typique de la musique allemande faite au départ d’éléments caractéristiques de la musique française, en particulier des danses de cour. D’ailleurs, les noms de chaque mouvement sont indiqués en français. François Joubert-Caillet et son excellent ensemble L’Achéron offrent à nos oreilles étonnées cette musique qu’a pu découvrir le grand Jean Sébastien, de laquelle il s’est peut-être même inspirée, qui sait… © SM/Qobuz
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Musique de chambre - Paru le 23 avril 2017 | Ricercar

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4 étoiles Classica
Alors que Monteverdi a sans conteste dominé et influencé toute la production de musique vocale sacrée et profane de son temps, on reste sur sa faim en ce qui concerne la musique instrumentale, qui occupe une place bien maigre dans le catalogue de ses œuvres. Pourtant, à de très nombreuses occasions, il a inséré de la musique instrumentale dans ses œuvres vocales, dès lors qu’une partie instrumentale était nécessaire pour un accompagnement, ou plus particulièrement pour des ballets et des ritournelles. Il est incontestable que l’une des grandes originalités de la partition de l’Orfeo, par exemple, est la quantité et la qualité de musique instrumentale dont le rôle est loin d’être accessoire, mais au contraire intimement associé à la construction de l’ouvrage, qu’il s’agisse de la Toccata d’ouverture, des balletti et surtout des ritornelli et sinfonie qui sont toutes conçues avec une véritable fonction dramatique ; ainsi que quelques airs avec accompagnement instrumental noté, là où les autres moments vocaux n’ont droit qu’à un continuo, même si les exécutants de l’époque devaient sans doute improviser des petits échanges aux violons etc.). L’année suivant son Orfeo, dont cet album propose donc un large florilège des grands moments instrumentaux ainsi que quelques airs accompagnés d’instruments, c’est à un tout autre spectacle que Monteverdi convie son mécène le duc de Mantoue : le ballet Il Ballo delle Ingrate, également proposé par l’ensemble Clematis. En guise de parallèle, il nous est également offert nombre de pièces instrumentales et vocales de Salomone Rossi, contemporain et collègue de Monteverdi à la cour de Mantoue. À l’auditeur de se faire sa propre conception de la différence entre l’un et l’autre ; on entendra même quelques autres pièces contemporaines de Biagio Marini, Gasparo Zanetti et Giuseppino del Bialo, pour un concert « complet » de ce qui se pouvait alors entendre à Mantoue jusqu’à ce que les grandes épidémies de peste aux alentours de 1630, sans oublier l’épouvantable Guerre de Trente Ans, ne viennent obscurcir toute l’Italie du Nord – ainsi qu’une bonne partie de l’Europe, d’ailleurs. © SM/Qobuz« [...] L'Ensemble Clemantis mené par Stéphanie de Failly nous emmène à la cour de Mantoue au son des musiques instrumentales. L'angle d'approche original n'a d'égal que la qualité des instrumentistes et leur sens du rebond.» (Classica, juin 2017)
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Classique - Paru le 6 octobre 2015 | Ricercar

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - 4 étoiles Classica
Emaillés de dialogues entre instruments, d’échos et de parties de cache-cache mélodiques, les Ludi Musici de Samuel Scheidt illustrent à merveille le plaisir et l’amusement de jouer ensemble ces pages si sublimes du répertoire de consort de violes. En ce début de XVIIe siècle, une époque où l’Italie commence à répandre ses nouveautés tout autour de l’Europe, l’Allemagne luthérienne devient le berceau de la fusion entre l’héritage de la polyphonie de la Renaissance, de la nouvelle tradition mélodique issue de la Réforme (en particulier à travers les chorals luthériens, toujours mémorables, toujours proches de l’humain), et les influences italiennes : polychoralité, style concertant, développement virtuose de la mélodie… Si Scheidt n’a pas voyagé en Italie, c’est son collègue et ami Schütz qui servit de passerelle avec le Sud, où il avait côtoyé Gabrieli et Monteverdi. En 1621 il publie son recueil Paduana, Gagliarda, Couranta, Allemande, Intrada, Canzonetto, ut vocant quaternis & quinis vocibus, ingratiam Musices studisorum potisimum Violistes concinnata una cum Basso Continuo, qui certes ne s’appelle pas « Ludorum musicorum » (« jeux musicaux ») mais comme il publie deux ans plus tard un Ludorum musicorum, seconda pars, on peut en conclure qu’il considéra le volume initial comme la prima pars. C’est cette première partie dont l’exemplaire ensemble L’Achéron de François Joubert-Caillet nous donne une sélection de seize danses, jouées au consort de violes auquel viennent s’ajouter la harpe, le théorbe, l’orgue, le virginal et le cistre. © SM/Qobuz« La riche guirlande de pavanes, courantes et autres canzone tressée dans les Ludi Musici ("Jeux des musiciens", 1621) a déjà inspiré à Hespèrion XX deux disques splendides (Virgin puis Astrée / Alia Vox). [...] François Joubert-Caillet va encore plus loin dans le sens de l'opulence coloriste et d'un lyrisme polyphonique. Ses violistes maîtrisent si finement les ressorts dansés qu'ils savent les faire oublier sous la générosité du geste collectif et joueur. L'Achéron compense son approche moins choréraphique par la beauté des sonorités ambrées et profondes de superbes violes, par des moments d'enthousiasme dynamique, enfin et surtout par l'exubérance ciselée d'un riche continuo (harpe, théorbe, luth, cittern, orgue, virginal) jamais intrusif. [...] Avions-nous déjà entendu un consort de ce niveau dans l'Hexagone ?» (Diapason, décembre 2015 / Jean-Luc Macia)
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Classique - Paru le 4 juin 2013 | Ricercar

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Hi-Res Audio
Enregistrée dans le beau réfectoire des moines de l'Abbaye de Fontevraud, cet album consacré à Antonio de Cabezon, un des grands maîtres de la Renaissance espagnole. Ce sont des extraits d'un fort album pédagogique destiné aux apprentis musiciens, regroupant des pièces disposées en difficultés croissantes. On y trouve des compositions des compositeurs de l'époque. Ce choix élcectique et international nous renseigne sur la culture exceptionnelle de Cabezon qui a probablement découvert ces musiques au cours de ses voyages en Europe. Destinées sans doute au clavier de l'orgue ou du clavicorde, voire à la harpe ou à la vihuela, ces pièces ont été transcrites pour l'Ensemble Doulce Mémoire dans une perspective historique. Ces musiques étaient en effet souvent distribuées aux instruments pour participer aux offices ou aux cérémonies officielles. SH
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Classique - Paru le 24 février 2016 | Ricercar

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4 étoiles Classica
En 1617 fut représenté à Mantoue une immense œuvre théâtrale traitant du personnage de Marie-Madeleine ; la partie musicale rassemblait des pièces de Monteverdi, Muzio Effrem (qui fut maître de chapelle de Gesualdo), Alessandro Guivizzani et Salomone Rossi, toutes données dans ce nouvel enregistrement signé de l’ensemble Scherzi Musicali. Mais on n’arrive guère au-delà de vingt minutes de musique ; alors pour compléter le CD, il nous est proposé découvrir La Maddalena d’Antonio Bertali (1605 – 1669), un oratorio sacré de 1663 traitant du même personnage, quand bien même dans un tout autre format musical. L’instrumentation fait appel à des cordes graves – violes – ainsi que, par moments, à des cornets en sourdine, pour un effet sonore des plus saisissants. Les Scherzi Musicali explorent ici un répertoire rarement abordé, d’une intense beauté et d’un profond recueillement – un peu de douceur en cette époque terriblement violente, guerres, famines et épidémies se chargeant de dépeupler des pays entiers ; l’appel à la douce féminité de Marie-Madeleine semble une sorte de contrepoids à toutes ces abominations. Enregistré en février 2015 à l’église de Saint-Trond (Belgique). © SM/Qobuz« [...] Le somptueux prologue de Monteverdi, forgé sur le modèle de L’Orfeo, alterne un ritornello à cinq parties (ici richement orchestré et varié) et sept stances pour ténor solo, interprétées par Nicolas Achten lui-même, avec un admirable raffinement dans l’expression et l’ornementation. [...) L’influence des modèles opératiques romains (en particulier Luigi Rossi) transparaît dans sa Maddalena au pathétisme sobre. L’œuvre offrant peu de parties instrumentales, Nicolas Achten a étoffé un continuo coloré : un modèle de réalisation polyphonique, aux antipodes du fouillis étincelant qui fait aujourd’hui florès parmi les ensembles « à la mode ». Les chanteurs servent leurs parties avec intelligence et style – il est permis de préférer le velours des deux ténors à la présence trop effacée de la basse. Deux voix féminines judicieusement contrastées se prêtent aux deux « Marie » : la mère éplorée s’incarne idéalement dans le mezzo profond et la digne éloquence de Luciana Mancini, tandis que la pécheresse repentie est transfigurée par le lumineux soprano de Deborah Cachet.» (Diapason, mai 2016 / Denis Morrier)
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Classique - Paru le 13 janvier 2015 | Ricercar

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - 4 étoiles Classica
Deux rares messes italiennes du premier baroque (ou de la fin de la Renaissance, comme on voudra), voilà qui change des habituels flonflons discographique se disputant la place dans vos rayonnages avec de rebattus Stabat Mater de Vivaldi ou Pergolèse. Car le moins que l’on puisse dire, c’est que le répertoire de Mario Capuana et de Bonaventura Rubino n’encombre pas les discothèques ! Deux messes des morts, toutes deux écrites vers 1645-1650, l’une à quatre voix pour Capuana, l’autre à cinq pour Rubino. Enfin, lorsqu’on dit « italien », on devrait plutôt dire « siciliennes » puisque Capuana vécut et travailla comme maître de chapelle à la cathédrale de Noto près de Syracuse, tandis que Rubino le fut à la cathédrale de Palerme de 1643 à 65. L’incroyable richesse harmonique de cette musique, souvent traitée dans un style madrigalesque mais avec une attention particulière à l’accord entre texte et inflexions musicales, sera un véritable bonheur et surtout une superbe redécouverte d’un répertoire bien négligé jusqu’ici. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 23 avril 2013 | Ricercar

Hi-Res Livret Distinctions 4 étoiles Classica - Hi-Res Audio
Composée d’œuvres espagnoles et sud-américaines des 16e et 17e siècles, "Carmina Latina" constitue autant une remontée dans le temps qu’une alliance savante de mysticisme baroque, de ferveur exotique et d’énergie contemporaine. L'ensemble est porté à juste ébullition par le chef d'orchestre argentin, Leonardo García Alarcón et rend ainsi grâce à ces ecclésiastiques et musiciens Espagnols et Portugais qui émigrèrent (tels Juan de Araujo au Pérou ou Tomas de Torrejon y Velezquez en Argentine) à la suite de la conquête des “Amériques”, en important de l’Ancien monde une tradition polyphonique à son sommet.
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Musique vocale profane - Paru le 24 février 2015 | Ricercar

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4 étoiles Classica
Voici rassemblées sur un seul CD une vingtaine de chansons écrites, à la louche, entre 1500 et 1620. Mais pas n’importe quelle chanson : celle qui, mêlant une voix solo et un instrument d’accompagnement de la famille de la lyre, évoque de près ou de loin la mythologie orphéenne. Afin de ménager une grande variété de sonorité – la musique elle-même étant de styles très divers, ne serait-ce que par les différences d’époque de composition – l’ensemble helvétique Le Miroir de musique a choisi de distribuer les morceaux à diverses voix, et l’accompagnement à tout un éventail d’instruments : lyre de gambe (= lirone), violon, viole de gambe, luth, vielle (= lira da braccio), une infinie richesse de sons résonant comme voici quatre ou cinq siècles. Naturellement, il convient que les parties instrumentales soient plus ou moins improvisées, puisqu’en ce temps les parties intermédiaires étaient laissées à la discrétion des musiciens – qui connaissaient les codes d’harmonisation sur le bout des doigts. Charme et douceur, nostalgie et tendresse, dans des accents médiévaux pour les unes, des accents monteverdiens pour les autres, voilà ce que vous entendrez dans cet enregistrement d’une parfaite originalité. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 24 septembre 2013 | Ricercar

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Hi-Res Audio
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Musique de chambre - Paru le 11 octobre 2019 | Ricercar

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or
Royalement ouverte par Jordi Savall, la connaissance de la musique de Marin Marais est désormais au répertoire de tous les violistes. Avec elle, c’est toute la mélancolie du XVIIe siècle finissant qui est représentée par les très nombreuses pièces composées par Marais pour la Chambre du roi, dont il avait la charge. Le Deuxième Livre de pièces de viole présenté dans ce nouvel album, enregistré entre 2015 et 2018, date de 1701, période largement postérieure à la mort du surintendant Lully et correspondant aux tristes années de fin du règne de Louis XIV, devenu alors austère et bigot. Dans ce Deuxième Livre, Marin Marais dresse tout un catalogue de l’âme humaine et rend un émouvant hommage à ses maîtres disparus, Lully et Jean de Sainte-Colombe. Très volumineux, ce Deuxième Livre comporte pas moins de 142 pièces ordonnées par tonalité, permettant aux musiciens de constituer des suites à leur gré. L’esprit général est à la grandeur et au monumental avec des harmonies quelquefois très osées, comme si Marin Marais voulait en imposer à ses jeunes concurrents dans le petit monde parisien de la viole de gambe. François Joubert-Caillet à la viole règne sur l’ensemble belge L’Achéron, constitué d’une basse de viole et d’un riche continuo formé par une harpe, un théorbe, une guitare et un clavecin. © François Hudry/Qobuz
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Classique - Paru le 11 décembre 2015 | Ricercar

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Le gambiste François Joubert-Caillet et son ensemble L'Achéron – un consort de violes – réalisent depuis quelques années de fort beaux albums, moult appréciés par la presse musicale spécialisée et, surtout, par les mélomanes. Son tout récent enregistrement Scheidt, consacré aux Ludi musici, a reçu un Diapason d'or. Aujourd'hui, il se lance dans une intégrale des Pièces de viole de Marin Marais, grande entreprise musicale et phonographique s’il en est : quelque six cent pièces pour viole réparties en cinq livres, publiés entre 1686 et 1725. Le label Ricercar a tenu le pari ; en guise d’amorce, voire d’appât, Joubert-Caillet nous offre un récital de pièces célèbres du compositeur, choisies parmi les cinq livres. On y retrouve un éventail complet de ce qui fait la singularité de Marais, cette incroyable diversité de propos qui le fait naviguer de danse en danse (polonaise, gigue, chaconne, allemande etc.), de figuration en figuration (les voix humaines, tourbillon, guitare, « harpègement », arabesque, fête champêtre), en passant par son fameux et splendide Tombeau pour Monsieur de Sainte-Colombe. Incontournable pour les maraisophiles ! © SM/Qobuz« [...] Le panorama joliment composé (prélude, pièces de caractère, danses, rondeaux) dévoile des facettes inédites de Marais. [...] La clarté de François Joubert-Caillet à la viole, son registre aigu rond et moelleux exempt de tout accident d'intonation rendent merveilleusement justice à la poésie sans apprêts de La guitare et de La feste champêtre. [...] par la grâce du soliste mais aussi l'habileté du continuo, riche en couleurs même quand il reste discret, [...] un travail très abouti, qui laisse beaucoup espérer de l'intégrale à venir.» (Diapason, mars 2016 / Philippe Ramin)
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Musique vocale sacrée - Paru le 7 juin 2019 | Ricercar

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
On ne sait à peu près rien de ce Johannes de Lymburgia qui officiait dans la région de Vicenza, en Italie du Nord, vers 1430. Il a laissé des motets, des hymnes, des antiennes et des parties de messes, ainsi que de très beaux exemples de chants strophiques en latin associés à la tradition italienne des laudes. Le manuscrit utilisé pour cet enregistrement est conservé dans la très riche bibliothèque du Musée de la musique à Bologne. Il contient quarante-six compositions en latin attribuées à ce mystérieux musicien. Certaines de ces compositions étaient devenues peu lisibles à la suite de l’utilisation d’une encre acide lors d’une restauration malhabile réalisée au début du siècle dernier. C’est une meilleure connaissance de ce répertoire et la collaboration de l’informatique qui ont permis de reconstituer ce manuscrit assez dégradé. Selon Baptiste Romain, chanteur, instrumentiste et directeur de l’ensemble Le Miroir de musique qui a réalisé le présent enregistrement, ce précieux manuscrit est une source particulièrement importante pour faire avancer nos connaissances de cette musique lointaine qui circulait alors en Italie du Nord au début du XVe siècle, qu’elle soit originaire d’Europe du Nord (Lymburgia était d’origine flamande), de Vénétie ou d’Angleterre. Situé entre deux compositeurs aussi importants que Ciconia et Dufay, Johannes de Lymburgia semble avoir occupé une position centrale à l’époque. Cet album constitue un premier pas vers sa découverte et sa réhabilitation. © François Hudry/Qobuz