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Grâce au travail réalisé en amont avec les studios d'enregistrement, et en collaboration avec des labels de plus en plus nombreux, indépendants et majors (Plus Loin Music, Bee Jaz, Ambronay Editions, Zig Zag Territoires, ECM, Mirare, Aeolus, Ondine, Winter & Winter, Laborie etc.), Qobuz propose de plus en plus de nouveautés et une sélection croissante de son fond de catalogue en qualité Hi-Res 24 bits. Ces albums reproduisent à l'identique le son fourni par le studio en sortie de console, et offrent un confort d'écoute inégalé, supérieur à celui des CD (généralement \"réduits\" pour le mastering en 44,1 kHz / 16 bits). Les fichiers \"Qobuz Hi-Res\" sont sans DRM et sont 100% compatibles Mac et PC. Loin de la démarche du tout-MP3 qui s'est développée ces dernières années au détriment de la qualité sonore, Qobuz renoue ainsi avec l'exigence sonore pour faire bénéficier les mélomanes tout à la fois du confort de la musique en ligne et de l'exigence audiophile.

Note Les albums vendus par Qobuz en qualité Hi-Res 24 bits nous sont fournis par les labels directement. Ils ne sont pas ré-encodés depuis des SACD et nous garantissons leur provenance directe. Nous nous interdisons, pour faire grossir plus vite cette offre, les tripatouillages suspects.

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Intégrales d'opéra - Paru le 10 février 2017 | Ediciones Singulares

Hi-Res Livret Distinctions Choc de Classica - Choc Classica de l'année
Si l’on excepte le Chant du départ, dont on ignore généralement que l’auteur n’est autre que Étienne-Nicolas Méhul, le compositeur ne doit plus sa modeste notoriété qu’à Joseph, le seul de ses trente-cinq ouvrages dramatiques qui soit encore donné de temps à autres. L’ampleur de cet oubli ne date pas d’hier : Berlioz la déplorait déjà en 1852. « Monté » à Paris de ses Ardennes natales où il vit le jour en 1763, Méhul eut la chance de croiser Gluck qui l’orienta vers le théâtre lyrique. En 1790, il fit un brillant début à l’Opéra-Comique avec Euphrosine, puis contribua au lustre des fêtes révolutionnaires (dont le style typique se retrouve dans le Morceau d’ensemble n° 4 d’Uthal, « Vers le palais de ses nobles ancêtres »), continuant à composer d’abondance pour le théâtre avec des succès divers, et participa à la fondation du Conservatoire. Sa carrière, poursuivie sous l’Empire, culmina avec Joseph en 1807, avant que le triomphe de Spontini et les progrès de la phtisie n’aient raison de son énergie. Sa mort en 1817 coïncidait avec une révolution du goût fatale à l’esthétique qu’il avait illustrée. Uthal n’évoque de nos jours (et encore…) que l’exclamation cruelle prêtée à Grétry à l’issue de la création en 1806 : « J’aurais donné un louis pour entendre une chanterelle ! », ce qui n’avait rien d’une exigence mycologique, mais signifiait que Grétry aurait voulu entendre la corde aiguë du violon, le mi, appelé aussi la chanterelle. Car Méhul avait demandé aux violonistes de troquer leurs instruments pour des altos, afin d’obtenir de l’orchestre une teinte sombre et mélancolique – une originalité que ses contemporains ne goûtèrent guère, apparemment, même pas Berlioz qui avait pourtant l’habitude des hardiesses orchestrales. La brièveté d’Uthal ne laisse pourtant guère place à la moindre lassitude... Voici donc l’enregistrement de ce petit bijou totalement oublié depuis plus de deux siècles, avec un superbe plateau de chanteurs français, le tout sous la baguette de Christophe Rousset. Ajoutons que les dialogues parlés ont ici autant de place que les passages chantés : peut-être aurait-il mieux valu, pour le disque, en rester à ces derniers... © SM/Qobuz« [...] Tout en payant son tribut à Gluck ou à Cherubini, le compositeur montre à chaque instant une imagination mélodique personnelle et une justesse du sentiment qui affermissent le dessin des caractères et des situations. [...] Dans une écriture aussi tendue, l’apport des instruments anciens est tout sauf évident [...] D’autant que Christophe Rousset ne les ménage pas, montrant là [...] une véhémence dramatique qu’on ne lui a pas toujours connue. Et qu’il communique à ses chanteurs, tous formidablement investis, en particulier Karine Deshaye, transcendée en tragédienne par le rôle de Malvina. Avec les excellents Bou et Beuron à ses côtés, l’élite du chant français est à l’honneur. » (Diapason, mars 2017 / Emmanuel Dupuy)« Christophe Rousset dirige ses Talens lyriques et l’excellent Chœur de chambre de Namur avec un chatoyant dynamisme. Côté solistes, tout est de haut niveau, et les rôles secondaires sont bien tenus. C’est la condition indispensable pour revitaliser cet intéressant maillon de l’histoire de l’opéra français. » (Classica, novembre 2017)
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Intégrales d'opéra - Paru le 2 septembre 2016 | Ediciones Singulares

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama - Choc de Classica
« Lalo n’eut le temps de travailler qu’au premier acte et sans excès d’inspiration, déçu qu’il était par le fossé entre le projet caressé et le livret de Blau [...] On ne peut affirmer pour autant que Lalo n’ait eu aucune part dans la musique des trois derniers actes en dehors du retour de quatre motifs entendus dans le premier. Quelques tournures sont bien dans sa manière (à l’acte II : l’arioso de Jeanne « Reste auprès d’elle », celui de Robert « Ah ! le jour vient », celui de Jeanne « Ô mon enfant, quel sacrifice », à l’acte III : le chœur « Vive le mai ! » puis la "Marche féodale" et le "Chant d’amour" qui ouvrent l’acte IV). Mais, à moins que Coquard n’ait puisé dans des brouillons inédits, il s’agit peut-être de pastiches particulièrement fidèles. Si la part d’Arthur Coquard est prépondérante, s’il est vrai, comme le notera Isidore Philipps dans "Le Ménestrel" du 17 mars 1895, que « son orchestre est souple, coloré, intéressant ; son harmonie est moderne et son style très dramatique, très vivant, plein d’entrain », le style de La Jacquerie est bien celui imprimé par Lalo dans le premier acte : netteté des idées, diatonisme lumineux loin des chromatismes tortueux dont la vogue commençait, prépondérance des modulations franches par enharmonie, rythmes volontaires, présence d’éléments « dans le ton populaire », alternance d’effusions de tendresse naïve et d’éloquence abrupte.» (Extraits du texte du livret)« [...] Lorsque Lalo meurt le 23 avril 1892, trois actes restent à écrire : le disciple Arthur Coquard est chargé de compléter la partition en vue de sa création posthume à l’Opéra de Monte-Carlo en 1895. La voici qui renaît de ses cendres, le 24 juillet 2015, grâce au Festival de Montpellier. Si l’on s’ennuierait presque avec Lalo, tout change lorsque le disciple remplace le maître, qu’il dépasse régulièrement par l’élan, la beauté des thèmes qui s’enchevêtrent et, surtout, la vitalité foisonnante de l’orchestre. Une vraie révélation ! Les personnages, un rien abstraits au I, gagnent ainsi peu à peu en relief. [...] Le Philharmonique de Radio France, un peu bousculé de prime abord, est vite galvanisé par Patrick Davin. Et quel plateau ! Hormis le Guillaume trop distant de Boris Pinkhasovich, plus sombre que violent, chacun appelle des éloges. [...] à l’applaudimètre, c’est le couple formé par Véronique Gens, Blanche tour à tour digne, brisée et radieuse, et Charles Castronovo, Robert plein de style et d’élégance, qui triomphait à Montpellier. [...] » (Diapason, septembre 2016 / François Laurent)« [...] Le présent enregistrement [...] réunit une distribution homogène et de bon niveau. [...] Un ouvrage aussi symphonique exige un chef très investi. Patrick Davin est l'homme de la situation : il tire le meilleur parti des qualités de l'Orchestre philharmonique et du Chœur de Radio France et mêle engagement dramatique, lyrisme éperdu, couleur et précision. Une heureuse recréation.» (Classica, septembre 2016 / Cristiana Prerio)