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Grâce au travail réalisé en amont avec les studios d'enregistrement, et en collaboration avec des labels de plus en plus nombreux, indépendants et majors (Plus Loin Music, Bee Jaz, Ambronay Editions, Zig Zag Territoires, ECM, Mirare, Aeolus, Ondine, Winter & Winter, Laborie etc.), Qobuz propose de plus en plus de nouveautés et une sélection croissante de son fond de catalogue en qualité Hi-Res 24 bits. Ces albums reproduisent à l'identique le son fourni par le studio en sortie de console, et offrent un confort d'écoute inégalé, supérieur à celui des CD (généralement \"réduits\" pour le mastering en 44,1 kHz / 16 bits). Les fichiers \"Qobuz Hi-Res\" sont sans DRM et sont 100% compatibles Mac et PC. Loin de la démarche du tout-MP3 qui s'est développée ces dernières années au détriment de la qualité sonore, Qobuz renoue ainsi avec l'exigence sonore pour faire bénéficier les mélomanes tout à la fois du confort de la musique en ligne et de l'exigence audiophile.

Note Les albums vendus par Qobuz en qualité Hi-Res 24 bits nous sont fournis par les labels directement. Ils ne sont pas ré-encodés depuis des SACD et nous garantissons leur provenance directe. Nous nous interdisons, pour faire grossir plus vite cette offre, les tripatouillages suspects.

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Musique de chambre - Paru le 24 juin 2016 | CAvi-music

Hi-Res Livret
Ah, le Trio pour flûte, violoncelle et piano de Weber ! Une œuvre capitale dans le bien trop clairsemé répertoire original pour cette formation (trois Haydn, un Martinů, un Pierné, et quelques rares autres…), une quasi-symphonie d’une vingtaine de minutes, ou plutôt un quasi-concerto ou chacun des trois protagonistes, tour à tour, se saisit du relais et fait avancer l’ample et impressionnant discours déroulé par Weber. C’est là une œuvre de son ultime maturité, 1819, dans lequel il mêle des tons populaires à des moments quasiment tragiques, ou du moins du caractère le plus dramatique qui soit, en génial compositeur de théâtre qu’il fut. Voilà un ouvrage à ne pas laisser passer ! Pour la suite du programme, le jeune et dynamique groupe de solistes rassemblé lors du Festival Spannungen de 2015 (tous les enregistrements ont été réalisés en concert dans ce lieu improbable et singulier qu’est l’ancienne centrale hydroélectrique – d’ailleurs toujours en usage en tant que telle – de Heimbach dans la magnifique région qu’est la Eifel, un ouvrage construit dans le plus pur style Art Nouveau et maintenant dédié aux arts) a choisi d’honorer Saint-Saëns, dans son merveilleux Caprice sur des thèmes danois et russes de 1887, un monument de virtuosité instrumentale ; ainsi que quelques compositeurs bien moins célèbres, à commencer par August Klughardt, un compositeur à cheval sur Liszt (qu’il côtoya souvent), Wagner et la tradition plus conservatrice représenté par Brahms. Ses cinq sombres Schilflieder d’après les non moins sombres poèmes éponymes de Lenau représentent le meilleur du style germanique romantique-moderne de cette époque. On finit avec le compositeur né russe et mort soviétique qu’était Alexandre Krein dont les Esquisses hébraïques de 1909 témoignent de l’influence mélodique et rythmique du monde judaïque sur une partie de la musique et des musiciens de ce temps. La formation clarinette + quatuor à cordes évoque bien évidemment la tradition Klezmer, mais dans une écriture tirée à quatre épingles, héritage de l’enseignement que Krein reçut de Taneïev. © SM/Qobuz