Grâce au travail réalisé en amont avec les studios d'enregistrement, et en collaboration avec des labels de plus en plus nombreux, indépendants et majors (Plus Loin Music, Bee Jaz, Ambronay Editions, Zig Zag Territoires, ECM, Mirare, Aeolus, Ondine, Winter & Winter, Laborie etc.), Qobuz propose de plus en plus de nouveautés et une sélection croissante de son fond de catalogue en qualité Hi-Res 24 bits. Ces albums reproduisent à l'identique le son fourni par le studio en sortie de console, et offrent un confort d'écoute inégalé, supérieur à celui des CD (généralement \"réduits\" pour le mastering en 44,1 kHz / 16 bits). Les fichiers \"Qobuz Hi-Res\" sont sans DRM et sont 100% compatibles Mac et PC. Loin de la démarche du tout-MP3 qui s'est développée ces dernières années au détriment de la qualité sonore, Qobuz renoue ainsi avec l'exigence sonore pour faire bénéficier les mélomanes tout à la fois du confort de la musique en ligne et de l'exigence audiophile.

Note Les albums vendus par Qobuz en qualité Hi-Res 24 bits nous sont fournis par les labels directement. Ils ne sont pas ré-encodés depuis des SACD et nous garantissons leur provenance directe. Nous nous interdisons, pour faire grossir plus vite cette offre, les tripatouillages suspects.

79 albums triés par Date : du plus récent au moins récent et filtrés par Classique et Ricercar
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Classique - Paru le 21 juin 2019 | Ricercar

Hi-Res Livret
Compositeur admiré par ses contemporains, Josquin Desprez (ca.1450-1521) était un artiste solitaire qui sublimait dans ses chansons le caractère mélancolique et l’élégance emblématique de la Renaissance. Pour son premier projet discographique, le duo Dulces Exuviae explore l’intimité de ces chansons sous une lumière nouvelle : les suaves mélodies embellies par des ornements sont accompagnées par le luth, laissant une place importante à l’improvisation. La musique en ressort d’autant plus vivante, délicate et riche d’émotion. © Ricercar
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Classique - Paru le 14 juin 2019 | Ricercar

Hi-Res Livret
Après avoir exploré les motets conservés des ancêtres de Johann Sebastian Bach, Vox Luminis et Lionel Meunier réalisent ici l’enregistrement des compositions vocales sacrées accompagnées d’instruments, des pièces qui s’apparentent encore aux principes du « concert spirituel » (Geistliches Konzert) ou qui, par leur structure en plusieurs parties, peuvent appartenir aux débuts du genre de la cantate sacrée. C’est à travers Johann Sebastian soi-même que l’on doit la connaissance de ses ancêtres musiciens. Vers l’âge de cinquante ans, il éprouve le besoin de collecter et de retracer la généalogie de sa famille, probablement originaire de Hongrie, où le meunier Vitus Bach emportait toujours avec lui un petit cistre pour aller moudre son blé. Les œuvres de la famille Bach présentées ici représentent les premières cantates sacrées allemandes avec celles de Bruhns, Buxtehude ou Pachelbel. On y entend des œuvres des prédécesseurs pour aboutir à une des premières œuvres similaires de Johann Sebastian, sa cantate Christ lag in Todesbanden BWV 4, considérée depuis longtemps comme l’une de ses premières compositions dans le genre. Outre la similitude frappante avec la forme de la cantate éponyme de Pachelbel, cette composition contient de très nombreux éléments dont les modèles se trouvent notamment dans les oeuvres de ses ancêtres. © François Hudry/Qobuz
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Classique - Paru le 7 juin 2019 | Ricercar

Hi-Res Livret
On ne sait à peu près rien de ce Johannes de Lymburgia qui officiait dans la région de Vicenza, en Italie du Nord, vers 1430. Il a laissé des motets, des hymnes, des antiennes et des parties de messes, ainsi que de très beaux exemples de chants strophiques en latin associés à la tradition italienne des laudes. Le manuscrit utilisé pour cet enregistrement est conservé dans la très riche bibliothèque du Musée de la musique à Bologne. Il contient quarante-six compositions en latin attribuées à ce mystérieux musicien. Certaines de ces compositions étaient devenues peu lisibles à la suite de l’utilisation d’une encre acide lors d’une restauration malhabile réalisée au début du siècle dernier. C’est une meilleure connaissance de ce répertoire et la collaboration de l’informatique qui ont permis de reconstituer ce manuscrit assez dégradé. Selon Baptiste Romain, chanteur, instrumentiste et directeur de l’ensemble Le Miroir de musique qui a réalisé le présent enregistrement, ce précieux manuscrit est une source particulièrement importante pour faire avancer nos connaissances de cette musique lointaine qui circulait alors en Italie du Nord au début du XVe siècle, qu’elle soit originaire d’Europe du Nord (Lymburgia était d’origine flamande), de Vénétie ou d’Angleterre. Situé entre deux compositeurs aussi importants que Ciconia et Dufay, Johannes de Lymburgia semble avoir occupé une position centrale à l’époque. Cet album constitue un premier pas vers sa découverte et sa réhabilitation. © François Hudry/Qobuz
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Classique - Paru le 5 avril 2019 | Ricercar

Hi-Res Livret
C’est à ces disciples de Sweelinck que Bernard Foccroulle dédie ce nouvel enregistrement qui vient compléter son anthologie du répertoire baroque d’Allemagne du Nord entamée il y a quelques années. La musique de Jacob Praetorius et de Melchior Schildt est à la fois l’héritage de la tradition luthérienne, dans laquelle l’usage des chorals est primordiale, et le reflet des influences diverses et principalement italiennes qui annoncent l’explosion du stylus fantasticus de la fin du XVIIe siècle. © Ricercar
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Musique vocale sacrée - Paru le 15 mars 2019 | Ricercar

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or
Créés à la fin de la Renaissance et fer de lance de la Contre-Réforme sous la houlette de Philippe Neri, les oratoires étaient des institutions destinées aux fidèles pour pratiquer des exercices spirituels, où la musique représentait le ferment d'émotion le plus propice à l'élévation des âmes. En naîtra un répertoire abondant dont la « diversité de formes et de styles est résumée dans ce programme riche en inédits, articulé autour de cinq psaumes de pénitence anonymes. [...] Partagées entre une soprano et un ténor (poignant Domine ne in furore), ces pièces hautes en couleur se déploient sur un continuo profus, avec lirone, luths et un instrument admirable : l’orgue renaissant de l’église muséale de Trevi. Marc Meisel, organiste imaginatif au toucher délicat, s’y distingue également [...] Ce pur « théâtre spirituel » abonde en pépites aux éclats chamarrés [...] Lambert Colson s’est entouré d’une phalange de chanteurs et surtout d’instrumentistes hors pair. [...] » (Diapason, mai 2019 / Denis Morrier)
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Musique concertante - Paru le 1 février 2019 | Ricercar

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
La vie de Nicolas Chédeville (1705-1782) couvre exactement l’âge d’or de la vielle et de la musette. Contemporain d’un « art de vivre » qui se prélasse et folâtre dans une nature idéalisée à l’imitation de l’ancienne Arcadie, ses œuvres participent d’un univers sonore qui fait d’une société idéalisée un théâtre d’opéra pour des héros en quête de passé... C’est en 1739 qu’il édite Les Saisons amusantes, concertos d’Antonio Vivaldi mis en musique pour les musettes et les vielles. Il s’agit de transcriptions de concertos tirés d'Il Cimento dell armonia e dell’inventione. Outre des adaptations pour la vielle de trois concertos des Quatre Saisons (Printemps, Automne et Hiver), Chédeville complète cette année bucolique avec trois autres concertos (Les Plaisirs de l’été, La moisson et Les Plaisirs de la Saint-Martin), dont il emprunte le matériel musical à d’autres concertos du même recueil vivaldien. Tobie Miller, impressionnante virtuose de la vielle à roue, dont le premier enregistrement chez Ricercar ("La Belle vielleuse") a reçu un accueil très élogieux, aborde ici ce répertoire avec une spontanéité communicative. © Outhere Music« [...] Tobie Miller, à la vielle à roue, est impressionnante, dans un cahier qui semble composé sur mesure. » (Diapason, avril 2019 / Olivier Fourés)
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Classique - Paru le 11 janvier 2019 | Ricercar

Hi-Res Livret
Quelle misère que cet incendie en 1735 qui détruisit la bibliothèque du château de Rudolstadt en Thuringe : l’écrasante majorité des manuscrits de Philipp Heinrich Erlebach y partirent en fumée, et sur le millier d’œuvres rassemblées, seuls 70 survécurent aux flammes, dont des opéras, des cycles annuels complets de cantates, des messes, des oratorios. Quelques copies disséminées de ci, de là, existent encore, et l’on ne peut que se lamenter amèrement que la majorité des manuscrits n’aient existé que sous forme d’un unique autographe. Bon… inutile d’en rajouter. Saluons la parution de ces six sonates en trio pour violon, viole de gambe et basse continue, sous les doigts de l’ensemble L’Achéron de François Joubert-Caillet qui tient ici la basse de viole du continuo. Le style et l’écriture d’Erlebach emprunte dans une large proportion aux nouveautés italiennes et françaises dont l’Allemagne fera ses délices, y compris un Bach ; ces six sonates se réclament tout particulièrement de l’Italie, ainsi qu’en témoignent les prénoms indiqués sur l’édition de 1694, « Filippo Henrico ». Virtuosité, élégance, esprit, raffinement, tout y concourt à faire d’Erlebach un chaînon manquant entre les premiers baroques allemands que furent Schein ou Schütz et le grand Jean-Sébastien. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 23 novembre 2018 | Ricercar

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Le présent enregistrement tente de mettre en musique les enseignements du traité de diminution de Silvestro Ganassi, Fontegara, paru à Venise en 1535. Cet ouvrage reste une énigme pour différentes raisons, car il est dénué des exemples musicaux nécessaires à la mise en pratique des recommandations. Et aucune de ses propres compositions n’a jamais été retrouvée. Pour mémoire, l’art de la diminution consiste à relier les notes de la partition par des figures plus ou moins virtuoses (selon la longueur de la note inscrite), figures considérées alors comme des « diminutions » des valeurs rythmiques initiales. Là où la partition indique une note, l’exécutant en improvise de 2 à 32, mélangeant rythmes et contours mélodiques ; en fait de diminution, on augmente le nombre de notes par rapport à l’écrit, en diminuant les valeurs. La partition devient une sorte squelette qui sera alors « habillé » de différents types d’ornements. Dans cette perspective, Silvestro Ganassi donne de multiples conseils sur le souffle, l’articulation et de nombreux doigtés de substitution. L’ensemble Le Concert brisé a mis à l’épreuve les propositions de la Fontegara, sur divers répertoires que Ganassi a pu connaître tout au long de sa vie : musiques improvisées issues des années 1400, et compositions franco-flamandes des années 1480 à 1520. Cipriano de Rore, Adrian Willaert, Nicolas Gombert, Jacques Arcadelt et d’autres sont ici revisités selon les principes exacts (à moins qu’ils ne soient spéculatifs, car parfois très hardis… allez savoir) de leur contemporain Ganassi. Un fascinant exercice de restitution historique, confié aux flûtes à bec, au cornet muet, aux gambes, à la sacqueboute, au cornet à bouquin, au continuo et bien sûr à la voix. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 9 novembre 2018 | Ricercar

Hi-Res Livret
Vraiment, ce Telemann, il aura trempé dans tous les genres ! Voici une belle sélection de pièces pour vents, plus précisément des trompes de chasse et des trompettes, avec adjonction de quelques hautbois et bassons. Autrement dit, de la musique de plein air, destinée à accompagner des parties de chasse ou des exercices militaires. Telemann – ainsi que Maximilian Fiedler – empruntent tout autant au langage musical militaire, à celui de la chasse, qu’à celui des danses de cour (souvent précédées d’une ouverture à la française), dans un mélange truculent de sonorités qui devaient réjouir les petits soldats et les grands chasseurs. Bien sûr, on ne peut pas ne pas penser au Royal Fireworks de Haendel, conçus pour le même genre d’effectif et dans un idiome très similaire. On entend ici des trompettes naturelles, des cors naturels, des hautbois et des bassons copies d’instruments baroques, sous les doigts et surtout les lèvres de l’Ensemble Eolus dont c’est le premier album. On leur souhaite la bienvenue discographique, en attendant la suite des événements qui promet d’être tout aussi réjouissante. © SM/Qobuz
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Cantates (profanes) - Paru le 2 novembre 2018 | Ricercar

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 5 Sterne Fono Forum Klassik - 5 étoiles de Classica
Considérant qu’il a écrit quelque 115 opéras (dont au moins 70 nous sont parvenus), quelque 800 cantates en tout genre, des symphonies et des sérénades à la pelle, des dizaines d’œuvres liturgiques diverses et variées, Alessandro Scarlatti reste très peu joué de nos jours : c’est presque un célèbre inconnu, si l’on veut. L’album se penche sur quelques-unes de ces innombrables cantates, presque toutes conservées à l’état de manuscrit, et dont une partie non négligeable appartient au genre arcadien, c’est-à-dire que les sujets touchent cette aimable mythologie bucolique développée à la Renaissance, celle des nymphes et des bergers d’Arcadie – une région du centre du Péloponnèse, en Grèce. Amours, trahisons, retrouvailles sont ici décrits à travers des cantates solo pour les unes – soprano ou baryton – mais aussi quelques cantates en dialogue pour les deux voix. Les accompagnements font appel au seul continuo pour certaines, à deux violons et continuo pour les autres… Tout porte à croire qu’à l’époque de leur composition, ces pièces contemporaines étaient destinées à la récréation de la noblesse qui les jouait dans ses palais, surtout pendant les nombreuses périodes de l’année où l’Eglise interdisait toute sorte de représentation en public. Et sans doute étaient-elles jouées une ou deux fois puis oubliées… Les voici sorties de l’oubli, par la soprano Deborah Cachet et le baryton Nicolas Achten qui, en plus de chanter, mène son ensemble Scherzi Musicali et joue du théorbe, de la harpe triple et de l’orgue. © SM/Qobuz« Fallait-il la personnalité hors normes de Nicolas Achten pour rendre vie de manière convaincante aux cantates d’Alessandro Scarlatti ? Cet album expose avec brio l’intérêt d’avoir les mains dans le cambouis du continuo pour donner tout son sens à cette musique. [...] Son baryton a des lumières de ténor, et des graves peu étoffés. On s’y habitue vite, l’oreille étant saisie par l’animation des mots et la mobilité des notes. » (Diapason, janvier 2019 / Loïc Chahine)  
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Classique - Paru le 26 octobre 2018 | Ricercar

Hi-Res Livret
Rien ni d’anglais ni d’anglican dans ce premier album du claveciniste Yoann Moulin, un disciple d’Olivier Baumont, Kenneth Weiss, Pierre Hantaï, Skip Sempé et Blandine Verlet – quel pedigree ! En réalité, le titre est emprunté à une pièce de Samuel Scheidt, Cantilena Anglica Fortunae, une variation sur le thème anglais Fortune, my for, autrement dit : « Fortune, mon ennemie ». L’album entier alterne entre Scheidt et Scheidemann, deux compositeurs d’Allemagne du Nord : Scheidemann resta trente ans en poste à Hambourg (et ne composa pratiquement que pour le clavier, ou du moins seule sa musique d’orgue et de clavecin nous est-elle parvenue), Scheidt vécut toujours en Saxe et en Brandebourg et écrivit dans tous les genres alors en vogue dans la région, instrumentaux, vocaux, profanes et sacrés. Leurs pièces pour clavecin représentent la fusion parfaite entre la rigueur germanique, et les nouvelles tendances plus libres et mélodiques en provenance d’Italie. Yoann Moulin a choisi un superbe clavecin, copie moderne d’un Ruckers de 1615, avec « feintes brisées », autrement dit des touches noires « doubles » permettant de mieux faire résonner les chromatismes, car en effet un ré dièse n’est pas la même chose qu’un mi bémol, et dans le tempérament ancien ici utilisé, la chose est quasiment indispensable si l’on souhaite éviter bon nombre d’accords sonnant faux ! © SM/Qobuz
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Musique de chambre - Paru le 21 septembre 2018 | Ricercar

Hi-Res Livret Distinctions 5 étoiles de Classica
Lauréat du Concours du MA Festival de Bruges en 2017, le violoniste russe Evgeny Sviridov consacre son premier enregistrement aux sonates de Giuseppe Tartini. Héritier de la tradition baroque du début du XVIIIe siècle, Giuseppe Tartini développe des conceptions techniques bien plus audacieuses que celles de ses prédécesseurs, préparant ainsi le violon au langage du répertoire classique. Son traité est un modèle pour Leopold Mozart et sa réputation est encore très vivante à l’époque romantique, où l’on continue à propager l’anecdote de son rêve durant lequel le Diable lui avait suggéré l’exécution des fameux trilles réputés impossibles. © Ricercar« [...] Les fameux trilles rongent le tissu musical jusque dans les positions les plus inconfortables : étourdissante de dextérité, cette main gauche galopant sur toute l’étendue du manche ! La main droite n’est pas en reste, qui distribue les pleins dolents et les déliés frivoles au gré des humeurs. Plus entreprenant que le violoncelle, le clavecin s’autorise de délicieux écarts arpégés. Idéal pour approfondir notre connaissance de Tartini… et nous rappeler que son œuvre ne se limite pas qu’à la Sonate "Les Trilles du diable". » (Classica, novembre 2018 / Jérémie Bigorie)
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Musique vocale (profane et sacrée) - Paru le 17 août 2018 | Ricercar

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - 5 étoiles de Classica
Élevé dans la tradition franco-flamande mais nourri au lait du madrigalisme italien de la Renaissance dès l’âge de dix-huit ans environ, Jacques Arcadelt (1507-1568) nous a laissé bon nombre de splendeurs dont on ne mesure l’importance que depuis bien peu de temps. Saluons donc chapeau bas ce superbe album rassemblant le Chœur de Chambre de Namur, l’ensemble Doulce Mémoire et la Cappella Mediterranea, pour donner non pas une intégrale, bien sûr, des madrigaux, chansons et motets d’Arcadelt, mais un très large choix des plus stupéfiantes parmi ces pièces. Ce sont donc des madrigaux des Premier et Quatrième Livres publiés lors de ses années italiennes vers 1540, des chansons des divers Livres de Chansons publiés vers 1550 à 1565 lorsqu’il vécut à Paris, et des motets de diverses époques de la carrière – surtout italienne, un peu français aussi puisqu’il se déplaça de cour en cour au gré des emplois, des assassinats politiques, des changements d’alliances et, de manière générale, de l’invraisemblable chaos entre les divers pouvoirs de l’époque. En guise de clin d’œil, on entend aussi un Ave Maria « d’après Arcadelt », en réalité un faux de Louis Dietsch, compositeur du XIXe siècle, et le cocasse Ave Maria d’Arcadelt … de Liszt d’après le faux Dietsch, pour orgue seul, un exercice de retour aux sources anciennes comme on aimait à les imaginer à l’époque romantique. On est même en droit de se demander si Saint-Saëns n’utilisa pas la tête du thème principal pour le recycler dans la Symphonie « avec orgue », d’ailleurs. © SM/Qobuz
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Cantates sacrées - Paru le 22 juin 2018 | Ricercar

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
La majorité des œuvres ici proposées par l’Ensemble Clematis et le contre-ténor Paulin Büntgen proviennent de la riche collection Düben, conservée à l’Université d’Uppsala. Ce Gustav Düben était, au XVIIe siècle, maître de chapelle de la cour de Suède ; il avait réuni ces partitions, essentiellement manuscrites, des compositions de nombreux auteurs allemands, français, italiens et baltes. C’est l’une des plus importantes sources du répertoire luthérien du XVIIe siècle, d’autant qu’elle contient de nombreuses partitions en unicum. Parmi les compositeurs présentés, certains furent disciples ou héritiers de Schütz, mais il faut rappeler que les compositeurs allemands de l’époque – en particulier Schein, Franz Tunder (qui fut le maître de Buxtehude) ou Johann Fischer – furent considérablement influencés par le baroque italien. On remarquera la présence de deux Bach sur cet album : Johann Michael (1648-1694) et Johann Christoph (1642-1703), des cousins au deuxième degré de Jean-Sébastien. Le Lamento de Johann Christoph Bach – que le cousin qualifiait de « compositeur profond » – est sans aucun doute l’une des compositions les plus célèbres du répertoire allemand sacré d’alors. Comme dans tout ce répertoire, le rôle des cordes reste primordial. Cet air sacré fait usage des nombreux effets descriptifs du texte, telle une « peinture en musique » : les termes les plus saillants (pleurer, soupirer, couler etc.) sont soulignés par des effets vocaux ou instrumentaux analogues. Ce Lamento est sans nul doute le modèle parfait de la forme de l’aria à da capo dont Johann Sebastian Bach ferait grand usage dans ses œuvres sacrées. À ce programme de musique vocale sont jointes quelques pièces instrumentales dont la fonction peut être assimilée à la musique d’église. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 27 avril 2018 | Ricercar

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik
Après le succès des « Sept péchés capitaux » et de L’Orfeo, voici un nouvel album consacré cette fois-ci à des œuvres pour voix seule (a voce sola) de Monteverdi. Leonardo Garcia Alarcón et sa Capella Mediterranea nous emmènent dans les pièges de l’amour incarnés par la soprano Mariana Flores. Croix et délices. Depuis la Lettera amorosa (Se i languirdi miei sguardi) du 7e Livre de Madrigaux qui donne le titre de ce nouvel album, en passant par le célébrissime Lamento d’Ariana et celui de la Ninfa, c’est toute la gamme des élans du cœur qui défilent ici avec une théâtralité irrésistible. « L'intention de notre enregistrement Lettera Amorosa », explique Leonardo García Alarcón, « est de présenter le microcosme musical de Monteverdi, qui était certes maître de chapelle à San Marco, mais aussi compositeur d’opéra et de taverne. » Avec ce programme, la Cappella Mediterranea veut mettre en relief grâce à la limpidité d'une seule voix « les qualités philosophiques de l’œuvre de Monteverdi et le regard qu’elle pose sur la nature humaine ». C’est la fusion du texte, de la musique et de la poésie que recherche ici Leonardo García Alarcón et ses musiciens. © François Hudry/Qobuz
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Classique - Paru le 9 mars 2018 | Ricercar

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Ne pas confondre la vièle médiévale, qui se joue avec un archet, et la vielle à roue dont les cordes sont mises en résonance par une roue que l’on tourne à l’aide d’une manivelle. Oui, la vièle est un instrument des plus anciens, typiques du Moyen Âge. Sa taille se rapproche de celle de l’actuel violon alto pour les plus grands (la vièle) et aussi d’un instrument généralement plus petit qui prendra le nom de rebec à la fin du XIVe siècle. Le sens primitivement générique des mots vièle (ou viola en occitan) a été décanté par l’émergence de termes plus spécifiques comme gigue (venu de l’espace germanophone), rebebe (venu du rebab arabe) ou encore crwth ou rotte (venus du monde celtique). La vièle se caractérise par une caisse plate, de forme ovale ou oblongue, parfois plus ou moins échancrée latéralement, avec un nombre de cordes variable. Autrement dit, de nombreuses déclinaisons pour cet instrument générique, et l’on en trouve sur cet album diverses formes, de diverses provenances. Il échoit à l’auditeur de se faire sa propre idée des diverses sonorités, tellement différentes d’un morceau à l’autre – d’une provenance à l’autre pour les manuscrits : Allemagne, Italie, Flandres, Occitanie, pays d’influence celtique. La majorité des pièces reste anonyme, mais on peut quand même identifier Perdigon – troubadour ardéchois du début du XIIIe siècle –, le Flamand Johannes Ciconia (1370-1412) et le célèbre Bourguignon Guillaume Dufay que l’on n’a plus besoin de présenter. L’ensemble Le Miroir de musique, mené par Baptiste Romain, s’est spécialisé dans les répertoires du Moyen Âge et de la Renaissance ; ses acolytes chantent et jouent les différentes formes de vièle, de la harpe, des percussions et de la cornemuse ! © SM/Qobuz
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Musique de chambre - Paru le 23 février 2018 | Ricercar

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
La discographie de François Couperin est évidemment des plus abondantes. Cet album ne vise donc pas à l’enrichir d’une version supplémentaire de telle ou telle partie de son œuvre déjà cent fois enregistrée. En allant glaner dans la musique de chambre, dans les airs de cour (bien moins connus) et dans les pièces de clavecin, le claveciniste Brice Sailly et l’ensemble La Chambre Claire proposent ici un parcours poétique dans cet imaginaire de l’Arcadie dans laquelle se meuvent, s’aiment ou se désunissent ces personnages qui ont nourri une part importante de la littérature qui a servi de trame dramatique aux madrigaux italiens et aux airs français ; ils sont majoritairement bergers et bergères et se nomment Tirsis, Zéphire, Silvie, Phillis, Iris... C’est sous la dénomination d’Airs sérieux ou d’Airs à boire que sont éditées les quelques compositions du genre conservées composées par Couperin. Elles sont publiées dans des recueils réunissant des compositions de divers auteurs dans les premières années du XVIIIe siècle, donc encore du vivant de Louis XIV. C’est aux Concerts royaux et aux Nations que sont empruntées les quelques pièces instrumentales qui ponctuent ce programme. Deux danses d’origine populaire, une Gavotte confiée aux hautbois et au basson et la Forlane du Quatrième Concert royal instrumentée entre le violon et la viole illustrent bien le sujet pastoral. Brice Sailly joue une copie d’un clavecin Antoine Vatter, facteur français né en Allemagne qui n’a jamais oublié ses origines et sa culture. En 1732, il fabrique un clavecin (actuellement exposé au Musée de la Musique de Paris) dans lequel il se souvient de l’ancrage polyphonique des instruments de son enfance, tout en se coulant dans le moule de l’esthétique française. Le clavecin a été accordé selon les « tempéraments ordinaires » français : ce sont des accords qui préservent quelques tierces pures héritées du tempérament mésotonique, en accommodant quelques notes pour pouvoir souffrir les « mauvaises » tonalités, c’est-à-dire celles comportant un grand nombre de bémols ou de dièses. Les quelques trop rares et bien beaux moments vocaux sont confiés à la soprano Emmanuelle de Negri. L’ensemble La Chambre Claire qui donne les pièces d’ensemble est composé de diverses violes, flûte, hautbois, violon et basson. © SM/Qobuz
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Musique vocale profane - Paru le 1 décembre 2017 | Ricercar

Hi-Res Livret Distinctions Diapason découverte
C’est à Venise que Giovanni-Felice Sances publia autour des années 1640 ses recueils de cantade : sa musique poétique, entraînante, rythmée et sensuelle, est au service d’une riche palette de sentiments amoureux : innocence, désir, séduction, jalousie et désespoir sont au rendez-vous. Sances nous a aussi laissé quelques “dialogues amoureux”, miniopéras qui mettent en scène Ruggiero et Angelica (laquelle, pour garder sa virginité, se rendra invisible et fuira le preux chevalier qui l’a à peine sauvée des griffes d’un Monstre), ou encore les ébats coquins de Tirsi et Filli qui veulent à tout prix « mourir ensemble ». © Ricercar« Découverte non pour le compositeur (celui d'un fameux Stabat Mater) mais pour le versant profane de son œuvre, négligé jusqu'ici, magnifié par Nicolas Achten, quelques voix amies et un continuo divin.» (Diapason, mars 2018)
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Musique de chambre - Paru le 18 octobre 2017 | Ricercar

Hi-Res Livret
La musique anglaise conçue pour consort de violes atteint son apogée au cours du premier quart du XVIIe siècle. Holborne, Dowland et une multitude d’autres compositeurs – des centaines, sans doute – nous ont laissé d’innombrables œuvres, pour la plupart sous forme manuscrite. Gibbons joua un rôle majeur dans le genre ; bien qu’il fût organiste, il composa aussi un grand nombre d’œuvres sacrées vocales, la majorité de sa production à dire vrai ; on lui connaît aussi un volume de madrigaux profanes publié en 1612, dans lequel il est indiqué qu’il est « apte pour les violes et les voix ». Ce qui prouve combien le compositeur se passionnait pour le consort de violes, le plaçant même avant les voix pour ces madrigaux. Quarante-deux œuvres de Gibbons pour consort de violes nous sont connus, nous offrant un large éventail des formes et structures possibles pour ce genre d’ensemble. Non seulement Gibbons fit appel à tous les assemblages possibles, du duo au sextuor, mais il mit également en œuvre divers équilibres entre les étendues des divers instruments. Ces Fantaisies, datant des années 1620 – la fin de la vie de Gibbons donc – sont de véritables chefs-d’œuvre d’architecture : les divers registres et les différentes couleurs des violes sont employées avec finesse et une profonde connaissance des possibilités de chacun. Bien que ce soit l’Italie qui, longtemps, servit de modèle aux musiciens anglais à l’époque jacobéenne, ces œuvres témoignent du détachement progressif des compositeurs qui laissèrent de côté les danses de la Renaissance anglaise – pavanes, allemandes, gaillardes etc. – en faveur de formes de musique « absolue » expérimentant avec toutes les nouveautés imaginables, d’où des terminologies plus vagues telles que Fantasy, Fantazia ou encore Fancy. Dès sa fondation par François Joubert-Caillet, l’Ensemble Achéron a attendu avec impatience de pouvoir disposer d’un véritable consort de six violes à l’anglaise faites selon leurs proportions historiques et à l’aide des dernières découvertes organologiques. Voici le fruit de cette quête, un fruit intensément goûtu qui plus est. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 25 août 2017 | Ricercar

Hi-Res Livret
Avec Hildegard von Bingen, ce sont trois miracles combinés : qu’une femme compositeur du XIIe siècle existe, qu’elle ait consigné par écrit et signé de son nom ses plutôt nombreuses œuvres, et que les manuscrits d’époque nous soient parvenus. En effet, nous ne connaissons les noms que de peu de compositeurs du XIIe siècle, et dans la plupart des cas, c’est la seule information dont nous disposons, sans lien avec la moindre ligne de musique écrite. De ce point de vue également, Hildegard est une révélation. Ses œuvres de musique sacrée, soit 77 pièces, et le drame liturgique Ordo Virtutum témoignent d’une approche personnelle inspirée de la tradition monophonique du chant grégorien, mais qui ne ressemble à rien d’autre, ni de cette époque ni d’après. Hildegard niait avoir reçu aucune formation en neumes et en chant, mais on peut cependant supposer qu’il s’agit là de l’attitude de la personne qui ne peut reconnaître ses propres capacités. Par sa Vita, nous savons que son éducatrice, l’abbesse anachorète Jutta von Sponheim, lui apprit à chanter les psaumes et la mena à rendre grâce sur le psaltérion à dix cordes. Nous savons aussi que les nonnes du couvent de Rupertsberg recevaient des leçons de chant obligatoires, même si nous ignorons en quoi pouvaient bien consister ces leçons, mais considérant la difficulté de ces compositions mélismatiques, souvent virtuoses et exigeantes en termes d’ambitus vocal, nous pouvons supposer qu’elles devaient au moins répondre à certaines exigences encore valides à notre époque. Hildegard composait ses chants pour les fêtes locales et de l’année liturgique. Sa musique invite vraiment lui offrir quelques ornementations. Par défi, l’Ensemble Tiburtina a choisi de réaliser un accompagnement improvisé des chansons homophoniques sur les instruments à cordes pincées parmi les plus anciens, la harpe et la cithare (dulce melos). © SM/Qobuz