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Grâce au travail réalisé en amont avec les studios d'enregistrement, et en collaboration avec des labels de plus en plus nombreux, indépendants et majors (Plus Loin Music, Bee Jaz, Ambronay Editions, Zig Zag Territoires, ECM, Mirare, Aeolus, Ondine, Winter & Winter, Laborie etc.), Qobuz propose de plus en plus de nouveautés et une sélection croissante de son fond de catalogue en qualité Hi-Res 24 bits. Ces albums reproduisent à l'identique le son fourni par le studio en sortie de console, et offrent un confort d'écoute inégalé, supérieur à celui des CD (généralement \"réduits\" pour le mastering en 44,1 kHz / 16 bits). Les fichiers \"Qobuz Hi-Res\" sont sans DRM et sont 100% compatibles Mac et PC. Loin de la démarche du tout-MP3 qui s'est développée ces dernières années au détriment de la qualité sonore, Qobuz renoue ainsi avec l'exigence sonore pour faire bénéficier les mélomanes tout à la fois du confort de la musique en ligne et de l'exigence audiophile.

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Classique - Paru le 15 avril 2016 | Alpha

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Choc de Classica
Le Te Deum du sous-maître de la Musique de la Chapelle du Roi que fut Henry Madin est le plus long jamais composé sous l’Ancien Régime ; il est intimement lié à la guerre de Succession d’Autriche. Sa première audition eut lieu le 17 novembre 1744 en l’église Sainte-Geneviève à Paris pour saluer la prise de Fribourg. L’hymne fut ensuite rechanté à Versailles pour les mêmes raisons le 2 décembre suivant. Afin de célébrer la prise de Tournai, tombée le 19 juin 1745, Sa Majesté ordonna encore à l’abbé Madin « de faire chanter son Te Deum pendant la Messe [du 21 juin], en lieu & place de Psaume que l’on chante ordinairement ». Le 20 janvier 1757, le même Te Deum salua enfin la première sortie du Roi après la tentative d’assassinat de Damien et « dura plus de trois quarts d’heure ». L’Hymne de saint Ambroise et de saint Augustin était en effet un outil politique puissant, un motet d’État intimement lié à la famille royale, avec force symboliques dans le choix des notes : la formule traditionnelle de plain-chant fait entendre six notes ut-ré-mi-fa-mi-ré. Or, dans le répertoire de l’air de cour, la formule ascendante ut-ré-mi est associée aux personnes de la famille royale, tandis que la cellule descendante fa-mi-ré contient en acrostiche la supplique « Fac Me Regem ». Pour redonner vie à ces œuvres transmises par des sources fragmentaires, il a fallu réécrire les parties manquantes de haute-contre et de taille de violon et parfois reconstituer la répartition de certaines lignes instrumentales entre les divers pupitres. Grâce à ce travail de restauration, l’on comprend qu’Henry Madin fut l’un des meilleurs compositeurs du Siècle des Lumières, ici servi en grand style par l’ensemble Stradivaria et l’ensemble vocal Les Cris de Paris. © SM/Qobuz« [...] Composé à la gloire de Louis XV, le Te Deum, « le plus long jamais composé sous l’Ancien Régime », est en tout point digne de ceux signés Lully et Charpentier. [...] Daniel Cuiller dirige avec panache et sensibilité un Stradivaria des grands jours, riche d’une palette miroitante de timbres. [...] Malgré quelques tremblements dans la voix, Alain Buet se distingue toujours par la noblesse de son chant. Robert Getchell ose de fragiles pianissimos (« Tu ad liberandum »), Anne Magouët rivalise de volutes avec la flûte (« Aterna fac cum sanctis »). Cette équipe convaincue signe un disque aussi enthousiasmant qu’utile.» (Classica, mai 2016 / Jérémie Bigorie)